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A-Dura / France-2 (développements récents)

La Cour d'appel de Paris a examiné les blessures de Jamal al-Dura, par V. Chemla
11/01/2012

 

MERCREDI 11 JANVIER 2012
[Retour utile sur l'ensemble des faits afférents à l'affaire al-Dura - un serpent de mer! Merci au Dr Giora Hod, d'Israël, d'avoir attiré mon attention sur cette publication. Pour mémoire, voir les centaines d'articles consacrés à cette affaire depuis 2000, rassemblés par mes soins sur mon site debriefing.org. (Menahem Macina).]
Texte repris du Blog de Véronique Chemla.


Le 14 décembre 2011, Clément Weill-Raynal, journaliste à Actualité juive hebdo, et le Dr Yehouda David ont comparu devant la Cour d'appel de Paris. Ils avaient interjeté appel d'un jugement du Tribunal correctionnel de Paris du 29 avril 2011 les condamnant sévèrement pour diffamation à l'égard du Gazaoui Jamal al-Dura : en 2008, tous deux avaient mis en doute le lien entre des cicatrices de Jamal al-Dura et les blessures qui lui auraient été infligées par des «tirs israéliens» au carrefour de Netzarim (bande de Gaza) le 30 septembre 2000.

Une longue audience - plus de sept heures – soulignant les doutes légitimes concernant l'authenticité des allégations du reportage sur «la mort de Mohammed al-Dura» et les «blessures de son père Jamal al-Dura»... et toujours absent : le plaignant, Jamal al-Dura.


Une interview et un droit de réponse

Le 30 septembre 2000, France 2 a diffusé au JT (journal télévisé)  de 20 heures un reportage d'environ 50 secondes de Charles Enderlin, son correspondant permanent à Jérusalem, déclarant, en voix off, sur des images signées par le cameraman palestinien Talal Abu Rahma :
« Près de l'implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohammed (12 ans) sont la cible des tirs venus des positions israéliennes. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohammed est mort et son père gravement blessé ».
Une polémique a surgi rapidement sur l'origine des tirs. Celle-ci pouvant être, selon les premières déclarations de Tsahal, palestinienne.
Divers professionnels – le physicien Nahum Shahaf dès fin 2000, le rédacteur en chef de Metula News Agency (1) ou Ména, Stéphane Juffa, la journaliste allemande Esther Schapira, etc. - ont enquêté et émis des doutes argumentés sur la réalité des faits allégués par ce reportage télévisuel.
Une polémique internationale s'est déchaînée autour de ce reportage.
Talal Abu Rahma a filmé en octobre 2004 des cicatrices de Jamal al-Dura, à son domicile gazaoui. France 2 a diffusé ce film, lors d'une conférence de presse, tenue peu après.
Plusieurs procédures judiciaires ont été lancées en France et en Israël dans l'affaire al-Dura.
Le 21 mai 2008, la Cour d'appel de Paris a prononcé la relaxe du directeur de Media-Ratings, Philippe Karsenty, poursuivi pour diffamation par Charles Enderlin et France 2 pour avoir évoqué une « mise en scène ».
Dans ses numéros respectivement des 4 septembre et 25 septembre 2008, Actualité juive (1), hebdomadaire incontournable de la communauté Juive française, a publié l'interview du Dr Yehuda David, chirurgien orthopédiste spécialisé en micro-chirurgie de la main à l'hôpital Tel ha-Shomer (Tel-Aviv), «le plus important du Moyen-Orient» (Dr David), par le journaliste Clément Weill-Raynal, sous le pseudonyme de Daniel Vavinsky, puis la réponse de celui-ci à un droit de réponse de Charles Enderlin. Le Dr Yehuda David y a affirmé avoir opéré en 1994, dans le cadre d'une intervention de chirurgie réparatrice, Jamal al-Dura, victime, en 1992, de blessures à l'arme blanche (hache, couteau) lors d'une rixe entre Palestiniens, donc bien avant le reportage controversé de 2000. Les blessures de 1992 avaient induit une paralysie de la main droite, causée par la section des nerfs médian et cubital.
Sans avoir examiné Jamal al-Dura, dans une lettre du 9 septembre 2008, le professeur Raphaël Walden (2), spécialiste de chirurgie vasculaire à l'hôpital de Tal ha-Shomer, a repris la teneur d'un rapport médical jordanien sur Jamal al-Dura.
Le 29 octobre 2008, Jamal al-Dura a déposé plainte pour diffamation contre le Dr Yehuda David, Clément Weill-Raynal et Serge Bénattar, directeur de cet hebdomadaire [Actualité Juive], à propos de certains passages de cette interview et de la réponse de Clément Weill-Raynal à Charles Enderlin.
Le 29 avril 2011, la XVIIe chambre du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris – tribunal correctionnel - a estimé diffamatoires les propos alléguant que ce Gazaoui avait participé à une mise en scène diffusée par France 2, puis qu'il avait imputé à tort à des tirs israéliens la mort de son fils Mohammed et ses anciennes blessures afin de berner l'opinion publique, et ce, avec la complicité de médecins palestiniens.
Ce Tribunal a condamné chaque défendeur - le Dr Yehuda David, Clément Weill-Raynal et Serge Bénattar, directeur de l'hebdomadaire Actualité Juive  -, notamment à une amende de 1 000 euros, assortie d'un sursis total, et tous trois solidairement à verser à Jamal al-Dura 5 000 euros au titre des dommages et intérêts, ainsi que 5 000 euros au titre de ses frais de justice.
L'exécution provisoire de ce jugement a été suspendue le 8 juillet 2011 : les défendeurs ont déposé une consignation de 5 000 euros.

Des cicatrices antérieures à 2000

A la différence de l'audience devant la XVIIe chambre du TGI quelques mois plus tôt, cette audience publique s'est déroulée sans intervention de témoins, et les explications chirurgicales ont été concises et claires. Les débats sont demeurés centrés sur les propos tenus et leur qualification juridique.
Les juges et l'avocat général se sont montrés particulièrement attentifs aux verbatim de la vidéo présentée en 2004 sur les cicatrices de Jamal al-Dura filmées par Talal Abu Rahma. Le commentaire off de cette vidéo a fait l'objet d'une quasi-exégèse afin de déterminer si cette vidéo visait ou non les seules cicatrices de Jamal al-Dura, liées à l'incident du 30 septembre 2000. Malgré les suggestions de la défense, la Cour a préféré visionner cette vidéo lors de son délibéré, et non lors de l'audience.
Le Dr Yéhuda David a rappelé avoir effectué une opération de chirurgie réparatrice sur Jamal al-Dura : il a implanté dans le bras et la main des tendons prélevés dans le pied gauche de ce patient gazaoui.
Quand, en 2007, une équipe de la Ména lui a présenté le dossier médical de Jamal al-Dura, le Dr David s'est souvenu de son ancien patient et a répondu aux journalistes israéliens qui le sollicitaient, sans que Jamal al-Dura ne porte plainte contre eux ou contre lui.
Le Dr Yéhuda David a affirmé s'être exprimé dans cette affaire en étant motivé par un souci de paix entre Israéliens et Palestiniens, et avec l'accord du directeur du ministère israélien de la Santé.
Il a souligné l'éthique des soldats israéliens – «On accuse les soldats israéliens d'avoir tiré sur un enfant pendant 45 secondes ou une minute. En plus de 20 ans, je n'ai pas été témoin de pareil ordre de tir. Avant de tirer, un soldat israélien doit avoir l'accord de plusieurs échelons».
Se fondant sur son expérience médicale, notamment dans une unité combattante israélienne, il a dénoncé des incohérences et invraisemblances : ainsi, un rapport médical allègue qu'une balle aurait atteint Jamal al-Dura par derrière ; or, derrière ce Gazaoui, se trouvait un mur. En outre, si la veine fémorale du Gazaoui avait été atteinte par une balle israélienne à haute vélocité, Jamal al-Dura serait mort exsangue en quelques minutes. Aucune goutte de sang ne corrobore les allégations de blessures, etc.
Quant à Clément Weill-Raynal, il a évoqué son évolution, de l'indifférence à l'intérêt tardif en 2008, via la méfiance à l'égard des tenants de la mise en scène de l'incident. Il a réalisé de nombreux recoupements dans le cadre de son enquête journalistique, et s'est vu opposer, par Jamal al-Dura,un refus de répondre à ses questions.
Ce journaliste a soulevé le «problème de la crédibilité de Talal Abu Rahma» qui a «ses secrets» et a déclaré au journal marocain Le Matin, en 2001, qu'il était « venu au journalisme afin de poursuivre la lutte en faveur de son peuple » (3).
Clément Weill-Raynal a énuméré les contradictions : changement du prénom de l'enfant («Rami» pendant 48 heures, puis « Mohammed ») dans les dépêches d'agences de presse, heure de la présence d'un enfant palestinien décédé à l'hôpital de Gaza (à «13 h» selon le médecin palestinien Taweel, ou après «15 h» selon Charles Enderlin), etc.
Et de retracer la dégradation de ses relations avec Charles Enderlin dès le début de son enquête : «Tu vas tirer sur ton camp», le prévient le correspondant de France 2 à Jérusalem.
 
« Un permis de douter » (Pascale Robert-Diard, Le Monde,2008)

Avocate de Jamal al-Dura, Orly Rezlan s'est attirée les foudres du Président de la cour pour avoir interrompu à plusieurs reprises les prévenus lors de leurs explications.
Elle a fait preuve d'une moindre habileté qu'en première instance, notamment parce qu'elle s'est efforcée d'associer les deux prévenus à la Ména et à Philippe Karsenty, pourtant relaxé par cette même Cour - en une composition certes différente -, et s'est enquise de savoir si l'Etat d'Israël finançait les frais de justice du Dr David.
Elle a déploré cette polémique – « Si Jamal al-Dura n'a pas été blessé lors de la fusillade, alors imaginez ce qui est arrivé à son fils… » - s'auto-alimentant par des questionnements sans fin, une «méthode hypercritique qui consiste à multiplier les questions. Personne n'a le temps de répondre à ces questions. Chaque contradiction signifie un mensonge. Cette méthode consiste à mener à la situation où la victime doit se justifier ».
«J'ai des doutes. J'ai des doutes. J'ai des doutes. Mais je m'arrête là. Il n'est pas question de prendre position sur un sujet aussi sensible», a déclaré Jean-François Cormaille de Valbray, avocat général. Et d'assener : « Chacun dit "Il [Nda : Jamal al-Dura] ment". Or on lui fait dire ce qu'il ne dit pas » dans la vidéo montrant ses cicatrices.
Jean-François Cormaille de Valbray a stigmatisé «l'imprudence» verbale du Dr David, sans examen de Jamal al-Dura et en se «focalisant sur sa main». Il s'en est remis à la sagesse de la Cour pour le reste.
Me Alain Jakubowicz, avocat du Dr Yéhuda David, et Me Gilles-William Goldnadel, avocat de Clément Weill-Raynal, ont décortiqué chaque passage incriminé pour en prouver le caractère factuel et descriptif, en démontrer l'absence de tout caractère diffamatoire et souligner la prudence de l'expression, tout en insistant sur la bonne foi de leurs clients et leur absence d'animosité à l'égard du plaignant.
Ils se sont étonnés que Jamal al-Dura ne se soit pas « soumis aux examens et expertises qui auraient pu permettre de faire la lumière sur l'origine de ses blessures ». C'était l'une des missions de la commission d'enquête indépendante composée d'experts, acceptée par France 2 qui a fait lanterner le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France).
Me Alain Jakubowicz a ironisé sur la plainte déposée par Jamal al-Dura à propos d'un article écrit dans une langue qu'il ignore.
Puis, Me Gilles-William Goldnadel a vivement rappelé à la Cour son arrêt, certes rendu dans une formation différente, relaxant Philippe Karsenty en 2008.
Il a insisté sur l'enquête sérieuse de son client et des enjeux du procès : « la possibilité de remettre en question une vérité officielle » et l'existence d'un contre-pouvoir au pouvoir de la presse. Et de citer une jurisprudence constante épargnant aux journalistes toute poursuite judiciaire fondée sur leurs questions lors d'une interview.
Il s'est étonné de la « procuration » donnée par Jamal al-Dura à « France Télévisions et leur correspondant à Jérusalem d'exploiter les rapports médicaux le concernant, devant les tribunaux ou à la télé, ou pour tout autre usage approprié », et autorisant « le correspondant à utiliser ces rapports médicaux comme il lui conviendra ».
Me Gilles-William Goldnadel a ironisé sur les incohérences, notamment dans le rapport médical jordanien, et sur les témoignages « fantaisistes » des cameramen et photographes palestiniens collaborant à de célèbres agences de presse, présents lors de l'incident al-Dura et dont les images de cet incident ont brûlé, été égarées, etc.
Quant à la réponse de Clément Weill-Raynal au droit de réponse de Charles Enderlin, si elle contenait un élément diffamatoire à son encontre, ce serait au correspondant de France 2 à Jérusalem, et non à Jamal al-Dura, d'en poursuivre l'auteur.
« Je ne suis pas un conspirationniste. Je ne suis pas un délinquant. Certains veulent que je sois mis au ban de ma profession. Pour ceux-là, une condamnation serait accueillie par une fête », a soupiré Clément Weill-Raynal.
Quant au Dr Yehuda David, il a conclu sur l'attente du verdict de la Cour par l'Etat d'Israël, le peuple d'Israël et les Palestiniens.
L'arrêt de la Cour d'appel de Paris, présidée par Alain Verleene, sera rendu le 15 février 2012. La veille, le 14 février 2012, la Cour de cassation examinera le pourvoi formé par Charles Enderlin et France 2 contre l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du 21 mai 2008. Jean Berkani, avocat général auprès de la Cour de cassation, devrait recommander le rejet de ce pourvoi.

Une affaire d'Etat

D'une certaine manière, cette procédure judiciaire a affaibli France 2 et Charles Enderlin : le jugement condamnant les défenseurs n'a pas mis un terme aux questionnements, lors même qu'il portait sur des éléments objectifs – cicatrices de blessures - distincts des images controversées et supposés clore définitivement l'affaire al-Dura. Pis, les audiences et cette décision judiciaire ont rendu publics des documents qui laminent la réalité des faits allégués. De plus, les magistrats de la Cour d'appel ont évoqué les doutes sur les faits allégués sans les présenter comme des élucubrations.
 
La désinformation ? Clément Weill-Raynal l'a définie comme un mensonge construit sur un élément réel. Mais les exemples qu'il a cités révèlent que cette désinformation peut ne contenir aucun élément réel. Ainsi, un soldat israélien a été présenté par des médias comme menaçant un Palestinien, alors qu'il protégeait l'étudiant Juif américain, Tuvia Grossman, de la violence d'Arabes palestiniens ; en 2002, après un prétendu « massacre » par des soldats israéliens, un Arabe palestinien présumé mort tombe de sa civière, puis y remonte prestement, suscitant la peur des passants, etc. Dans cette guerre médiatique, ce qui est en jeu, c'est aussi l'histoire de ce conflit, déformée et occultée par le récit propagandiste palestinien, distillé dans des médias, livres d'histoire, etc. et gobé par une large partie de l'opinion publique.
«Que ces débats sont longs. Ce n'est pas une affaire d'Etat !», s'exclame une spectatrice. Pourtant si, il s'agit d'une affaire d'Etat. Et qui perdure car elle sert la « politique arabe » de la France en imposant le narratif palestinien, diabolisant l'Etat d'Israël et délitant le lien entre la diaspora Juive et cet Etat diffamé, isolé et marginalisé, en laissant perdurer un blood libel qui attise la haine antisémite dans le monde, et érigeant la France en édictrice de paramètres de la paix.
« On n'a jamais décidé de s'emparer de ce sujet-là [Nda : l'affaire al-Dura] de manière forte. Déjà, parce qu'on considère que c'est un sujet qui préoccupe en fait essentiellement la communauté juive. Ce n'est pas un vrai enjeu dans la défense d'Israël pour nous aujourd'hui. Je regrette que la commission qui a été mise en place par France Télévisions n'ait jamais abouti à quelque chose de concret. Rester accroché à ce qui s'est passé dans ce reportage vidéo n'est pas le combat essentiel que nous devons mener aujourd'hui, ce n'est pas le plus constructif. Le combat pour défendre l'image d'Israël passe par autre chose que par ressasser cette affaire-là », a déclaré Jonathan Hayoun, président de l'UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) sur RCJ, « la radio de la communauté Juive » française, le 4 janvier 2012, sans citer de combat « plus constructif ».
 
Résumons : les autorités israéliennes – GPO, Tsahal, etc. –, le CRIF, des journalistes de toutes nationalités luttent pour établir les faits, des historiens et essayistes étudient cette affaire… Ils auraient tout faux !?
 
L'affaire Dreyfus a débuté en 1894 et pris fin en 1906 par l'arrêt de la Cour de cassation qui a innocenté et réhabilité le capitaine Dreyfus. Jonathan Hayoun ne se serait pas alors battu pour que justice soit rendue à son compatriote et coreligionnaire injustement condamné ?
 
Trève d'ironie, cette déclaration de Jonathan Hayoun révèle les longues incompréhensions et inactions d'une grande partie du leadership communautaire français – lors d'une réunion publique de candidats à la présidence du CRIF en 2007, seul Richard Prasquier s'était engagé à agir dans cette affaire - à l'égard de cette gravissime affaire aux multiples facettes et aux dimensions internationales.
 
Enfin, malgré les doutes argumentés, malgré les brèches délitant le bien-fondé d'allégations de ce reportage, malgré les incohérences et contradictions de Charles Enderlin, de Talal Abu Rahma et des images analysées au fil des années, malgré le sévère arrêt de la Cour d'appel de Paris du 21 mai 2008 tançant sévèrement France 2 et Charles Enderlin, malgré la condamnation de Canal + et de TAC Presse -confirmée en appel le 5 janvier 2012 - pour diffamation à l'égard de Philippe Karsenty, France 2 n'infléchit pas sa position. Sans que nulle autorité publique – ministère de la Culture et de la Communication, Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), etc. - ne lui rappelle des impératifs déontologiques ou ne la sanctionne. 
 
« Existerait-t-il une sorte de spécificité du service public de l'information nationale […] qui ferait que, non content de ne pas méditer les erreurs du passé, il se sentirait en droit, sinon en devoir, de les réitérer sans fin ? », interroge Me Gilles-William Goldnadel, le 6 janvier 2012, à propos du numéro controverséUn Etat palestinien est-il encore possible ? de l'émission Un œil sur la planète diffusée le 3 octobre 2011 par France 2.
 

© Véronique Chemla

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(1) J'ai collaboré comme journaliste à Actualité juive et à la Mena.
(2) Le professeur Raphael Walden milite au sein de l'association pro-palestinienne Doctors for Human Rights (Médecins pour les droits de l'homme). Il est aussi le gendre du président Shimon Pérès.
(3) Richard Landes souligne la spécificité des « journalistes islamiques » respectant la Charte des médias islamiques de grande diffusion (Jakarta, 1980), édictant les règles distinctes des principes déontologiques journalistiques des Occidentaux : Al-Dura and the "Public Secret" of Middle East Journalism, 11 novembre 2007. En français, Al-Dura et le secret d'intérêt public du journalisme du Moyen-Orient et l'information qu'on nous donne, traduction de Menahem Macina.

 
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