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Antisionisme chrétien

Propos sévères de Jean-Paul II à l'égard d'Israël, lors de la prière de l'Angelus, le dimanche 11 juillet 2002
05/04/2012

 

Texte original italien


Traduction française : Menahem Macina


Voir aussi le commentaire de Menahem Macina

 

[Pour mémoire, ce texte n'étant plus accessible sur le site de l'UPJF, sur lequel je l'avais mis en ligne initialement à l'époque où j'en étais le Webmestre, je le remets en ligne aujourd'hui sur mon site debriefing, à toutes fins utiles. (Menahem Macina).]


1. En ce temps de détente estivale, tandis que d'autres jouissent d'un repos bien mérité, je ne cesse de penser, avec une vive préoccupation, à la Terre Sainte, où – hélas ! – il n'y a pas de trêve pour les épisodes quasi quotidiens d'une violence exécrable, qui privent de la vie tant de nos frères et sœurs, victimes d'une spirale mortelle de représailles en chaîne.

Quand parviendra-t-on à comprendre que la cohabitation entre le peuple israélien et le peuple palestinien ne peut s'obtenir par les armes ? Ni les attentats, ni les murs de séparation, ni les représailles ne conduiront jamais à une solution équitable du conflit en cours. Le Pape souffre avec tous ceux qui pleurent sur les deuils et les destructions ; il est proche surtout des nombreux innocents qui paient le prix d'une telle violence. Il veut redire à tous, quelle que soit leur appartenance ethnique, qu'il n'y a aucune justification pour quiconque tue sans discrimination des civils sans défense.

2. De 1967 à aujourd'hui, il y a eu une succession épouvantable de souffrances indicibles : souffrances des Palestiniens, chassés de leur terre et soumis, ces derniers temps, à un état de siège permanent, sujets à une punition collective ; souffrances de la population israélienne, qui vit dans la peur quotidienne d'être la cible d'assaillants anonymes.

A cela s'ajoute la violation d'un droit fondamental, celui de la liberté de culte. En effet, à cause d'un couvre-feu rigide, le jour de la prière hebdomadaire, les croyants n'ont plus accès aux lieux de culte.

Je pense à vous, chers chrétiens, qui, quoique n'étant pas impliqués dans des actes terroristes et partageant beaucoup de souffrances avec vos concitoyens, êtes désormais tentés d'abandonner la Terre Sainte. Le Pape et l'Eglise toute entière sont avec vous, ils vous renouvellent leurs sentiments de profonde solidarité et de proximité spirituelle.

3. Face à ce drame humanitaire, qui semble ne pas connaître l'escalade de l'espérance, nul ne peut rester indifférent. C'est pourquoi, une fois encore, je fais appel aux responsables politiques israéliens et palestiniens pour qu'ils reprennent le chemin de la négociation loyale. A la communauté internationale, je demande de s'appliquer avec une grande détermination à être présente sur le terrain, offrant sa médiation pour créer les conditions d'un dialogue fructueux entre les parties, susceptible d'accélérer le processus de recherche de paix. Aux chrétiens de tous les pays du monde, je demande de s'unir à moi dans la prière intense et confiante. Que Marie, Reine de la Paix, obtienne que soit finalement entendu le cri de qui souffre et meurt en Terre Sainte.

 

12 juillet 2002