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Regard antisémite d'un voyageur en Palestine au XIXe s
13/01/2012

 

Dans l'extrait précédent du livre de Jules Hoche, Le Pays des Croisades, mis en ligne ici sous le titre, "Du danger des prophéties présomptueuses", nous parlions de la haine juive dont suinte ce livre ; en voici quelques échantillons (pp. 223-232). On a mis en rouge les passages qui paraissent les plus significatifs.

"Toutes les fois qu'il s'est agi de dépeindre la race juive, les Juifs d'Orient surtout, les auteurs ont pris un ton amer susceptible d'apitoyer quelques personnes, mais que rien ne paraît devoir justifier. Pourquoi s'entêter à faire des Juifs le peuple opprimé par excellence, une race errante, proscrite, sans patrie, sans foyer, etc. ? Les Juifs, mais ils se sont assimilé les us et coutumes de toutes les nations du monde, ils parlent leurs langues, ils ont adopté leurs costumes ; que les pauvres diables dont j'ai parlé [l'auteur vient de décrire, en termes méprisants, la misère des israélites du Quartier juif de Jérusalem], et qui font partie intégrante de la physionomie de toutes nos grandes cités, se tendent la main par delà les mers, et les Juifs auront le monde entier pour patrie. Cela ne vaut-il pas mieux que d'être citoyen d'un petit coin de la terre, d'un pays perdu sur la mappemonde, pour ne plus rien être sitôt qu'on passe les frontières ?
Les Juifs, un peuple opprimé ? Leurs financiers tiennent les monarques en échec ; l'argent et le commerce de l'Europe sont entre leurs mains ; Rothschild voudrait acheter la Syrie demain et y fonder une nouvelle dynastie de princes juifs, qu'il faudrait une coalition de l'Europe entière pour faire échouer ce projet.
A Jérusalem, aucune nation n'est moins opprimée que les Juifs, parce que là encore les accompagne le prestige du capital, et l'on sait si le capital doit être mis en ligne de compte chez les Turcs. Sans doute, le tableau que nous avons tracé du quartier juif n'est pas de nature à donner une haute idée de leur situation matérielle ; mais si leur quartier est moins beau et moins propre que les autres, c'est parce qu'ils le veulent bien et il serait absurde aujourd'hui de chercher la raison de leur malpropreté traditionnelle dans le despotisme des Turcs (1).

……………………..

Après ce que j'ai rapporté du rabbin d'Orient, ignorant jusqu'au nom de la partie du monde où il vivait, je n'ai pas besoin d'insister sur l'ignorance profonde où croupissent aujourd'hui les derniers enfants de Juda. Leurs écoles actuelles… ont pour but unique d'apprendre aux enfants le Talmud et les traditions rabbiniques, c'est-à-dire un tissu de légendes et de superstitions à faire dresser les cheveux sur la tête…

……………………..

Il y a quelques années de cela, les Juifs de Jérusalem crièrent famine. Leurs coreligionnaires d'Europe ne se firent pas prier, et les aumônes affluèrent entre les mains des rabbins. Comme c'était surtout de la faim que se plaignaient les pauvres, on résolut d'employer l'argent à acheter des viandes, de la farine, etc. et de revendre le tout avec perte jusqu'à épuisement de la somme recueillie. Ce qui fut dit fut fait, seulement les rabbins achetèrent à bas prix des denrées corrompues, qu'ils purent revendre à leurs pauvres sans y perdre un sou.

……………………..

[A propos du Mur occidental]

La vision de tant d'hommes pleurant sur les ruines d'une muraille avec des termes empruntés à des générations disparues dans la nuit des siècles, ne peut manquer de faire naître dans l'âme des pensées philosophiques.
En général, les auteurs se sont montrés à cet endroit d'une sensiblerie exagérée. Je ne vois rien dans le spectacle de la muraille ou de ceux qui se lamentent au pied et dont les larmes ne peuvent être provoquées que par une exaltation factice née de l'ignorance, des superstitions et de cette ténacité fanatique avec laquelle les Juifs, depuis leurs désastres, s'accrochent à l'espoir d'une résurrection nationale (2), je ne vois là rien, dis-je, qui doive arracher des larmes à un voyageur moderne, si ce n'est la contagion [compassion ?] purement physique exercée par les spectacles tristes en général.
L'Européen qui a vu, dans son pays, les Juifs à la tête de toutes les entreprises financières, environnés de tout le prestige de la fortune, exerçant le pouvoir le plus absolu sur des peuples d'agioteurs, capables de faire à toute heure pencher l'équilibre européen en jetant leur coffre-fort dans la balance, celui qui s'est rendu compte de cette suprématie occulte des Juifs d'Occident, suprématie qui a certainement été la cause de l'extension récente du mouvement antisémitique, celui-là ne peut manquer de faire un parallèle qui sera loin d'être en faveur des Juifs de Jérusalem.
Et de fait, cette poignée d'hommes qui se lamentent et se consument de désespoir au pied d'un mur peut-être apocryphe, tandis que leurs coreligionnaires plus actifs, plus intelligents marchent à la conquête du monde, ne nous inspirent qu'une pitié restreinte. De quel sceau fatal Dieu les aurait-il spécialement marqués ? Quel crime prétendent-ils expier ? Les désastres dont ils semblent souffrir étaient nécessaires et inévitables puisqu'ils ont changé la face du monde, réels d'ailleurs en ce qu'ils ont frappé un peuple autrement grand, autrement énergique que ces pâles débris des Juda, ils deviennent imaginaires pour ceux qui n'en connaissent même pas l'histoire exacte, et qui les déplorent de confiance, alors que deux mille ans écoulés en ont dès longtemps effacé les traces et immobilisé les conséquences. Voyez cette foule qui pleure, ces yeux rougis et hagards, ces échines courbées, cette posture avilie qu'ils affectionnent sur le théâtre ordinaire de leurs lamentations, et dites s'il ne vaudrait pas mieux labourer la terre avec ses ongles et faire litière de l'orgueil national et de ses préjugés que d'entretenir à ce prix le culte platonique d'un relèvement improbable ?

……………………..

J'ai parlé de l'époque prophétique ; qu'on me permette à ce sujet une observation que je ne crois pas si paradoxale qu'elle pourrait le sembler au premier abord. Les prophètes ont été certainement les instruments inconscients de la plupart des malheurs qui ont frappé la nation juive, comme aussi à certaines époques ils ont été les instruments d'une restauration passagère. Ils nous apparaissent aujourd'hui comme une race sinistre d'augures et de devins, vrais oiseaux de malheur, criant sans cesse à l'abomination de la désolation, et prédisant en une seule journée plus de catastrophes que n'en comporte tout un cycle terrestre. Les événements qui amenèrent la destruction finale de Jérusalem par Titus n'eurent d'autre cause que la fermentation croissante des esprits, sous l'influence des traditions encore vivantes des anciens prophètes. Dans la Vie de Jésus par Ernest Renan, nous lisons ceci :
« Depuis que la nation juive s'était prise avec une sorte de désespoir à réfléchir sur sa destinée, l'imagination du peuple s'était reportée avec beaucoup de complaisance vers les anciens prophètes. Or, de tous les personnages du passé dont le souvenir venait comme les songes d'une nuit troublée réveiller et agiter le peuple, le plus grand était Elie… »
Et ailleurs :
« Le peuple tenait Jean pour un prophète, et plusieurs s'imaginaient que c'était Elie ressuscité. La croyance à ces résurrections était fort répandue ; on pensait que Dieu allait susciter de leurs tombeaux quelques-uns des anciens prophètes pour servir de guides à Israël vers sa destinée finale. »
Ce sont ces mêmes souvenirs, ces mêmes prophéties terribles, ce même esprit de vengeance, de rénovation, ces mêmes espérances concentrées toutes sur le rêve d'un avenir national qui ont été les facteurs uniques de tout ce que le peuple juif a fait de grandiose, de tout ce qu'il a commis de hideux (3). Et cela est logique : quand une seule et même idée gouverne l'imagination d'un peuple pendant des années, elle arrive nécessairement à produire les excès les plus contraires. La dernière conséquence de la chimère juive est ce fanatisme dégradant des Juifs d'Orient, qui, encrassés dans leur ignorance et leurs superstitions, pensent que la dévotion suprême consiste à s'accroupir au pied d'un mur pour y pleurer sur des choses dont ils ne peuvent mais, et y attendre un messie réfractaire depuis plus de deux mille ans. C'est certainement aussi la preuve la plus éclatante de la puissance des illusions humaines.
Une dernière remarque à ce sujet. J'ai toujours pensé que c'était une destinée bien bizarre que celle de ce peuple chassé de son sol natal pour avoir trop écouté les prophètes en général, et chassé du ciel pour en avoir méconnu un seul, qui était précisément le véritable. En effet, parmi tous les prophètes qui apparaissent peu de temps avant le dernier désastre des Juifs, il en est un seul, Jésus, qu'ils refusent d'écouter parce qu'il ne répond pas à leurs aspirations, et les voilà damnés pour l'éternité.


(p. 223-232)

Notes de l'auteur

(1) [P. 223] La malpropreté des Juifs, excessive en Orient surtout, tient à leur misère s'ils sont pauvres, à leur avarice, s'ils sont riches. Le fléau est donc général. Un exemple : A Jérusalem, la plupart des Juifs, pour ne pas acheter de l'eau, lavent leur linge dans l'eau puante de leurs citernes alors que cette eau a déjà servi à une foule d'autres usages.

(2) [P. 230] Cette espérance indéracinable semble occuper dans la foi religieuse des Juifs la place que tient dans la foi chrétienne l'espoir d'une seconde vie.

(3) [P. 231-232] « Les meilleurs des hommes, dit Renan, dans l'Antechrist, ont été des Juifs, les plus malicieux des hommes ont aussi été des Juifs. Race étrange, vraiment marquée du sceau de Dieu, qui a su produire parallèlement et comme deux bourgeons d'une même tige, l'Eglise naissante et le fanatisme féroce des révolutionnaires de Jérusalem, Jésus et Jean de Giscala, les apôtres et les Zélotes sicaires, l'Evangile et le Talmud ! » Ailleurs l'auteur dit encore : « On peut dire de cette race ce qu'on voudra et le mal qu'on voudra, sans cesser d'être dans le vrai, car… le bon Juif est un être excellent, et le méchant Juif est un être détestable. C'est ce qui explique la possibilité… que l'idylle évangélique et les horreurs racontées par Josèphe [Flavius Josèphe, historiographe juif contemporain du désastre de la dernière révolte juive, auteur de La Guerre des Juifs] aient été des réalités sur la même terre, chez le même peuple, vers le même temps. »
02 janvier 2005