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Israël (Société - mentalités)
Jérusalem

Jérusalem et l'islam, Mordechai Kedar
20/12/2011


Repris du Blog de Danilette, 20 décembre 2011


Ces jours-ci, Jérusalem fait les gros titres des journaux au Moyen-Orient à cause de l'intention d'Israël de construire une passerelle pour les piétons à la porte des Maghrébins [1]. De nombreux ponts ont été construits en Israël sans éveiller la moindre critique dans le monde arabe et musulman, mais il suffit qu'Israël ait un projet à proximité du Mont du Temple (tunnel, ou fouilles) pour qu'immédiatement les porte-parole du monde arabe et musulman se mettent à gesticuler et crier amèrement.
Dans cet article nous allons essayer d'expliquer comment et pourquoi.

 

Jérusalem (tout au moins la Vieille Ville et le Mont du Temple) est une exigence politique palestinienne depuis sa libération de l'occupation jordanienne il y a plus de 40 ans, bien qu'elle n'ait jamais été la capitale de quoi que ce soit dans l'islam, et même pas la capitale de la région Palestine après la conquête musulmane du VIIe siècle. La capitale était Ramla. Ce qui amène à se poser la question : quelle est l'origine de la sainteté de Jérusalem dans la religion qui a été fondée et a grandi dans le désert d'Arabie, devenu aujourd'hui l'Arabie Saoudite ? D'où vient ce statut de troisième lieu saint de l'islam alors que Jérusalem ne figure même pas une seule fois dans le Coran ?

Pour ce faire, nous devons examiner l'évolution du concept de sainteté de Jérusalem dans l'islam. A la Mecque, Mahomet, le prophète de l'islam, a dû faire face aux sévères critiques des membres de sa tribu, qui lui reprochaient le fait que la religion qu'il leur apportait n'était rien d'autre que "asatir alawalin", les légendes des anciens, c'est-à-dire les écrits religieux des juifs et des chrétiens, car la plupart des histoires du Coran sont des copies des histoires de la Bible. Ces critiques ont été rapportées à Mahomet par un ami très proche, un Juif du Yémen, Caab. Le fait que l'islam était perçu comme une copie des autres religions était préjudiciable, et c'est en quelque sorte pour obtenir une légitimité que Mahomet a essayé de convertir trois tribus juives qui vivaient dans une oasis du désert appelé Kaybar, à côté de Médine.

Dans ce but, il décréta que l'on prierait comme les juifs en se tournant vers le nord, c'est-à-dire vers Jérusalem ; mais cela ne suffit pas à les convaincre et ils n'embrassèrent pas l'islam. Mahomet leur fit la guerre et, à l'issue du combat, il égorgea les hommes et captura les femmes, y compris la fille d'un des chefs, Tsafia, qu'il prit pour femme. Après avoir éliminé ces tribus juives, il n'avait plus aucun intérêt à maintenir la direction de la prière vers Jérusalem et il institua comme orientation, le sud, la direction de la Mecque, ville qu'il conquit par la suite, dont il brûla toutes les idoles et fit une ville sainte.

À cette époque, Mahomet avait un groupe de partisans dans la ville de Taïf, située à deux jours de marche de la Mecque. Quand il se rendait à Taïf, ou qu'il en revenait, il avait l'habitude de passer la nuit dans un village du nom de Al Jarana, et la tradition musulmane relate qu'à côté du village se trouvaient deux lieux de prières, la mosquée proche (al masjid al adna) et la mosquée la plus éloignée (al masjid al aqsa). C'est dans l'une d'entre elles qu'il avait l'habitude de prier avant de partir pour la journée à Taïf, ou quand il revenait de la Mecque. Le Coran (sourate 17,1) rapporte qu'un soir, un miracle s'est produit : le Créateur a emmené Mahomet à la Mosquée la plus éloignée pour lui montrer ses miracles. Les contemporains de Mahomet ont compris le verset littéralement parce qu'ils savaient que "la mosquée Al Aqsa" se trouvait à côté du village de Taïf. Jusqu'à sa mort, en 632, Mahomet ne s'est jamais rendu à Jérusalem.

Six ans après la mort de Mahomet, Jérusalem fut conquise sans combat, lorsque l'évêque Sophrone ouvrit les portes de la ville à la formidable armée du deuxième Calife, Omar ibn Al Khattab. Sophrone servit de guide pour une visite de Jérusalem par le calife et son entourage, dans lequel se trouvait également Caab, l'ami juif de Mahomet. Quand ils arrivèrent à l'entrée du Mont du Temple, Caab se déchaussa, vraisemblablement à cause [du verset de l'Exode, Moïse au buisson ardent] : "ôte ta sandale", lié à la sainteté du lieu [2].

Le voyant faire, le Calife Omar lui demanda d'expliquer pourquoi il enlevait ses chaussures, et Caab lui répondit que c'était en raison de la sainteté du lieu. Omar se fâcha en lui disant qu'il essayait d'introduire des idées juives dans l'islam et lui ordonna de remettre ses chaussures immédiatement car l'endroit où il se trouvait n'était pas un lieu saint. Cette anecdote est racontée par le grand historien de l'islam, Al Tabari, et signifie qu'en 628, Jérusalem, qui venait d'être conquise par les musulmans, n'était pas considérée par eux comme un lieu saint.

Vingt-cinq ans après la mort de Mahomet, les califes de la dynastie des Omeyyades ont transféré la capitale de l'empire musulman de la Mecque à Damas, soulevant la colère des habitants de la Mecque, fidèles à Mahomet et à son héritage. La génération suivante fut témoin de la transformation de Damas qui, grâce au butin accumulé par le pillage de la Perse, de Byzance et de nombreux autres endroits, se transforma en ville de la richesse, du luxe, des fêtes, de la débauche et de l'ivrognerie, ce que ses habitants ne considéraient pas comme une abomination. Cette dépravation morale conduisit les habitants de la Mecque, fidèles à l'héritage de Mahomet à déclarer que les habitants de Damas étaient des hérétiques ; ils s'organisèrent en 680, sous le commandement de Abdallah ibn al-Zubayr, se révoltèrent contre le Calife de Damas et empêchèrent ses habitants de se rendre à la Mecque pour le pèlerinage (Hadj). Certains attribuent aussi la révolte d'Abdallah ibn al-Zubayr aux événements difficiles qui eurent lieu en 680, lorsque les forces armées du Calife omeyyade, Yazid ibn Moawia, tuèrent la plupart des rebelles, dont Hussein ben Ali, de la ville de Karbala au sud de l'Irak. Hussein Ben Ali était le petit-fils de Mahomet, sa mère était Fatima, la fille de Mahomet, et son père était Ali, cousin de Mahomet et quatrième Calife, dont les partisans, jusqu'à nos jours, sont les Chiites. Mais le lien de parenté d'Hussein avec Mahomet ne l'a pas aidé à obtenir une reconnaissance : il fut décapité et sa tête apportée à Damas pour prouver au calife que le chef de l'opposition chiite était mort. Le calife plaça la tête sur sa table durant un mois pour que cela serve de leçon à tous ceux qui lui rendaient visite. Certains suggèrent qu'Abdallah ibn Al-Zoubayr, le rebelle de la Mecque, était en réalité un partisan du chiisme et que c'est pour cela qu'il a empêché les habitants de Damas, vivant à l'ombre du calife meurtrier d'Hussein Ben Ali, de se rendre à la Mecque pour le Hadj. À cause de la dépravation morale qui sévissait à Damas, ou de la cruauté du calife envers le petit-fils de Mahomet, les habitants de Damas et des environs furent privés de Hadj par les habitants de la Mecque, des Bédouins, experts dans l'art de la guerre et habitués à manier l'épée ; le Calife Yasid ben Moaawi fut obligé de chercher un lieu de substitution pour le pèlerinage, de façon à renforcer son statut. Le soulèvement politique et militaire de la Mecque dura huit ans et, pendant ce temps, il fallait continuer à faire le pèlerinage annuel qui est un des piliers de l'islam. Que pouvaient-ils faire ? Ils cherchèrent un lieu de remplacement pour le Hadj, doté d'une aura de sainteté permettant au calife d'instaurer un nouveau lieu de pèlerinage à la place de la Mecque.

Durant cette période, de nombreux juifs et chrétiens se convertirent à l'islam, sans doute uniquement par opportunité, afin d'être libérés du fardeau des lourdes taxes qui leur étaient imposées ; en adhérant à l'islam, ils gardèrent au coeur et dans leurs paroles, la vénération pour Jérusalem, la Ville Sainte et c'est ainsi que la notion de la sainteté de Jérusalem s'est introduite dans l'islam. Le calife décida que Jérusalem serait un lieu de pèlerinage, mais il avait besoin de la caution des écrits de l'islam pour justifier religieusement cette décision. Dans ce but, on prit le verset du Coran qui raconte le miracle du voyage de nuit de Mahomet vers la mosquée la plus éloignée et on lui accola une nouvelle interprétation révélant que la mosquée El Aqsa se trouve à Jérusalem et que Mahomet y a été transporté de nuit, est monté dans les cieux, a été rejoint en chemin par les prophètes des religions précédentes (juives et chrétiennes) Adam, Seth, Abraham, Moïse, Aaron, Jésus, etc. Dans les cieux, ceux-ci ont prié derrière Mahomet, ce qui signifie qu'ils ont accepté sa souveraineté et que le judaïsme et le christianisme ont transmis le sceptre de l'autorité à l'islam. Tout cela s'étant produit sous le Trône de Gloire, on interpréta le récit comme signifiant que la domination de l'islam sur le judaïsme et le christianisme était une décision prise par le Créateur lui-même.

Il fallait aménager un lieu pour le Hadj à Jérusalem et c'est ainsi que le Dôme du Rocher fut construit au milieu du Mont du Temple, de façon à être visible de tous les environs ; il a été entouré de huit murs pour souligner que sa sainteté est le double de celle de la Kaaba de la Mecque qui, elle, n'a que quatre murs. C'est ainsi que l'on a falsifié des traditions orales (Hadiths) attribuées à Mahomet pour montrer que la sainteté de Jérusalem est supérieure à la sainteté de la Mecque.

Après huit années de rébellion dirigée par Abdallah ibn al-Zubayr , la dynastie des Omeyyades réussit à le tuer et à faire à nouveau de La Mecque, le lieu du Hadj ; et les histoires sur Jérusalem furent abandonnées. Elles furent à nouveau utilisées par Saladin au XIIe siècle, quand le chef musulman voulut encourager les soldats qui combattaient les Croisés. Après la libération de Jérusalem, celle-ci fut à nouveau abandonnée, principalement pour éviter de saper l'hégémonie de la Mecque et de Médine.

L'histoire du voyage nocturne de Mahomet à Jérusalem est très importante pour l'islam car elle justifie le fait que l'islam est une religion qui n'est pas apparue dans ce monde pour vivre en paix avec les religions antérieures, mais pour les remplacer, les détruire et s'édifier sur leurs ruines. C'est pour cela que l'islam a islamisé les personnages importants de la Torah et de la Bible, qu'il a construit des mosquées à la place des synagogues, à la place des églises et des monastères, et a promulgué des lois d'humiliation pour les juifs et les chrétiens. L'étoile jaune [3] est une invention musulmane du IXe siècle. De nombreux concepts philosophiques et religieux de l'islam sont des copies de la source juive. Selon l'approche de l'islam, les juifs et, à leur suite, les chrétiens, ont déformé puis falsifié les écrits saints ; c'est pourquoi Celui qui siège dans les cieux s'est mis en colère contre eux (selon le Coran chapitre 1, verset 7), leur a retiré la prophétie, l'a donnée à Mahomet, et c'est ainsi que le judaïsme et le christianisme ont perdu leur signification religieuse. Par conséquent, l'islam ne reconnaît pas l'existence de lieux saints de ces religions et qu'en conséquence, toute revendication juive ou chrétienne concernant un quelconque lieu saint est une affirmation erronée de la part de religions qui ont été abrogées. Les musulmans ne sont donc pas impressionnés du tout par la revendication juive sur Jérusalem, ni par le fait que Jérusalem a été la capitale du royaume juif à l'époque du Premier et du Second Temples, et ce pour une raison simple : David et Salomon étaient musulmans ! Et ce n'est pas étonnant : selon le Coran (chapitre 3, verset 19) "la religion d'Allah est l'islam". C'est ainsi que l'islam a islamisé même le Seigneur de l'Univers.

En conséquence, la revendication israélienne de souveraineté sur Jérusalem est en contradiction fondamentale avec la foi islamique qui affirme que le judaïsme a achevé sa tâche dans le monde et qu'il est donc - à Dieu ne plaise ! – strictement interdit aux juifs de contrôler l'endroit à partir duquel Mahomet est monté au ciel (selon l'histoire inventée) ; telle est l'origine de l'entêtement palestinien à s'approprier Jérusalem. Les juifs peuvent vivre sous l'aile de l'islam et de ses lois mais ils ne peuvent pas conquérir une terre qui a été musulmane, et évidemment pas contrôler la ville à partir de laquelle Mahomet est monté dans les cieux. Le contrôle de Jérusalem donnerait aux Palestiniens une légitimation islamique équivalente à la légitimité religieuse du roi d'Arabie Saoudite due au fait qu'il est le gardien de la Mecque et de Médine. Inversement, s'ils renonçaient à Jérusalem, ils seraient accusés par de nombreux musulmans de trahir l'islam.

Les musulmans fidèles à leur religion savent qu'elle est venue dans le monde non pour vivre à coté des religions antérieures, juive et chrétienne, mais pour les remplacer et se construire sur leurs ruines. Ainsi la lutte entre l'islam et le judaïsme est la lutte entre "Din el Hak" la vraie religion, qui est l'islam, et "Din el Batel", la religion abrogée, le judaïsme. En voyant ce qui se passe en Israël depuis les 63 dernières années, ils frémissent : les juifs sont revenus dans leur pays et l'ont conquis sur les musulmans. Puis, ils ont conquis Jérusalem, et la prochaine étape sera la construction du Temple et la restauration du judaïsme en tant que religion pertinente et bien vivante. Que sera alors le sort de l'islam, la religion qui est venue remplacer le judaïsme ? Le retour des juifs dans leur terre et dans leur ville est un danger pour l'islam en tant que religion, et les actes d'Israël à Jérusalem sont considérées par les musulmans comme un danger théologique bien plus que comme un problème territorial, national ou politique.

L'alliance permanente entre religion et politique dans l'islam a transformé le problème théologique en problème politique, et donc la question de la sainteté de Jérusalem dans l'islam a trouvé son expression politique :

·        Mahomet a essayé d'établir son statut religieux et public auprès des juifs grâce à la direction de la prière vers Jérusalem ;

·        les califes de Damas l'ont adoptée comme lieu de pèlerinage en raison d'un problème politique de rébellion à la Mecque ;

·        puis Saladin l'a utilisée pour inspirer ses soldats.

Aujourd'hui, les Palestiniens ont adopté Jérusalem comme sceau de la légitimité religieuse de leur Etat, dont la création pourtant n'est pas assurée. Ils savent que s'ils s'avisent de laisser le Mont du Temple aux juifs, les fanatiques de l'islam, Hamas, Frères musulmans et Al Qaïda, se soulèveront, et les accuseront de trahir l'islam. C'est la raison pour laquelle leurs porte-parole répètent sans cesse qu'ils n'établiront pas leur État palestinien sans Jérusalem comme capitale.

Le lien entre la question de Jérusalem et la politique s'exprime aussi d'une autre manière : tout le monde sait que la source du désaccord entre les Chiites et les Sunnites est une question politique, à savoir : qui était le calife légitime au milieu du VIIe siècle : Ali Ben Abi Taleb, le quatrième calife, ou bien Moawia ben Abi Sofian, gouverneur de Damas, qui s'est révolté contre Ali et est devenu le Ve calife ? Moawia est le premier calife de la dynastie omeyyade, et Yasid, son fils, est celui qui a consacré Jérusalem comme lieu de pèlerinage alternatif. Yasid est également celui qui a décapité Hussein Ben Ali, si bien que les Chiites (qui sont les partisans d'Ali et de ses descendants) considèrent la dynastie des Omeyyades comme leur ennemie éternelle, et leurs actes comme illégitimes. Par conséquent, la sanctification de Jérusalem est inacceptable pour les Chiites et leur troisième lieu saint est la ville de Najaf dans le sud de l'Irak, lieu de sépulture d'Ali. Aujourd'hui, la politique s'en mêle et transforme aussi cette question : les dirigeants chiites de l'Iran et du Hezbollah ne peuvent pas laisser la question d'Israël de côté, alors ils sont de cœur avec ceux qui exigent "de libérer Jérusalem de la griffe des sionistes", bien que, selon leur tradition, Jérusalem ne soit pas une ville sainte.

La réalité historique de Jérusalem influe aujourd'hui sur les dirigeants de l'État d'Israël : d'une part, Jérusalem est la ville sur laquelle se focalisent la foi et la religion et les rites juifs depuis le roi David jusqu'à aujourd'hui. Elle est la capitale de la nation juive depuis 3000 ans et c'est vers elle que confluent l'espoir et les prières des juifs des quatre coins du globe. D'autre part, c'est la ville que l'islam a adoptée uniquement parce qu'elle était sainte pour d'autres, la ville dont la sainteté créée le problème de la légitimité de l'islam et les problèmes politiques de l'empire musulman depuis l'époque de Mahomet jusqu'à nos jours.

Le judaïsme va-t-il se résigner à accepter le narratif religieux musulman qui exclut le judaïsme et s'approprie son Lieu Saint, le Temple, ses prophètes et de ses pères fondateurs, ou bien va-t-il faire valoir son droit à exister en tant que religion bien vivante, attachée à ses Lieux Saints, refusant d'abdiquer devant des tribus du désert qui, non contentes de s'être approprié la géographie d'Israël, tentent aussi de s'emparer des fondements de son histoire et de sa théologie.

Par conséquent, tous ceux à qui la sainteté d'Israël est précieuse doivent élever la voix et empêcher le gouvernement [israélien] de considérer la Ville Sainte comme une propriété immobilière et de la vendre contre l'illusion de la paix avec ceux qui ne nous considèrent pas comme ayant des droits sur notre pays, dans le seul but de rester au pouvoir.

Jérusalem n'est pas un autre morceau de terrain ou une maison appartenant au gouvernement israélien mais le cœur de tout le peuple d'Israël. Et s'il faut construire un pont à Jérusalem, il faut le faire sans se soucier des revendications de ceux qui nous dénient le droit de vivre dans notre Ville Sainte et dans notre pays.

Le peuple juif n'a aucune objection contre l'identité islamique de la MecqueDe la même manière, nous devons exiger des musulmans qu'ils abandonnent leurs revendications sur Jérusalem et cessent leur guerre religieuse – le Jihad –, qu'ils ont déclaré contre nous, uniquement parce que nous sommes revenus dans notre pays et dans notre capitale historique. La paix réelle n'adviendra au Moyen-Orient qu'après – et seulement après – que les musulmans auront reconnu le droit du peuple juif à vivre dans son pays et dans sa Ville Sainte.

 

© Mordechai Kedar

 

Mordechai Kedar est chargé de cours au département d'arabe et chercheur associé au Centre Begin-Sadate d'Etudes Stratégiques, Université Bar-Ilan.

 

Adapté de l'hébreu par Danilette

 

Notes de la traductrice :

 

[1] Voici la passerelle qui menace de s'écrouler mais qu'il est interdit de réparer, au mépris des risques ! (Voir ici, ici, et ici).


 

2] "1Or, Moïse faisait paître les brebis de Jéthro son beau-père, prêtre de Madian. Il avait conduit le bétail au fond du désert et était parvenu à la montagne divine, au mont Horeb. 2 Un ange du Seigneur lui apparut dans un jet de flamme au milieu d'un buisson. Il remarqua que le buisson était en feu et cependant ne se consumait point. 3 Moïse se dit: « Je veux m'approcher, je veux examiner ce grand phénomène: pourquoi le buisson ne se consume pas ». L'Éternel vit qu'il s'approchait pour regarder; alors Dieu l'appela du sein du buisson, disant: « Moïse! Moïse! » Et il répondit: « Me voici ». 5 Il reprit: « N'approche point d'ici! Ote ta chaussure, car l'endroit que tu foules est un sol sacré ! »". 

[3] Lire les articles : signedistinctifsorigine du nom Bouskila