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Islam intégriste

Bat Ye'or sur l'acquittement de Geert Wilders
24/07/2011

Sur le site Poste de veille, 6 juillet 2011

Bat Ye'or est une spécialiste de l'histoire des dhimmis, les minorités en terre d'islam. Pour mieux connaître sa pensée, je vous suggère de lire l'interview qu'elle a donnée à Radu Stoenescu de Riposte Laïque en 2008.

Bat-yeor


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L'acquittement de Geert Wilders a une signification beaucoup plus profonde qu'il n'y paraît à première vue pour l'avenir de l'Europe.

Ainsi que l'affirme Geert Wilders : c'est la victoire de la vérité. Mais que signifie la vérité en politique internationale ? Ne voit-on pas que, dans l'Eurabia, les mots «justice et paix» sont un masque pour la soumission à l'injustice et au terrorisme ? Il convient d'analyser le faisceau de mensonges colportés à tous les niveaux de la politique et de la culture, en Eurabia, pour comprendre la révolution copernicienne réalisée par Geert Wilders. Cette victoire obtenue par un homme seul et sans armes, constamment menacé de mort et dont la seule défense fut son engagement courageux et persévérant à proclamer la vérité. Une vérité enfouie par le système international et transnational d'Eurabia, créé dès les années 1970.

Imposé aux Européens par des réseaux de contrôles serrés, ce système émane de la Commission européenne, dont les maîtres ne sont autres que les dirigeants politiques des gouvernements européens. L'Union européenne, cette mastodontesque structure kafkaïenne qui engloutit des sommes astronomiques, permet souvent aux dirigeants européens de mettre en œuvre une politique autoritaire qui échappe à l'attention des gens. Luttes pour le pouvoir, ambitions personnelles et idéologie dressent les eurocrates contre tous ceux qui s'opposent à leurs vues mondialistes et islamophiles, qu'ils ostracisent avec dédain sous les étiquettes de «racistes, populistes, xénophobes». Il existe ce que Wilders appelle la vérité, un élément de moralité humaine.

Pour mieux comprendre la révolution considérable opérée par Geert Wilders, il faut savoir que la mentalité eurabienne repose sur deux principes fondamentaux énoncés dans l'article 22 de la Déclaration du Caire sur les droits de l'homme dans l'islam de 1990 :  

(a) Tout homme a le droit d'exprimer librement son opinion pourvu qu'elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la charia.

(b) Tout homme a le droit d'ordonner le bien et de proscrire le mal, conformément aux préceptes de la charia.

L'UE, tout en prétendant défendre les droits humains a en réalité adopté ces principes et se conforme à une règle fondamentale de la dhimmitude : il est interdit aux dhimmis, sous peine de mort, de propager des idées considérées comme hostiles à l'islam. Le cadi ‘Iyad (mort en 1149), célèbre imam andalou, auteur prolifique et érudit, décrit explicitement le blasphème. Selon lui, il consiste à maudire Mahomet, le critiquer, lui attribuer des imperfections ainsi qu'à sa religion, que ce soit sous forme de malédiction, de mépris, de dénigrement ou de calomnie. Il a déclaré que tout juif ou chrétien qui insulte le prophète devra être décapité ou brûlé, sauf s'il se convertit. Sous la pression de l'OCI (Organisation de la Conférence islamique), Eurabia a adopté ces règles islamiques sur le blasphème.

L'attitude de dhimmi qui s'est développée chez les intellectuels européens, les politiciens et le clergé exige que le monde occidental se conforme à l'une des règles fondamentales de la dhimmitude : l'interdiction expresse faite aux juifs et aux chrétiens de critiquer l'histoire et la doctrine de l'islam. Cela signifie que la charia a été imposée aux Européens par leurs propres dirigeants dhimmis désireux de tendre la main à l'islam. Par conséquent, il n'est pas étonnant que depuis 1970, les eurocrates censurent toute critique du djihad et présentent le droit d'Israël à exister comme une agression qui déclenche des guerres et des actes terroristes. Le déni par l'Europe de la tendance djihadiste actuelle, sa soumission à la charia pour poursuivre et condamner ses propres citoyens qui les critiquent, sont les enjeux fondamentaux du procès de Wilders. En exposant ces faits, Wilders a renversé la politique de l'UE.

Dans ce formidable combat pour la vérité, Wilders n'est pas tout seul. Beaucoup ont sacrifié leur carrière et leur réputation ont désespéré, comme le sociologue Jacques Ellul (mort en 1994) qui entrevoyait le spectre d'un retour du nazisme dans une machinerie masquant son autoritarisme fasciste et son antisémitisme avec des mots tels que «paix, justice sociale, amour, droits humains».

Wilders et ses courageux partisans pourront-ils, chacun luttant contre les dirigeants dhimmis de son propre pays, réussir à apporter un peu de moralité dans cette politique sordide où règnent le mensonge, la corruption, la haine et la lâcheté ? Ou bien cette victoire de la vérité ne sera-t-elle qu'un instant de lumière et d'espoir avant son écrasement ? Est-ce que les musulmans eux-mêmes vont saisir cette opportunité offerte par les sacrifices de Wilders et des militants antiracistes pour la liberté d'expression pour réfléchir sur leur histoire qui n'est qu'un long djihad génocidaire sur quatre continents, avec son cortège de servitude et de spoliation des peuples ? Nous attendons qu'ils reconnaissent que l'idéologie du djihad est criminelle et que la dhimmitude est une oppression qui déshumanise.

Maintenant, le monde entier voit la persécution révoltante et fanatique des Coptes et des autres chrétiens dans les pays musulmans, et la haine génocidaire du djihad contre Israël. Et maintenant, Juifs, Chrétiens, Hindous et autres victimes des guerres musulmanes, qui ont subi la confiscation de leurs biens, l'apartheid, les déportations, les humiliations, les enlèvements d'enfants – des crimes commis en totalité dans le cadre de la dhimmitude - souhaitent une réconciliation qui ne peut provenir que de la reconnaissance, par les musulmans eux-mêmes, d'une idéologie suprématiste criminelle, et de son rejet.

 

Source : On Geert Wilders's Acquittal, par Bat Ye'or, Hudson NY, 5 juillet 2011. Traduction par Capucine pour Poste de veille.


[Texte aimablement signalé par Danilette, qui met en ligne, sur son blog, le texte original anglais de cet article.]