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Contentieux palestino-israélien

Portrait de Mahmoud Abbas, par Piera Prister
11/10/2011

 

Texte original italien: "Abu Mazen: ritrato da Piera Prister".

 

Adaptation française par Danilette, sur son Blog, 11 octobre 2011


Voici un portrait au vitriol de Mahmoud Abbas, qui rétablit des faits historiques intéressants, dont certains concernent des épisodes mal connus de l'histoire italienne, mais dont tous nous concernent. Ah; si les journalistes français pouvaient s'en inspirer!


[J'ai mis mes notes entre crochets (Danilette).]


Abou Mazen [le nom de guerre de Mahmoud Abbas] se fiche complètement des soi-disant Palestiniens, parce que sa seule préoccupation est d'effacer Israël de la carte. Exactement comme son prédécesseur, Yasser Arafat, dont nous connaissons tous le passé et les comptes bancaires suisses alimentés par l'argent que les pays occidentaux naïfs et crédules, subjugués par l'autodétermination des peuples et par les droits de l'homme, ont versé et continuent à verser aujourd'hui à la cause palestinienne fantasmagorique. Nous ne croyons pas qu'Abou Mazen soit Palestinien, ni qu'Arafat l'était. Les Palestiniens comme peuple arabe et la Palestine
 comme État arabe n'ont jamais existé avant 1947.

Ce sont des imposteurs qui réécrivent l'histoire en faisant croire que l'actuel peuple palestinien est un peuple ancien, remontant à des temps immémoriaux, un mensonge soutenu par des propagandistes, par des archéologues, par des journalistes de pacotille, par des universitaires et des historiens faussaires, tous payés avec des pétrodollars qui, en temps de crise, sont encore plus prisés. La Palestine, c'est vrai est un nom antique mais c'est celui que l'empereur Hadrien a donné à la Judée, Terre des Juifs, the Land of the Jews, parce qu'il cherchait à faire disparaître leur trace. De la même façon Jérusalem a été appelée Aelia Capitolina. Il est temps d'en finir avec la fiction qui donnerait à Abou Mazen […] un droit au retour ainsi qu'aux nombreux réfugiés. Abou Mazen, il est vrai, est né à Safed en 1937, mais dans une période de terribles pogroms [de Juifs] comme ceux de 1929, de l'Intifada de 1936 et de 1939, et du siège de Safed par les Arabes qui ont été vaincus en 1948, l'année où le jeune Abou Mazen et sa famille [de riches notables] ont quitté Safed pour Damas.

Comment un homme comme Abou Mazen peut-il être crédible, alors qu'il a soutenu sa dissertation doctorale dans une université de Moscou à l'époque soviétique, avec une thèse qui assimile le sionisme au nazisme [lien], qui démontre que l'Holocauste est une invention sioniste, alors qu'il y a des camps de concentration, des photographies et des livres qui en attestent, en plus des témoignages de ceux qui en ont vécu l'horreur. Cet homme est répugnant et on ne devrait pas lui donner la possibilité d'avoir un auditoire international alors qu'il nie que des millions et des millions de juifs furent victimes du nazisme, comme l'atteste le grand centre de documentation, de recherche et d'éducation de Yad Vachem. En quel autre lieu que Moscou eût-il pu soutenir une telle thèse de doctorat ? Ce n'est plus un mystère que les policiers de l'Union soviétique de Staline ont coopéré avec les nazis allemands dans les massacres de masse de Juifs notamment en Ukraine et dans les pays baltes (voir le livre de Altman-Rubenstein, The Unknown Black Book, Holocauste dans les territoires soviétiques occupés par les Allemands, Indiana University, 2008). L'antisémitisme du régime soviétique s'est répandu également dans l'Italie démocratique des années 1970 et 1980, quand a eu lieu l'épuration des Juifs du parti communiste italien, tel Fausto Coen, qui fut licencié du journal Paese Sera, et Umberto Terracini, l'un des pères de la constitution italienne, qui fut exclu du parti, et bien d'autres, et quand, à Rome, la version italienne de la Pravda diffusait des articles antisémites. Les directives du parti communiste italien venaient directement de Moscou. En définitive, cela a abouti à l'attaque de la synagogue de Rome.

Des décennies ont passé, au début on ne savait pas qui était Arafat, derrière lui, il y avait des gouvernements chrétiens communistes qui, par une distorsion de la vérité au niveau de l'État, le présentaient comme un dirigeant de la résistance palestinienne. Tous se sont laissé séduire, depuis Pertini [président de la république] jusqu'à l'épicier du coin. Seuls ceux qui écoutaient la fréquence de Radio Radicale, le lundi, et l'émission d'Angelo Pezzana1 savaient quel être abject il était. Arafat a été reçu triomphalement au parlement italien et au Campidoglio [la mairie de Rome], alors qu'il soutenait les Brigades Rouges en leur fournissant des bombes assassines.

Et maintenant pourquoi devrions-nous croire son successeur qui, lui aussi, a la même langue fourchue, un seul ne nous a-t-il pas suffi ? Il serait diabolique de faire la même erreur une seconde fois. Abou Mazen, avec sa voix douce de basse et son rameau d'olivier, contrôle sans partage, dans le territoire qu'il administre, les écoles, les manuels scolaires, les médias et les mosquées qui divulguent la pire propagande antisémite qui soit. En 2010, il a donné à une place, à deux écoles et à un camp d'été le nom de la terroriste Dalal Mughrabi qui a assassiné en Israël 37 civils [dont 14 enfants], et, en février 2011, il a dédié un match de football à la terroriste suicide Wafa Idris qui, dans un attentat[-suicide] perpétré à Jérusalem en 2002, a causé la mort d'un Israélien et en a blessé des centaines d'autres. Les livres les plus promus par le régime sont Mein Kampf et les Protocoles des Sages de Sion. Récemment dans un programme télévisé, Abou Mazen a parlé des Israéliens comme des nazis des temps modernes et – est-ce un hasard ? – c'est le titre même de sa thèse. Autre raison d'exécrer cet homme : par sa propagande haineuse massive, il pervertit l'esprit d'une génération entière de Palestiniens et arme la main d'assassins capables d'égorger des enfants de trois mois, comme cela a eu lieu à Itamar.

À l'inverse, Israël répond en offrant au monde l'image d'une nation généreuse de médecins et paramédicaux qui avec le Maguen David Adom [et Zaka] interviennent immédiatement après les attaques terroristes pour récolter, avec respect, les fragments de chair humaine des corps humains déchiquetés ; une nation qui a su soulager la souffrance d'autrui à Haïti, [lien lien lien] au Pakistan, au Japon [lien] et même dans la bande de Gaza [lien], et qui, pas plus tard qu'avant-hier, a transféré une enfant palestinienne au centre hospitalier Kaplan, de Rehovot, pour subir une greffe d'organes.

Rick Perry, gouverneur du Texas et ancien ambassadeur à l'ONU, a déclaré que les États-Unis devraient couper les fonds (de l'ordre de plusieurs milliards de dollars) à l'Autorité palestinienne et à l'ONU, parce que, si Abou Mazen peut parler au monde, si Eurabia est en train de s'installer aussi sur l'autre rive de l'Atlantique, et si nous contribuons à cette idéologie de mort, c'est parce que même les États-Unis dépendent du pétrole arabe. Et, jusqu'à présent, aucun président n'a jamais poursuivi une politique d'indépendance énergétique.

 

© Piera Prister

 

Notes de Danilette


1. Notre ami Angelo Pezzana est un ardent défenseur d'Israël et il dirige l'excellent site Informazione corretta, voir son beau discours à Rome en octobre 2010 (lien).

2. N'oublions pas le terrible attentat dans l'école de Maalot au cours duquel les terroristes se sont présentés en disant qu'ils agissaient au nom du Front Démocratique de Libération de la Palestine, un groupe dirigé par Nayef Hawatmeh et par le commandant Abou Mazen, Mahmoud Abbas.

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