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Contentieux palestino-israélien

La prétendue demande palestinienne de reprise des négociations, n'est en fait qu'une mise en demeure et une menace
18/04/2012

 

A en croire, l'AFP et L'Orient-le-Jour, ce sont les Palestiniens qui demandent la reprise des négociations avec Israël; voir : « Dernier appel des Palestiniens pour une reprise des négociations ». La réalité est tout autre, comme en témoigne cet article:  

 

Netanyahu reçoit une lettre de doléances palestinienne


OLJ/AFP | 18/04/2012

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a reçu mardi 17 avril 2012, une lettre du président palestinien Mahmoud Abbas le mettant en demeure de revenir aux bases du processus de paix. Photo AFP
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a reçu mardi 17 avril 2012, une lettre du président palestinien Mahmoud Abbas le mettant en demeure de revenir aux bases du processus de paix. Photo AFP


Proche-Orient: Le Premier ministre israélien a reçu à Jérusalem Saëb Erakat et Majed Faraj

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a reçu hier une lettre du président palestinien Mahmoud Abbas le mettant en demeure de revenir aux bases du processus de paix, lors d'une rencontre à Jérusalem avec deux émissaires palestiniens.

 « Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son émissaire personnel Yitzhak Molcho ont rencontré ce soir (hier) le négociateur Saëb Erakat et Majed Faraj, le chef des services de renseignements de l'Autorité palestinienne, qui leur ont remis une lettre du président Abbas »,

a indiqué un communiqué agréé par les deux camps.

« Israël et l'Autorité palestinienne sont déterminés à parvenir à la paix », a assuré le bref communiqué de M. Netanyahu, en ajoutant que ce dernier transmettrait sa réponse au président Abbas « dans les deux semaines ». « Les deux parties espèrent que cet échange de lettres permettra de trouver la voie pour faire avancer la paix », conclut-il.

Côté palestinien, M. Erakat a qualifié de « sérieuse » la rencontre, qui a duré une heure dans la résidence du Premier ministre israélien à Jérusalem. « M. Netanyahu va étudier la lettre sérieusement et donner sa réponse dans les deux semaines », a-t-il confirmé.

Fait notable, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, qui devait initialement diriger la délégation selon des sources israéliennes et palestiniennes, n'a pas pris part à la rencontre parce que – selon M. Erakat – il était « occupé ». Une source proche de M. Fayyad avait auparavant fait part de ses « réserves » quant à sa présence. Le secrétaire général du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Yasser Abed Rabbo, également annoncé initialement, n'y a pas participé.

La lettre du président Abbas, dont le contenu n'a pas été rendu public, vise, selon les Palestiniens, à placer M. Netanyahu face à ses responsabilités dans l'enlisement des pourparlers de paix. M. Abbas a d'emblée écarté la plus lourde menace à sa disposition, la dissolution pure et simple de l'Autorité palestinienne, à la suite notamment d'intenses pressions de l'administration américaine.

« Il y a beaucoup de raisons qui contribuent à l'affaiblissement de l'Autorité palestinienne, mais sa dissolution est hors de question », a ainsi déclaré M. Abbas, dans une interview publiée lundi par le quotidien palestinien al-Ayyam. «

À la suite des actions entreprises par les gouvernements israéliens successifs, l'Autorité nationale palestinienne n'a plus aucune autorité ni réelle compétence dans les domaines politique, économique, social, territorial et de sécurité », déplore M. Abbas, selon un projet de la lettre. « En d'autres termes, l'Autorité palestinienne a perdu sa raison d'être », estime-t-il.

Le président palestinien appelle Israël à reprendre les négociations de paix sur la base des lignes d'avant-juin 1967, avec des « échanges de territoire mineurs et mutuellement agréés » et du gel total de la colonisation, y compris à Jérusalem-est. Il demande en outre, pour reprendre les pourparlers, qu'Israël « libère tous les prisonniers palestiniens », en particulier ceux incarcérés avant les accords d'Oslo (1993).

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a réitéré hier la position de son gouvernement pour « des négociations sans conditions préalables », rejetant a priori les exigences palestiniennes. Le bureau du Premier ministre israélien a récemment affirmé que, durant cette rencontre, « M. Netanyahu proposerait d'élever le niveau des pourparlers directement entre lui-même et Abou Mazen », un message que M. Molcho réitérerait en remettant la lettre de M. Netanyahu exposant la position d'Israël sur un accord de paix.