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Désinformation

Omerta dans les médias, Patrick Vanstraaten
04/04/2012


 

Hier 3 avril 2012, s'est tenue une réunion à la Maison de la Mutualité de Paris. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, est monté à la tribune. De même que Manuel Vals, directeur de communication de la campagne de François Hollande. De même que Christian Estrosi, maire de Nice et député. De même qu'Edith Cresson, ancien ministre. Etaient également présents Jean Pierre Plancade, sénateur socialiste, Claude Goasguen, ancien ministre, et bien d'autres encore.

Et pourtant...

Et pourtant vous pouvez bien allumer radio et télévision, acheter tous les journaux du kiosque et parcourir le Web en long et en large : vous ne trouverez pas trace de cette réunion dans les médias !

S'agissait il d'une réunion secrète ? Pas du tout, elle était publique.

La presse avait elle été écartée ? Non elle était conviée et présente.

Incroyable ! Le rédacteur est donc un affabulateur, cet événement ne s'est jamais produit. Pour quel motif la presse ne rendrait-elle pas compte d'un événement déplaçant tant de personnalités de premier plan. Nous sommes en France tout de même, pas dans une république bananière !


L'explication

L'événement que les médias ont décidé de boycotter était le Congrès des Amis d'Israël. Et les journalistes ont été critiqués. Divers intervenants ont exprimé leur indignation du dénigrement systématique des médias envers l'Etat hébreu, décrivant le formattage de l'opinion publique, propice à provoquer des atrocités comme celle de Toulouse.

La mascarade de l'affaire Al-Dura, où toute la profession fait corps derrière Charles Enderlin, a été évoquée. Comme le dit Etienne Mougeotte : « il s'agit là d'un mélange de préférences partisanes anti-israéliennes par certains, et d'un phénomène extravagant de solidarité corporatiste ». Rappelons que, malgré plusieurs procès perdus, la Direction de France 2 refuse toujours de montrer l'intégralité des rushes tournés ce jour-là. Serait ce parce qu'ils contiennent les "répétitions" de la scène, ce qui en gâcherait quelque peu la sincérité ?

Et très quotidiennement, le choix des mots a été épinglé. En effet, on peut écrire « L'armée israélienne a attaqué une base de lancement de missiles dans la bande de Gaza, tuant 2 membres du Jihad islamique et blessant un enfant dont l'école était à proximité » ; ou bien « Raid israélien meurtrier à Gaza, 3 victimes dont un enfant ».

La première formulation décrit un État qui se défend contre la terreur et précise que la victime innocente a été utilisée comme bouclier humain. La seconde invente des tueurs bombardant une population. Les médias utilisent systématiquement la deuxième formulation.

La presse a donc décidé de se taire et surtout de taire l'événement. Elle aurait pu répondre me direz-vous.

Mais répondre quoi ?

 

© Patrick Vanstraaten