Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Israël (Société - mentalités)
Israël (soutien de non-Juifs à)

Comment je suis passé de la haine à l'amour d'Israël et du peuple juif, par Kasim Hafeez
21/08/2012

[Ayant lu l'article qui fait l'objet de cette page, mon ami israélien, le Dr Giora Hod, me rappelle fort à propos qu'une personnalité bien connue – l'écrivain algérien Boualem Salam, qui mène depuis des décennies un combat farouche contre le fanatisme islamique et milite avec ténacité pour un dialogue direct en Israël et le monde arabe –, vient de braver l'interdit, avec un courage peu commun, en se rendant en Israël pour un festival de littérature, au printemps dernier. Il m'a indiqué certains liens utiles et j'y ai ajouté les miens. Je vous recommande de consulter ces articles (Menahem Macina).

·        Boualem Sansal : "La frontière entre islamisme et nazisme est mince", 9 janvier 2008. (Interview par Le Nouvel Observateur – Culture)

·        « Je suis allé à Jérusalem... et j'en suis revenu riche et heureux..., 24 mai 2012. (Reprise d'un article paru sur le site du Huffington Post).

·        Boualem Sansal : pourquoi Israël..., 31 mai 2012. (Interrogé pour Mediapart par Antoine Perraud, l'auteur évoque son voyage du 13 au 16 mai 2012 en Israël, qui lui a valu, de la part de certains commentateurs d'une partie du monde arabe, opprobre et bordées d'injures).

·        Algerian author suffers boycott after Israel visit, 24 juillet 2012

·        Boycotted Algerian author moved by Lieberman, 17 août 2012

·        Consulter également la page que lui consacre Wikipedia.]

 

Texte repris du site Aish.com, 30 mai 2012

Musulman, sioniste et fier de l'être

 

Je suis un sioniste, plus exactement un musulman sioniste et fier de l'être. J'aime Israël, mais cela n'a pas toujours été le cas. En fait, pendant de nombreuses années j'ai même été à l'extrême opposé. J'ai participé aux grands événements antisémites et anti-israéliens qui avaient lieu sur les campus universitaires britanniques, parce que j'étais un antisémite, et un activiste anti-israélien.

Ayant grandi dans la communauté musulmane du Royaume-Uni, j'ai été exposé à des affiches et des opinions, au mieux condamnant Israël et dépeignant les juifs comme des usurpateurs et des assassins, et, au pire, appelant à la destruction massive de l'« entité sioniste » et de tous les Juifs. En bref, à ne pas accepter l'existence d'un État juif au Moyen-Orient.

Grandir sous l'influence constante de cette haine dirigée contre Israël peut avoir un énorme effet sur les opinions personnelles d'un individu. Plus inquiétant encore, beaucoup de ces gens n'étaient ni radicaux ni extrémistes, mais quand il s'agissait d'Israël, ils se répandaient en la plus vicieuse des rhétoriques, couplée à un antisémitisme occasionnel courant, comme celui qui consiste à utiliser comme une insulte l'expression « cesse de te conduire en Juif ».

Mon père, lui, était beaucoup plus audacieux dans sa haine, se félicitant de la manière dont Adolf Hitler avait été un héros, son seul défaut étant de n'avoir pas tué assez de Juifs.

Au moment où j'atteignais mes 18 ans j'étais complètement endoctriné par l'islamisme radical. Ma haine pour Israël et pour les Juifs était alimentée par des images de mort et de destruction, débitées sur fond de mélodies arabes au sujet du Jihad et de discours de Hassan Nasrallah, le chef de file du Hezbollah, ou de Oussama Ben Laden. Ces vues ont été renforcées lorsque j'ai assisté, le jour [anniversaire] de la Nakba, à des rassemblements au centre de Londres, où les orateurs prédisaient la disparition d'Israël et où des drapeaux du Hezbollah ont été fièrement brandis.


Les arguments en faveur d'Israël

Y avait-il des arguments en faveur d'Israël ? Dans mon esprit, bien sûr que non, il n'y avait pas l'ombre d'un doute. Même les imams les plus modérés sur lesquels je suis tombé ont refusé de condamner le terrorisme contre Israël comme étant injustifié, les Juifs devaient évidemment le mériter, pensais-je.

Alors, me direz-vous, qu'est-ce qui a changé ? Comment ai-je pu passer de toute cette haine à l'amour parfait et à une si grande affinité avec Israël et le peuple juif ? En fait, un jour, je me suis retrouvé dans la section Israël et Palestine d'une librairie locale et j'ai pris en main un exemplaire du livre de Alan Dershowitz : The Case for Israel. Compte tenu de ma vision du monde, les Juifs et les Américains contrôlaient les médias, donc après avoir jeté un coup d'œil au résumé en dernière page de couverture du livre, j'ai haussé les épaules et je me suis dit : « quelle méprisable propagande sioniste ! ».

Sentant que j'entrais dans une crise de conscience, j'ai entamé une période de recherche impartiale.

J'ai décidé d'acheter ce morceau de propagande, dont je pensais que la critique de son contenu serait pour moi comme une victoire personnelle en faveur de la cause palestinienne. Mais, lorsque je l'ai lu, j'ai compris les arguments de Dershowitz et cela a provoqué dans mon esprit la destruction de nombreux mensonges que je prenais auparavant pour des vérités incontestables. J'ai alors désespérément cherché des arguments contre, mais j'ai trouvé la rhétorique plus creuse que je ne l'avais cru pendant de nombreuses années. Je me sentais entrer dans une vraie crise de conscience, et ainsi commença une période de recherche impartiale. Jusqu'à ce moment-là je n'avais jamais été exposé à quelque chose de positif à l'égard d'Israël.

Maintenant, je ne savais plus ce qu'il fallait croire. J'avais suivi les autres si aveuglément depuis si longtemps, mais là, je me suis demandé si j'avais eu tort. J'avais atteint un point où je sentais que je n'avais pas d'autre choix que de voir Israël par moi-même, car seulement de cette façon, je pourrais vraiment connaître la vérité. Au risque de paraître cliché, ce fut une visite qui changea ma vie.


Pas d'État d'apartheid

Je n'ai pas rencontré d'Etat d'apartheid raciste, mais son contraire. J'ai vu des synagogues, des mosquées et des églises, des Juifs et des Arabes vivant ensemble, des minorités jouant un rôle énorme dans tous les domaines de la vie israélienne, de l'armée à la magistrature. C'était choquant et révélateur. Ce n'était pas l'Israël sioniste incarnant le mal dont on m'avait parlé. Après une grande introspection, j'ai compris que j'avais eu tort de croire ce que j'avais cru autrefois. J'avais été confronté à la vérité et j'avais dû l'accepter. C'est alors qu'il m'a fallu faire face à une grande question : et maintenant ? J'ai fait campagne contre Israël pendant des années, mais maintenant je savais la vérité…


Israël n'est pas seulement un problème juif - il s'agit de la liberté, les droits de l'homme et de toutes les valeurs que chérit l'Occident.

Le choix était évident: Je devais soutenir Israël, avec cette petite nation, libre, démocratique, qui apportait des progrès considérables a la médecine, la recherche et le développement, et qui était victime des mêmes mensonges et de la même haine qui, autrefois me consumaient.

Faire cela n'est pas facile mais c'est quelque chose qui est devenu vite très évident pour moi. J'ai dû faire face à l'hostilité de ma propre communauté et même de certaines personnes au sein de la communauté juive du Royaume-Uni, mais c'est la réalité que l'on vit si on soutient Israël en Europe aujourd'hui. Ce n'est pas facile, et c'est ce qui rend cette action si nécessaire.

Ce n'est ni de religion ni de politique qu'il s'agit, mais de la vérité.

Malheureusement, lorsqu'il s'agit d'Israël, la vérité n'est pas entendue, les rangs de ceux que la haine aveugle continuent à gonfler, mais beaucoup n'ont jamais été exposés à la réalité qui est si loin de la rhétorique vide et politiquement chargée de slogans dont ils sont si friands.

Nous pouvons changer cette situation mais nous avons besoin d'être forts et unis. Israël n'est pas seulement un problème juif - il s'agit de la liberté, des droits de l'homme et de la démocratie, toutes les valeurs que les nations occidentales chérissent. Car Israël, c'est aussi essayer d'être une lumière parmi les nations. L'action d'Israël en matière d'aide humanitaire internationale parle de soi, mais si nous n'obtenons pas ce message de là-bas, personne ne le fera. Nous n'avons pas besoin d'être les premiers à nous excuser en disant : « Israël n'est pas parfait... » - au contraire, nous ne devrions jamais avoir peur de dire : « Je suis sioniste et fier de l'être, je soutiens Israël ». Et maintenant, je vous demande : le ferez-vous?

 

Cliquez ici pour visiter www.standwithus.com