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Contentieux palestino-israélien

«Une déclaration de Guerre travestie en demande de reconnaissance». Communiqué de Raison Garder
12/09/2011

 

[Un texte capital qui constitue un témoignage et un avertissement à la face de toutes les nations. On ne peut que souhaiter qu'il soit entendu, mais, au train où vont les choses dans le monde, il est permis d'en douter. (Menahem Macina).

 

Septembre 2011

 

 

UNE DECLARATION DE GUERRE TRAVESTIE

 

EN DEMANDE DE RECONNAISSANCE

 


Nous sommes à la veille d'une intense campagne de propagande qui vise à pousser les opinions et les gouvernements européens à soutenir la demande unilatérale de reconnaissance d'un Etat de Palestine à l'O.N.U.

Nous sommes inquiets devant la décision à venir de la France et de l'Union Européenne.

Nous nous étonnons, en ces graves circonstances, de l'absence totale de réaction des institutions représentatives du judaïsme français et, plus largement, européen.

Acquiescent-elles à une entreprise qui falsifie les données de la réalité et instrumentalise le droit international ? Croient-elles être épargnées des retombées de cette entreprise qui vise à faire d'Israël un paria mondial ?

Le destin de l'Etat d'Israël est, à long terme, désormais en question. Dans la mondialisation, le destin des Juifs sera ce destin, comme les années 2000 l'ont démontré.

Ce qui est en jeu, c'est la légitimité d'un peuple juif, son existence, le respect de son identité, de son histoire, de sa culture, de sa liberté. Les Juifs sont confrontés aujourd'hui à une hostilité tous azimuts, qui prend tous les aspects de son existence pour cibles, de l'histoire antique à la politique contemporaine en passant par la religion.

L'Union Européenne, 70 ans après la Shoah, consacrera-t-elle la volonté de destruction de ses ennemis ? Est-il admissible qu'une Turquie islamiste belliciste reste dans l'OTAN ? L'Union européenne pourrait-elle entrer en guerre à ses côtés ?

Un enjeu total se joue aujourd'hui pour la continuité juive. Que peut signifier la reconnaissance par l'ONU d'un Etat de Palestine qui surgirait, sans son accord, au sein même de l'Etat d'Israël, sinon qu'un processus de substitution par étapes serait mis en œuvre, destiné à éradiquer son existence même ? L'irrédentisme palestinien et son projet de domination totale de la Terre d'Israël ne sont un secret que pour ceux qui n'ont ni yeux ni oreilles.

Cette reconnaissance sonne l'hallali contre l'Etat d'Israël. C'est pourquoi nous appelons à l'union de toutes les familles du monde juif pour s'opposer à cet avenir funeste.

Nous tenons à rappeler un ensemble de faits en rapport avec la conjoncture régionale et internationale, au fondement de notre position:

1) Le projet de déclaration d'un Etat palestinien n'est pas destiné à obtenir la reconnaissance d'un Etat qui n'existe pas à l'heure actuelle et qui n'a jamais existé dans l'histoire, mais à mettre en place une machine de guerre visant à saper la légitimité de l'Etat d'Israël, comme Etat juif. Ce projet est, de fait, énoncé couramment par Mahmoud Abbas lui même.

2) Cette entreprise travestit une violence froide sous des dehors juridiques et moraux:

·        Elle rompt les accords d'Oslo qui interdisent tout acte unilatéral. Or, c'est par ces accords – et donc la volonté d'Israël - qu'une « Autorité Palestinienne » a pu exister et obtenir des territoires qu'elle n'avait jamais administrés dans l'histoire.

·        Elle fait une violence extrême à Israël car elle proclame une souveraineté sur des territoires en contestation, en faisant l'économie de son assentiment, pour le contraindre, par l'entremise de « la communauté internationale », là où elle n'a pu le faire par plusieurs guerres, des vagues d'attentats sanglants et toujours aujourd'hui par les bombardements en provenance de l'entité terroriste de Gaza, partie intégrante de « l'Etat de Palestine », mais aussi par les actes terroristes venant de Judée-Samarie, couplés à la guerre médiatique et à la campagne mondiale de boycott dirigées depuis Ramallah.

·        Elle dévoie le droit international en utilisant cette « reconnaissance » pour mettre Israël au ban d'un système onusien que domine l'Organisation de la Conférence Islamique, forte de ses 56 Etats - dont nombre d'entre eux font partie de blocs comme la Ligue Arabe et l'Organisation de l'Unité Africaine -, et qui a décrété que Jérusalem serait sa capitale, afin d'orchestrer une campagne mondiale de diffamation contre Israël.

·        Le scénario de violences symboliques, « juridiques », « civiles », une fois cette reconnaissance obtenue, est déjà tout écrit afin de mettre Israël en position d'auteur de crimes contre l'humanité.

3) Le système international s'apprête à parrainer une guerre mondiale. Le bellicisme de la Turquie islamiste, la menace atomique iranienne, la démission égyptienne devant l'islamisme de « l'hiver arabe », comme vient de le montrer la mise à sac de l'ambassade d'Israël au Caire, s'ajoutent pour faire de cette reconnaissance éventuelle l'étincelle d'un conflit tous azimuts contre Israël, qui gagnera inéluctablement l'Union européenne, mais dont l'Europe et les Etats Unis auront été responsables, à force d'aveuglement et d'unilatéralisme.

Nous tenons à rappeler un certain nombre de faits concernant « l'Etat de Palestine » qui demande reconnaissance :

1) Il n'a pas de frontières, car il n'y a pas de « frontières de 1967 ». Ce sont des lignes de cessez-le-feu que les Etats arabes en guerre contre Israël n'avaient jamais voulu reconnaître après leur défaite. En Judée-Samarie et à Jérusalem, il n'y a jamais eu d'Etat si ce n'est l'occupation jordanienne consécutive à la guerre d'extermination contre Israël, lancée depuis sa création en 1948. Le seul antécédent est le mandat de la SDN, confié à l'Empire britannique, successeur de l'Empire ottoman, prévoyant la création d'un Etat juif et d'un Etat arabe sur un territoire qui comprenait l'actuelle Jordanie. Comme on le sait, les Arabes refusèrent à plusieurs reprises tout partage. La résolution 181 de l'ONU de novembre 1947 évoque à 23 reprises l'expression d' « Etat juif ».

2) On « naturalise » aujourd'hui l'entité palestinienne mais elle n'a aucun antécédent historique. Il n'y a jamais eu de « Palestine » si ce n'est depuis les années 1970 à la suite d'un changement de stratégie de l'OLP qui, auparavant, se définissait par son appartenance à la nation arabe islamique et non à une nation palestinienne. Il n'existe de Palestine que contre l'existence d'un Etat d'Israël.

Aujourd'hui il y a déjà deux Palestine, avec l'Etat du Hamas, voire trois, avec la majorité des Jordaniens qui sont d'origine palestinienne. Les Palestiniens eux-mêmes, pour une bonne part, sont les descendants de populations immigrées de l'ensemble du monde arabe durant le XIX° siècle.

3) L'accord avec le Hamas est purement tactique. Il n'y a pas d'unité palestinienne derrière un pouvoir reconnu. Et comment accepter que l'organisation terroriste en guerre contre Israël soit partie intégrante de cet Etat ?

4) Le satisfecit donné par le bailleur de fonds européen n'est pas fondé, car cet « Etat » ne survit que par les sommes colossales que le monde et l'Europe lui versent. Est-ce que la gestion de subventions – qui fut longtemps prévaricatrice – est un critère de la capacité étatique ? Comment vivra cet Etat qui ne dispose pas de ressources, mais dont les ambitions sont infinies ?

5) L'Union Européenne prétend avoir des critères d'adhésion pour ses Etats membres, mais comment peut-elle soutenir un Etat dont le projet de constitution montre le caractère profondément réactionnaire, intégriste et intolérant ? Comment un Etat pareil, un nationalisme aussi rétrograde, ont-ils pu devenir une cause pour les « progressistes » occidentaux ?

L'article 4 de la future constitution palestinienne décrète que sont citoyens les ressortissants du « peuple arabe palestinien ». L'article 10 décerne à ce dernier le droit exclusif à la souveraineté, de telle sorte que l'Etat incarne « le caractère légal du peuple arabe palestinien », c'est-à-dire que la loi y est l'émanation de l'essence de l'arabité palestinienne. Il y a là autant de dispositions qui disent clairement que ce ne sera pas un Etat démocratique : les droits n'y sont ouverts qu'aux Arabes de naissance et la loi n'y est pas universelle. Toutes ces dispositions sont contraires à l'esprit et à la lettre de la charte de l'ONU.

C'est ce que confirme l'article 2 qui décrète que le peuple palestinien est membre « des nations arabes et islamiques » et que « l'islam sera la religion officielle de l'Etat » (art. 6). Immédiatement, cela signifie que les Arabes chrétiens deviendront de facto des étrangers dans cet Etat. Cela se vérifie dans la suite de l'article 6 : « Les religions monothéistes seront respectées ». Qui sont ces étranges monothéistes (et quid des autres, les non monothéistes ?), sinon une version politiquement correcte du vieux statut de « dhimmi », imposé aux non-musulmans par la Sharia ?

6) Mahmoud Abbas a par ailleurs déclaré, à plusieurs reprises, comme Saeb Erekat, qu'il ne devra plus y avoir de Juifs dans cet Etat palestinien, y compris parmi les soldats des forces internationales d'interposition, ce qui est un discours raciste, tout en refusant de reconnaître le caractère juif, dans tous les sens de ce terme, de l'Etat d'Israël, parce que 20% des citoyens sont arabes et parce qu'il espère, en deuxième étape de sa stratégie de conquête, exiger un « droit au retour » qui n'existe dans le monde que pour les Palestiniens. La Palestine serait érigée en Etat arabo-islamique sans Juifs, tandis que l'Etat d'Israël serait un Etat « judéo-arabe » avec une écrasante majorité d'Arabes musulmans (précision notable, car les Arabes chrétiens sont déjà très mal lotis dans la Palestine de l'Autorité Palestinienne).

7) La volonté de paix palestinienne est infirmée par la réalité. Quelle est la signification de cet Etat à double visage - Hamas-Autorité Palestinienne – sinon le double visage d'une stratégie présentant à l'Occident un visage de bonne composition, et aux masses arabes un visage guerrier ? Le Hamas, expression du futur « Etat de Palestine », est ouvertement en guerre contre Israël. Il est clair que la demande de reconnaissance internationale est une pièce dans cette stratégie guerrière. Mais la société civile palestinienne, sa presse, sa télévision, ses écoles, sa culture démontrent quotidiennement un enseignement systématique et programmé de la haine nationale, ethnique, religieuse, envers Israël.

 

Masquer ces faits n'encourage pas la paix.

Agissons pendant qu'il est temps !

 

 

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Raison Garder

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