Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Israël (Société - mentalités)
Israël (négation d')
Négation d'Israël - États non arabes

Le silence « Desagneaux » sur le passé juif de la terre d'Israël et de Jérusalem, Menahem Macina
15/10/2012

 

 

D'après un article de Richard C. Abitbol, sur le site Europe-Israël.

 

Conjointement à la Confédération des Juifs de France et à l'Association Amis d'Israël, l'auteur de l'article dont je m'inspire ici, s'indigne de ce qu'il appelle « la posture négationniste du Consulat de France à Jérusalem », et de son consul: Frédéric Desagneaux.


Les faits.


Le Consulat de France a organisé, les 21 et 22 septembre 2012, un colloque qui avait pour titre : « 150 ans de contribution française à l'archéologie palestinienne ». Comme le fait remarquer l'auteur de l'article cité, « la “Palestine” n'a jamais existé en tant qu'Etat, de l'antiquité à ce jour ».

Le déroulement de cette manifestation a été à la hauteur de son titre trompeur. En effet, si des représentants de l'Autorité Palestinienne étaient bien invités et ont participé à ce colloque, « aucun officiel israélien n'y a été convié, bien qu'il ait eu lieu sur le territoire national israélien, et qui plus est dans sa capitale: Jérusalem ! »

Plus grave encore, rapporte Abitbol, « lors des interventions et du discours du Consul, il n'y a eu aucune référence au passé juif de Jérusalem, ville imprégnée des reliques de l'histoire juive sur chacune de ses pierres, aucune référence aux lieux saints juifs. Rien ! »

Selon l'auteur, « une telle attitude dénote une volonté de nier tout lien entre le peuple juif et la terre d'Israël, or cette relation est la plus ancienne que l'on puisse trouver entre un peuple et sa terre de toute l'histoire de l'humanité ».

Il signale aussi un état de choses choquant, dont peu de gens ont connaissance : « les communications du Consulat de France à Jérusalem se font en français, en arabe et en anglais mais jamais en hébreu ».

Et de rappeler avec indignation que « le Temple d'Hérode, le Tombeau des Rois ou celui des Patriarches n'ont jamais été situés dans un Etat appelé Palestine mais dans le Royaume d'Israël ».

Enfin, il dénonce vigoureusement une autre discrimination, qui n'est pas moins grave même si elle a lieu sur un autre continent, à savoir : la ségrégation, au Sommet de la Francophonie de Kinshasa, envers une des plus importantes communautés francophones située en Israël.

 

L'histoire, entend-on souvent dire, ne se répète jamais, mais, comme disait l'autre, il arrive qu'elle bégaie. Dans les années trente, un régime inique, animé d'une haine irrationnelle et d'une volonté meurtrière, a méthodiquement posé les bases de la mise à l'écart et de la diabolisation d'un peuple, en raison de ses origines. C'est la passivité des nations, trop heureuses de ne pas partager ce sort, qui a rendu possibles le marquage, puis l'extermination industrielle des juifs d'Europe. Les circonstances, certes, diffèrent grandement, ainsi que les acteurs, mais le processus est exactement le même et aboutira à un résultat identique, si, instruits par l'expérience, les femmes et les hommes de cette génération ne s'opposent pas catégoriquement à cet engrenage qui, pour être diabolique, n'est pas fatal.

Aujourd'hui plus que jamais, il convient de prendre au sérieux l'avertissement, souvent cité, émis par le philosophe irlandais du XVIIIe s., Edmund Burke :  

Quand les mauvaises gens font cause commune, les bons doivent s'associer entre eux ; sinon, ils tomberont, un par un dans un combat sans merci et méprisable. (*).

 

© Menahem Macina

 

(1) Cet aphorisme est souvent cité sous la forme : « Il suffit, pour que le mal triomphe, que les gens de bien ne fassent rien » (All that is necessary for the triumph of evil is that good men do nothing). Assez curieusement, la même idée est exprimée par un auteur italien de la même époque, Silvio Pellico da Salluzo en ces termes : « Tandis que les méchants s'allient pour faire le mal, les bons ne s'allieront-ils pas pour faire le bien ? » (In fatti si danno la mano i malvagi per fare il male, non avrebbero a darsi la mano i buoni per fare il bene ?) ; voir Dei doveri degli uomini. Discorso a un giovane (Des devoirs des hommes. Discours à un jeune), fin du Ch. 13, Amicizia, p. 37, in Œuvres complètes, Google Book, vol. 2.