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Non attribué

Gérard Huber nous a quittés
22/12/2011

 

Repris du site de Primo (25 novembre 2011)

[Absent et très peu disponible depuis des semaines, je n'ai été informé qu'aujourd'hui du décès de Gérard Huber. Nous n'avions que des relations épistolaires, de loin en loin, sauf à l'époque où l'affaire Al-Dura défrayait la chronique. Discret comme il l'a toujours été, il ne m'avait pas mis dans la confidence. J'ignorais donc tout de la maladie qui l'a emporté. Je lui rends hommage tardivement mais chaleureusement. Il était ce qu'on appelait au XIXe s. un "honnête homme", et en Yiddish, un "Mensch". (Menahem Macina).]

 

Primo a la tristesse de vous informer du décès d'un ami de toujours,
membre fondateur de Primo et compagnon de lutte,

Gérard Huber
psychanalyste, écrivain,
est décédé le 24 novembre 2011.
Ses obsèques ont eu lieu le lundi 28 novembre 2011
au cimetière parisien de Bagneux.

http://www.gerardhuber.fr/





Son dernier livre (octobre 2011)


Le mot de l'éditeur

Dans La Résistance comme alibi de la résistance à Israël, Gérard Huber déconstruit les sophismes de trois champions de l'anti-israélisme primaire : Edgar Morin, Stéphane Hessel et Alain Badiou.

Il démontre notamment comment, chacun à sa manière, instrumentalise le discours de la « Résistance » pour tenter de saper les fondements de la légitimité de l'État d'Israël.

Outre l'originalité du sujet, il situe aussi la controverse dans l'histoire des idées qui mit en présence la Résistance et la Résistance juive, dès 1940, ainsi que dans l'histoire politique qui, au lendemain de la guerre de 39-45, vit les Résistants accompagner l'Etat d'Israël (dans lequel ils voyaient bien souvent une continuation de l'action de « Résistance ») jusqu'en 1967, date à laquelle, certains prirent de la distance, pour, finalement, se parjurer, au prétexte qu'Israël devenait une puissance d'occupation.

Le témoignage de Gérard Huber

A l'approche de la foire d'empoigne qui va se dérouler dans le cadre de l'ONU après que, dans la seconde partie de septembre, l'Autorité Palestinienne aura eu déposé sa demande de reconnaissance de l'Etat palestinien, il devient de plus en plus clair que, bien souvent, c'est la passion plutôt que la raison qui emporte les positions des uns et des autres.

Depuis de nombreuses années, j'explique comment, en prenant le parti de la raison, non seulement on n'est pas un « idiot utile » pour les Israéliens ou pour les Palestiniens, lorsque l'on défend le projet politique d'une paix entre deux Etats, mais encore qu'on fait preuve de sa capacité personnelle à surmonter les facteurs irrationnels qui pourrissent la situation.

On trouvera une analyse détaillée de cette guerre en conclusion de mon livre Guérir de l'antisémitisme, et de la solution possible de l'Union d'Etats, dans mes articles dans Les Cahiers Bernard Lazare.

Mais, à présent, j'ai décidé d'aborder de face un de ces facteurs irrationnels qui est ancré dans la grande Histoire de la France : j'ai nommé la perception d'Israël par ceux qui se revendiquent comme héritiers de la Résistance en France.

Cette perception a évolué, et il est difficile de comprendre pourquoi certains authentiques anciens résistants ou fils ou filles de résistants en veulent à ce point à Israël. C'est pourquoi, je tente, dans mon nouveau livre de l'expliquer.

Et j'essaie de leur ouvrir les yeux.

La Résistance comme alibi de la résistance à Israël, dont j'ai déjà parlé sur mon site, est publié par les Editions du Bord de l'eau. Il est d'ores et déjà possible de l'acheter en se rendant sur le site de cet éditeur.

C'est un livre d'idées dans lequel je démontre que les sophismes anti-israéliens utilisés par d'anciens résistants que sont Edgar Morin et Stéphane Hessel, ou fils de résistant, comme Alain Badiou, n'ont pas pour seul effet de tenter de stériliser la réflexion sur la perfectibilité démocratique d'Israël (dont la révolte sociale est une des preuves les plus récentes) et sur son rôle au Proche-Orient, mais de faire passer en contrebande les arguments les plus éculés sur la non-spécificité du peuple juif et le souhait que celui-ci n'ait plus rien à dire, compte-tenu de sa propre diversité, dans le cadre de la mondialisation.

Pour vous procurer ce livre, Editions le Bord de l'eau


Gérard Huber était psychanalyste et spécialiste de la bioéthique, il a publié de nombreux ouvrages notamment

L'Homme Dupliqué, l'Archipel (2000), Guérir de l'antisémitisme, Le Serpent à Plumes (2005), et Ce quelque chose de juif qui résiste (Le Bord de L'eau, (2008).