Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Islam
Expansion/exigences islamistes

Islam : La réalité historique des conquêtes musulmanes, Raymond Ibrahim
20/03/2012

 

guerrier musulman


Sur le Blog Israël Flash, 18 mars 2012

« L'APÔTRE D'ALLAH EMPRISONNA LES QURAYZA (Les Banu Qurayza, en arabe : بنو قريظة, banū Quraya, étaient une tribu juive de Médine).

À MEDINE, DES TRANCHÉES ÉTAIENT CREUSÉES PLACE DU MARCHÉ. ENSUITE IL FIT VENIR LES HOMMES ET LES FIT DÉCAPITER DE TELLE SORTE QU'ILS TOMBAIENT DANS LES TRANCHÉES.

ILS FURENT AMENÉS EN GROUPES, ET PARMI EUX FIGURAIT KAB, LE CHEF DE LA TRIBU.

LEUR NOMBRE ATTEIGNAIT SIX OU SEPT CENTS, BIEN QUE CERTAINS AFFIRMENT QU'ILS ÉTAIENT HUIT OU NEUF CENTS. TOUS FURENT ÉXÉCUTÉS. »

MÉDINE, AN 627.

SIRAT RASOUL ALLAH [Biographie du Serviteur d'Allah par] IBN ISHAQ.

 

[La photo et l'encadré ci-dessus figurent seulement sur Blog de Israël Flash. Le texte qui suit est la traduction française de l'original anglais, “The Historical Reality of the Muslim Conquests”, qui est en ligne  sur le site Jihad Watch. Je me suis permis de retoucher l'adapatation française de J. Van Zand là où cela m'a semblé nécessaire. J'ai également ajouté le lien au site qui publie le texte anglais original et reproduit ce dernier à la suite de la présente traduction. (Menahem Macina).]

 

Du fait qu'il est aujourd'hui pratiquement axiomatique pour les manuels d'enseignement de blanchir tout ce qui concerne l'islam (voir ici, par exemple), il peut être instructif d'examiner l'un des aspects qui sont régulièrement « distordus » : les conquêtes musulmanes.

Peu d'événements de l'histoire sont aussi bien documentés et attestés que ceux de ces conquêtes qui ont débuté peu après la mort du prophète musulman Mahomet (632) pour décroître aux environs de 750.

De larges pans de l'ancien monde – de l'Inde, en Orient, jusqu'à l'Espagne, en Occident - ont été conquis et soumis par le glaive de l'islam durant cette période.

A l'aune de l'histoire, la réalité de ces conquêtes est irréfutable, car l'histoire se fonde sur des documents originaux et les conquêtes islamiques sont parfaitement documentées. Plus important encore, l'écrasante majorité des documents originaux sur lesquels on s'appuie ne provient pas de non-musulmans, qui auraient pu être taxés de parti pris. De plus, les historiens les plus en vue qui ont légué à la postérité des milliers de pages de documents originaux relatifs aux conquêtes musulmanes n'étaient pas seulement musulmans ; ils étaient, et sont encore considérés par les musulmans d'aujourd'hui comme des hommes pieux et des érudits dignes de confiance (d'où leur appellation générique d'oulemas).

Parmi les livres qui font le plus autorité et qui sont dédiés aux récits des conquêtes nous trouvons : Ibn Ishaq (767) : Sira (« la vie de Mahomet »), la plus ancienne biographie de Mahomet ; Waqidi (vers 820) : Maghazi (« Les Campagnes Militaires du Prophète) ; Baladhuri (892) : Futuh al-Buldan (Conquête des nations) ; Tabari (923) : Tarikh al-Rusul wa al-Muluk (Histoire des Prophètes et des Rois »), qui compte 40 volumes dans sa version anglaise.

Pris ensemble, ces récits (qui sont initialement basés sur des récits plus anciens - oraux et écrits - qui remontent jusqu'à Mahomet et ses descendants) fournissent ce qui fut et qui est encore, dans le monde musulman, récit fameux, selon lequel Allah a perfectionné la religion (l'Islam) pour toute l'humanité ; il a demandé à son dernier prophète (Mahomet) et à la communauté musulmane de diffuser l'Islam de par le monde, qui doit l'accepter de gré ou de force (Jihad).

Il faut noter que les récits non musulmans contemporains confirment l'existence des conquêtes. Les écrits de l'évêque chrétien de Jérusalem, Sophronius (638), par exemple, ou les chroniques de l'historien byzantin Theophanes (758), établissent clairement, pour les citer tous les deux, que les musulmans conquirent beaucoup de ce qui est aujourd'hui appelé le « monde musulman ».

Selon une tradition musulmane historique, la majorité des non-musulmans de l'ancien monde qui refusaient de se soumettre à l'Islam ou à ses lois (Charia) se sont défendus, mais, pour la plupart, ils furent vaincus et intégrés.

La première conquête importante, renommée pour sa brutalité, se déroula en Arabie même, immédiatement après la mort de Mahomet en 632. A la mort de Mahomet, beaucoup de tribus qui n'avaient accepté l'autorité de l'islam que pour la forme, s'imaginèrent qu'elles pourraient s'en affranchir ; mais tant le descendant de Mahomet et premier Calife, que son successeur, Abu Bakr, ne le permirent pas et proclamèrent contre ces apostats un Jihad connu sous l'expression arabe de « Guerres de Rida » (ou Guerres contre l'apostasie). Selon les historiens susdits, des dizaines de milliers d'Arabes furent passés au fil de l'épée jusqu'à ce que leurs tribus se soumettent à nouveau à l'islam.

Les guerre de la Rida prirent fin aux alentours de 634. Pour éviter que les musulmans ne se disputent, le calife suivant, Omar, entreprit des conquêtes musulmanes : la Syrie fut conquise vers 636, l'Egypte vers 641, la Mésopotamie et l'empire Perse en 650. Au début du 8ème siècle, tout le nord de l'Afrique et l'Espagne à l'ouest, ainsi que les pays d'Asie centrale, dont l'Inde à l'est, furent également placés sous suzeraineté islamique.

Les récits colorés qui figurent dans la tradition musulmane sont caractérisés par un état de guerre constant qui normalement suit le schéma suivant : Les musulmans s'installent dans une nouvelle région et proposent aux habitants le choix entre trois solutions : 1) se soumettre (c'est-à-dire se convertir) à l'islam ; 2) vivre en tant que citoyens de seconde zone, ou « dhimmis », et payer des taxes spécifiques tout en acceptant quelques régressions sociales ; 3) la lutte à mort.

Des siècles plus tard, et partiellement à cause du commerce, l'islam en vint à être accepté par quelques peuples extérieurs, pour la plupart polythéistes et animistes, qui ne pratiquaient pas de religion importante (par ex. en Indonésie et en Somalie) et qui actuellement forment les frontières extérieures du monde islamique.

Ironie du sort, ces exceptions sont désormais présentées comme la règle dans les classes américaines : beaucoup de manuels d'école suggèrent, ou tout au moins insinuent, que la plupart des gens qui se sont convertis à l'islam ne l'ont pas fait sous la contrainte, mais plutôt par le biais de contacts pacifiques avec des marchands ou des négociants ; qu'ils ont choisi de se convertir à l'islam par intérêt pour la religion, sans se soucier des points tels que le statut inférieur, les désavantages sociaux, les humiliations forcées, etc., engendrés par la conversion à l'islam.

En fait , durant le premier siècle, et à cause de ces points faibles, beaucoup de ceux qui avaient été conquis cherchèrent à se convertir à l'islam dans le seul but d'être intégré par le Califat, qui préférait les garder comme sujets soumis – et fortement taxés - plutôt que comme égaux des musulmans.

Pendant ce temps, alors que les manuels scolaires américains biaisent au sujet des conquêtes musulmanes, dans les écoles du monde musulman, les conquêtes ne sont pas seulement enseignées comme un sujet de cours, mais sont glorifiées : leur rapidité et leur détermination sont régulièrement dépeintes comme une preuve qu'Allah était en fait du côté des musulmans (et le sera encore, aussi longtemps que les musulmans s'engagent à poursuivre leur devoir : mener le djihad).

La dissimulation par les manuels de classe occidentaux de la manière dont l'islam s'est propagé dans les premiers siècles reflète la manière dont le mot « jihad », inséparable des des conquêtes, a, elle aussi été remise en course.

Alors qu'au fil des siècles, le mot « jihad », signifiait tout simplement « guerre au bénéfice de l'islam », ces dernières années, on a enseigné aux étudiants américains l'interprétation soufie du jihad (les soufis représentent peut-être 1% du monde islamique et sont souvent perçus comme des hérétiques pour leurs aberrantes interprétations) qui décrit le jihad comme une « lutte spirituelle » contre ses propres vices.

Comparons cette définition du jihad avec celle d'une récente édition de la vénérable Encyclopédie de l'Islam.

D'emblée la première phrase stipule simplement :

« la diffusion de l'Islam par les armes est un devoir religieux pour les musulmans en général […] Le Jihad doit être poursuivi jusqu'à ce que le monde entier soit sous la loi de l'islam […] L'islam doit être rétabli partout avant qu'on puisse envisager d'éliminer la doctrine du jihad (guerre pour répandre l'islam). »

Les manuels officiels écrits en arabe sont plus explicites encore !

De même, les conquêtes islamiques racontées dans les histoires musulmanes, reflètent souvent les obligations doctrinales présentées dans les textes théologiques, le Coran et les Hadiths. Les historiens musulmans justifient souvent les actions des premiers envahisseurs en juxtaposant les injonctions du jihad trouvés dans les écritures islamiques.

Il faut aussi remarquer que, pour les musulmans, les conquêtes islamiques sont perçues comme des actes d'altruisme : on y fait référence sous le nom de futuhat, qui signifie littéralement « ouvertures », pour indiquer que les régions conquises étaient « ouvertes » aux lumières de l'islam pénètre et guide les habitants incroyants.

Donc, pour les musulmans, il n'y a pas de regret à avoir, pas d'excuse à fournir pour les conquêtes ; elles sont considérées comme ayant été faites pour le bien de ceux qui ont été conquis (c'est-à-dire les ancêtres des musulmans d'aujourd'hui).

En conclusion, l'existence des conquêtes musulmanes est un fait indéniable, à l'aune des normes de l'histoire.

Aussi, de même que les aspects les moins reluisants de l'histoire chrétienne et occidentale, comme l'Inquisition ou la conquête des Amériques, sont régulièrement enseignés dans les manuels scolaires américains, les conquêtes musulmanes devraient être enseignées, sans apologétique ou crainte de passer pour politiquement incorrect. C'est particulièrement le cas quand il s'agit de l'histoire, qui a tendance à se répéter quand elle est ignorée, ou pire, maquillée.

 

© Israël Flash, meforum, pour la première adaptation française de Jacques Van Zand (Bruxelles).

 

- Reproduction autorisée avec la mention et un lien vers la source.


Liens à des textes connexes :

·    Judaïsme : Révélation d'Ezéchiel chapitre 38.-2/4

·    Italie/terrorisme : Tentative d'attentat contre la synagogue de Milan

·    Libye/Vidéo : des Noirs en cage traités comme des animaux par les islamistes !

·    l'Islam facteur de désertification selon les meilleurs historiens

·    Judaïsme : Révélation d'Ezéchiel chapitre 38.-1/4

--------------------------------------------------------

Original anglais:
Raymond Ibrahim: The Historical Reality of the Muslim Conquests

 

Because it is now almost axiomatic for American school textbooks to whitewash all things Islamic (see here for example), it may be useful to examine one of those aspects that are regularly distorted: the Muslim conquests.

Few events of history are so well documented and attested to as are these conquests, which commenced soon after the death of the Muslim prophet Muhammad (632) and tapered off circa 750. Large swathes of the Old World—from the India in the east, to Spain in the west—were conquered and consolidated by the sword of Islam during this time.

By the standards of history, the reality of these conquests is unassailable, for history proper concerns itself with primary sources; and the Islamic conquests are thoroughly documented. More importantly, the overwhelming majority of primary source materials we rely on do not come from non-Muslims, who might be accused of bias. Rather, the foremost historians bequeathing to posterity thousands of pages of source materials documenting the Islamic conquests were not only Muslims themselves; they were—and still are—regarded by today's Muslims as pious and trustworthy scholars (generically, the ulema).

Among the most authoritative books devoted to recounting the conquests are: Ibn Ishaq's (d. 767) Sira (“Life of Muhammad”), the oldest biography of Muhammad; Waqidi's (d. circa. 820) Maghazi (“Military Campaigns [of the Prophet]”); Baladhuri's (d. 892) Futuh al-Buldan (“Conquests of the Nations”); and Tabari's (d.923) multi-volume Tarikh al-Rusul wa al-Muluk, (“History of Prophets and Kings”), which is 40 volumes in the English translation.

Taken together, these accounts (which are primarily based on older accounts—oral and written—tracing back to Muhammad and his successors) provide what was once, and in the Muslim world still is, a famous story: that Allah had perfected religion (Islam) for all humanity; that he commanded his final prophet (Muhammad) and community (Muslims) to spread Islam to the world; and that the latter was/is to accept it either willingly or unwillingly (jihad).

It should be noted that contemporary non-Muslim accounts further validate the facts of the conquests. The writings of the Christian bishop of Jerusalem Sophronius (d.638), for instance, or the chronicles of the Byzantine historian Theophanes (d.758), to name a couple, make clear that Muslims conquered much of what is today called the “Muslim world.”

According to the Muslim historical tradition, the majority of non-Muslim peoples of the Old World, not desiring to submit to Islam or its laws (Sharia), fought back, though most were eventually defeated and subsumed.

The first major conquest, renowned for its brutality, occurred in Arabia itself, immediately after Muhammad's death in 632. Many tribes which had only nominally accepted Islam's authority, upon Muhammad's death, figured they could break away; however, Muhammad's successor and first caliph, or successor, Abu Bakr, would have none of that, and proclaimed a jihad against these apostates, known in Arabic as the “Ridda Wars” (or Apostasy Wars). According to the aforementioned historians, tens of thousands of Arabs were put to the sword until their tribes re-submitted to Islam.

The Ridda Wars ended around 634. To keep the Arab Muslims from quarreling, the next caliph, Omar, launched the Muslim conquests: Syria was conquered around 636, Egypt 641, Mesopotamia and the Persian Empire, 650. By the early 8th century, all of north Africa and Spain to the west, and the lands of central Asia and India to the east, were also brought under Islamic suzerainty.

The colorful accounts contained in the Muslim tradition are typified by constant warfare, which normally goes as follows: Muslims go to a new region and offer the inhabitants three choices: 1) submit (i.e., convert) to Islam; 2) live as second-class citizens, or “dhimmis,” paying special taxes and accepting several social debilitations; 3) fight to the death.

Centuries later, and partially due to trade, Islam came to be accepted by a few periphery peoples, mostly polytheists and animists, who followed no major religion (e.g., in Indonesia, Somalia), and who currently form the outer fringes of the Islamic world.

Ironically, these exceptions are now portrayed as the rule in America's classrooms, as many textbooks suggest or at least imply that most people who converted to Islam did so under no duress, but rather through peaceful contacts with merchants and traders; that they eagerly opted to convert to Islam for the religion's intrinsic appeal, without noting the many debilitations conquered non-Muslims avoided—extra taxes, second-rate social status, enforced humiliation, etc.—by converting to Islam. In fact, in the first century, and due to these debilitations, many conquered peoples sought to convert to Islam only to be rebuffed by the caliphate, which preferred to keep them as subdued—and heavily taxed—subjects, not as Muslim equals.

Meanwhile, as U.S. textbooks equivocate about the Muslim conquests, in the schoolrooms of the Muslim world, the conquests are not only taught as a matter of course, but are glorified: their rapidity and decisiveness are regularly portrayed as evidence that Allah was in fact on the side of the Muslims (and will be again, so long as Muslims uphold their communal duty of waging jihad).

The dissimulation of how Islam was spread in the early centuries contained in Western textbook's mirrors the way the word jihad, once inextricable to the conquests, has also been recast. Whereas the word jihad has throughout the centuries simply meant armed warfare on behalf of Islam, in recent years, American students have been taught the Sufi interpretation of jihad—Sufis make up perhaps one percent of the Islamic world and are often seen as heretics with aberrant interpretations—which portrays jihad as a “spiritual-struggle” against one's vices.

Contrast this definition of jihad with that of an early edition of the venerable Encyclopaedia of Islam. Its opening sentence simply states, “The spread of Islam by arms is a religious duty upon Muslims in general.… Jihad must continue to be done until the whole world is under the rule of Islam.… Islam must completely be made over before the doctrine of jihad [warfare to spread Islam] can be eliminated.” Muslim legal manuals written in Arabic are even more explicit.

Likewise, the Islamic conquests narrated in the Muslim histories often mirror the doctrinal obligations laid out in Islam's theological texts—the Koran and Hadith. Muslim historians often justify the actions of the early Islamic invaders by juxtaposing the jihad injunctions found in Islamic scriptures.

It should also be noted that, to Muslims, the Islamic conquests are seen as acts of altruism: they are referred to as futahat, which literally means “openings”—that is, the countries conquered were “opened” for the light of Islam to enter and guide its infidel inhabitants. Thus to Muslims, there is nothing to regret or apologize for concerning the conquests; they are seen as for the good of those who were conquered (i.e., the ancestors of today's Muslims).

In closing, the fact of the Muslim conquests, by all standards of history, is indisputable. Accordingly, just as less than impressive aspects of Western and Christian history, such as the Inquisition or conquest of the Americas, are regularly taught in U.S. textbooks, so too should the Muslim conquests be taught, without apology or fear of being politically incorrect. This is especially so because it concerns history—which has a way of repeating itself when ignored, or worse, whitewashed.


Raymond Ibrahim
is a Shillman Fellow at the David Horowitz Freedom Center and Associate Fellow at the Middle East Forum