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Contentieux palestino-israélien

Discours du Premier ministre israélien, B. Netanyahu, à l'ONU, le 23 septembre 2011
24/09/2011



Transcription, par Menahem Macina, de 4 vidéos sous titrées en français *.

 

Mesdames et Messieurs,

Il y a près de 62 ans, l'Organisation des Nations Unies reconnaissait le droit des Juifs, un peuple antique dont l'existence remonte à 3500 ans, à un Etat qui leur soir propre dans leur patrie ancestrale. Je suis ici aujourd'hui en tant que Premier ministre d'Israël – l'Etat juif – et je m'adresse à vous au nom de mon pays et de mon peuple. L'Organisation des Nations Unies a été créée après le carnage de la Seconde Guerre mondiale, après les horreurs de l'Holocauste. Elle a été chargée d'empêcher la récurrence de ces événements horribles. Rien n'a davantage porté préjudice à cette mission centrale que les attaques systématiques contre la vérité. Hier le président de l'Iran, du haut de cette même tribune, a éructé ses plus récentes divagations antisémites. Juste quelques jours auparavant, il avait à nouveau affirmé que l'Holocauste est un mensonge. Le mois dernier, je me suis rendu dans une villa d'un faubourg de Berlin, appelé Wannsee. C'est là que, le 20 janvier 1942, après un copieux repas, de hauts dignitaires nazis s'étaient réunis et avaient décidé de la manière d'exterminer mon peuple. Le procès-verbal détaillé – ou "minutes" – de cette réunion a été préservé par les gouvernements allemands successifs. Voici [Le PM montre au public un document] une copie de ce procès-verbal, dans lequel ils donnaient des instructions précises au gouvernement nazi sur la manière de procéder à l'extermination des Juifs. Ce procès-verbal est-il un mensonge ? Est-ce que ce document dit des mensonges. Est-ce que tout le gouvernement allemand ment ? A Berlin, la veille de mon passage à Wannsee, on m'a donné les plans originaux de construction du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau. Je tiens maintenant dans ma main une copie des plans d'Auschwitz-Birkenau, où un million de Juifs ont été assassinés. Ces plans sont signés par l'adjoint de Hitler, Heinrich Himmler lui-même. Ce plan est-il aussi un mensonge ?

En juin dernier, le Président Obama a visité un autre camp de concentration, un parmi de nombreux autres, celui de Buchenwald. Le président Obama a-t-il rendu hommage à un mensonge ? Et qu'en est-il des nombreux survivants d'Auschwitz qui portent encore le numéro tatoué par les nazis. Ces tatouages sont-ils aussi un mensonge ? Un tiers de l'ensemble des Juifs ont péri dans la grande conflagration de l'Holocauste. Presque chaque famille juive en a été affectée, dont la mienne. Les grands-parents de ma femme, deux sœurs et trois frères de son père, ses tantes, ses oncles et ses cousins ont tous été assassinés par les nazis. Est-ce que cela aussi est un mensonge ? Hier, l'homme qui a appelé l'Holocauste un mensonge a parlé du haut de cette tribune. A ceux qui ont refusé de venir et à ceux qui ont quitté la salle en signe de protestation, j'adresse mes félicitations. Vous avez pris position pour plus de clarté morale et vous avez fait honneur à votre pays. Mais à ceux qui ont fourni une audience à ce négateur de l'Holocauste, je dis, au nom de mon peuple, le peuple juif, et des gens décents, d'où qu'ils soient :N'avez-vous pas honte ? N'avez-vous aucune décence ? Six décades après l'Holocauste, vous conférez une légitimité à un homme qui nie que le meurtre de six millions ait eu lieu et qui promet de détruire l'Etat d'Israël, l'Etat des Juifs ! Quel déshonneur ! Quelle dérision de la Charte des Etats-Unis ! Peut-être certains d'entre vous croient-ils que cet homme et son régime odieux ne menacent que les Juifs. Si vous pensez cela, vous vous trompez gravement. L'histoire nous a montré, à maintes reprises, que ce qui commence par des attaques contre les Juifs se termine, en définitive, par l'engloutissement de beaucoup, beaucoup d'autres. Ce régime iranien est nourri d'un fondamentalisme extrémiste qui a fait irruption sur la scène mondiale il y a trois décennies après être resté en sommeil durant des siècles. Au cours des trente dernières années, ce fanatisme a déferlé sur la planète avec une violence meurtrière sans limites et une indifférence émotionnelle dans le choix de ses victimes. Il a brutalement massacré musulmans et chrétiens, Juifs et Hindous, et beaucoup d'autres. Bien qu'ils appartiennent à des courants divers les adeptes de cette foi impitoyable veulent ramener l'humanité à l'époque médiévale. Partout où ils le peuvent, ils imposent une société arriérée, enrégimentée, où les femmes, les minorités, les homosexuels, ou quiconque n'est pas considéré comme un vrai croyant, sont brutalement asservis. La lutte contre ce fanatisme n'oppose pas une foi à une autre foi, ni une civilisation à une autre civilisation : elle oppose la civilisation à la barbarie, le 21ème siècle au 9ème siècle. Ceux qui respectent le caractère sacré de la vie à ceux qui glorifient la mort.

Le caractère primitif du 9ème siècle ne peut se mesurer au progrès du 21ème siècle. L'attrait de la liberté, la puissance de la technologie, la portée des moyens de communication gagneront sûrement la partie. En fin de compte, le passé ne peut triompher de l'avenir, et notre avenir offre à toutes les nations de magnifiques fruits d'espérance. Car le rythme du progrès s'accroît, et ce de manière exponentielle. Il nous a fallu des siècles pour passer de l'imprimerie au téléphone, des décennies pour passer du téléphone à l'ordinateur personnel ; et seulement quelques années pour passer de l'ordinateur personnel à l'Internet. Ce qui semblait impossible il y a quelques années est déjà dépassé, et c'est à peine si nous pouvons imaginer les changements encore à venir. Nous percerons le secret du code génétique. Nous guérirons les incurables. Nous prolongerons notre vie. Nous trouverons une alternative bon marché aux combustibles fossiles et rendons propre la planète. Je suis fier de ce que mon pays, Israël, soit à la pointe de ces avancées et dans le peloton de tête de l'innovation en sciences et en technologies, en sciences de la médecine et de la biologie, de l'agriculture et de l'hydrologie, de l'énergie et de l'environnement. Ces innovations, dans mon pays et dans vos pays, offrent à l'humanité un avenir radieux de promesses insoupçonnées. Mais si le fanatisme le plus primitif peut acquérir les armes les plus meurtrières, la marche de l'histoire pourrait s'inverser pour un temps. Et comme ce fut le cas pour la victoire tardive sur les nazis, les forces de progrès et de liberté ne l'emporteront qu'après que l'humanité aura payé un prix exorbitant en victimes, en sang versé, en ruine financière. C'est pourquoi la plus grande menace qui pèse sur le monde d'aujourd'hui est le mariage entre le fanatisme religieux et les armes de destruction massive, et le défi le plus urgent auquel cette organisation [ONU] doit faire face aujourd'hui est d'empêcher les tyrans de Téhéran de se doter d'armes nucléaires. Les nations qui sont membres de l'Organisation des Nations Unies, sont-elles décidées à relever ce défi ? La communauté internationale s'opposera-t-elle à un despotisme qui terrorise son propre peuple, alors qu'il se bat bravement pour sa liberté ? Prendra-t-elle des mesures contre les dictateurs qui ont volé une élection au grand jour et abattu des manifestants iraniens, qui sont morts dans les rues, noyés dans leur sang ? La communauté internationale contrecarrera-t-elle les financiers et les maîtres d'œuvre du terrorisme les plus pernicieux du monde ? Et par-dessus tout la communauté internationale empêchera-t-elle le régime terroriste de l'Iran de développer des armes atomiques, mettant ainsi en danger la paix du monde entier ? Le peuple iranien s'oppose courageusement à ce régime. Les gens de bonne volonté du monde entier sont à leurs côtés, tout comme les milliers de personnes qui ont protesté et manifesté en dehors de forum durant toute cette semaine. L'Organisation des Nations Unies sera-t-elle à leurs côtés ?


Mesdames et Messieurs,

le verdict n'a pas encore été rendu concernant l'Organisation des Nations Unies, mais des signes récents ne sont pas encourageants. Plutôt que de condamner les terroristes et leurs commanditaires iraniens, certains, ici, aux Nations Unies, ont condamné leurs victimes. C'est exactement ce qu'a fait un rapport récent de l'ONU sur Gaza, assimilant, à tort, les terroristes à ceux qu'ils prenaient pour cibles. Pendant huit longues années, le Hamas a tiré des missiles, il a tiré ces missiles et des roquettes à partir de Gaza sur des villes voisines d'Israël : des milliers de missiles tombaient du ciel sur des écoles, des maisons, des centre commerciaux, des arrêts de bus. Des années durant, alors que ces engins étaient délibérément tirés contre nos populations civiles, pas une résolution – pas une seule ! – n'a été adoptée par l'ONU pour condamner ces attaques criminelles. Nous n'avons rien entendu, absolument rien, de la part du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies – une institution mal nommée s'il en fut.

En 2006, dans l'espoir de faire progresser la paix, Israël s'est retiré unilatéralement du moindre pouce du territoire de Gaza. Ce fut très douloureux. Nous avons démantelé 21 implantations et déraciné plus de 8 000 Israéliens : toute une communauté ! Nous l'avons fait parce que beaucoup en Israël croyaient que cela amènerait la paix. Nous n'avons pas obtenu la paix, au contraire, nous avons maintenant une base terroriste soutenue par l'Iran à 80 kilomètres de Tel Aviv. La vie dans les villes israéliennes proches de Gaza est devenue rien moins qu'un cauchemar. Non seulement les tirs de missiles ont continué après notre départ, mais ils ont dramatiquement augmenté, ils ont été multipliés par dix. Et à nouveau, l'ONU est restée silencieuse. Totalement silencieuse. Finalement, au bout de huit années de cette agression ininterrompue, Israël a été contraint de réagir. Mais comment aurions-nous dû réagir ? Eh bien, il n'y a qu'un exemple dans l'histoire de milliers de missiles tirés sur la population civile d'un pays. Cela s'est produit quand les nazis ont bombardé les villes britanniques pensant la Seconde Guerre mondiale. Au cours de cette guerre, les Alliés ont rasé des villes allemandes, causant des centaines de milliers de victimes. Je n'émets pas un jugement, je relate des faits. Des faits qui sont le résultat de décisions prises par des hommes grands et honorables : les dirigeants de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis qui ont combattu les forces du mal durant la Seconde Guerre mondiale. C'est un fait également qu'Israël a choisi de réagir différemment. Confronté à un ennemi qui commet un double crime de guerre, en tirant sur des civils tout en se cachant derrière des civils, Israël a choisi de procéder à des frappes chirurgicales contre les seuls lanceurs de roquettes. Ce n'était pas une tâche facile, parce que les terroristes tiraient des missiles à partir de maisons et d'écoles, ils utilisaient des mosquées comme dépôts d'armes et de missiles, et se déplaçaient furtivement dans des ambulances. Israël, au contraire, a tenté de réduire les pertes au minimum en exhortant les civils palestiniens à évacuer les zones prises pour cibles. Nous avons déversé des tracts, d'innombrables tracts, sur leurs maisons – impossible d'en estimer le chiffre tant ils étaient nombreux. Nous avons envoyé des milliers de textos et appelé des milliers et des milliers de téléphones portables, exhortant les [Palestiniens] à évacuer, à partir.

Jamais un pays n'est allé aussi loin pour épargner tout danger à la population civile de l'ennemi. Pourtant, face à un cas aussi évident démontrant qui est l'agresseur et qui est l'agressé, qui pensez-vous que le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies a décidé de condamner ? Israël ! Une démocratie qui se défend légitimement contre le terrorisme, est pendue et écartelée en effigie et, par-dessus le marché, soumise à un procès inéquitable. Avec des critères aussi pipés, le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies eût traîné Roosevelt et Churchill au banc des accusés comme criminels de guerre. Quelle perversion de la vérité ! Quelle perversion de la justice !

Délégués des Nations Unies, ainsi que les gouvernements que vous représentez, vous devez prendre une décision : Accepterez-vous cette falsification ? Car, si vous le faites, l'ONU reviendra à ce qu'elle était dans ses jours les plus sombres, quand les pires violeurs des droits de l'homme siégeaient pour juger des démocraties respectueuses des lois, quand le sionisme était assimilé au racisme, et quand une majorité automatique aurait pu affirmer que la terre est plate. Si vous deviez choisir une date à laquelle l'ONU a commencé à décliner […] et perdu le respect de beaucoup de gens sérieux au sein de la communauté internationale, c'est la décision de 1975 qui assimilait le sionisme au racisme. Aujourd'hui, cette Organisation a un choix à faire. Si elle ne rejette pas ce rapport biaisé [sur Gaza], elle se discréditera elle-même, et commencera ou recommencera à discréditer elle-même sa pertinence et son importance. Mais ce n'est pas tout. Elle enverra le message suivant aux terroristes de partout : Le terrorisme paie. Tout ce que vous avez à faire est de lancer votre attaque à partir de zones densément peuplées, et vous bénéficierez de l'immunité.

Autre chose : en condamnant Israël, cet organe portera également un coup mortel à la paix. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. Quand Israël a quitté Gaza, beaucoup espéraient que les attaques de missiles cesseraient. D'autres croyaient que même si elles ne cessaient pas, à tout le moins, Israël aurait fait un geste, un geste extraordinaire pour la paix, et qu'il bénéficierait d'une légitimité internationale s'il exerçait son droit de légitime défense au cas où le processus de paix échouerait. Quelle légitimité ? Quelle légitime défense ? La même ONU qui avait acclamé Israël quand il avait quitté Gaza, la même ONU qui avait promis de soutenir notre droit de légitime défense, nous accusait maintenant, mon peuple et mon pays, d'être des criminels de guerre ! Et pour quel motif ? Pour avoir agi de manière responsable, en état de légitime défense. Pour avoir agi de la manière dont tout pays aurait agi, mais avec une retenue sans équivalent chez beaucoup. Quelle falsification !

 

Mesdames et Messieurs,

C'est à juste titre qu'Israël s'est défendu contre le terrorisme. Ce rapport partial et injuste a constitué un test clair et net pour tous les gouvernements : Serez-vous du côté d'Israël ou du côté des terroristes ? Nous devons connaître la réponse à cette question maintenant. Maintenant, pas plus tard. Parce que si Israël est à nouveau invité à prendre davantage de risques pour la paix, c'est aujourd'hui que nous voulons savoir si vous serez avec nous demain. Ce n'est que si nous avons la certitude que nous pourrons nous défendre, que nous pourrons prendre des risques supplémentaires pour la paix. Et ne vous y trompez pas : tous les Israéliens veulent la paix. Chaque fois qu'un dirigeant arabe a vraiment voulu faire la paix avec nous, nous avons fait la paix. Nous avons fait la paix avec l'Egypte dirigée par Anwar Sadate. Nous avons fait la paix avec la Jordanie dirigée par le roi Hussein. Et si les Palestiniens veulent vraiment la paix, moi et mon gouvernement, ainsi que le peuple d'Israël, nous ferons la paix. Mais nous voulons une paix véritable, une paix défendable, une paix permanente.

En 1947, cette Organisation [ONU] a voté pour la création de deux Etats pour deux peuples : un Etat juif et un Etat arabe. Les Juifs ont accepté cette résolution. Les Arabes l'ont rejetée et ont envahi le jeune Etat juif tout juste né dans l'espoir de le détruire. Nous demandons aux Palestiniens de faire enfin ce qu'ils ont refusé de faire durant 62 ans : dire oui à un Etat juif. C'est aussi simple, clair et élémentaire que cela.

Tout comme il nous est demandé de reconnaître un Etat-nation pour le peuple palestinien, les Palestiniens doivent se voir demander de reconnaître l'Etat-nation du peuple juif. Le peuple juif n'est pas un peuple de conquérants en terre d'Israël. C'est la terre de nos ancêtres. Sur les murs extérieurs de ce bâtiment est inscrite la grande vision biblique de la paix : « On ne lèvera plus l'épée nation contre nation, on n'apprendra plus à faire la guerre ». Ces paroles ont été prononcées par le grand prophète juif Isaïe [Is 2, 4 = Mi 4, 3], il y a 2800 ans alors qu'il marchait dans mon pays, dans ma ville, dans les collines de Judée et dans les rues de Jérusalem. Nous ne sommes pas étrangers à cette terre. Elle est notre patrie. Mais si profondément liés que nous soyons à notre patrie, nous reconnaissons également que les Palestiniens y vivent aussi et veulent une patrie qui leur soit propre. Nous voulons vivre côte à côte avec eux : deux peuples libres vivant en paix dans la prospérité et la dignité. La paix, la prospérité et la dignité exigent un autre élément : nous devons avoir la sécurité. Les Palestiniens auront tous les pouvoirs pour se gouverner eux-mêmes, à l'exception de quelques-uns qui pourraient mettre Israël en danger. C'est pourquoi un Etat palestinien doit être réellement démilitarisé. J'ai dit « réellement » parce que nous ne voulons pas un autre Gaza, ni un autre Sud-Liban, ni une autre base terroriste soutenue par l'Iran, contiguë à Jérusalem et située sur les collines, à quelques kilomètres de Tel Aviv. Nous voulons la paix ! Et je crois qu'avec de la bonne volonté et en travaillant dur, cette paix peut être réalisée. Mais cela demande de nous tous que nous fassions reculer les forces du terrorisme, dirigées par l'Iran, qui cherchent à détruire la paix, à éliminer Israël et à renverser l'ordre mondial.

La question à laquelle fait face la communauté internationale est de savoir si elle est prête à affronter ces forces ou à s'en accommoder. Il y a plus de soixante-dix ans, Winston Churchill déplorait ce qu'il appelait : « l'incapacité avérée d'apprendre, qui caractérise l'humanité ». Par ces mots il faisait allusion à la fâcheuse habitude qu'ont les sociétés civilisées de dormir ou de somnoler jusqu'à ce que le danger soit sur le point de les submerger. Churchill se lamentait de ce qu'il appelait (je cite) :

« le manque de prévoyance, le refus d'agir quand l'action peut être simple et efficace, le manque de clarté de pensée, la confusion des avis jusqu'à ce qu'il y ait urgence, jusqu'à ce que l'instinct de conservation fasse retentir son timbre strident ».

 

Mesdames et Messieurs,

Je parle ici aujourd'hui, dans l'espoir que l'avis de Churchill sur « l'incapacité d'apprendre qui caractérise l'humanité », s'avère pour une fois erronée. Je parle ici aujourd'hui dans l'espoir que nous pouvons apprendre de l'histoire, que nous pouvons éviter le danger à temps. Dans l'esprit des paroles mémorables de Josué, prononcées il y a plus de 3 000 ans : « Soyons forts et tenons bon » [cf. Jos 10, 25], affrontons ce risque, assurons notre avenir, et si Dieu veut, forgeons une paix durable pour les générations à venir.

Adonay yevarekh et ‘amo vashalom. Adonay yiten ‘oz le ‘amo. Adonay yevarekh et ‘amo vashalom [Le Seigneur bénit son peuple de la paix. Le Seigneur donne force à son peuple. Le Seigneur bénit son peuple de la paix. (Cf. Ps 29, 11).]

 

Benjamin Netanyahu

 

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* Il s'agit des documents suivants :

1ère partie : http://www.dailymotion.com/video/xan9jr_1-4-discours-netanyahu-onu-sous-tit_news

2ème partie : http://www.dailymotion.com/user/zoremzo/video/xani64_24-discours-netanyahu-onu-sous-titr_news?subtitle=fr

3ème partie : http://www.dailymotion.com/video/xani6e_3-4-discours-netanyahu-onu-sous-tit_news#rel-page-1

4ème partie : http://www.dailymotion.com/video/xani76_4-4-discours-netanyahu-onu-sous-ti_news#rel-page-under-2