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Christianisme

Pâque de l'indigne Eglise : COE et Cie, par Pierre Lefebvre
14/04/2012

 

 

Article repris du site Primo-Info, 6 avril 2012


Il y a bien longtemps que Primo n'avait pas parlé du COE (Conseil Œcuménique des Eglises). Non qu'il n'y ait rien à dire sur cette supra organisation mondiale !

Il ne faut pas y voir non plus la marque d'un désintérêt. Car ce qui se passe est non seulement passionnant, mais à la limite du révolutionnaire. Au moins par l'audace des théories (d'aucuns diraient la “fantaisie”, mais ce sont des mécréants) officiellement énoncées.

Les nouvelles qui viennent de cette ONG, théoriquement charitable et officiellement chrétienne, sont ânonnées dans toutes les paroisses du monde, chaque dimanche au moment des annonces, entre la collecte et le Notre Père.

Le paroissien lambda oublie un instant la faim qui le tenaille, car cela se passe aux environs de 11 h 45, pour écouter les nouvelles du monde, dans la version originale (au sens étymologique) de l'Eglise chrétienne.

Cela lui évite, au paroissien, de regarder le journal télévisé de 13 h sur TF1. De toute façon, il ne lui aurait rien appris qu'il ne croie déjà profondément.

Il y a bien longtemps que l'Eglise Chrétienne officielle (Protestante, Orthodoxe, Anglicane) sans parler de la très sainte Eglise Catholique Apostolique et surtout romaine, n'a plus grand-chose à dire de prophétique sur les événements de ce monde.

Mais, de temps en temps, elle retrouve son allant et son dynamisme pour soutenir des flottilles de la haine et publier des déclarations à l'emporte-pièce sur les méfaits de son ennemi héréditaire, Israël.

Le fait que le Christ ait été un rabbin en son temps et qu'il a partagé le quotidien des Hébreux justifie la jalousie maladive des Eglises, trop contentes d'accabler l'aîné dont elles sont issues!

En effet, seule la démocratie israélienne est jugée digne d'intérêt pour ce monstre qu'est devenu le COE.

Les Eglises ne disent rien de leurs compromissions successives avec les puissants de ce monde.

Elles ne protestent pas en voyant la misère autour de leurs lieux de culte alors que leurs clochers sont dorés à l'or fin.

Leurs outils liturgiques, ciboires et autres ornements, chasubles utilisés lors des cérémonies représentent à eux seuls la dette extérieure d'un pays non-aligné.

Mais, d'après les représentants officiels du Conseil Œcuménique des Églises, la situation terrible des chrétiens du Moyen-Orient ne trouve pas sa cause dans le fondamentalisme musulman.

À les entendre, si les Églises sont brûlées, si les chrétiens de toutes confessions, sont massacrés, si les filles de familles chrétiennes sont violées, si le statut des femmes est minoré violemment, il ne faut y voir qu'un seul responsable : Israël.

Mathews George Chunakara, directeur de la commission des Églises pour les affaires internationales du COE, a présenté un rapport de 100 pages (téléchargeables en anglais sur le site du COE).

Ce rapport, intitulé « La foi sous occupation : Le sort difficile des chrétiens indigènes en Terre sainte », est un amoncellement de demi-vérités et de mensonges éhontés, qui cache difficilement un antisionisme primaire, pour ne pas dire un antisémitisme virulent :

Tout d'abord, le titre : « Le sort des chrétiens indigènes »

Cela signifierait que les chrétiens étaient donc les premiers sur la Terre Sainte et que tout peuple venu après eux pratiquerait la colonisation.

Ce rapport fait l'impasse sur 4000 ans de vie du peuple hébreu (ancien nom du peuple juif) sur cette terre qui portait son nom au temps du Christ.

On reste abasourdi devant tant d'inculture doublée de mauvaise foi.

Le rapport indique, dès son énoncé, quelle solution finale il conviendrait d'appliquer pour être en conformité avec les desiderata des Eglises.

Il y a un peuple indigène, le peuple palestinien et il y a un colonisateur, Israël.

Bien entendu, cela fait l'impasse sur l'autre conquête qui fait rage sur place (et qui gagne du terrain grâce aux idiots utiles des médias et du COE), qui consiste à nier le passé juif en s'indignant contre la “judaïsation de Jérusalem” ou en exigeant que la Judée devienne judenrein.

L'Église ne se risquerait pas à remettre en cause la domination arabo-musulmane.

Lors de sa présentation à la presse, le directeur des affaires internationales du COE s'est inscrit en faux contre "la propagande israélienne et chrétienne sioniste selon laquelle les chrétiens palestiniens se dépeuplent à cause du fondamentalisme musulman, en liant clairement leur émigration et leurs souffrances directement à l'occupation israélienne" (source AFP).

Ne laissons pas les faits contredire nos opinions !

Ainsi donc, si une librairie chrétienne de Gaza est brûlée, c'est à cause d'Israël, qui n'y est pas, et non du Hamas qui y règne sans partage.

Si l'église du pasteur baptiste Naïm Khoury a été incendiée à 14 reprises entre 2004 et 2008 par les affidés du Fatah, c'est encore une fois la faute d'Israël.

Si les chrétiens quittent Gaza (opération terminée depuis l'été 2005) et les Territoires, c'est à cause de l'occupation israélienne et non parce qu'ils sont persécutés.

Et s'ils émigrent vers Israël, c'est probablement par volonté de sacrifice plutôt que pour y vivre tranquillement leur foi dans le seul pays de la région où les religions sont toutes égales — au point d'être également financées par l'Etat juif.

Le sieur Arafat, roi du double discours et fervent paroissien de l'Église de la Nativité à Bethléem une fois l'an, a expulsé les moines d'un monastère orthodoxe pour y installer son lupanar personnel. Cette profanation est certainement, aux yeux du COE, de la faute d'Israël.

Allons plus loin dans le raisonnement de ces dits représentants officiels chrétiens.

Si une église copte est saccagée, si la minorité chrétienne est persécutée en Égypte, c'est par la faute d'Israël.

Si une femme pakistanaise, Asia Bibi, de confession chrétienne est actuellement emprisonnée et condamnée à mort au Pakistan pour le seul fait de sa religion, c'est à cause de la colonisation israélienne.

Si les minorités chrétiennes en Éthiopie, au Soudan, en Mauritanie, sont en voie d'extinction, la charia des fondamentalistes musulmans, salafistes et autres cintrés n'y est pour rien.

Encore la faute d'Israël.

Vous pensez que l'auteur de ces lignes exagère les propos tenus par les autorités des Églises chrétiennes ? Méditons, mes bien chers frères, les quelques phrases qui suivent :

« La source qui finance et motive toutes ces organisations internationales, en Orient comme en Occident, et en particulier dans le monde arabe [...] Ils sont dirigés par une seule organisation maléfique, connue sous le nom de "sionisme". Elle est derrière tous ces mouvements, toutes ces guerres civiles, tous ces maux. Elle se sert des Occidentaux - aux Etats-Unis, en Europe - ou de leurs disciples. Toute personne intelligente qui lit le Protocole des Sages de Sion reconnaîtra l'étendue de son influence sur la politique de notre région et du monde ».

[Tels sont les propos de] Monseigneur Saliba, évêque de l'Eglise Orthodoxe syrienne, membre du COE. C'était en juillet 2011.

Un évêque, pas un paroissien de base !

Dans son évêché, Saliba ne voyait pas les cadavres qui commençaient à s'amonceler devant sa porte. (lire sur Primo)

Ce Monseigneur applique à la lettre la maxime :

« À compter d'aujourd'hui, je crois que j'agis en accord avec le Tout-puissant Créateur : en me défendant contre les Juifs, je combats pour l'œuvre du Seigneur ».

C'était dans les années 30, et cette maxime est attribuée à un certain Adolph Hitler.

Le COE n'a pris aucune mesure disciplinaire à l'encontre de cet évêque. Le procédé classique d'essentialisation d'un groupe humain n'a pas fait sursauter nos fins théologiens.

Et, bien entendu, son Eglise a cosigné le rapport sur les « chrétiens indigènes ».

Concernant la terreur qui règne à Damas et dans d'autres villes de Syrie, le COE se contente d'exhorter les Églises membres du COE à « mener des actions concrètes de solidarité » en cette période difficile et surtout à ne pas désespérer.

C'était au mois de février 2012, soit plus d'un an après le début des massacres du régime El Assad.

Que c'est beau ! Que c'est grand ! C'est sirupeux comme du Hessel !

Si les chrétiens, qui représentaient plus de 18 % de la population de Terre sainte en 1948, à l'avènement de l'État d'Israël, ne sont plus aujourd'hui que 2 %, c'est bien entendu uniquement par la faute d'Israël.

En aucun cas, d'après ces envoyés de l'EAPPI, ces chrétiens ne sont victimes de l'intégrisme musulman.

Il sera permis de croire encore que l'Église est la représentante de Dieu sur terre lorsque seront éliminés de sa direction ces passe-murailles, ces ventriloques, ces petits et insignifiants bedonnants qui s'imaginent encore avoir quelque influence sur la marche du monde.

Vous êtes le sel de la terre, dit l'Évangile. Mais le sel a perdu sa saveur.

Ces autorités religieuses sont devenues la lie de l'humanité pensante, elles qui croyaient ou à qui l'on a fait croire qu'elles pouvaient encore représenter un quelconque pouvoir divin sur terre.

Aux hiérarques d'Israël qui croyaient représenter Dieu, le prophète Amos a un jour déclaré :

« Je hais, je méprise vos fêtes, je ne puis sentir vos assemblées. Quand vous me présentez des offrandes, je n'y prends aucun plaisir. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n'écoute pas le son de tes luths, mais que la droiture soit comme un courant d'eau et la justice comme un fleuve qui jamais ne se tarit » (Amos 5).

En dehors d'une admirable minorité que les institutions méprisent, le COE et l'Eglise chrétienne dans son ensemble sont devenus un peuple d'hypocrites, de parvenus spirituels qui revêtent leurs habits liturgiques pour semer la haine et la désolation en s'appuyant sur les faux propagandistes les plus [obscènes].

Dans de grands [rassemblements] fort [coûteux], ils font mine de prier, de chanter et d'en appeler à la clémence divine alors qu'ils ne sont que le jouet de leur propres idoles.

La droiture n'habite plus au sein de l'Eglise. Le souci de justice l'a quittée.

En ce sens, et ce jusqu'à ce que le véritable peuple reprenne la parole confisquée par de veules autorités, un simple chrétien ne peut que refuser que ces crétins parlent à sa place et crachent sans cesse sur un peuple qui clame son désir d'exister sur la terre de ses ancêtres.

Lui seul est le peuple indigène et lui seul a autorité pour décider de son destin.

Ce peuple-là, c'est Israël, c'est le peuple juif, le seul qui n'a jamais renoncé à son pays quand tant d'autres convoitent les richesses que lui seul a su créer.

 

Alors oui, vraiment, M.... à cette Eglise-là et, surtout, Joyeuses Pâques !

 

Pierre Lefebvre

 

@ Primo-Info