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Contentieux palestino-israélien

Benyamin Netanyahou ovationné par le Congrès américain, Diane Fink
24/05/2011

 

 

Sur le site Guysen News International, 24 mai 2011 à 18:27

 

Le Premier ministre israélien a été accueilli au Congrès américain par une longue ovation après laquelle il a réaffirmé les liens forts et les valeurs communes des Etats-Unis et d'Israël. Il a affirmé qu'il était prêt à des compromis douloureux pour la paix, tout en affirmant que Jérusalem ne serait jamais divisée et en rappelant que l'Etat hébreu ne reviendrait pas aux frontières « indéfendables » de 1967.

 

 

Le Premier ministre israélien s'est adressé aujourd'hui au Congrès américain dans un discours historique. En début de semaine il avait déjà affirmé devant l'AIPAC qu'Israël « ne pouvait pas revenir aux lignes indéfendables de 1967 ».

Le discours de M. Netanyahou conclut sa visite perturbée aux Etats-Unis, qui a exposé aux yeux du monde ses désaccords avec l'administration américaine. Des sources au sein du Bureau du Premier ministre avaient précisé que le discours du chef de la coalition attirerait l'attention de la communauté internationale.

Le chef du gouvernement israélien a entamé son discours en réaffirmant les liens forts qui unissaient Israël et les Etats-Unis, déclarant : « Israël n'a pas de meilleur ami que les Etats-Unis et les Etats-Unis n'ont pas de meilleur ami qu'Israël ».

Le discours été brièvement interrompu par un protestataire qui a rapidement été sorti de la salle. « J'apprécie la protestation, c'est une véritable démocratie », a-t-il déclaré après le léger incident.

« Pourquoi la paix nous a-t-elle échappé ? », s'est interrogé le Premier ministre tandis qu'il abordait le conflit israélo-palestinien. « Parce que, jusqu'ici, les Palestiniens n'ont pas voulu accepter d'Etat palestinien si cela impliquait d'accepter un Etat juif à côté de lui », a-t-il répondu.

Au début de son discours, M. Netanyahou a félicité les Etats-Unis pour avoir réussi à avoir éliminé Ben Laden. « Bon débarras ! », a-t-il laissé échapper.

« Je suis ému par cet accueil chaleureux », a-t-il déclaré après avoir reçu une ovation debout de la part des membres du Congrès. Il a eu droit au même honneur après avoir mentionné qu'il avait aperçu nombre de ses amis dans l'audience, « des Démocrates, comme des Républicains ».

« Je suis décidé à faire des compromis douloureux pour atteindre la paix. En tant que dirigeant, il est de ma responsabilité de conduire mon peuple à la paix. Ce n'est pas facile parce que je reconnais qu'une véritable paix nécessitera d'abandonner des parties de l'ancestrale patrie juive », a-t-il concédé.

« Jérusalem ne doit jamais être divisée, elle doit appartenir aux Israéliens en tant que capitale unifiée », a-t-il affirmé.

« La question des réfugiés palestiniens sera résolue en dehors des frontières d'Israël », a-t-il précisé.

Benyamin Netanyahou a insisté sur le fait qu'Israël n'était pas une puissance coloniale. « Le peuple juif n'est pas un occupant étranger. Nous ne sommes pas le Royaume-Uni en Inde, ni les Belges au Congo. C'est la patrie de nos pères, aucune déformation de l'histoire ne peut venir nier le lien de 4 000 ans d'âge qui unit le peuple juif à la patrie juive ».

Dans le cadre de sa visite à Washington, il s'était précédemment entretenu avec le président Obama et avait réitéré ses positions, affirmant qu'Israël ne pouvait pas revenir aux frontières indéfendables de 1967.

La rencontre entre les deux dirigeants a eu lieu le lendemain du discours du président sur la politique américaine pour le Moyen-Orient. Dans son discours, le Président Obama avait appelé à des négociations visant à une solution à deux Etats, sur les lignes de 1967.

 

© Guysen News International