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Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

Noël pris en otage par la propagande palestinienne, Menahem Macina
18/07/2011

 

 Décembre 2008 - 9 décembre 2010

Pour mémoire et pour broder sur le thème évoqué par JSS-News : "Propagande anti-juive : Jésus était le premier shahid palestinien"

Voir aussi "Jésus et Marie récupérés par la propagande palestinienne".

"Comment Marie et Joseph auraient-ils franchi un poste de contrôle ?" par Larry Fata.


Ci-après, deux documents :

I. Un reportage photographique mis en ligne par site Oikoumenè du Conseil Oecuménique Mondial des Eglises.


II. La déconstruction de cette mauvaise parabole, par Menahem Macina.

Mis en ligne le 4 décembre 2008


I. Reportage photographique de l'impossible voyage à Bethléem de "Marie et Joseph"

Texte original anglais : "If they had been travelling today, how would Mary and Joseph have fared at a checkpoint?".

Traduction française : Menahem Macina

1. Bloqués à un poste de contrôle israélien, "Marie et Joseph" se voient empêchés d'atteindre leur destination : Bethléem.


© WCC/Britta Samuelsson

2. Tout ce que les soldats peuvent offrir à "Marie et Joseph", c'est une petite promenade le long de la barrière de fils barbelés, proche du poste de contrôle, tandis que quelques personnes assemblées chantent « Ô petite ville de Bethléem » [sur cette chanson populaire voir l'article "Le « monstre vert » qui détruit Noël", et sa note [2].]


© WCC/Britta Samuelsson

3. Le voyage de "Marie et Joseph" ne les mène pas à leur destination, car un poste de contrôle militaire israélien empêche le couple d'aller plus loin.


© WCC/Britta Samuelsson

II. Déconstruction de la parabole, Menahem Macina

Pour comprendre tant l'inadéquation du motif évangélique évoqué, que le détournement, à des fins de propagande, qu'il constitue, du sens de ce qui est arrivé au couple Marie et Joseph de l'histoire, il est indispensable de se reporter au récit originel, tel qu'il figure dans l'évangile selon Luc – et uniquement chez cet évangéliste.

Luc 2, 1-7 : " Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité… Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem, - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David - afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle. "

Au-delà des querelles d'experts sur le point de savoir si ce récit fait allusion à un événement historiquement datable, concentrons-nous sur la lettre du texte.

Première constatation - historique

La mésaventure du couple n'avait rien à voir avec la soldatesque de l'époque. Ils n'ont pas été bloqués à un poste de garde romain (il n'en manquait certainement pas, alors, surtout en une circonstance telle qu'un recensement, hautement propice à des rassemblements, voire à des émeutes nationalistes ou religieuses). Tout simplement le caravansérail était au complet, et, en tout état de cause, il n'était pas question pour Marie d'accoucher en public. Si bien que les considérations romantiques et pieuses, largement répandues dans les récits apocryphes des premiers siècles de l'Eglise et amplifiées par la légende dorée et l'iconographie postérieures, sur la naissance humble de Jésus dans une mangeoire, sont en fait la conséquence prosaïque et logique d'une démarche, bien compréhensible, de pudeur et de commodité – un abri pour animaux étant plus propice à l'isolement d'une accouchée et de son époux, qu'une salle bondée de gens.

Deuxième constatation – psycho-sociologique

L'imaginaire oriental, conjugué à la soif inextinguible de mythes fondateurs, dont souffre ce peuple créé de toutes pièces (arabes), dans les années 60, et donc cruellement privé de racines historiques, a développé, chez les Palestiniens une propension quasi pathologique à l'affabulation pure et simple, ou, au mieux, à l'emphase et à l'exagération de faits non totalement dénués d'existence historique, mais relus et revus de manière amplifiée, voire épique, pour alimenter ou conforter l'histoire glorieuse, imaginée avec d'autant plus de ferveur, que la trivialité et la misère du passé réel constituent une donnée de fait insupportable à affronter. C'est ainsi - beaucoup d'entre nous en ont fait l'expérience - que des enfants malheureux, abandonnés, ou négligés par leurs parents, s'inventent un père officier de marine, aviateur, savant, ou titulaire de toute autre distinction sociale, pour mieux oublier que leur véritable géniteur n'était qu'un personnage falot, voire peu recommandable. C'est à la lumière de cette observation de psychologie élémentaire qu'il convient d'apprécier la vraie nature de ce folklore, vaguement paranoïaque et un brin ridicule pour nos mentalités d'Occidentaux rassis et désabusés.

Troisième constatation – politique et idéologique

Si nous étions des sociologues, rompus à la déconstruction des explications manichéennes de tous les malheurs du monde, les deux constatations qui précèdent pourraient servir de base à un article généreux sur les maladies d'enfance d'un Etat en gestation, ou à une analyse psychologique distinguée, entièrement détachée des contingences de ce monde. Malheureusement, nous, Juifs, avons trop de mémoire et de cicatrices ancestrales pour réagir, d'une manière aussi désincarnée et déconnectée de la réalité, à des récits mythiques de cette nature, qui alimentent sournoisement la haine d'un peuple trop enclin à les prendre pour argent comptant et qui en est intoxiqué au point de confondre la réalité avec la fiction, les obstacles politiques avec la persécution, et le statut de peuple en marge de l'histoire - par la faute de ses dirigeants - avec celui de victime d'un autre peuple, Israël, en l'occurrence.

Conclusion

Sans donner dans l'hystérie, nous devons combattre sans merci ces affabulations, parce qu'elles mettent en danger la légitimité et l'existence mêmes de l'Etat d'Israël, tout autant, voire davantage que les attentats, les missiles et les roquettes qui frappent les populations civiles israéliennes.

En particulier, nous devons dénoncer avec force les mouvances occidentales – surtout lorsqu'il s'agit de mouvements et de dirigeants religieux chrétiens, qui devraient s'abstenir rigoureusement de relayer et de soutenir de telles prédications de haine, ne serait-ce qu'en raison de l'extrême spiritualité du message de leur fondateur, Jésus, le Juif de Nazareth, et de la haute idée qu'ils ont de leurs Eglises et du témoignage qu'ils veulent porter à la face du monde.

Dieu les jugera, non sur leurs paroles, mais sur leurs actes, surtout si ceux-ci contribuent à mettre en danger Son peuple. Comme l'atteste cette prophétie de Joël :

Jl 4, 1-2 : " Car en ces jours-là, en ce temps-là, quand je rétablirai Juda et Jérusalem, je rassemblerai toutes les nations, je les ferai descendre à la Vallée de Josaphat ; là j'entrerai en jugement avec elles à propos d'Israël, mon peuple et mon héritage. Car ils l'ont dispersé parmi les nations et ils ont partagé mon pays. "

Menahem Macina

© Debriefing.org

Mis en ligne le 13 décembre 2007

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Et pour le fun...


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Antisémitisme ? - Probablement pas.
Antisionisme ? - Peut-être.
Imbécillité, sûrement.

Les décervelés qui pensent par images interposées se jettent sans discrimination sur tout ce qui leur donne de l'importance.

Une image vaut mille mots, a-t-on dit.

Ce qui permet à quiconque n'a qu'un "cliché" en guise de pensée personnelle, de poser en justicier de l'histoire, sans être obligé d'expliciter son propos en mille mots ou plus.

Le vrai problème, c'est que cette image subversive sert de projectile pour lapider, à longueur d'année, des hommes, des femmes et des enfants qui n'ont qu'un tort c'est d'être nés ou être venus s'installer dans leur terre d'antan dont, désormais, non seulement les Palestiniens et les Arabes, mais le monde entier leur dénient l'héritage.

Une seule réponse, le psaume 2 : "lamma ragshou goyim ouleoumim yehegou reiq...".


Menahem Macina

Textes remis en ligne le 9 décembre 2010, par Menahem Macina, sur le site france-israel.org