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Document exclusif JSSNews : Quand le Syndicat français des Journalistes (SNJ) s'attaque à Guilad Shalit
01/08/2011

 

Sur le site de JSSNews, 1er août 2011

 

EXCLUSIF JSSNEWS : Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) serait-il le porte-parole du Hamas en France ? La question mérite d'être posée puisque ce syndicat risque d'être au cœur d'une sérieuse polémique en France. Ces dernières semaines, JSSNews a consacré plusieurs articles au combat, brillamment mené par Jonathan Curiel et Yohann Taïeb, pour que tous les grands médias français comptent Guilad Shalit parmi le nombre officiel d'otages français encore, malheureusement, détenus dans le monde.

Ces deux militants actifs de la cause de Guilad ont réussi, en quelques semaines, à convaincre les Directions de Rédaction de France Télévisions, Itélé, RMC, RFI et, dernièrement, TF1, du bien-fondé de l'intégration de Guilad au nombre des otages français avec des rappels quotidiens ou hebdomadaires.

Depuis, chaque semaine, le mercredi sur France Télévisions et le jeudi sur TF1, des millions de téléspectateurs français savent qu'il y a dorénavant un otage français à Gaza, Guilad Shalit, de même que, chaque matin à 8h sur Radio France Internationale (RFI), des millions d'auditeurs dans le monde (y compris à Gaza) entendent le même message de soutien pour les neuf otages français détenus.
Outre la gifle donnée aux organisations anti-israéliennes, qui se réjouissaient que les médias français ne comptaient pas Guilad comme un otage français, ce changement en faveur de Guilad a visiblement fait sortir le loup de sa tanière.

Et quel loup !

Rien moins que le puissant et omniprésent Syndicat National des Journalistes français, le SNJ, qui tente de contrer, auprès des directions des médias, l'offensive de ces deux militants en faveur de la vérité sur la détention de notre jeune compatriote.

Jonathan Curiel et Yohann Taïeb ont réussi à se procurer un document très compromettant pour le SNJ : un compte-rendu de la réunion des Délégués du personnel de RFI, en date du 26 juillet 2011, dans lequel le SNJ demandait des comptes à la Direction de RFI pour avoir comptabilisé Guilad et avoir répondu favorablement à la demande de ces deux militants :

(le document du SNJ est consultable sur le site de JSS-News)

 

« Question du SNJ : « Guilad Shalit est un soldat franco-israélien enlevé il y a 5 ans, par une faction palestinienne. C'est un prisonnier de guerre, et pourtant RFI le compte désormais parmi les « otages français » (civils) auxquels on rend hommage tous les jours, dans le journal de 8 H. Un site d'information pro-israélien jssnews.com, s'en félicite d'ailleurs, et se vante d'avoir adressé à Alain de Pouzilhac « une mise en demeure ». Qu'en est-il ? La direction de RFI a-t-elle subi des pressions ? Pourquoi ce changement d'attitude au sujet de Guilad Shalit ?

Réponse de la direction : Effectivement, RFI a été saisie par un « auditeur qui s'intéresse à la question ». Nous nous sommes tournés vers le quai d'Orsay, qui tient lui-même sa position du Président français : « Guilad Shalit n'est pas un prisonnier de guerre parce qu'il ne bénéficie pas des dispositions prévues par les conventions internationales ». Il est donc considéré comme un otage.

Commentaire du SNJ : « Si tous les prisonniers de guerre qui ne bénéficient pas des dispositions prévues par les conventions internationales étaient considérés comme des otages, ça ferait du monde…. (Vous avez dit Guantanamo ?). L'auditeur en question est en fait un militant actif proche du site jssnews.com, site qui tient des propos violemment anti-palestiniens. »

Ainsi donc le puissant SNJ français, au mépris des dispositions des conventions de Genève, au mépris du fait que l'ONU, l'Union Européenne, la Croix Rouge Internationale, Amnesty International, l'Élysée, le Quai d'Orsay, ou l'association « Otages du monde » de l'ex journaliste français Jean-Louis Normandin (otage au Liban dans les années 80), qui considèrent que Guilad est un otage et non un prisonnier de guerre, ce syndicat affirme l'inverse, comme vérité absolue sur le statut de Guilad.

Le SNJ n'a que faire également du fait que le Centre Palestinien de Défense des Droits de l'Homme considère que Guilad Shalit est un otage.

Pire, ce syndicat opère une distinction particulièrement discriminante entre les otages français, en précisant : « … RFI le compte désormais parmi les « otages français » (civils) auxquels on rend hommage tous les jours, dans le journal de 8 H. ». Sous-entendant que Guilad ne serait pas Français parce que Franco-israélien.

Ce syndicat précise entre parenthèses que les autres seraient, eux, des « civils », en omettant délibérément d'indiquer Denis Allex (un pseudonyme), agent de la DGSE capturé en cours de mission en Somalie il y a deux ans. Au regard de l'article 46 du Protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux, il est soit un prisonnier de guerre, soit un espion :

1. Nonobstant toute autre disposition des Conventions ou du présent Protocole, un membre des forces armées d'une Partie au conflit qui tombe au pouvoir d'une Partie adverse alors qu'il se livre à des activités d'espionnage n'a pas droit au statut de prisonnier de guerre et peut être traité en espion.

2.  Un membre des forces armées d'une Partie au conflit qui recueille ou cherche à recueillir, pour le compte de cette Partie, des renseignements dans un territoire contrôlé par une Partie adverse ne sera pas considéré comme se livrant à des activités d'espionnage si, ce faisant, il est revêtu de l'uniforme de ses forces armées.

3. Un membre des forces armées d'une Partie au conflit qui habite dans un territoire occupé par une Partie adverse, et qui recueille ou cherche à recueillir, pour le compte de la Partie dont il dépend, des renseignements d'intérêt militaire dans ce territoire, ne sera pas considéré comme se livrant à des activités d'espionnage, à moins que, ce faisant, il n'agisse sous des prétextes fallacieux ou de façon délibérément clandestine. De plus, cet habitant ne perd son droit au statut de prisonnier de guerre, et il ne peut être traité en espion qu'au cas où il est capturé alors qu'il se livre à des activités d'espionnage.

4. Un membre des forces armées d'une Partie au conflit qui n'habite pas sur le territoire occupé par une Partie adverse et qui s'est livré à des activités d'espionnage dans ce territoire ne perd son droit au statut de prisonnier de guerre et ne peut être traité en espion qu'au cas où il est capturé avant d'avoir rejoint les forces armées auxquelles il appartient.

Guilad Shalit effectuait son service militaire obligatoire, il n'était pas en terrain hostile, ni en mission commandée. Denis Allex opérait en terrain hostile et était en mission commandée. Cependant, il est comptabilisé comme un otage français civil sans se voir reprocher quoi que ce soit par le SNJ. Guilad Shalit, lui, est exclu injustement et arbitrairement de son statut d'otage par ce syndicat. Son seul tort serait-il juste d'être Juif ?

Le SNJ se soucie apparemment davantage des détenus de Guantanamo que de Guilad, une préférence sans doute due au fait que de nombreux journalistes arabes d'Al Arabya ou d'Al Djazira y ont été transférés, en raison d'éléments accablants pour eux, par les services secrets américains ou internationaux ; ou peut-être en remerciement à Khalid Cheikh Mohammed, le commanditaire et le bourreau du journaliste juif américain Daniel Pearl lâchement et sauvagement décapité – une décapitation filmée et "agrémentée" de plusieurs images insérées de l'enfant palestinien, Mohammed Al Dura, qui ont servi de prétexte à cet horrible assassinat. Le SNJ fut et est toujours à la tête du soutien extrémiste et aveugle du reportage plus que controversé de France 2 et de Charles Enderlin.

Dans la question posée à la Direction de RFI, le SNJ évoque l'enlèvement de Guilad par une faction palestinienne, une rhétorique habituelle pour masquer le fait que ce n'est pas une « faction palestinienne », mais le Hamas et ses Brigades Izz Al Din al Qassam –  une organisation terroriste classée comme telle par les listes de l'Union Européenne – qui a commandité et exécuté l'enlèvement de Guilad.
Malheureusement, il n'existe aucun rappel du SNJ concernant le fait que ces factions palestiniennes ont pris en otage une quinzaine de journalistes internationaux à Gaza ces dernières années dont notamment deux Français, Caroline Laurent, journaliste au magazine féminin “Elle”, et Alfred Yagohbzadeh, photographe de l'agence Sipa-Press, enlevés dans un hôtel de Gaza.

La mauvaise foi de ce syndicat et la propagande du Hamas transpirent à chaque ligne de ce compte-rendu de réunion au sujet de Guilad.

Le SNJ – qui n'est pas à une imprécision près – affirme que JSSNews aurait mis en demeure le Président de RFI et s'en serait vanté. Pourtant la réponse positive du président de RFI est adressée aux seuls militants Yohann Taïeb et Jonathan Curiel, et non à la rédaction de JSSNews.

Dans l'incapacité totale de reprocher quoi que ce soit à ces deux militants « actifs » (faut-il comprendre que pour le SNJ, il y aurait des militants sionistes « passifs » ?), ce syndicat ne trouve rien d'autre comme argument que de prétendre que JSSNews serait un site tenant des propos violemment anti-palestiniens. Jolie inversion de situation !

Le SNJ définit donc comme étant des propos violemment anti-palestiniens le fait de dénoncer régulièrement la corruption de l'Autorité Palestinienne, l'incitation à la violence et à la judéophobie de l'Autorité Palestinienne et du Hamas, le non-respect des droits de l'homme par ces deux entités dénoncées par HWI ou Amnesty International, l'exploitation abusive de la main-d'œuvre très bon marché des Gazaouis par les contrebandiers du Hamas, le harcèlement et le racket des commerçants gazaouis par le Hamas, etc.

Le SNJ confond information et opinion, il confond la liberté d'opinion de tout journaliste et le fait d'être non plus un journaliste mais l'instrument d'une propagande.

Quand un journaliste prétend faire de l'information pour servir le public, il a une obligation de neutralité et d'impartialité, ce qui n'a rien à voir avec l'objectivité – un faux débat, à mon avis. Le journalisme d'information repose sur ces valeurs fondamentales : intérêt public, vérité et rigueur, neutralité/impartialité, équité et intégrité. Le journaliste qui prend position et se livre à du journalisme partisan doit en aviser explicitement son public à chaque fois qu'il traite de sujets politiques controversés et de nature partisane.

Ce n'est pas le cas du SNJ qui fait passer son parti pris anti-israélien pour une information objective et impartiale auprès de l'opinion publique française.

JSSNews est très clair sur ce point à l'égard de ses lecteurs : JSSNews.com est un webzine d'opinion israélien qui revendique un engagement sans être partisan, grâce à une rédaction totalement indépendante. Un traitement éditorial qui laisse au lecteur sa liberté d'interprétation.

Il est temps que les journalistes enfermés dans une certaine idéologie cessent de prendre en otage une partie de la population pour servir des convictions malsaines qui vont bien au-delà du devoir du journaliste.


©
Jonathan-Simon Sellem – JSSNews