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Israël (éducation à la haine d')

L'endoctrinement des enfants palestiniens à la haine génocidaire. Une interview de Daphne Burdman, par Manfred Gerstenfeld
24/10/2011

 

Sur le site Israël Flash, 24 octobre 2011

generations-en-generations (Copier)

« Aussi bien au sein de l'Autorité Palestinienne que sur le territoire de Gaza contrôlé par le Hamas, s'organisent des campagnes extensives et minutieusement planifiées d'incitation à la haine génocidaire, à l'intention des enfants. A cause de cet endoctrinement, les enfants entrent dans la vie en envisageant de manière positive leur implication même dans des actions terroristes, au cours desquelles ils risqueront leur vie. Ce processus d'endoctrinement mériterait d'être étudié de plus près. Il faudrait, ensuite, analyser de quelle façon il s'inscrit dans le tableau plus vaste de l'idéologie génocidaire palestinienne et musulmane. Finalement, il faudrait traiter des méthodes de désintoxication des enfants ayant subi un lavage de cerveau »…
 

Le Dr Daphné Burdman

Daphné Burdman, médecin psychiatre et pathologiste, a été professeur assistante en pathologie clinique, à l'Université de l'Etat de New-York, à Stony Brook, et lieutenant-colonel dans l'armée américaine.

Selon elle,

Les médias internationaux ont assez peu couvert ce processus d'incitation. De ce fait, les Occidentaux sont largement ignorants de l'évolution sinistre de ces programmes "couronnés de succès" et qui agissent en profondeur. Ils sont, à la fois, fondés sur des techniques traditionnelles et innovantes de persuasion et d'endoctrinement. On a fait usage de méthodes identiques, avec des effets maximi[mali]sés, dans les régimes totalitaires, dont l'Allemagne nazie, le KGB soviétique et les services de renseignement chinois. Il existe des preuves croissantes que plusieurs de ces sources ont inspiré et entraîné l'Autorité Palestinienne (1).

Cette incitation a conduit à répandre la haine et à exhorter à la violence des enfants palestiniens. Les dirigeants palestiniens encouragent les enfants à entreprendre de telles actions violentes contre les Israéliens, même lorsqu'il est plus que probable qu'ils y seront blessés ou tués. On leur promet qu'ils deviendront des martyrs qui seront admirés comme des héros dans la société palestinienne et qu'ils trouveront leur place au Paradis tout près d'Allah. Ainsi encouragés, leurs peurs naturelles d'enfants sont diminuées. Ils désirent alors se trouver dans des situations où ils risquent des blessures et même la mort.

Cet endoctrinement de masse des enfants est fondé sur une campagne minutieusement planifiée qui s'appuie sur des croyances solidement ancrées et des mécanismes psychologiques à l'assise profonde. L'incitation utilise une méthodologie multimodale, en prêchant le nationalisme palestinien, le culte du martyre et en promulguant, sous l'égide du Hamas, des règles hégémoniques qui insistent sur le fait que la Chari'a, doit se répandre dans le monde. La campagne utilise les médias, l'école et la rue, autant que des personnages religieux notoires.

Dans les zones palestiniennes, l'endoctrinement va bien au-delà des sources tirées des textes dans les livres et à la télévision. Il englobe des éléments sociétaux plus généraux, dont le journal classique, les parents, les enseignants, et des méthodes d'enseignement qui encouragent et valorisent l'adhésion, assorties d'une désapprobation écrasante pour les élèves moins motivés. Les Imams sont extrêmement influents, puisque leur vocation est de souligner les objectifs du djihad et du martyre. Les camps d'été, ainsi que l'attribution de noms de martyrs à des rues, des terrains de jeux, et des équipes de football, contribuent à maintenir cette atmosphère à travers toute la société.

Parmi les facteurs psychologiques déterminants de l'endoctrinement, la transmission des émotions constitue le point culminant (2). Dans ce contexte, la haine est primordiale, et c'est de cette manière qu'est transmise l'aversion envers les Juifs et, à un moindre degré, à l'égard des Américains. Au sein de la société patriarcale palestinienne, la manipulation des émotions enfantines repose ainsi sur la crainte de déplaire à Allah.

Les études montrent que cet environnement martelé tambour battant dans les clips TV de l'Autorité Palestinienne augmente les états de tension physique explosive et de suggestivité survoltée. Cette notion de conversion à l'autodestruction reste une énigme pour l'esprit occidental.

Le Hamas et le Jihad Islamique entendent les responsables religieux leur parler des adolescents qui semblent particulièrement prédisposés au martyre. Ceux-ci se voient alors offrir un programme de longues études spirituelles et d'entraînement paramilitaire. On leur inculque également la croyance que la mort par explosion-suicide leur ouvrira les portes du Paradis, ainsi qu'à leur famille (3).

Il est notable que le phénomène des attentats-suicide à l'explosif a décliné considérablement après mars 2002, grâce à la politique de prévention de Tsahal - nettement plus efficace, en matière d'éliminations ciblées et d'actions proactives – et à la construction de la barrière de sécurité autour de sites stratégiques. La politique de l'Autorité Palestinienne, quant à elle, est demeurée inchangée, mais elle a rencontré de moins en moins de succès.

Lorsqu'on l'interroge sur les possibilités réelles de désintoxiquer les esprits des enfants palestiniens, Mme Burdman répond :

Même lorsque la violence entre Palestiniens et Israéliens s'arrêtera, l'état d'esprit des enfants palestiniens ne pourra pas changer de lui-même. Dès lors qu'on vous a inculqué que les attentats-suicide vous ouvrent les portes du Paradis, ainsi qu'à votre famille, il faut beaucoup plus pour envisager une désintoxication.  Le problème est d'autant plus grand si l'on grandit au sein d'une société autoritaire où il existe peu de formes de pensée indépendante, voire aucune.

La rééducation contre l'endoctrinement au martyre sera lente et complexe. L'expérience professionnelle nous apprend qu'on peut se demander si cela peut vraiment réussir. Le mieux que l'on puisse espérer serait de mener une guerre d'usure contre le nationalisme palestinien indomptable et contre les espérances hégémoniques islamistes. En l'absence de forces externes, ce pourrait être une possibilité, mais à présent, avec l'expression de l'expansionnisme islamiste international, qui va crescendo, sous des formes à la fois violentes et non-violentes, les perspectives immédiates semblent des plus sombres ».

 

Manfred Gerstenfeld est Président du Conseil d'Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem.                         


(Texte anglais confié par l'auteur de l'entretien et adapté par Marc Brzustowski.)        


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(1) Joel Fishman, “Ten Years since Oslo: The PLO's ‘Peoples War,'” Jerusalem Viewpoints, 503, 1-15 September 2003. On Arafat, see also Ion Mihai Pacepa, Red Horizons (Washington, DC: Regnery Gateway, 1987), 14, 19, 23.

(2) Daphne Burdman, “Education, Indoctrination and Incitement: Palestinian Children on Their Way to Martyrdom,” Terrorism and Political Violence, Vol. 15, No. 1 (2003): 109-113, note 10 consacrée à l'élucidation des facteurs psychologiques qui determinant un endoctrinement réussi.

(3) Nasra Hassan, cité dans Daniel Pipes, “Arafat's Suicide Factory,” New York Post, 9 December 2001.

 

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