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Marie à un soldat israélien 'déicide': «Ne le tuez pas deux fois!» - Caricature arabe au service de la haine, M. Macina
26/08/2011

26.08.11

Dans une interview du 20 octobre 2010, par Jamie Glazov – que me signale un correspondant et dont je ne saurais trop recommander la lecture –, Giulio Meotti parle de son livre “The Untold Story of Israel's Victims of terrorism ”. Il y fait allusion à la visite du Pape Jean-Paul II en Syrie en 2001, en ces termes :

 

Durant sa visite en Israël, Jean-Paul II rencontra le Président Bashar Assad à Quneitra à la frontière syrienne. Je ne peux oublier qu'Assad dit au pape et aux médias que ce que les Israéliens faisaient aux Palestiniens était ce que les Juifs avaient fait à Jésus en son temps. Et le Pape garda le silence.

Je saisis cette occasion pour administrer à qui en a encore besoin cette piqûre de rappel.

Extrait de : « Au nom de l'antisionisme: l'image des Juifs et d'Israël dans la caricature ... » By Joël Kotek, Dan Kotek, p. 56.

 

Rappel des faits :

Le 5 mai 2001, Jean-Paul II arrive à Damas. Il se rend dans un salon officiel de l'aéroport pour une cérémonie de bienvenue. Le président de la république syrienne lui réserve un accueil chaleureux et très politique.


1. Extraits du discours, prononcé en arabe par Assad

« Votre sainteté, après avoir rendu hommage aux valeurs représentées par le Saint-Siège et présenté les vertus du peuple syrien, nous constatons que la justice est bafouée : les territoires sont occupés au Liban, au Golan et en Palestine. Nous les entendons massacrer les principes de l'égalité lorsqu'ils disent que Dieu a créé un peuple meilleur que les autres (...) Ils violent les lieux sacrés, ils tentent de tuer tous les principes des religions célestes avec la même mentalité par laquelle fut trahi puis torturé le Christ et de la même manière qu'ils ont essayé de trahir et tuer le prophète Mohammed».

L'assistance - une soixantaine de personnes, essentiellement des religieux musulmans ou chrétiens écoute en silence ces propos, alors que Jean-Paul II semble se recueillir, une main sur la figure.

Pour le président syrien,

«la charité, c'est d'arrêter de tuer tout ce qui est arabe par la haine».

Il insiste :

«Nous tenons à la paix juste et globale, celle qui rend les territoires à leurs propriétaires en vertu des résolutions du Conseil de Sécurité avec le retour des réfugiés dans leur pays et l'instauration d'un État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale». En conclusion, le président demande au pape, en le remerciant chaleureusement pour sa présence, d'être «à nos côtés, contre les oppresseurs, pour que les Arabes récupèrent ce qui leur a été volé sans aucun droit».


2. Extraits de la réponse de Jean-Paul II à Assad

« Si souvent les espoirs de paix se sont levés pour être ensuite balayés par de nouvelles vagues de violences », regrette-t-il.

Et de rappeler, comme il l'a fait en janvier 2001, devant le corps diplomatique accrédité au Vatican :

« il est temps de retourner aux principes de la légalité internationale : interdiction de l'acquisition des territoires par la force, droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, respect des résolutions de l'ONU et des conventions de Genève ».

Entérinement indiscutable de la diatribe anti-israélienne d'Assad. Pas le moindre regret des propos antisémites du jeune président syrien, pas la moindre distanciation non plus.

[Voir : Menahem Macina, « Pour Jean Paul II, le 'mur' est un obstacle à la paix », Rappel des faits : 1. Extraits du discours, prononcé en arabe par Assad. Voir aussi Jean-Pierre Perrin, « Jean Paul II prêche la paix à la mosquée », Libération, 7 mai 2001.]