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Éditorialistes
Pipes, Daniel

La mauvaise action de la Maison Blanche, Daniel Pipes
18/08/2011

 

Texte repris du site de l'auteur.

The Washington Times, 16 août 2011

Version originale anglaise: White House Mischief


Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

La semaine passée la Maison Blanche s'est trouvée impliquée dans deux manœuvres sournoises qui ont, malheureusement, offert à la vue de tous la politique déloyale et non professionnelle de l'administration Obama concernant l'islam au Moyen-Orient.

Le premier cas avait trait à la question épineuse du statut juridique de Jérusalem dans la loi américaine. En 1947, les Nations Unies ont approuvé une résolution déclarant la ville sainte corpus separatum (expression latine signifiant « corps séparé ») et comme n'étant pas liée à quelque État que ce soit. Après toutes ces années et malgré de nombreux changements, la politique américaine continue de défendre la conception selon laquelle Jérusalem est une entité en soi. Elle ignore que, en 1950, le gouvernement israélien a proclamé Jérusalem-ouest comme étant sa capitale et que, en 1980, il a fait de même pour la totalité de Jérusalem. L'exécutif américain ignore même les lois américaines de 1995 (exigeant un transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem) et de 2002 (exigeant que les documents officiels américains reconnaissent les Américains nés à Jérusalem comme étant nés en Israël). Au contraire, il insiste pour que la nature de la ville soit décidée en passant par la voie diplomatique.

Contestant cette politique, les parents américains de Menahem Zivotofsky, né à Jérusalem, ont exigé que son certificat de naissance et son passeport l'enregistrent comme étant né en Israël. Lorsque le département d'Etat a refusé, les parents ont intenté une action judiciaire; leur cas est maintenant arrivé devant la Cour suprême américaine.

Les choses ont commencé à devenir intéressantes le 4 août, lorsque Rick Richman, du New York Sun, a remarqué que «la Maison Blanche reconnaît sur son propre site Web que Jérusalem est en Israël, comme le font le Département d'Etat et la CIA sur le leur », ruinant ainsi les arguments du gouvernement. Richman a signalé trois mentions de « Jérusalem, Israël» dans des légendes de photos figurant sur le site de la Maison Blanche, à propos d'un voyage effectué par Joe Biden en mars 2010:

·         «Le vice-président Joe Biden rit avec le président israélien Shimon Peres à Jérusalem, Israël ».

·         « Le vice-président Joe Biden rencontre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, Israël ».

·         « Le vice-président Joe Biden prend le petit-déjeuner avec l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair […] à Jérusalem, Israël »

Richman a estimé que l'utilisation de ces mots pouvait être une «preuve décisive» contre la position du gouvernement.