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Islam
Intimidation islamiste

Islamisation et lobby musulman en Belgique, Jacques Vanzand
19/05/2012

 

Rapport réalisé par Jacques Vanzand (Bruxelles)

 

Texte repris du site Israël-Flash,16 mai 2012

 

 

I. BELGIQUE - ETAT DES LIEUX


Je voudrais, sans tomber dans la paranoïa, faire mieux connaître ce petit pays de 10 millions d'habitants plus particulièrement Bruxelles, confronté à un islamisme galopant.

Suite à la tuerie survenue à Liège en Belgique, perpétrée par Nordine Amrani, un marocain naturalisé belge (déjà condamné pour viol d'une handicapée, coups et blessures, trafic d'armes, détention de stupéfiants, et en liberté conditionnelle depuis octobre 2010).

 

Rappel des faits

 

Liège,  massacre à la kalachnikov

Liège, mardi 13 décembre [2011], tuerie épouvantable, quatre tués, soixante-quinze blessés, des centaines de liégeois traumatisés, sans raison apparente, nous dit-on. Sans motif apparent

http://www.israel-flash.com/2011/12/liege-massacre-a-la­kalachnikov/#axzz1 v2ahGZOY

 

 

Je voudrais, sans tomber dans la paranoïa, faire mieux connaître ce petit pays de 10 millions d'habitants plus particulièrement Bruxelles, confronté à un islamisme galopant.

Quelques grandes villes de Belgique voient certains de leurs quartiers se muer en espèces de ghettos dans lesquels le citoyen belge non musulman n'est pas toujours le bienvenu.

La capitale, Bruxelles, en est un excellent exemple. En certains endroits il est risqué, voire dangereux, d'y prendre des photos, de s'y balader en jupe ou - s'agissant des femmes musulmanes - de ne pas porter le voile.

Les assureurs qui se rendent dans ces quartiers afin de faire remplir des documents relatifs à un dossier ou à un sinistre sont parfois obligés de raccourcir ou d'annuler leur visite suite à l'hostilité des habitants

De même pour les détectives qui viennent éclaircir une enquête en cours : certains sont clairement menacés de mort.

Ces quartiers rejettent de plus en plus souvent la législation belge pour se conformer à des lois religieuses ou à ce qu'ils considèrent comme tel quand cela leur convient.

Les migrants se fixent dans les centres urbains les plus pauvres à la recherche de l'entraide de leur communauté sans s'intégrer suffisamment dans le tissu socio-économique et culturel du pays.

Les habitants belges non musulmans quittent peu à peu ces communes et revendent leurs biens immobiliers, qui sont immédiatement rachetés (à des prix écrasés par un marchandage excessif) par de nouveaux arrivants musulmans, en général des amis ou des membres de la famille qui achètent parfois en groupe.

Petit à petit, des banques marocaines, algériennes ou turques s'installent ; des épiceries et des boucheries « Hallal » remplacent les commerces traditionnels. Quand une maison met du temps à être vendue car son état nécessite trop de travaux, elle commence à être couverte de graffiti et des déchets tels que des matelas, des planches ou des lessiveuses sont déposés clandestinement devant la façade ce qui donne un air de désolation et de saleté en certains endroits.

Je connais personnellement le cas d'une maison située à Laeken (un quartier à forte densité musulmane) que le propriétaire n'occupait plus et dont le jardin a été utilisé comme cache : des armes et des bijoux volés (emballés dans des sacs plastiques) étaient dissimulés sous trente centimètres de terre.

Des trafiquants de drogue et de voitures prennent racine et procurent du « travail » à ceux qui n'en ont pas.

Des hommes, par groupes de trois ou quatre, occupent les coins de rues à longueur de journée et dévisagent, souvent avec provocation, le Belge non musulman qui passe par là.

Des « cybers cafés » – où l'on peut téléphoner, se brancher sur le net, faire une photocopie ou acheter une boisson – se multiplient et attirent des individus qui traînent jusque tard dans la nuit en discutant à haute voix ou en criant, sous les fenêtres des gens qui aimeraient dormir pour travailler le lendemain.

Des magasins pakistanais ou iraniens, qui ouvrent de 18h au petit matin, vendent tranquillement et dans la plus totale illégalité, de la drogue.

Presque chaque nuit des vitres de voitures sont brisées, les GPS et les sacs oubliés sont volés.

Les lignes de métro qui traversent ces quartiers sont régulièrement le théâtre de bagarres, d'agressions, de vol, parfois de meurtres ; l'année passée, un individu a été jeté sur les rails, des conducteurs ont été insultés et frappés, des passagers se sont fait tabasser dans la rame de métro.

Plus fort : une bagarre éclate sur le quai, deux policiers interviennent et se font violemment attaquer par une meute de jeunes musulmans.

C'était une fausse bagarre un piège pour attirer les policiers. En tant que femme, il devient difficile de rentrer seule par le métro dans ces quartiers-là ; en tant qu'homme aussi d'ailleurs, puisque le courage n'étant pas la qualité première de cette catégorie de citoyens, ils attaquent en groupe, parfois à huit contre un.

La STIB qui gère les transports en tram, bus et métro, a dû récemment faire appel à une société de gardiennage pour tenter de stopper ce phénomène. En vain d'ailleurs.

Depuis quelque années – et cela va en s'amplifiant – des bus sont attaqués par des jets de pavés lancés dans leur pare-brise, avec parfois comme conséquence des conducteurs hospitalisés.

Il s'ensuit à chaque fois des grèves (mais comment donner tort aux chauffeurs ?) qui perturbent toute une partie du réseau bruxellois, ou d'une autre ville (les villes de Mons et de Charleroi sont régulièrement les cibles de ces actes). Tout récemment c'étaient les conducteurs de la ville de Mons qui observaient une journée de grève.

Mais quand les agresseurs sont arrêtés, leurs « amis » s'en prennent à la police et attaquent à coups de pierres les commissariats – une méthode inspirée des Palestiniens et qui a cours en Belgique depuis un an ou deux.


Mais le problème est plus vaste que cela


La prison d'Andenne, qui abrite une large population musulmane, a subi, il y a quelques semaines, une mutinerie peu commune : suite à l'interdiction d'occuper les couloirs pour faire les prières, la prison a été complètement mise à sac par les prisonniers musulmans ; même les douches ont été détruites. Cela aurait pu s'arrêter là. Ce n'est pas le cas : les gardiens de prison ont été avertis que leurs véhicules – garés dans la rue devant la prison – seraient incendiés. Il a fallu prévoir de la place pour que ces véhicules puissent se garer dans l'enceinte de la prison

Nous pouvons ajouter à ce lamentable palmarès musulman : des meurtres d'honneur (ou des jets d'acide au visage), des assassinats de bijoutiers, des braquages de convois bancaires, du racket dans les écoles ; le 24 novembre 2011, à l'école Ernest Richard d'Etterbeek, une éducatrice de 27 ans a été violemment frappée à la tête par un élève musulman armé d'une bouteille de verre. Un des morceaux de verre, projeté plus loin, a failli faire perdre la vue à un autre élève tout proche.

Un peu avant le 21 novembre, à l'Athénée des Pagodes, de Neder Over Hembeek (Bruxelles), une fillette de 13 ans a été attaquée par cinq jeunes filles marocaines qui criaient « sale juive ! ». La fillette souffre d'une commotion et d'une blessure au front.

Les écoles, peuplées parfois à 90% de musulmans, posent d'énormes problèmes : violence, vols, viols, racisme à l'encontre des non-musulmans, insultes et manque de respect envers les professeurs, refus de reconnaître l'autorité des professeurs-femmes, attaque au couteau pour avoir osé parler de l'Holocauste au cours d'histoire.

La Belgique se transforme de mois en mois, et le fait que ce pays traverse une crise identitaire grave en ayant été privé de gouvernement pendant plus de 500 jours n'arrange rien.

Sur fond de crise financière sans précédent, il nous faut accepter l'inacceptable, c'est-à-dire une détérioration de notre système démocratique, un racisme anti-belge, et un retour de l'antisémitisme, issu principalement de la communauté musulmane.

A partir du moment où il nous est déconseillé de porter des bijoux trop voyants ou de trop grande valeur (à Knokke, sur le littoral), à partir du moment où il nous est interdit, sous menaces de mort, de caricaturer Mahomet ou de publier tout dessin humoristique relatif à la religion musulmane, où il est exigé d'enlever les crucifix accrochés aux murs dans les écoles, où certains endroits de Bruxelles sont plus ou moins régis par la Charia, où il devient impossible de donner les cours d'histoire comme le programme scolaire l'a prévu, on est en droit de se demander si nous bénéficions encore des grands principes garantis par notre Constitution de 1830.

Je signale au passage que la grande synagogue de Bruxelles, ainsi que d'autres [lieux de culte juifs] ont besoin d'un dispositif policier le vendredi soir, et qu'une portion de la rue de la Régence est interdite de circulation, simplement par crainte d'agressions musulmanes.

Aucune mosquée n'a besoin de surveillance, car, bien évidemment, elles ne sont pas menacées. Pas un seul musulman n'a été insulté ou menacé par un juif à Bruxelles ; par contre, les cas d'insultes antisémites, d'attaques et de menaces envers les juifs sont en nette augmentation.

Je ne nie cependant pas qu'un sentiment islamophobe se développe de plus en plus au sein de la population belge, surtout dans le nord du pays.

Mais il s'agit d'une conséquence logique du comportement d'une partie de la communauté musulmane. Nos politiciens de gauche inversent le problème : ils soutiennent que c'est cette islamophobie qui est la source des problèmes et qui entretient la difficulté d'assimilation des musulmans de Belgique.

A ceux qui pensent que mon propos est exagéré je suggère ceci : essayez de vous balader avec une kippa sur la tête à Molenbeek, ou à la gare du midi. Vous prendrez d'énormes risques.

Par contre baladez-vous en djellaba, en burka ou avec un foulard sur la tête dans n'importe quel quartier de Bruxelles, il ne vous arrivera strictement rien.

Le conflit israélo-palestinien (mal connu et manipulé par le principal syndicat de gauche, ou certaines ONG) qui sert d'excuse pour justifier un antisémitisme obsessionnel chez certains radicaux musulmans, n'est pas seul à avoir été importé dans notre pays : la Charia aussi. A petite échelle encore, mais ce fait est tout récent.

La « Charia » qui est la loi sacrée de l'islam, est fortement présente dans la vie politique de certains pays musulmans. Monsieur Abd-Al-Qadir, idéologue des Frères musulmans, déclare que les musulmans doivent non seulement ignorer, mais aussi combattre les lois contraires à la Charia.

La Charia codifie et régule l'ensemble de la vie d'un musulman, qu'il s'agisse de sa vie privée ou de sa vie dans la société. Elle régit les transactions financières, les codes familiaux, les interdits vestimentaires, ainsi que tout ce qui concerne les infractions pénales et les dossiers judiciaires.

On retrouve dans le droit pénal les applications pratiques de châtiments tels que la lapidation, l'amputation, la flagellation, le crime d'honneur (que je préfère appeler crime, tout simplement). Des pratiques dignes du Moyen-Âge.

Bien que les musulmans se défendent de pratiquer souvent ces actes barbares et affirment que la majorité des 50 pays membres de la Conférence Islamique ont des systèmes de lois civiles éloignés des châtiments corporels, il n'en reste pas moins que ceux-ci sont consignés, noir sur blanc, dans les pages de la Charia.

Et qu'ils sont appliqués ici même en Belgique par certaines familles !

Des manuels scolaires relatifs à l'application de la charia ont été trouvés en Grande-Bretagne : des dessins indiquent à quels endroits le pied ou la main doivent être sectionnés (1).

Quatre ans après la mort d'une jeune étudiante pakistanaise, abattue par son frère parce qu'elle refusait un mariage arrangé avec un lointain cousin, le premier procès pour crime d'honneur s'est ouvert le 21 novembre 2011 en Belgique. La famille concernée était installée dans notre pays depuis 1970.

S'il s'agit du premier procès, mais pas du premier cas.

En 2009, une Belgo-tchadienne, Claudia Lalembaidje, 32 ans, a été tuée d'une façon horrible et son corps a été retrouvé à l'intérieur d'une valise dans le fleuve Escaut. Elle vivait à Schaerbeek (Bruxelles) et avait disparu le 14 juin 2009.

Des cas de « crime d'honneur », non mortels mais consistant en jets d'acide au visage, ont également eu lieu en Belgique.

En Iran, conformément à la loi islamique en vigueur depuis la révolution de 1979, les condamnés pour apostasie encourent la peine capitale. En 2011, il en est toujours de même en Arabie Saoudite et au Soudan. Dans la plupart des pays musulmans l'absence de liberté religieuse ou de liberté d'expression, le statut inférieur de la femme, les mariages forcés, la violence, sont monnaie courante. Ces pratiques sont de plus en plus exportées vers nos pays, la Belgique en particulier. Et nous ne pouvons l'accepter.

Le droit à la libre expression par exemple ; en Belgique, la libre expression est une de nos valeurs fondamentales. Quiconque a vécu ici quelques années connaît l'humour belge la « zwanse » (3) bruxelloise et sa propension à tourner tout en dérision.

La libre expression : le cas de Salman Rushdie est le plus connu et résume à lui seul ce que qu'il pourrait advenir de notre droit à la libre expression si nous ne trouvons pas l'antidote à ce poison qu'est la censure religieuse. En septembre 1988, Salman Rushdie publie « Les Versets sataniques », ouvrage traduit en plusieurs langues. Partout dans les pays musulmans l'indignation est à son comble, à cause de la description de Mahomet que fait l'auteur dans son livre. Le 14 février 1989, une fatwa exigeant sa mise à mort est diffusée sur Radio Téhéran. Les représailles des musulmans sont violentes :

– des attentats ont lieu contre la librairie de l'université de Berkerley, en Californie, et contre l'éditeur Riverdale Press.

– Le 11 juillet 1991 le traducteur japonais de Salman Rushdie est assassiné.

– Dans le courant du mois de juillet, le traducteur italien est poignardé.

– En 1993, l'éditeur norvégien de Rushdie est blessé par balles, mais il survit.

– En Turquie, en représailles contre Aziz Nesin, le traducteur turc de Rushdie, l'hôtel Sivas est incendié par des manifestants, et on déplore la mort de 37 personnes.

Une somme de 3 millions de dollars a été promise par l'ayatollah Hassan Saneii en récompense de l'assassinat de Rushdie. Pour sauver sa vie, l'auteur du livre est entré dans une clandestinité totale, et il a bénéficié de la protection des autorités anglaises jusqu'à aujourd'hui.

Plus récemment, l'autre cas qui a défrayé la chronique est celui du cinéaste Théo Van Gogh. Ce personnage manquait totalement de respect dans bien des cas (envers les juifs, entre autres) mais cela ne lui avait jamais valu des menaces. Mais lorsqu'il réalisa son court-métrage « Submission », il reçut des menaces de mort de la part d'un musulman. Le 2 novembre 2004 il est blessé par balles alors qu'il circulait à vélo ; il tombe et est ensuite achevé au couteau.

En 2005, nouvelle affaire menaçant la libre expression: les caricatures publiées au Danemark.

Au Danemark, l'extrême droite, qui a des députés à l'Assemblée, affirme que l'islam n'est pas compatible avec les traditions danoises ; ce parti affirme aussi que les musulmans sont venus au Danemark pour conquérir le pays et qu'il n'acceptera pas de société multiethnique.

Dans cette affaire des caricatures, un bref historique s'impose. Le 17 septembre 2009 le journal « Politiken » publie un article intitulé dyb angst for kritik af islam (peur profonde de la critique de l'islam).

Cet article traitait du problème rencontré par l'écrivain Kare Bluitgen qui se plaignait de ne trouver personne qui veuille illustrer son livre « Le Coran et la vie de Mahomet », par peur de représailles, à la lumière de ce qui est arrivé au cinéaste Van Gogh. S'est ensuivi un long débat sur la liberté de la presse.

Dans ce contexte le quotidien Jyllands-Posten publie, le 30 septembre 2005, une série de caricatures réalisées par douze dessinateurs, et intitulée « le visage de Mahomet ».

Les réactions (je n'en citerai que quelques-unes) ont dépassé ce que l'on pouvait imaginer, donnant raison à ceux qui décrivent l'islam comme une religion violente, intolérante et fanatique.

– Le 24 janvier 2006, le Parlement jordanien appelle à châtier les auteurs des douze caricatures.

– Le 29 janvier, la Syrie somme le Danemark de « sanctionner » ceux qui portent atteinte à la religion.

– La Lybie ferme son ambassade à Copenhague et l'Arabie Saoudite rappelle son ambassadeur.

– En Algérie, deux journalistes sont arrêtés et leurs journaux suspendus pour avoir publié les caricatures à titre d'information. Une journaliste de la télévision est licenciée pour avoir filmé les caricatures.

– L'Organisation de la conférence islamique et la Ligue arabe font part de leur volonté de saisir l'ONU pour obtenir une résolution « contraignante, interdisant le mépris des religions et prévoyant des sanctions contre les pays ou les institutions qui enfreindraient cette résolution » !

– Le 30 janvier, des milliers de Palestiniens expriment leur colère en manifestant ; une dizaine de membres du Fatah menacent les locaux de l'Union européenne à Gaza avec des kalachnikovs et des lance-grenades. Des activistes mettent le feu à des drapeaux norvégiens et danois et peignent une empreinte de pied sur le drapeau, geste qui constitue une grave insulte chez les Arabes.

– A Tunis le directeur de l'Organisation Islamique de la Culture, de l'Education et des Sciences (ISESCO), Abdul Aziz al-Tuweijry, qualifie « d'actes immoraux, contraires aux règles du droit international et aux préceptes des religions célestes » la publication de caricatures portant atteinte à Mahomet.

– Le 2 février, les Comités de la résistance populaire et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa affirment : « tout Norvégien, Danois ou Finlandais présent sur notre terre sera une cible ». Nous quittons là le domaine du fanatisme pour entrer dans celui du crime.

Par la suite, des menaces de mort sont parvenues au Jyllands-Posten Magazin, ainsi qu'aux caricaturistes. Un des caricaturistes a échappé de peu à la mort.

Le 2 février 2008, la police danoise déjoue une tentative d'attentat contre Kurt Westergaard, dans laquelle sont impliqués deux ressortissants tunisiens.

Des hommes masqués déclarant appartenir au Fatah, ont affirmé qu'ils interdiraient aux ressortissants danois et norvégiens de se rendre dans la bande de Gaza.

Yaqoob Qureshi, un ministre musulman de l'état Indien de Uttar Pradesh a offert une récompense de 6 millions de livres sterling à qui tuerait un seul des caricaturistes ; un imam pakistanais a offert, lui, 1 million de dollars pour le même « travail ».

Je n'évoquerai pas ici la liste de toutes les menaces et boycotts proposés par les musulmans, ce serait trop long.

Ceci nous donne un aperçu de la légendaire tolérance de l'islam et du ridicule dont il peut faire preuve dans ces cas-là.

Ces mêmes gens brûlent nos drapeaux, insultent nos dirigeants, sifflent nos hymnes nationaux, nous déclarent « infidèles », et tentent d'imposer la charia, leurs lois et leurs valeurs, en étouffant les nôtres, au motif qu'ils sont plus moraux que nous.

Quand on sait qu'un pays comme l'Iran se permet de menacer Israël de destruction pure et simple, qu'une journaliste française s'est fait violer en Egypte, que des prêtres français sont exécutés en Algérie, que des églises catholiques sont brûlées dans des pays musulmans, qu'un citoyen français juif se fait enlever, torturer et tuer dans son propre pays (la France), que des musulmans enlèvent des Occidentaux pour les échanger contre de l'argent, qu'une église italienne échappe à la destruction parce que les vitraux ne plaisent pas aux musulmans [?], que des kamikazes musulmans font exploser chaque jour quelques dizaines de musulmans innocents, on est en droit de se demander jusqu'où ira la régression de leurs sociétés, quel est le message qu'ils veulent apporter à l'humanité et quelles sont les valeurs qu'ils défendent. Où sont leurs principes moraux dans cet amoncellement de haine et de sauvagerie ?

Rien qu'au cours des dix dernières années, le fanatisme musulman a causé la mort de dizaines de milliers d'êtres humains.

Depuis quelques années, un processus de régression est enclenché: la religion musulmane, de plus en plus empreinte d'islamisme, donne l'impression de revenir à des pratiques moyenâgeuses.

Et si le « printemps arabe » a pu, l'espace de quelques mois, faire croire que la libération des peuples allait enfanter des démocraties, il faut bien constater aujourd'hui que rien n'est moins sûr au vu de la progression des partis islamistes dans ces pays.

(Les médias nous abreuvent du terme « islamistes modérés », ce qui est un non-sens. L'islamisme, émanation toute récente de l'islam, de par sa définition et les lois qu'il se donne, est loin de l'islam ; il est même, par beaucoup d'aspects, en contradiction avec lui. Quant à l'islamisme « modéré », de par les principes et les lois dont il s'est doté, il est tout simplement inexistant. Il s'agit d'un leurre qui lui permet de progresser en gagnant du temps, technique bien rodée chez les islamistes de tous les pays.)

Cette argumentation, cette soif occidentale de voir émerger des démocraties partout où il y a des révoltes se justifie avant tout par le fait que l'Occident a soutenu la cause de la plupart des printemps arabes (comme il soutenait les dictatures), et qu'il refuse d'en voir les côtés négatifs.

Pourtant, la conclusion qui s'en dégage est là évidente : les pays musulmans qui rêvent de changement ne font, à ce jour, que changer de dictature, passant de la dictature militaire à la dictature religieuse. Dictature religieuse qui se propage et s'implante petit à petit auprès d'une partie de la jeunesse musulmane vivant en Belgique.

Ceci m'amène à évoquer la pensée du philosophe Abdennour Bidar, qui ose dire très clairement que « beaucoup de musulmans étouffent ». Il a publié un excellent essai intitulé L'Islam face à la mort de Dieu (François Bourin, éditeur) et qui est consacré au penseur Mohammed Iqbal.

Il y affirme l'urgence de moderniser sa religion. Il explique qu'il y a eu, dans la civilisation occidentale, tout un ensemble de révolutions sociales, économiques et politiques qui ont agi sur le christianisme et le judaïsme de façon positive, en leur permettant d'intégrer les idéaux nouveaux de liberté et de réflexion critique.

Dans l'islam, les penseurs susceptibles de faire évoluer le dogme n'ont trouvé aucun relais. La dimension de critique intellectuelle appliquée au religieux n'existe pas.

Abdennour Bidar explique que « l'Islam ne doit pas être diabolisé mais qu'il est en partie responsable de son procès. Comment, aujourd'hui, à l'heure de la liberté des consciences, une religion peut-elle encore se définir comme un système légal et coutumier s'imposant de façon collective ? Il y a là une contradiction fondamentale que les dignitaires musulmans et les masses musulmanes refusent majoritairement d'affronter »

Il aurait été intéressant de voir se développer une synthèse entre l'islam de Mahomet et l'esprit critique occidental : l'émergence d'un islam débarrassé de la charia et se détachant de la loi religieuse, quelque chose que l'on aurait pu qualifier d'« Islam des Lumières ». Or, à quoi assistons-nous ?

Exactement à l'inverse. Les musulmans européens sont la proie des prêcheurs venus d'Egypte, du Pakistan, ou d'Arabie Saoudite – cette dernière se vantant pourtant d'être un allié de l'Occident, un allié qui finance la construction de mosquées et l'enseignement du wahhabisme, le courant de pensée le plus dur, le plus rigoriste, le plus sectaire et le plus anti-occidental de la religion musulmane.

Cette stratégie du double langage n'a évidemment d'autre but que d'avoir la mainmise sur l'évolution et les comportements de la société musulmane d'Europe ; le désir d'identification islamique, parfois radical, ainsi que des comportements de plus en plus revendicatifs, sont à l'évidence en forte progression, non seulement en Belgique mais dans toute l'Europe.

L'objectif des islamistes est la conquête du pouvoir, en plusieurs générations, par le prêche et la persuasion ; une finalité que les gauches européennes peinent encore à percevoir.

Je me sens concerné parce que j'habite la Belgique ; lentement nos libertés les plus élémentaires sont rabotées, contestées, voire supprimées, parce qu'il faut satisfaire aux exigences de certains lobbies musulmans.

A Bruxelles, sur un million d'habitants, 250 000 sont musulmans (une grande partie est au chômage).

La moitié d'entre eux environ se déclare religieuse. Sur la totalité de cette population, 95% sont sunnites. Le reste étant chiite ou d'une autre branche de l'Islam. En termes de nationalités, on retrouve une majorité de Marocains et de Turcs. Leurs pays respectifs n'hésitent pas à tenter de les manipuler afin d'avoir un certain pouvoir d'ingérence dans les affaires belges, surtout au travers des mosquées.

Les mosquées bruxelloises sont en pleine expansion depuis une cinquantaine d'années. On compte actuellement 77 salles de prières, ou mosquées, dans notre capitale. Ce chiffre a été multiplié par 13 en 40 ans. Actuellement, 9 autres mosquées sont en construction, le phénomène ne fait donc que s'accélérer. L'augmentation du nombre de mosquées est dû à l'accroissement démographique, à l'arrivée de nouvelles populations musulmanes, et à la hausse de la fréquentation de ces lieux de culte.

Sur ce total, 42 mosquées sont fréquentées par des fidèles issus du monde arabe ou du Maghreb, 20 sont dirigées par des instances turques, et les 15 autres par diverses autres nationalités.

La présence musulmane et son influence se mesurent aussi au nombre d'associations. Il existe environ 86 associations culturelles musulmanes à Bruxelles. La priorité de ces associations islamiques n'est pas religieuse ; elle est plutôt fondée sur les activités culturelles, les formations et les actions de sensibilisation ou de coordination. Les femmes musulmanes sont très peu présentes dans toutes ces structures.

Les interconnections du monde associatif musulman sont très étendues entre les librairies et les maisons d'édition. Il y a actuellement 18 lieux de vente de livres religieux. Certains d'entre eux font partie de courants radicaux comme le néo-salafisme.

Les quartiers de Bruxelles sont touchés de façons différentes par la présence musulmane : dans la commune de Molenbeek – dont la superficie n'excède pas 2 km2 –, on dénombre 11 mosquées ! Viennent ensuite les communes de St Josse, Evere, Schaerbeek, une partie d'Ixelles, de la chaussée de Haecht, les quartiers de Midi-Lemonnier, Aumale, et le Cinquantenaire.

Quant aux élus de confession musulmane, nous avons la croissance suivante :

– Pour l'année 1994 : 14 élus sur 651.

Lors des élections de l'année 2000 : 90 conseillers communaux.

La progression est donc importante.

Avec 6% de musulmans (638 000 sur 1 million d'habitants) pour l'ensemble du pays, la Belgique peut se targuer d'être le pays le plus islamisé d'Europe (2).

Certains musulmans belges évaluent leur nombre à 800 000, voire davantage. Cela pourrait très bien ne pas être exagéré car un recensement de ce genre est complexe à réaliser.

De plus, du côté politique et académique, et pendant de nombreuses années, on a minimisé la présence musulmane sur le territoire, sans doute par peur d'attiser les inquiétudes de la population autochtone en donnant l'impression de virer vers l'extrême droite. Aujourd'hui, les gens ont le sentiment de découvrir soudain qu'un quart de Bruxelles est musulman.

Et de se réveiller avec le goût amer de n'avoir pas compris comment on en est arrivé là. Il est pourtant clair que les critiques trop acérées vis-à-vis de l'Islam sont découragées par peur de réactions hostiles de jeunes musulmans bruxellois.

Je n'évoquerai qu'un exemple : en 2007, la manifestation Stop Islamisation of Europe a été interdite par le bourgmestre de Bruxelles ; cette conférence du leader populiste suisse, Oskar Freysinger, invité par Euboco, un groupe ultraconservateur catholique, a été déroutée vers le parlement flamand avec l'aide du Vlaams Belang.

Pour des raisons d'ordre public, les autorités de Schaerbeek et de Bruxelles-Ville avaient fait pression sur les loueurs de salle pour que ceux-ci annulent leur réservation. Bruxelles est aussi une ville où les représentants palestiniens et leurs associations sont nombreux.

Ils ont fait quelques émules dans nos universités et sont très actifs dans la technique de la désinformation. Ils bénéficient d'une tolérance étonnante de la part des autorités et ne se privent pas d'en abuser.

Je ne m'étendrai pas ici sur un sujet hautement sensible : le terrorisme. Notre capitale est hélas devenue une plaque tournante du terrorisme musulman. A titre indicatif, il suffit de se souvenir de quelques événements :

– Le 9 septembre 2001 (deux jours avant l'attentat de New York) les Tunisiens Dahmane Abd El Sattar et Rachid Bouraoui, deux faux journalistes munis de passeports belges, assassinent le commandant Massoud en Afghanistan.

– Malika Al Aroud, propagandiste djiadiste qui s'était rangée aux côtés d'Al Quaida fréquente le prédicateur islamiste Bassam Ayachi. Elle est installée à Bruxelles et arrêtée pour terrorisme.

– Nizar Trabelsi, ancien footballeur en Belgique, est arrêté à Bruxelles en septembre 2001. Il projetait de faire sauter, à l'aide d'un camion piégé la base aérienne de Kleine Brogel.

– Le 23 novembre 2010, dix prévenus de nationalité belge, néerlandaise et marocaine, sont arrêtés à Anvers. Ils planifiaient des attentats en Belgique et se servaient du site Internet Ansar-Al-Mujahideen.

La capitale de l'Europe devient la capitale du terrorisme. Une ville qui pourrait dans un futur proche, devenir aussi une capitale musulmane.

Si l'on s'en tient au seul calcul mathématique résultant simplement d'une natalité très élevée, il est tout à fait concevable que, d'ici à une vingtaine d'années, Bruxelles soit une ville à majorité musulmane avec des élus musulmans.

Tout ceci est minimisé par les élus socialistes, qui continuent de voir dans l'immigration musulmane un enrichissement et un multiculturalisme bénéfique pour le pays.

Mais, connaissant bien la mentalité belge (4), je ne suis pas convaincu que la Belgique sera islamisée : l'extrême droite profitant d'une forte crise économique et d'un état des lieux qui se dégrade, a de fortes chances de se hisser au pouvoir.

Cela s'opérera lentement car il s'agit d'un pays où la moyenne d'âge est assez élevée, et donc où les temps de réaction sont plus longs. L'extrême droite, ce n'est pas la meilleure des choses, mais le parti socialiste de Belgique y aura contribué, par lâcheté, par manque de courage et par besoin électoraliste. Il s'agit donc bien évidemment d'une solution « à risque », mais quelle est l'alternative ?

 

Jacques Van Zand (Bruxelles) pour Israël-flash

 

Notes

(1) Le président de l'Islamic Right Commission accuse le programme « Panorama » de la BBC, qui a révélé l'existence de manuels éducatifs, de créer des clivages en se focalisant sur une sélection d'écoles musulmanes qui auraient prôné l'antisémitisme. Un de ces établissements londoniens appartient au gouvernement saoudien.

(2) A titre comparatif : Portugal (0, 2%), Finlande (0, 8%), Irlande (0, 9%), Espagne (2, 3%), Italie (2, 6%), Luxembourg (2, 7%), Norvège (3 %), Danemark (4, 1 %), Grèce (4, 7 %), Allemagne (5 %), Pays-Bas (5, 5 %), Suisse, Autriche et France (5, 7 %).

(3) « Zwanse » : mot intraduisible, utilisé dans le dialecte bruxellois et qui pourrait correspondre à « blague » ou « humour ».

(4) D'autres pays sont susceptibles de réagir de la même façon : le FPÖ, second parti de la capitale autrichienne, Die Freiheit en Allemagne, les démocrates suédois de Jimmie Akesson, le DF, au Danemark, troisième force du pays, le Parti du Progrès, second parti en Norvège, le très puissant parti de Geert Wilders en Hollande, le FN de Marine Le Pen en France, etc. http://www.israel-flash.com/2011/12/bruxelles-etat-des-lieux/#axzz1v2ahGZOY

 

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II. ISLAMISATION ET LOBBY MUSULMAN EN BELGIQUE

 

Voici plus de dix ans que des analystes sérieux mettent en garde contre une probable radicalisation de l'islam en Belgique. On les a fait passer pour des paranoïaques, puis pour des islamophobes. Cette lamentable réaction a débuté en Belgique au lendemain des attentats du 11-Septembre.

A cette époque la principale chaîne de télévision, la RTBF, a voulu jouer la carte de l'« objectivité » et a invité sur ses plateaux des gens (que l'on assimilerait aujourd'hui à l'extrême gauche, ou à des mouvances altermondialistes), qui ont soutenu que ce drame n'était rien d'autre qu'un complot américain. Laisser libre cours à de tels propos, en direct, quasiment au lendemain d'un attentat majeur, sans recul permettant de juger quoi que ce soit, a été un acte d'inconscience qui a probablement aidé à réveiller les vieilles « théories du complot » qui hibernaient depuis quelques années dans le subconscient collectif des Occidentaux en mal de fantastique ou souffrant d'un anti américanisme primaire.

Il en a résulté une certaine empathie à l »égard de ces pauvres musulmans que l'on voulait accuser à tort. Pourtant, dans les mois et les années qui ont suivi, le nombre d'attentats musulmans déjoués en Belgique et en Europe est impressionnant.

Mais cela n'a jamais fait les grands titres de l'information. Contrairement aux faits et gestes des Israéliens, qui sont toujours examinés à la loupe.

Ces deux attitudes irresponsables ont contribué à renforcer un sentiment de puissance, d'audace et d'impunité dans les milieux islamistes implantés en Belgique.

Pourtant, au mois de mars 2012, un virage à 180 degrés a été opéré par la première chaîne de télévision francophone belge.

Et tous ceux qui l'ont critiquée saluent aujourd'hui sa détermination.

La RTBF a voulu en savoir un peu plus sur une nouvelle mosquée qui venait d'être inaugurée à Anderlecht, une des 19 communes de Bruxelles

Bref rappel des faits :

Le 7 mars 2012, la mosquée chiite « Rida » d'Anderlecht est incendiée par un sunnite, causant la mort de l'imam. Une pure importation du conflit chiite/sunnite. Peu après, la communauté musulmane organise une marche blanche pour demander justice et prôner la tolérance. J'insiste sur le mot « tolérance » car il est la constante clé de voûte des discours islamistes, et l'incident qui suit en est une preuve supplémentaire.

Au mois d'avril, avec les encouragements des autorités belges et marocaines, la toute nouvelle mosquée Al-Amal, haute de 4 étages, était inaugurée en grande pompe dans cette même commune d'Anderlecht en présence du bourgmestre, de l'ambassadeur du Maroc, des échevins, des députés bruxellois, des conseillers communaux et d'une foule d'autres personnes. Elle était déjà en fonction depuis quelques mois. Tout le monde s'attendait à y entendre des discours de tolérance et d'amitié réciproques

Cette mosquée accueillera 11 classes avec des cours de religion et des cours d'arabe les samedis et dimanches, dans le but d'en faire une véritable école secondaire. Ce sera la fédération Wallonie-Bruxelles qui devra décider d'accepter ou non de financer cette école.

Le 9 mars 2012, au lendemain de la journée de la femme (journée reconnue par les Nations Unies et qui célèbre l'égalité homme/femme) la RTBF décide de se rendre à la mosquée Al-Amal avec une caméra cachée. Une première dans ce cas de figure. Le prêche – entièrement en arabe – a lieu devant mille personnes.

 

Que s'y est-il dit exactement ? Voici deux extraits :


« Ce qu'ils appellent la fête de la femme est devenu une Fête ; c'est la fête
de Pourim, dont l'origine est juive et qui date de 480 avant Jésus Christ. C'est encore une juive, Clara Zetkin, qui a relancé cette fête au 20e siècle.

Ecoute, femme musulmane, en célébrant cette fête tu imites la femme juive dans un comportement qui est loin d'être divin ! »

« Il ne faut pas suivre ces ingrats, ces vulgaires qui ont créé une fête qui n'appartient pas à la religion musulmane. On ne trouve que des ignares pour respecter cette fête, ou bien des hommes politiques partisans qui veulent désorienter les gens de la voie divine. Craignez Dieu, il faut suivre la Sunna. Il faut fuir les cultures innovatrices qui ne font pas partie de l'islam ! »

A la sortie, quand il interroge les fidèles sur le contenu du prêche le journaliste s'entend répondre qu'il s'agissait d'un discours sur la tolérance, sur les fêtes…

Le mensonge le plus éhonté est venu de l'élu écolo Mohammed El Manti, qui a affirmé qu'il s'agissait d'un prêche pour la tolérance, le respect d'autrui et de toutes les religions. Exactement l'inverse de ce qui s'est dit, donc.

Mais l'histoire n'en est pas à une contradiction près. Selon Hamidou Azzouz, l'administrateur de la mosquée, le prêche aurait été mal interprété. Il aurait fallu comprendre :

« que la journée de la femme n'était pas une fête musulmane et que nous n'avons pas l'obligation de la fêter, comme nous ne fêtons pas Pâques, ou comme les chrétiens ne célèbrent pas la fête du sacrifice. Il utilise le terme « ignare » pour désigner nos frères qui ignorent que l'origine [de cette fête] n'est pas musulmane, mais il ne montre pas du doigt les autres religions » (1).

Hamidou Azzouzi ajoute :

« L'imam a fait une erreur et cela ne se reproduira plus Ce discours n'était pas prévu. C'est une personne extérieure à la mosquée qui a posé une question à l'imam sur la journée de la femme et il s'est écarté de ce qu'il avait prévu de prêcher. Il s'est rendu compte qu'il avait fait une bêtise et cela ne se reproduira plus. Il ne prêchera désormais que sur ce qui nous concerne, à savoir quelle est la meilleure manière d'adorer Dieu. Il ne doit laisser personne de l'extérieur influencer son exposé. »

Le traducteur travaillant pour la télévision belge serait donc un incapable qui aurait mal traduit l'enregistrement obtenu en caméra cachée. La phrase qui certifie que la journée de la femme est une invention juive est passée miraculeusement à la trappe, et les « ignares » sont subitement devenus musulmans.

Ou comment tenterde  rattraper une situation embarrassante. De qui se moque-t-on ?

« Ce discours n'était pas prévu ». Ne serait-il pas plus honnête de dire qu'il n'était pas prévu que ce discours soit enregistré à l'improviste ?...

Sur sa lancée, le journaliste de la RTBF décide de se rendre dans un quartier à forte densité musulmane et plus exactement dans une librairie qui vend des livres religieux. Des livres qui sont particulièrement rétrogrades et en totale opposition avec nos principes démocratiques. Il en trouve deux aux couvertures attrayantes :

– « Ma sœur, voilà comment Allah et son messager veulent que tu sois » -« Conseils aux femmes musulmanes ».

Les titres n'évoquent rien d'extrême, ils incitent à une certaine curiosité. Mais tout change quand on ouvre les livres !

– « L'homme a plus de qualités que la femme ».

« L'amitié entre les sexes mène à la corruption sans le moindre doute… »

« La femme obéit à son mari lorsqu'il l'invite à partager sa couche. Si elle ne le fait pas, elle s'expose à la colère d'Allah […] et les anges la maudissent jusqu'au matin"… »

« Ne saluez pas les juifs et les chrétiens en premier. Si vous croisez l'un d'eux sur votre chemin ne vous écartez pas pour leur laisser le passage, ce sont des mécréants… »

« Si les chiites étaient des oiseaux ils seraient des vautours, et s'ils étaient des quadrupèdes ils seraient des ânes. Je n'ai jamais vu des individus plus limités intellectuellement que les chiites… »

« C'est à cause de leurs méfaits que les femmes constituent la majorité des habitants de l'enfer… »

« Les femmes sont déficientes en termes de raison et de religion… »

Dans le même reportage on voit deux jeunes femmes voilées intégralement qui refusent de serrer la main du journaliste après l'interview, et une autre expliquer que si on l'obligeait à enlever son foulard ce serait comme si « on la tuait » ; une troisième explique que si elle ne porte pas le foulard « elle n'ira pas au paradis ».

Jusqu'à la diffusion de cette émission télévisée, ceux qui parlaient d'intégrisme n'étaient rien d'autre que des islamophobes. Le bourgmestre Moureaux (commune de Molenbeek dans laquelle 70% des femmes sont voilées) a attaqué la RTBF en lui attribuant des pratiques dignes « des méthodes de Goebbels ».

Il a aussi accusé la RTBF de « manipulation de l'information », et les auteurs du reportage d'être « racistes et islamophobes ».

La RTBF a contre-attaqué en portant plainte. Entre temps, l'administrateur de la mosquée en question, Hamidou Azzouzi affirme avoir adressé une réprimande à l'imam concerné en lui faisant savoir que « s'il continuait dans cette voie, il prendrait la porte… »

Ce qui, semble-t-il, a été fait, l'imam en question n'étant plus autorisé à prêcher dans cette mosquée.

Par la suite, le Think tank « Vigilance musulmane » a porté plainte auprès du CDJ (Conseil Déontologique Journalistique) contre la RTBF.

Cette affaire fait donc énormément de bruit, et c'est très bien, car, que serait-il advenu si la RTBF n'avait pas réalisé ce reportage ?

Enfin, les choses bougent ; la preuve est faite que les radicaux musulmans sont très à l'aise en Belgique et tellement convaincus de se trouver en territoire conquis qu'ils n'ont jamais imaginé être enregistrés à leur insu. Et si un seul enregistrement de ce genre, effectué au hasard, débouche sur la découverte d'un tel discours haineux, on est en droit de se dire qu'il doit en exister quantité d'autres.

Quant au bourgmestre de la commune d'Anderlecht, il a déclaré « Je suis abasourdi. Je me sens trahi et je vais convoquer d'urgence les responsables de la mosquée. Ce que j'ai entendu est inacceptable ».

Inacceptable est bien le mot. Mais espérons que la Belgique n'en restera pas seulement à des mots.

Des prêches antisémites, racistes, misogynes, phallocrates, incitant à la haine envers les chrétiens qui les ont accueillis, c'est, à mes yeux, bien plus qu'inacceptable.

Les textes coraniques fondamentaux, déjà durs et intransigeants à la base, sont à présent librement interprétés, et glissent ostensiblement vers la terreur et la plus totale intolérance. Le droit de croire ou de ne pas croire est remis en cause. Celui de se convertir ou de s'exprimer, aussi. Dès qu'une décision politique déplaît, il y a menace d'attentat (2).

La gauche belge a peur de prendre une décision qui pourrait déplaire à la communauté arabo-musulmane et pratique dès lors un double langage : quand elle peut critiquer les institutions catholiques, elle ne s'en prive pas ; quand il s'agit de critiquer les institutions musulmanes, elle se tait, ou bien fait preuve d'une extrême prudence et s'autocensure. Cela se comprend quand on sait qu'à Schaerbeek, par exemple, sur 13 élus socialistes, 11 sont arabo­-musulmans !

Certains sont même interviewés sur la TRT, la chaîne de télévision turque de Turquie. Madame Mahihur Özdemir, 26 ans, première députée voilée d'Europe et qui siège au parlement régional de Bruxelles, a déclaré (en turc, lors d'un passage à la télévision en Turquie) qu'il existait un fort courant islamophobe en Belgique. Quand la chaîne de télévision belge lui a demandé de confirmer cela, elle simplement refusé de s'exprimer en souriant et a tourné le dos au journaliste. Même chose quand on lui a demandé si elle pensait qu'il existe une certaine radicalisation des musulmans en Belgique.

Certains élus font même leur publicité en turc, via des tracts distribués, ou des lettres envoyées. Du jamais vu dans notre royaume.

Les autorités belges n'ont toujours pas légiféré sur le port du voile dans les écoles, laissant cette décision aux directeurs des établissements. Au Maroc, dans les écoles, il est purement et simplement interdit. En France, la loi l'interdit clairement et il n'y a pas de problème avec cela. Chez nous, les gouvernants ont peur.


Vers quoi se dirige-t-on, et se pose-t-on seulement la question ?

L'islam radical gagne du terrain chaque jour dans ce pays, et il aura fallu un reportage de notre télévision nationale pour briser un tabou : oser enfin prendre conscience de ce fait, oser en parler. Mais bien tard.

Sans doute leur faudra-t-il encore quelques années pour analyser avec la même audace le conflit israélo-palestinien.

Non, les belges ne sont pas islamophobes mais, si rien ne change très vite, ils le deviendront. Ils ont mis des siècles à construire une démocratie et ils ne veulent ni d'un retour au Moyen-Âge ni d'une dictature, fût-elle religieuse. Il y a moyen de vivre côte à côte avec d'autres communautés et c'est d'ailleurs le souhait d'une majorité ; mais il est impensable de vivre avec des gens qui distillent l'antisémitisme et la haine de l'autre sous couvert de religion.

Impensable de vivre avec une communauté qui prône la soumission de l'autre.

La petite association « Charia4 Belgium » est un excellent exemple : ils proposent de faire disparaître la royauté, les monuments et les lois belges (3). Cette association est une émanation d'un mouvement britannique qui prône la même chose en Angleterre ; un de ses principaux dirigeants, Anjem Choudary, salafiste, a été interviewé par la célèbre journaliste Lauren Booth (qui, pour l'occasion et par respect de son invité, portait le voile). Il serait trop long de reproduire ici l'intégralité de l'interview, mais j'en extrais deux phrases :

« Nos principaux objectifs sont d'inviter les sociétés dans lesquelles nous vivons à envisager l'Islam comme un mode de vie alternatif, pour finalement instaurer la Charia au niveau de l'Etat, qui sera gouverné par le système du Caifat… »

« La démocratie c'est Koufar (impie) ; si tu votes tu n'es plus musulman. La démocratie n'a rien à voir avec l'Islam. »

Ces extrémistes sont peu nombreux mais ils font des émules dans les populations musulmanes européennes. Différents courants musulmans travaillent et se rejoignent sur un but à atteindre : la disparition des principes fondamentaux des sociétés occidentales.

L'Europe a connu suffisamment de guerres de religions et l'Europe a connu le summum de l'horreur en ce qui concerne l'antisémitisme. Et pourtant, c'est ce que tentent de faire renaître les islamistes radicaux.

Avec une natalité écrasante, avec des tentatives toujours plus audacieuses en vue de faire reconnaître la charia comme loi, avec des objections sur le contenu des cours d'histoire (et le retour d'une forte inculture), avec leur volonté d'imposer leur vision dégradante de la femme et le refus d'accepter nos lois, les islamistes radicaux travaillent lentement à l'islamisation de la Belgique.

François Hollande vient d être élu comme nouveau président en France, ce dimanche 6 mai 2012 ; la gauche revient donc au pouvoir avec des promesses qui font rêver certains plus que d'autres. Les islamistes de France – et, par osmose, ceux de Belgique – se sentent très probablement pousser des ailes (aucun rapport avec les anges), et ils ne se gêneront pas, durant les prochaines années de ce mandat, pour exiger toujours plus de droits, toujours plus de religion, toujours plus d'élus.

Le lobby musulman, en pleine élaboration – et appuyé par les monarchies pétrolières, qui achètent, morceaux par morceaux, beaucoup d'institutions belges, en sachant que, sans leur pétrole nous ne serions rien – dominera bientôt notre pays, et son vote déterminera la couleur de notre gouvernement.

Ceux qui s'enfouissent la tête dans le sable, appelleront cela « démocratie ». Les autres, ceux qui gardent le sens des réalités, appelleront cela « islamisation ».

 

Jacques Vanzand (Bruxelles) pour Israël-flash

Le Soir, jeudi 12 avril 2012

 

Il s'agit d'un phénomène qui s'étend à toute l'Europe. Ceux qui préparent ces attentats ne sont pas forcément des assassins issus d'écoles coraniques : ils peuvent aussi être des médecins ou des scientifiques totalement intégrés à notre société. Le meilleur exemple pourrait être celui de ce Franco-Algérien, Adlène Hicheur, docteur en physique des particules et travaillant au CERN, interpellé en Isère le 8/10/09 pour tentative d'attentat contre la France. Il est actuellement jugé par le tribunal correctionnel de Paris.

Les responsables de « Sharia4 Belgium » viennent d'être jugés et condamnés à une peine de prison de deux ans et à 550 euros d'amende.