Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Israël (Société - mentalités)
Antisionisme
Antisionisme juif et/ou israélien

L'antisémitisme juif, par Stephen Plaut (2004)
07/04/2012

 

FrontPageMagazine.com

15 septembre 2004


Texte original anglais : « 
Jewish Anti-Semitism »


[Un article de Stephen Plaut laisse rarement indifférent. Pourtant, c'est avec des sentiments mêlés que j'ai traduit celui-ci. Il m'a paru pécher par excès de pessimisme et par manichéisme. En effet, non seulement il brosse un tableau extrêmement noir des dirigeants et du peuple israéliens, mais encore, il exhale une véritable phobie de la Gauche israélienne, qu'il rend responsable de tout, y compris de la faillite du sionisme, un excès qui, à mon avis, dessert son propos. Malgré la grande estime que j'ai pour cet auteur, je n'aurais pas traduit cet article de lui, s'il n'avait fait l'objet d'une critique relativement sévère du journaliste P.D. Hornik, qui n'est pas moins ‘à droite' que Stephen Plaut, mais dont la perception, quoique très critique également, est, me semble-t-il, beaucoup plus équilibrée. Il s'agit de Contra Plaut
, que j'ai traduit et mis en ligne sous le titre « Contre Plaut, P.D. Hornik [Débat sur 'l'antisémitisme juif'] ». Cet article met les choses en perspective et corrige les excès d'expression auxquels, à ma grande surprise, s'est laissé aller Stephen Plaut. (Menahem Macina).]


----------------


Une des plus grandes ironies de l'histoire juive est que le sionisme laïque du dix-neuvième siècle a été formulé précisément pour offrir une alternative à l'assimilation et à la ‘haine de soi' juive de la Diaspora. Le sionisme est apparu comme une réponse à l'assimilation et à l'antisémitisme. Qui eût pu s'imaginer alors que la mise en œuvre et la réalisation du sionisme s'accompagneraient de l'apparition des manifestations les plus malignes de la haine de soi israélienne et de l'antisémitisme juif, et ceci dans l'Etat d'Israël et sur la terre de Sion ? Le sionisme lui-même, qui avait été conçu pour offrir une alternative à l'assimilation juive, a vu, en fait, l'apparition d'un mouvement réellement bizarre d'assimilation à l'intérieur de l'Etat juif lui-même, sous la forme d'un ‘israélisme post-Juif' et d'un antisémitisme juif ‘post-sioniste'.

Jusqu'à très récemment dans l'histoire juive, il était très largement acquis que le sionisme laïque et la fondation d'Israël avaient remporté une victoire irréversible sur les mouvements juifs d'assimilation et de haine de soi, au moins parmi les Juifs vivant à l'intérieur de l'Etat juif, mais aussi, dans une large mesure, parmi les Juifs de la Diaspora. Le sionisme laïque constituait un mélange de modernité et de judéité, qui n'impliquait ni l'assimilationnisme des ‘réformateurs' anti-orthodoxes radicaux chez les juifs de la Diaspora, ni le rejet systématique de la modernité par le judaïsme orthodoxe traditionnel. Il était parvenu à ce résultat par le truchement de la technique de l''israélité', qui constituait une nouvelle forme d'identité pour les Juifs qui vivaient à intérieur de leur propre Etat juif.

L''israélité' était moderne à souhait, avec ses industries de pointe poussant partout comme des champignons, avec ses standards et ses styles de vie européens, ses universités prestigieuses et ses établissements scientifiques, sans parler d'une armée aux prouesses légendaires. Et tout ceci avait lieu à l'intérieur d'un Etat dont la raison d'être était la judéité, et la fonction, de constituer un foyer national pour les Juifs.

Certes l'israélité a eu ses problèmes, dont le moindre n'était pas une attitude sceptique, si ce n'est hostile, à l'égard de la tradition juive. Les élites intellectuelles, journalistiques, universitaires et artistiques d'Israël ont longtemps fait preuve d'une profonde animosité envers la chose et les personnes religieuses, une antipathie partagée par des secteurs de l'ensemble de la population laïque. Cette hostilité était attisée en partie par le ressentiment à l'égard des pouvoirs de l'Establishment religieux. Le fanatisme anti-orthodoxe a longtemps été la forme primaire de sectarisme dans le pays. Il s'est intensifié après l'assassinat de Yitzhak Rabin par un étudiant de halakhah [loi religieuse], et il a peut-être trouvé son expression majeure dans les résultats électoraux surprenants du parti Shinui [‘changement'], reconstitué en tant que parti anti-orthodoxe, sous la direction de Joseph ‘Tommy' Lapid [actuel ministre de la justice].

Au delà de l'hostilité instinctive envers la religion et la tradition juives, l''israélité' a également eu d'autres racines douteuses. Il y a toujours eu une forte tendance ‘cananéenne' dans la société israélienne, particulièrement au sein de son élite intellectuelle, qui insistait sur le fait que les Israéliens représentaient une nouvelle nationalité ‘post-juive', et constituait ainsi essentiellement un groupe ethnique totalement non juif. (les ‘Cananéens' étaient un mouvement d'Israéliens, qui, dans les années 50 et par la suite, ont tenté de détacher l'israélité de la judéité et de créer une nouvelle ‘nationalité' non confessionnelle d''Israéliens' de langue hébraïque, qui pourrait inclure également les Arabes.) En tant que tels, ces nouveaux ‘ Israéliens cananéisés' croyaient avoir peu de choses en commun avec les Juifs et encore moins avec l'histoire de la Diaspora. Maints Juifs israéliens ‘cananéisés' insistaient sur le fait qu'ils avaient bien plus de choses en commun avec les Druzes et les bédouins du pays, qu'avec tous les Juifs orthodoxes de Brooklyn. Une des nombreuses autres formes de jeu de réaction agressive envers la judéïté diasporique était une hostilité féroce au yiddish [dialecte traditionnel des Juifs ashkénazes, consistant en un mélange d'hébreu et d'allemand].

Dans les premières décennies de son existence, la célébration de l''israélité', en Israël, a pris de nombreuses formes, y compris celles qui minimisaient le rôle de la judéité dans l'Etat. Le programme scolaire israélien dans les écoles laïques, fréquentées par la majorité des enfants israéliens, était largement dépouillé de contenu juif. L'histoire juive dans l'école israélienne typique s'achevait à Masada, ou avec Bar-Kochba, pour se reconstituer mystérieusement au premier Congrès sioniste de Bâle. On avait presque entièrement éliminé du programme d'études tout enseignement de la religion juive, autre que la bible, excepté dans les écoles religieuses. Le résultat est qu'aujourd'hui, plus d'un adolescent israélien ne peut achever la phrase qui commence par les mots ‘Shema Yisrael', et rares sont ceux qui sont capables d'expliquer correctement ce qu'est la Amida. [Prière majeure de la liturgie juive, comprenant 18 bénédictions, et qui se récite debout].

Pour beaucoup, la célébration de l''israélité' était également censée constituer la voie suprême pour la résolution des différences entre Arabes et Juifs. Après tout, il n'y avait aucune raison pour que les Arabes ne puissent pas suivre l'exemple des Juifs les plus ‘cananéens' et n'adoptent pas, avec enthousiasme, la nouvelle ‘israélité', une ‘israélité' qui transcenderait la religion et l'appartenance ethnique, ou la confession de foi pré-israélienne.

Mis à part les défis nationaux et le ‘canaanisme' erroné, jusqu'à récemment, peu nombreux étaient ceux qui eussent remis en cause la conclusion fondamentale selon laquelle le sionisme laïque était un succès national juif sans réserve. Les dirigeants de l'Etat d'Israël avaient pu s'illusionner largement sur ce point, mais les Israéliens ordinaires ne s'assimilaient à aucune ethnie ou nationalité étrangère non juive, comme c'était le cas de tant de juifs de Diaspora. Les Israéliens resteraient toujours des Juifs, même s'ils étaient seulement des Juifs induits en erreur et sachant peu de choses du judaïsme. L'hébreu était leur langue quotidienne de communication. Les fêtes juives étaient leurs jours fériés.

Les symboles juifs étaient les symboles de l'Etat. D'ailleurs, la fusion du judaïsme avec la modernité, qu'avait opérée le sionisme laïque, a démontré sa stabilité durant très longtemps. Elle n'a pas été menacée par la modernité, même sous ses formes les plus extrêmes.

Les axiomes concernant l'aptitude du sionisme laïque à vaincre les menaces traditionnelles que constituaient, pour les Juifs, l'antisémitisme, l'assimilation et la haine de soi, ont mordu la poussière dans les années 90. De l'intérieur d'Israël a émergé un mouvement d'antisémitisme juif de masse, qui a exercé son hégémonie avec beaucoup d'effet, d'abord sur la Gauche radicale et sur les classes jacasseuses du milieu universitaire et du journalisme israéliens, et finalement sur le pays tout entier, sous la forme d'une domination de la Gauche. Grâce à cette domination gauchiste, la Gauche a continué à exercer son contrôle sur la prise de décision politique nationale, même lorsqu'elle était dans l'opposition, et même lorsque des coalitions dirigées par le Likoud étaient au pouvoir.

La rapide croissance de l'antisémitisme juif à l'intérieur d'Israël durant l''ère d'Oslo' soulève des questions sérieuses précisément sur ce qu'était vraiment le sionisme laïque réussi. L''ère d'Oslo' a été accompagnée d'un assaut massif contre la fierté et la confiance d'Israël envers ses dirigeants. Des intellectuels israéliens ont sermonné le pays à propos de son origine peccamineuse. Les campus israéliens ont été inondés par des ‘Nouveaux Historiens' et des ‘Post-Sionistes', des pseudo-universitaires qui réécrivent les textes d'histoire et le programme d'études scolaires pour promouvoir le ‘narratif' arabe et la version arabe de l'histoire, équivalents moraux des négateurs de l'Holocauste dans d'autres pays. Dans les années 90, les politiciens israéliens ont bondi en avant, prêts à dépouiller le pays de tous ses emblèmes nationaux juifs, depuis l'étoile de [David] sur le drapeau, jusqu'au texte de l'hymne national. Et après 1300 ans de discrimination arabe à l'encontre des juifs, les politiciens israéliens ont mis en application les programmes de “discrimination inversée', dans lesquels les Arabes avaient la préférence, et les Juifs, la portion congrue.

L'un après l'autre, vers la moitié des années 1990, des politiciens israéliens ont employé le jargon post-moderniste des choeurs anti-israéliens d'outre-mer, exigeant des Israéliens qu'ils cessent de dominer un autre ‘peuple', qu'ils apprennent à comprendre l''autre', qu'ils commémorent les ‘tragédies' que les Juifs ont causées aux Arabes innocents, et qu'ils les en dédommagent. Si aucun peuple palestinien n'avait existé dans l'histoire, des politiciens israéliens étaient déterminés à en inventer un pour la paix.

L'antisémitisme mondial s'est accru considérablement, du fait que des politiciens d'Israël même, accréditaient par leurs propos les bobards anti-juifs qui ont toujours constitué les bases d'une propagande de haine envers Israël, y compris l'acquiescement officiel israélien au discours des antisémites. Voici que des dirigeants israéliens admettaient qu'Israël était bien un ‘conquérant' colonial et un ‘étranger', un ‘oppresseur' des Palestiniens et la cause de la ‘souffrance' palestinienne. Voici que même des dirigeants d'Israël confirmaient que la barbarie et les atrocités palestiniennes étaient finalement la faute de l''occupation' israélienne et de l'indifférence juive.

Même si l'assimilation juive en Diaspora a souvent été appelée ‘haine de soi', l'expression est trompeuse. Les partisans de l'assimilation en Diaspora sont généralement des gens indifférents à leur judéité et qui ne veulent rien avoir à faire avec le judaïsme. En général, à quelques exceptions près, ils ne souhaitent pas activement qu'on fasse du tort aux Juifs. Si l'on remonte dans l'histoire, les partisans de l'assimilation juive étaient en général tout simplement des gens mobiles socialement, désireux de jeter par-dessus bord leur judéité pour voir s'ouvrir à eux, en échange, les portes de carrières et accéder à des positions importantes fermées aux Juifs. Dans l'ensemble, ils n'étaient pas gens à détester d'autres Juifs, quoique, bien sûr, il y ait toujours eu également quelques exceptions parmi eux.

Cependant, l'ère d'Oslo en Israël a vu, pour la première fois peut-être dans l'histoire, l'apparition d'un fanatisme antijuif réel et virulent chez les intellectuels, dans les médias et les élites politiques d'Israël. Les universités israéliennes sont devenues un bouillon de culture pour les Juifs antisionistes et antisémites et les extrémistes de la gauche ‘post-juive' qui, en temps de guerre, collaborent ouvertement avec leurs ennemis à la fusion de leur propre pays dans une sorte d'Etat palestinien. Les campus israéliens sont devenus en grande partie des territoires occupés par la domination gauchiste. Il y a aujourd'hui des professeurs et des maîtres de conférence israéliens qui servent de Juifs de cour aux pires antisémites de la planète, y compris à des fondamentalistes islamistes, des néo-nazis et négateurs de l'Holocauste. Les membres gauchistes du corps enseignant israélien voyagent dans le monde, dénonçant Israël devant des assistances d'antisémites et de nazis, de fascistes, terroristes, criminels, d'un pays qui pratique la ségrégation, et commet des crimes contre les droits de l'homme.

Un nombre croissant d'universitaires israéliens atteints de haine de soi appellent ouvertement à ce que soit mis fin à l'existence nationale israélienne et à ce qu'Israël soit remplacé par un Etat unique avec une majorité arabe et sous l'hégémonie de l'OLP. Les professeurs israéliens de la gauche s'avèrent être des monuments d'une propagande politique anti-israélienne et antijuive, qu'ils font souvent passer pour de la ‘recherche scientifique'. Chacun sait que, sur les campus, des extrémistes de gauche avec un palmarès de publications risible et ridicule sont engagés, obtiennent des postes ou des promotions, grâce à la solidarité d'autres membres enseignants de gauche, déjà à l'intérieur du système. Les autorités universitaires israéliennes sont notoirement corrompues et politisées. Certains de ces gauchistes en poste voyagent ensuite dans le monde et incitent vivement des antisémites à boycotter tout ce qui est israélien, y compris les institutions académiques mêmes qui les emploient et les salarient.

Le campus n'est pas le seul quartier-général de la haine de soi juive. Dans les années 90, le système d'enseignement public israélien a également été mobilisé pour répandre partout l'idéologie anti-israélienne pro-arabe. Des politiciens israéliens de la Gauche et quelques ‘universitaires' de gauche ont proposé avec sérieux qu'Israël décrète une ‘journée nationale de la Naqba [catastrophe]', au cours de laquelle on ferait réparation pour le fait même de la création d'Israël et pour la ‘catastrophe' qu'elle a causée aux Arabes palestiniens. Les célébrations du ‘jour de la Naqba' sont en augmentation générale sur les campus israéliens et, de temps en temps, dans les écoles publiques israéliennes. Israël est le seul pays de la planète où des écoles et des universités organisent régulièrement des colloques consacrés à exprimer deuil et remords de ce que le pays dans lequel ils vivent existe, et où ils cachent à peine leur désir de voir leur pays annihilé.

Les médias israéliens ont longtemps fonctionné sous l'hégémonie presque totale de l'extrême gauche, une forme unique de quasi-totalitarisme opérant dans le cadre global d'un pays doté d'institutions démocratiques. Les médias israéliens dans leur ensemble obéissent aux signaux de la gauche académique, et la langue de bois du campus, y compris le jargon ‘postmoderniste', font maintenant régulièrement partie de la dose journalistique quotidienne. Les journaux d'Israël matraquent régulièrement le pays, favorisant la propagande arabe qui s'exprime sous forme d'éditoriaux, de libres opinions, et souvent même de nouvelles, attribuant tous les problèmes du monde à l'obstination des Israéliens et aux mauvais traitements qu'ils infligent aux Arabes.

Haaretz a depuis longtemps cessé d'être un journal ou un organe exprimant un pluralisme politique, et fonctionne comme un instrument d'endoctrinement politique de l'extrême gauche. Yediot Ahronot est à peine moins partisan. Maariv est le seul journal en hébreu qui garde un semblant de pluralisme, ce qui ne l'empêche pas d'être souvent beaucoup plus une plateforme pour la Gauche que pour la non-Gauche.

Les trois stations israéliennes de télévision rivalisent entre elles à qui sera le plus à gauche et pourra employer le plus grand nombre de commentateurs politiques de gauche. La principale forme de pluralisme politique en matière de diffusion radiophonique a pris fin quand le gouvernement de Sharon a fermé Aroutz7.

Les principaux lieux où se manifeste la domination gauchiste sont les universités et les médias, mais d'autres institutions, tels la cour suprême, les services du renseignement, et une grande partie de la classe des officiers de l'armée, sont également tombés sous son emprise. Une large part du secret du succès de la domination de la Gauche est l'énorme financement qu'elle reçoit d'institutions et de personnes privées à l'étranger, chez lesquelles l'intérêt d'Israël n'est absolument PAS à l'ordre du jour. Des ‘organisations' insignifiantes, dont certaines nettement communistes, sont inondées d'argent et remplissent la presse et les panneaux publicitaires de grands placards politiques payants.

Quant à l'antisémitisme juif, il constitue de plus en plus la force motrice de la théologie fondamentaliste de la domination gauchiste. Cette obsession de l'auto-flagellation, parmi les gauchistes, a créé une situation dans laquelle toute atrocité commise par des Arabes, sans exception, est saluée par des invitations, émanant des classes israéliennes bavardes, à PLUS de concessions et de conciliation. Certains, y compris les extrémistes en poste dans les universités, vont jusqu'à justifier et célébrer des actes de terreur arabes comme nécessaires pour forcer les Israéliens à revenir à la raison et à faire la paix.

Au cours des douze années écoulées les élites israéliennes ont vécu dans un monde de façade, dans lequel les Juifs sont coupables de tout, et où les Arabes ne font qu'exprimer leurs ‘frustrations' d'être ‘maltraités' par les Juifs depuis tant d'années. Aucun de ces gens ne semble accorder de l'importance au fait que des Arabes n'ont jamais déclenché d'Intifada dans les pays arabes, où le traitement qui leur est infligé par des régimes arabes a toujours été infiniment pire que celui que leur réserve Israël (même si l'on prend pour argent comptant toutes les accusations arabes contre Israël).

La guerre psychologique que mènent les élites israéliennes contre la fierté, la dignité et le respect de soi, et même contre l'existence nationale, a été longtemps accompagnée d'un ensemble de politiques diplomatiques exprimant à peine plus qu'un dégoût de soi. Toute atrocité commise par des Palestiniens était saluée par de nouvelles offres de concessions et des gestes de bonne volonté de la part d'Israël, qui menait pourtant une politique selon laquelle aucun acte de violence arabe ne devait rester sans réplique. Ehud Barak a cédé à la terreur du Hezbollah et a retiré les troupes israéliennes du Liban, et, ce faisant, il a mis tout le nord d'Israël, y compris la baie de Haïfa et ses raffineries, à portée des missiles du Hezbollah. Israël a récompensé la Syrie pour ses décennies d'agression, sa négation de l'Holocauste, l'asile qu'elle a donné à des criminels de guerre allemands, pour le terrorisme par Hezbollah interposé ; il a offert d'accorder à la Syrie non seulement les hauteurs du Golan, mais également une partie de l'Israël d'avant 1967, avec accès aux eaux de la Mer de Galilée [le lac de Génésareth].

La politique nationale d'auto-avilissement a été acceptée avec sérénité par une grande partie du public israélien, qui espérait, contre toute espérance, que les politiciens d'Oslo, qui leur promettaient la lumière au bout du tunnel de la conciliation, avaient raison. Cette même nation qui avait vaincu les hordes arabes en 1948-9, lors de la Campagne de Suez, au cours de la Guerre des Six Jours et de celle de Yom Kippour, avait maintenant une allure de défaitistes pleurnicheurs. La seule voie pour faire la paix que l'élite considérait comme impensable était la ‘paix par la victoire militaire' sur les bourreaux du pays. Et pendant tout ce temps, le propre gouvernement d'Israël subventionnait les extrémistes antisionistes venimeux des universités israéliennes et d'ailleurs.

Au cours des quelque trente ans écoulés depuis la création d'Israël [l'auteur se place à l'époque des événements qu'il relate, c'est-à-dire les années 1970], rares étaient ceux qui auraient mis en doute l'idée que le sionisme laïque avait remporté un succès sans réserve en engendrant le nouvel ‘Israélien'. Les Juifs israéliens étaient enfin des citoyens ‘normaux' de leur propre pays, patriotes au point d'être insupportables, fiers jusqu'à la démesure, pleins de confiance en eux-mêmes et en leur armée, sûrs de la justesse morale de leur cause. Et voilà que, quelques années plus tard, ces mêmes Israéliens ont été réduits à implorer Yassir Arafat de permettre à ses chefs de pelotons terroristes de rencontrer des officiers de l'armée israélienne afin de donner l'apparence qu'un ‘processus de paix' était toujours en cours. Les politiciens israéliens abandonnaient toute prétention de conditionner de futures concessions aux Arabes à leur cessation de la violence. Les dirigeants et les intellectuels israéliens endossaient le principe qu'Israël paierait des réparations et rendrait hommage à ces mêmes Arabes qui les avaient attaqués et avaient perdu.

Les années 90 étaient l'époque où il était devenu évident qu'un grand nombre d'Israéliens et la majeure partie de l'élite israélienne avaient perdu la volonté de survivre en tant que nation. Après des siècles au cours desquels les Juifs de Diaspora gardaient les formes les plus militantes de fierté et de confiance en soi, même quand ils étaient maltraités, méprisés et humiliés, voilà que les Israéliens d'Oslo, dotés d'une des plus grandes armées du monde, abandonnaient toute fierté et prônaient l'auto-humiliation. Les mêmes militaires israéliens qui avaient sauvé les otages juifs d'Entebbe, en Ouganda, étaient soudain incapables de sauver un soldat de Tsahal blessé et saignant à mort au tombeau de Joseph, à Naplouse, ou de protéger des enfants pris sous les tirs, dans les environs de Jérusalem. Le McClellenisme [1] avait remplacé l'audace comme carte de visite de Tsahal. Voilà qu'Israël ne voulait pas employer la force pour empêcher les Palestiniens de tirer au fusil, au mortier et à la roquette sur des habitations civiles, et préférait demander à entamer des pourparlers avec ceux qui tiraient, résoudre les différends et parvenir à des arrangements.

Voici un Israël qui, moins de deux générations après l'Holocauste, voulait soudain avoir des ‘pourparlers de paix' avec des gens qui nient qu'il y ait jamais eu un Holocauste et qui soutiennent que les Juifs emploient du sang d'enfants non juifs pour faire des matzot de Pesah. Les mêmes juifs qui, en 1948, avaient combattu alors que toutes les chances étaient contre eux, et avaient gagné, acquiesçaient à un ‘processus de paix' qui impliquait des gestes unilatéraux de paix de la part d'Israël, avec, pour toute contrepartie, une poursuite de la guerre des Arabes contre les Juifs.

 

La haine de soi juive et la débâcle d'Oslo

La question la plus fondamentale pour cette nouvelle ère post-Oslo, et qui exige des réponses claires, est de savoir comment Israël a pu se permettre de poursuivre le processus de paix d'Oslo en premier lieu. Les réponses ont de fortes chances de montrer du doigt le rôle central de l'antisémitisme juif et de la haine de soi.

Ce qu'il y a de mystérieux dans le ‘processus de paix' d'Oslo, ce n'est pas pourquoi il a échoué – ce n'est que trop évident pour quiconque, à l'exception des gauchistes théocratiques fondamentalistes -, mais pourquoi quiconque, en Israël, a pu se persuader, en premier lieu, qu'il pouvait réussir. Le sionisme laïque était censé ‘normaliser' le peuple juif. Je ne crois pas que la débâcle d'Oslo puisse s'expliquer sans considérer le rôle que l'antisémitisme juif a eu dans sa mise en oeuvre.

Dans les années 90, nous avons observé que les dirigeants d'Israël, depuis le parti travailliste israélien, ainsi que les éléments les plus radicaux de la gauche israélienne, insistaient sur le fait qu'on ne pourrait parvenir à des relations pacifiques avec les Arabes que par un long processus d'autodénigrement, de négation de soi, et d'auto-humiliation juifs. L'élite politique d'Israël affirmait que la paix pourrait être réalisée à condition qu'Israel accepte de restituer aux terroristes le cœur de sa terre, que la sécurité pourrait être réalisée par l'abandon de la sécurité et par la distanciation d'Israël de ses racines juives. Tout au long des années 90, on a insisté sur le fait que si seulement Israël jetait par-dessus bord ses politiques traditionnelles de défense et faisait plutôt confiance à la bonne volonté qu'engendreraient les concessions faites aux Palestiniens, aux Jordaniens, et aux Syriens, alors la paix fleurirait. Ils se sont convaincus que la force militaire était obsolète et ne jouait plus aucun rôle pour la sécurité, et cela dans la région la plus barbare de la planète. Ils se sont convaincus que la paix pourrait seulement s'établir en s'entendant avec le mal et en acceptant l'antisémitisme.

Au début des années 90, Yassir Arafat et les dirigeants de l'OLP étaient très loin : en Tunisie, où ils avaient été bannis au terme de la campagne militaire israélienne dévastatrice et victorieuse - même si elle fut fortement controversée - au Liban, en 1982. Le monde - ou au moins les Etats-Unis – s'était rallié à la position israélienne qui affirmait que l'OLP n'était pas un partenaire acceptable dans quelque négociation de paix arabo-israélienne que ce soit ; et que le maximum que les Arabes palestiniens pouvaient espérer était une autonomie limitée dans des parties ‘des territoires occupés', sans aucun rôle pour l'OLP. La violence de l'Intifada, qui avait débuté vers la fin des années 80, était terminée, pour l'essentiel ; il y avait de moins en moins d'incidents par mois, et les terroristes manquaient si désespérément de matériel qu'ils fabriquaient, à la diable, leurs pistolets rudimentaires avec des matériaux domestiques ; les explosifs palestiniens avaient plus de chance de tuer celui qui les avait préparés que qui que ce soit d'autre. Certes, les soldats israéliens étaient harcelés par des Palestiniens jeteurs de pierres, mais c'était un harcèlement auquel on aurait pu mettre un terme par une réaction plus ferme, quoique au prix d'un endommagement passager de notre image. Les jets de pierres ne menaçaient sérieusement ni les soldats, ni l'existence de l'Etat d'Israël.

C'est dans ce paysage d'une tranquillité quasi bucolique qu'est advenu le ‘processus de paix' d'Oslo, et il a arraché la défaite aux mâchoires de la victoire. Oslo était basé sur la présomption selon laquelle les intérêts économiques et le consumérisme avaient remplacé la puissance militaire comme causes déterminantes des relations internationales dans le monde post-moderne. Il chercha à réduire les tensions avec les Arabes palestiniens, dont l'Intifada venait juste de subir la défaite, en important les dirigeants de l'OLP dans les ‘territoires occupés', puis en leur permettant de s'armer et de constituer une armée dans les faubourgs de Tel Aviv et de Jérusalem. Le gouvernement israélien donna des milliers et des milliers de fusils et des fonds énormes à des terroristes palestiniens qui avaient juré de détruire le pays.

Sept ans après le début du ‘processus de paix', le premier ministre Ehud Barak négociait la cession à l'OLP de la Vieille Ville de Jérusalem, y compris le contrôle du Mur occidental, en plus de portions du territoire israélien antérieur à 1967, dans le Negev – et tout ceci tandis que l'OLP assassinait des Juifs chaque jour. La réponse de l'OLP à cette obséquiosité fut le déclenchement d'une guerre contre Israël, sous la forme de l''Intifada d'Al-Aqsa'.

Aujourd'hui, le résultat direct de l'imposition d'Oslo par la domination gauchiste en Israël, est une armée de dizaines de milliers de soldats de l'Intifada équipés de missiles sol-air qui menacent le trafic aérien civil et militaire d'Israël. Quelque 1400 Israéliens assassinés, des dizaines de milliers d'autres vies brisées et rendues amères, sont le résultat direct de la mise en oeuvre des politiques de la gauche. Toute une génération d'enfants juifs israéliens a été traumatisée. Les terroristes de l'OLP ont maintenant des armes antichar, des missiles al-Kassam et des katyushas. Ils ont bombardé des zones civiles à l'intérieur des frontières israéliennes de 1967. La Bande de Gaza est aujourd'hui une grande usine de fabrication de mortiers et d'explosifs. Les mesures de bonne volonté d'Israël ont produit une campagne de haine semblable à celle des nazis, menée par l'OLP, comme le monde n'en avait pas connue depuis les années 40, et ce jusqu'à la négation virulente de l'Holocauste, accompagnée d'une justification de l'Holocauste (peu importe la contradiction).

Toutes les prévisions faites par le camp des pro-Oslo se sont révélées fausses, et toutes celles qu'ont faites les adversaires d'Oslo se sont révélées exactes. L'OLP n'a jamais été intéressée à régler le conflit arabo-israélien par voie de compromis. C'était une illusion des politiciens d'Israël. ‘La terre contre la paix' a toujours été une formule de paix dont l'élite israélienne affirmait avec insistance que les Arabes l'acceptaient, alors qu'ils ne l'avaient jamais agréée. L'ambition de l'OLP, en s'établissant en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, était uniquement d'utiliser ces zones comme une base pour lancer des attaques contre Israël, exactement comme l'avaient prévu les adversaires diabolisés d'Oslo. Ces attaques terroristes espèrent entraîner finalement les pays arabes dans une nouvelle guerre arabo-israélienne de grande envergure, dans laquelle seront probablement utilisées des armes de destruction de masse.

Le fait que la politique de gauche en Israël soit plus de la théologie que de l'idéologie devrait être évident pour tous, et est dans la réponse donnée par la Gauche aux preuves innombrables que sa pensée d'avant 1992 était complètement erronée. Au début des années 90, les adversaires d'Oslo furent diabolisés et qualifiés de fanatiques pleins fantasmes, de gens qui détestaient carrément la paix. L'histoire a prouvé que non seulement ces ‘fanatiques' avaient raison mais qu'ils étaient de véritables optimistes.

Aujourd'hui, la Gauche israélienne répond à chaque atrocité en exigeant qu'Israël continue d'adopter une voie de conciliation pour obtenir la paix. La Gauche insiste pour que de nouvelles formules et de nouvelles concessions soient offertes, de sorte que - enfin - ‘un accord permanent' puisse être signé avec Arafat et les membres de ses sections d'assaut. La force de la domination gauchiste est illustrée par le fait que les dirigeants successifs du Likoud ont accepté d'agir dans le cadre des axiomes et de la ‘pensée' de la Gauche, jusqu'à des cessez-le-feu unilatéraux répétés, des offres de ‘retrait unilatéral' et des ‘gestes de bonne volonté' incessants. La puissance de la théologie de gauche est si forte que même les gouvernements du Likoud cherchent à mettre en application ses politiques de ‘paix par la conciliation', dans lesquelles la stratégie préférée pour traiter la terreur est celle des concessions et des amabilités, plutôt que celle de la rigueur et de l'utilisation de la force armée.

La domination gauchiste est sans aucun doute derrière la dissonance cognitive [2] qui caractérise les Israéliens, au début du vingt-et-unième siècle, et dont la manifestation la plus évidente est dans le fait que la grande majorité de ceux qui soutiennent la poursuite du ‘processus de paix' réitèrent avec insistance leur certitude qu'Arafat fera suivre tout accord signé de plus de terreur et de plus d'attaques contre Israël, et que l'OLP violera tous les accords ultérieurs qu'il signera.

Les futurs historiens considéreront comme un défi embarrassant d'avoir à expliquer comment il se fait que les Juifs, souvent catalogués comme les gens les plus subtils de la planète et comme ayant plus de Nobels que n'importe quel autre groupe humain, ont pu se laisser piéger dans les accords d'Oslo. Comment des gens apparemment intelligents ont-ils pu accorder foi à de telles absurdités ? Aucun peuple ‘normal' ne confierait volontairement sa sécurité nationale à un groupe de terroristes islamo-fascistes, ni ne mettrait en danger son existence parce qu'il croit que les services d'Internet et le consumérisme rendront superflues la défense et la possession de territoire. Aucune ‘nation' sur terre ne tolérerait une telle chose. Alors pourquoi les Israéliens le font-ils ? La seule explication possible est que les Israéliens qui ont suivi Oslo n'étaient pas vraiment une nation. Ils n'avaient jamais vraiment développé une conscience nationale, mais n'avaient fait que jouer la comédie tout du long.

En fait, tout l'épisode d'Oslo, dans l'histoire juive, est un indicateur non seulement de la stupidité et de la superficialité des politiciens israéliens, mais de quelque chose de bien plus profond et de bien plus mauvais augure. Pour le dire très simplement, le ‘processus de paix' d'Oslo était le sous-produit de la haine de soi israélienne et de l'assimilationnisme juif à l'intérieur de Sion. Et Oslo peut très bien indiquer aussi que le sionisme laïque a échoué.

L'échec du sionisme laïque et la crise de l''israélité' sont une seule et même chose. Oslo a montré combien est superficielle et vide toute l'entreprise connue sous le nom d''israélité' laïque. Dans sa tentative de remplacer l'identité juive traditionnelle par l''israélité' civique, par le consumérisme en hébreu et le patriotisme civil post-juif, le sionisme laïque a créé, en fait, une nouvelle entité bizarre, pleine de confusion concernant sa propre identité, de plus en plus dominée par des défaitistes et des ‘post-Sionistes' qui font montre d'une haine et d'un avilissement de soi virulents, une entité qui s'estime coupable de tous les problèmes créés par l'agression et le fascisme arabes, et qui n'est que trop disposée à sacrifier ses intérêts nationaux sur l'autel païen du politiquement correct.

Au dix-neuvième siècle, une grande partie de l'opposition originelle au sionisme des dirigeants religieux d'Europe était basée sur leur allégation que le sionisme séculaire était un assimilationnisme à peine déguisé sous le vêtement d'un symbolisme nationaliste. Il y aura matière à ironie si les livres d'histoire relatent que la dernière décennie du vingtième siècle et la première du vingt-et-unième ont prouvé qu'ils avaient pleinement raison.

Une grande partie du problème peut être attribuée à la conception – qui a fait faillite – selon laquelle une certaine sorte d''israélité' peut exister sans lien avec la judéité. C'est la forme étrange qu'affecte l''assimilationnisme', qui a résulté de la tentative de créer un Israël ‘post-Juif'. Aucune israélité bien ancrée dans la judéité n'aurait pu sanctionner un ensemble de politiques basées sur la présomption qu'un violent antisémitisme était, d'une manière ou d'une autre, de la faute des Juifs, et résultait du mauvais traitement infligé à d'autres par les Juifs. Une israélité bien fondée dans une conscience juive n'aurait jamais provoqué une lutte pour une acceptation basée sur l'idée préconçue que les gens détestent les Juifs en raison des péchés, de l'égoïsme, des défauts, et des méfaits juifs. Seuls des gens détachés et coupés de l'histoire juive pourraient croire que des antisémites violents peuvent être ‘achetés' par des promesses d'investissements dans la haute technologie et les hôtels touristiques cinq étoiles.

Aujourd'hui, alors qu'émerge l'ère post-Oslo, ce cirque est termidé. La domination de la gauche et l''israélité' sioniste laïque ont amoindri la volonté de survivre et la légitimité même de l'Etat d'Israël. Ils ont engendré la pathologie de l'aveuglement et du dégoût de soi, qui ont produit le phénomène d'Oslo.

Steven Plaut *


© FrontPageMagazine pour l'original anglais.


* Le Dr Plaut est professeur de Gestion des Affaires à l'Université de Haïfa.
Il est aussi l'auteur de The Scout, publié chez Gefen Publishing House. (161.58.167.199/shop/indi_scout.htm).  

------------------

Notes de Menahem Macina

 

[1] McClellenisme [sic] : Néologisme forgé par l'auteur, d'après le nom de McClellan (1826-1885), général nordiste américain au cours de la guerre civile. Cet officier fut l'objet des lazzis de la presse de l'époque pour son indécision et les occasions manquées de remporter des victoires, dont elle fut responsable. Une phrase d'un rapport critique de l'époque à son propos résume parfaitement ce qu'on lui reprochait : ‘Il surestimait constamment la force de l'ennemi qu'il affrontait'. Selon les termes d'une commission d'enquête qui l'avait interrogé, McClellan était atteint d'une ‘infernale et fieffée couardise'.
(D'après le site Shot Gun's Home of the American Civil War).

[2] Rappelons que la “dissonance cognitive” est une théorie selon laquelle, « l'individu en présence de cognitions ("connaissances, opinions ou croyances sur l'environnement, sur soi, ou sur son propre comportement" [    ][…] incompatibles entre elles, éprouve un état de tension désagréable : c'est l'état de "dissonance cognitive". Dès lors, cet individu mettra en œuvre des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif. Ces stratégies sont appelées "modes de réduction de la dissonance cognitive". L'une des stratégies pour réduire la dissonance cognitive consiste à modifier ses croyances, attitudes et connaissance pour les accorder avec la nouvelle cognition ; elle est appelée "processus de rationalisation". » (D'après l'article « dissonance cognitive » de l'encyclopédie populaire sur le Net, Wikipédia). Voir aussi, entre autres, sur le Blog de B. Kibler, son bref article éclairant : « Influence et dissonance cognitive : comment ça marche ? »


------------------


Première mise en ligne sur le site de l'UPJF, 28 oct. 2004

Article devenu introuvable et remis ligne sur le site debriefing.org, 7 avril 2012, par M. Macina