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Antisémitisme

Johann Hari, célèbre journaliste férocement anti-israélien, accusé de plagiat
29/06/2011

Texte repris du Blog Philosémitisme

MERCREDI 29 JUIN 2011

Johann Hari, journaliste au Independent, est empêtré dans une grave affaire de plagiat, notamment dans ses interviews du philosophe marxiste italien Antonio Negri et du journaliste israélien Gideon Levy.

Hari est un bien pensant, un arrogant donneur de leçons, adonné à la diffamation d'Israël, chouchou de la gauche et de l'ONG européenne Amnesty Internation, il est couvert de prix (Jeune journaliste de l'année aux British Press Awards en 2003, Journaliste de presse de l'année 2007 pour Amnesty International, Prix Orwell du journalisme politique en 2008, Journaliste de l'année aux Stonewall Awards en 2009 etc etc). Le comité du Prix Orwell a diligenté une enquête afin d'établir si Hari mérite de garder son prix...

Le Daily Telegraph le considère comme une des personnalités les plus influentes de la gauche en Grande-Bretagne et le magazine néerlandais Winq comme l'un des gays les plus influents dans le monde.

Le Daily Telegraph détaille les pratiques de plagiat de Johann Hari: Johann Hari: left-wing commentator in plagiarism row. Et qui a découvert le pot aux roses ? Pas un journaliste, pas une ONG ! Tout simplement le blogeur Brian Whelan: Is Johann Hari a copy-pasting churnalist? et Lets crowd-check Hari's quotes.

1. Menahem Macina a traduit un de ses articles et son commentaire analyse parfaitement les méthodes pernicieuses du journaliste:

« Ce texte a déjà été dénoncé brièvement par Honest Reporting. Nous avons cru utile de le traduire intégralement. En effet, il s'agit, à notre avis, d'une version soft, mais non moins pernicieuse, du classique "blood libel", ou récit accusant les Juifs de vider des non-Juifs de leur sang pour l'utiliser à des fins rituelles. La principale originalité de ce prétendu reportage est d'exploiter la thématique du récit de l'accouchement de Marie, qui, selon les évangiles, donna naissance à son fils Jésus dans une étable, faute de place dans les hôtelleries de Bethléem. Autre particularité: alors qu'habituellement, l'utilisation de motifs chrétiens (par exemple, la crucifixion de Jésus, censée typifier celle du peuple palestinien), est le fait des Palestiniens eux-mêmes, ici, c'est une chrétienne qui développe complaisamment et avec une insistance du plus mauvais goût, cette thématique. On aimerait que des instances chrétiennes officielles s'élèvent contre cet enseignement de la haine, qui prend prétexte de la situation sécuritaire imposée par les activités terroristes de factions palestiniennes irrédentistes, pour accuser les soldats israéliens de prendre un plaisir sadique à faire périr des nouveau-nés palestiniens et à humilier et faire souffrir les femmes enceintes de ce peuple. Ce tissu de calomnies devrait sombrer dans le ridicule en raison de ses invraisemblances. Sera-ce le cas ? A la lumière de certains précédents, on peut en douter. (Menahem Macina).
Appel de "The Independent": qu'arriverait-il à la Vierge Marie à Bethléem, aujourd'hui? »

2. Un site d'extrême gauche rend hommage à un article de Johann Hari :

« Israël essaie de cacher un lourd et redoutable secret. Les nouvelles des boucheries perpétrées par Israël nous choquent quotidiennement : assassinats d'enfants et d'écoliers, raids d'avions contre des civils, destruction de maisons, mitraillage de familles et des pêcheurs sur les plages de Gaza… Crimes innombrables qui nous assaillent tous les jours dans le silence assourdissant des grandes consciences et des puissants de ce monde.

Un énième crime commis par les sionistes est celui contre l'environnement et les eaux de Palestine. Cet odieux attentat était jusque là connu des seuls spécialistes. Il faut rendre hommage à Johann Hari qui l'a dévoilé au grand public dans un article consacré au 60ème anniversaire de l'entité sioniste, dans le journal londonien « The Independent » du 28 avril dernier, article dans lequel il explique les sales dessous cachés de la fondation de l'entité sioniste.

Hari rapporte qu'il flotte sur Israël une suffocante odeur nauséabonde… Une senteur écoeurante qui s'ajoute à celle de la corruption de Sharon (père et fils) ou celle de l'actuel Premier ministre qui vient d'être interrogé par la police sur des pots-de-vin. Il s'agit en vérité de cette odeur caractéristique des fosses d'aisance, des effluves d'eaux usées. En effet, dans les Territoires Occupés, par de grands tuyaux métalliques, les colonies juives déversent leurs eaux usées brutes, telles quelles, non traitées, dans les terres palestiniennes de Cisjordanie.

Ces rejets finissent par percoler [sic] dans la nappe phréatique dont elles transforment l'eau en poison ! [...] »

3. Traduction d'un de ses articles, parue dans un autre blog français:

Johann Hari : La méprisable campagne de diffamation contre les critiques d'Israël

[Johann Hari - 08/05/2008 - publication originale The Independent, traduction communiquée par Marc Saint-Upéry]

Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, on assiste à une campagne de diffamation contre quiconque essaie de décrire la difficile situation du peuple palestinien. Il s'agit d'une tentative d'intimidation et de censure qui, malheureusement, fonctionne assez bien. Les porte-parole autoproclamés d'Israël n'ont aucun scrupule à attaquer comme judéophobes des Juifs progressistes, des rabbins et même des survivants de la Shoah.

Mon propre cas n'est pas spécialement important, mais il illustre bien la façon plus générale dont ce processus d'intimidation opère. Mon travail de reporter m'a amené à m'infiltrer parmi les activistes de la mosquée [jihadiste] de Finsbury Park et dans le milieu des négationnistes néo-nazis afin de mettre en lumière la haine anti-juive qui y règne. Lorsque je suis intervenu sur la chaîne Islam Channel pour dénoncer l'antisémitisme des islamistes, j'ai reçu une série de menaces de mort, accompagnées de messages me traitant d'«adorateur des Juifs», de «cochon de pédé sioniste» et autres noms d'oiseaux.

Mais attendez, ce n'est pas fini. J'ai aussi fait des reportages à Gaza et dans les territoires occupés. La semaine dernière, j'ai écrit un article qui décrivait la façon dont les eaux usées ­ et non retraitées ­ des colonies israéliennes illégales étaient reversées sur les terres des Palestiniens, contaminant leurs réservoirs. Cette information n'est pas contestable : elle a été bien documentée par les Amis de la Terre et j'en ai moi-même constaté la véracité de mes propres yeux.

La réaction ? On n'a pratiquement pas essayé de contester les faits que j'exposais. En revanche, certains des auteurs et des groupes « pro-israéliens » les plus connus ‹ y compris les ONG spécialisées dans la critique des médias, Honest Reporting et CAMERA, ont déclaré que j'étais un raciste anti-juif assimilable à Joseph Goebbels et Mahmoud Ahmadinejad. Melanie Phillips a même fait un lien entre l'agression au couteau contre deux Juifs au nord de Londres et des articles comme les miens. La Rédaction de The Independent a été inondée par une avalanche de courriels réclamant mon licenciement.

Toute tentative de décrire de façon objective la situation des Palestiniens se heurte à la même réaction. Si vous parlez de la contamination des terres palestiniennes par les eaux d'égout des implantations juives, l'ONG Honest Reporting vous accusera de ressusciter le mythe antisémite des Juifs qui «empoisonnent les puits». [...]

 

© Philosémitisme (pour la compilation).