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Menahem Macina

« Quandoque bonus dormitat Homerus » : Erratum dans mon livre, « L'apologie qui nuit à l'Église », M. Macina
21/08/2012

 

C'est avec confusion que je viens ici battre ma coulpe pour une erreur de niveau « débutant ».


Dans une note de bas de page d'un livre récent (1), j'ai écrit ce qui suit :

« Il s'agit d'une lettre en date du 7 novembre 1944, adressée à l'ambassadeur britannique Myron Taylor, par son secrétaire, Franklin G. Gowen […]. »


En réalité, Taylor n'était ni ambassadeur, ni Britannique, mais envoyé personnel du président américain F.-D. Roosevelt près le Saint-Siège. Je l'ai stupidement confondu avec Sir d'Arcy Osborne, dont je parle dans les mêmes pages.

Je me console (ce n'est pas une excuse) en me remémorant ce vers d'Horace :

« Si, chez un mauvais poète, je trouve deux ou trois passages plaisants, je m'étonne et j'admire ; mais, plus exigeant, je me fâche quand le divin Homère sommeille (Quandoque bonus dormitat Homerus) » (2)

« Ce vers d'Horace s'emploie, au figuré, pour faire entendre que l'homme de génie n'est pas toujours égal à lui-même, que des parties faibles se font remarquer, dans un ouvrage, à côté de beautés sublimes, enfin que l'aigle ne soutient pas toujours la hauteur de son vol, et que parfois il abandonne les cimes pour raser la terre. »

Contrairement à Homère, je ne suis pas un aigle, tant s'en faut, mais, comme lui, il arrive que je somnole, avec les conséquences qu'illustre ce lapsus que je déplore...

Qu'on veuille bien me le pardonner.

Merci.


Menahem Macina

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(1) Menahem Macina, L'apologie qui nuit à l'Église  – Révisions hagiographiques de l'attitude de Pie XII envers les Juifs, suivi des contributions des professeurs Michael R. Marrus et Martin Rhonheimer, éditions du Cerf, Paris, 2012, p. 168, note 1.

(2) Horace, Art poétique, v. 359. Cité avec le commentaire qui le suit d'après l'« ABC-Lettres » du Nouvel Observateur.