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Israël (Société - mentalités)
Israël (soutien de non-Juifs à)

Kassim Hafeez : « Je suis sioniste, musulman, fier de l'être et je soutiens Israël »
30/04/2012


Sur le Blog Israel Flash, 29 avril 2012.

[Original anglais (merci au Dr Giora Hod, en Israël, de me l'avoir signalé): « Muslim, Zionist, and proud », paru le 25 avril sur Ynet.]

 
kassim

Kassim Hafeez, 28 ans, est un britannique musulman issu d'une famille d'origine pakistanaise. Il est sioniste et fier de se tenir aux côtés d'Israël. Kol haKavod !


Il dirige et écrit sur le site Internet « Israel campaign ». C'est à ce titre qu'il a été nommé par le Conseil consultatif à l'agence britannique de l'organisation « StandWithUs » qui diffuse des messages pro-israéliens et lutte contre l'antisémitisme.

« J'ai grandi dans une famille où mon père chantait les louanges d'Hitler et où j'ai vécu un lavage de cerveau grâce aux discours de Nasrallah et Ben Laden. Après la lecture du livre d'Alan Dershowitz, « Plaidoyer pour Israël », j'ai eu une crise de conscience et je suis venu en Israël pour une visite qui a changé ma vie.

Je suis sioniste, musulman, fier d'être sioniste, et j'aime Israël, mais ça n'a pas toujours été le cas. En fait, pendant de longues années j'ai été tout le contraire de ça. J'ai participé aux actions antisémites et antisionistes qui sont organisées sur les campus britanniques, parce que j'étais moi-même un militant antisémite et anti-Israël.

J'ai grandi au sein d'une communauté musulmane britannique, j'ai été en contact avec les thèses et les gens qui, dans le meilleur des cas, dénoncent Israël et présentent les juifs comme des voleurs et des assassins, et, dans le pire des cas, appellent à l'élimination complète de « l'entité sioniste » et de tous les juifs. En résumé, dans cette communauté il n'y a aucune place pour l'Etat juif au Proche-Orient.

La haine qui se déverse en permanence a une influence énorme sur les gens qui grandissent dans ce milieu. Le plus effrayant est que ces personnes ne sont pas spécialement extrémistes ou radicales, mais, quand il s'agit d'Israël, on entend sortir de leur bouche la rhétorique la plus extrême, mêlée à un antisémitisme latent très vif. Par exemple, l'expression « arrête de faire le juif » a pour but de vexer.

De plus, mon père n'éprouvait aucune honte à louer Adolf Hitler, à le qualifier de héros dont le seul échec était de ne pas avoir tué assez de juifs. A l'âge de 18 ans, j'avais déjà le cerveau complètement lavé par l'islam radical, et ma haine d'Israël et des juifs était entretenue par des images de destructions et de morts, sur fond de chants arabes appelant au djihad, et de discours du dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ou d'Ossama Ben Laden. Ces idées étaient renforcées par ma participation régulière au « Jour de la nakba »; en ces occasions, les discours parlaient de la fin d'Israël tandis que les drapeaux du Hezbollah flottaient fièrement dans le centre de Londres.

Israël avait-il une excuse ? Bien sûr que non : pour moi la réponse était négative. Je n'avais pas l'ombre d'un doute, et même les religieux refusaient de condamner les attaques terroristes contre Israël. A coup sûr, c'était bien fait pour eux, les Israéliens, c'est ce que je croyais. Alors qu'est-ce qui a changé ? Comment une telle haine s'est-elle transformée en amour et en affection pour Israël et le peuple juif ?

Je me suis retrouvé un jour dans le rayon Israël-Palestine d'une librairie locale et je suis tombé en arrêt devant le livre d'Alan Dershowitz, « Plaidoyer pour Israël ». Selon ma conception du monde, les juifs et les Américains dominaient les médias, et après avoir lu le résumé du livre, je souriais de cette propagande sioniste. Malgré tout, je décidai d'acheter le livre, avec le sentiment que je pourrais bientôt démonter la propagande sioniste et prouver qu'Israël n'avait pas de sens, et montrer mes découvertes en guise de victoire du peuple palestinien. Alors que je lisais les arguments de Dershowitz, et qu'il démontait tous les mensonges auxquels je croyais, j'ai tenté de chercher des contre-arguments. Mais tout ce que j'ai trouvé c'était de la rhétorique vide, celle-là même à laquelle j'avais cru pendant des années.


J'ai décide d'aller voir moi-même Israël


J'ai vécu une vraie crise de conscience, et j'ai entrepris des recherches impartiales. Jusqu'alors je n'avais jamais rien trouvé qui soit un tant soit peu positif pour Israël. Désormais, je ne savais plus que penser. J'avais tellement cru aveuglément les autres, et voilà que j'en étais à me demander si je n'avais pas tort.

Je suis parvenu au point où j'ai senti que je devais voir Israël par moi même. Je savais que je ne découvrirais la vérité que de cette manière-là. Bien que cela fasse « cliché », cette visite a changé ma vie. Je n'ai pas découvert un pays d'apartheid ou de racisme, mais tout le contraire. Je me suis trouvé face à des synagogues, des mosquées, et des églises, face à des juifs et des Arabes qui vivent ensemble, et des minorités qui jouent un rôle important dans tous les domaines de la vie en Israël, depuis l'armée jusqu'à l'appareil judiciaire. Ce fut une expérience extraordinaire qui m'a ouvert les yeux. Ce n'était pas l'Israël sioniste et mauvais dont on m'avait parlé.

Après un examen de conscience approfondi, j'ai compris que tout ce que je croyais auparavant était faux. Je m'étais vraiment trompé, et j'ai bien dû le reconnaître. De plus, j'ai été confronté à une autre question importante : Je fais quoi, maintenant ? Pendant des années j'avais lutté contre Israël, mais maintenant je connaissais la vérité. Maintenant, le choix était clair : je devais me tenir aux côtés d'Israel, ce petit pays libre et démocratique qui fait des pas de géant en science et en médecine, et qui, malgré tout, est victime des mensonges et de la haine qui avaient pratiquement pris le contrôle de mon âme.

Il ne m'a pas été facile de prendre ma décision. J'ai dû affronter l'hostilité de ma communauté et de certains éléments de la communauté juive britannique, mais c'est le lot de quiconque soutient Israël en Europe. Ce n'est pas simple, mais c'est justement ce qui rend cette attitude impérative. Il ne s'agit pas de religion ou de politique, mais de vérité.

La vérité n'est pas entendue quand il s'agit d'Israel, alors que les rangs de la haine aveugle n'en finissent pas de se remplir. Nombre de ceux qui détestent Israël sont loin de la réalité, mais remplis d'une rhétorique creuse et de slogans politiques dont ils raffolent.

Nous pouvons changer les choses, mais nous devons être forts et unis. Israël n'est pas que le problème des juifs. Il s'agit de liberté, de droits de l'homme, de démocratie, et de tout ce qui compose les pays occidentaux. Il s'agit d'une tentative d'être une lumière pour les nations. Les actions humanitaires internationales d'Israël parlent d'elles-mêmes, mais si nous ne diffusons pas ce message, personne ne le fera.

Nous ne devons pas baisser la tête en nous excusant et en disant qu'« Israël n'est pas parfait ». Il ne faut pas avoir peur de dire : je suis sioniste, je suis fier de soutenir Israël. Le ferez-vous ? » (1)

 

Remarque du Collectif Arabes pour Israël


De temps à autre une voix musulmane s'élève pour défendre Israël. Votre soutien nous réchauffe le cœur, Monsieur Kassim Hafeez. Mais peu de musulmans réagissent comme vous. Ils sont sensibles à la propagande et à la campagne de désinformation bien orchestrée et relayée par des médias arabes qui, sans état d'âme, se font les porte-parole des pires barbares. Certains musulmans sont trop heureux d'enfourcher ce cheval de bataille, qui les exonère de toute remise en question de leur comportement partisan et antijuif. »


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