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Israël (Société - mentalités)
Antisionisme
Antisionisme juif et/ou israélien

La guerre contre Israël, par la petite porte… Par Shraga Blum
14/11/2012

 

Article repris du site Israël Flash, 13 novembre 2012

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Dans l'arsenal utilisé par les ennemis d'Israël pour le déstabiliser, de l'extérieur comme de l'intérieur, il n'y a pas que les grandes déclarations, le double langage, les manifestations, le boycott, la propagande ou le terrorisme. Il y a aussi une guerre menée à « petits pas », en coulisse, constituée de manœuvres très pernicieuses effectuées méthodiquement sur le terrain par des acteurs dont l'objectif est clair : entraver le retour du peuple juif sur sa terre ancestrale et favoriser l'émergence d'un Etat terroriste palestinien.

Lire aussi - France : Ayrault va honorer d'un prix une organisation pro-terroriste qui prône la destruction d'Israël


Tout comme la politique pro-arabe du Quai d'Orsay qui peut se renifler dans l'ambiance qui règne au Consulat de France à Jérusalem, ainsi, la politique pro-palestinienne de l'Union Européenne est palpable non seulement dans l'aide financière massive apportée à de nombreuses organisations antisionistes mais aussi dans des projets financés au profit des Arabes palestiniens en Judée-Samarie.

Sur ce point, il est consternant de constater que cette politique ne rencontre que peu de réaction du côté des autorités israéliennes, et jouit par contre d'une collaboration active de la part d'un acteur central de cette pièce machiavélique : l'Administration Civile de Judée-Samarie, dont les fonctionnaires juridiques font preuve d'une hostilité visible envers les habitants juifs et d'indulgence systématique envers les Arabes et leurs alliés européens, et ceci, en contradiction totale avec la politique déclarée du gouvernement israélien.

Depuis quelques années, de nombreux projets d'infrastructures au profit de l'Autorité Palestinienne sont financés par l'UE principalement dans les « Zones C » de Judée-Samarie, qui représentent 60 % de ce territoire, dans lesquelles habitent très peu d'Arabes palestiniens et qui sont sous responsabilité civile et militaire exclusivement israélienne. L'objectif est clair : créer des réalités sur le terrain en vue de la création d'un Etat palestinien. L'idée sous-jacente des responsables terroristes est la suivante : dans l'hypothèse de pourparlers futurs, Israël voudra éviter des tensions avec les pays européens qui auront financé ces projets, et renoncera ainsi à ces territoires.

Ce qui est particulièrement grave dans cette affaire, c'est que les pays européens concernés ne pourraient rien faire sans l'aide active de l'Administration Civile de Judée-Samarie. Or, cette dernière se montre d'une disponibilité et d'une docilité « exemplaires » à leur égard : informations diverses, délivrance de documents et d'autorisations, accompagnements armés de délégations, etc. Tout est fait pour faciliter l'ingérence de l'UE dans le conflit israélo-palestinien par des voies détournées.

Cette politique de l'Administration Civile est d'autant plus révoltante qu'elle est aux antipodes de celle qu'elle applique envers les agriculteurs juifs de Judée-Samarie lorsqu'il s'agit de litiges fonciers avec des villageois arabes. Alors qu'elle ouvre généreusement ses dossiers aux pays européens et qu'elle fait preuve d'une transparence à toute épreuve en ce domaine, l'Administration Civile refuse catégoriquement de fournir le moindre document aux agriculteurs juifs dont la propriété est contestée par des Arabes, même si les premiers occupent et travaillent une parcelle de terre depuis plusieurs décennies.

C'est ainsi par exemple que Yossi Maïmon, producteur d'olives dans la localité de Maalé Levona (Binyamin), a vu, un matin, son champ d'oliviers investi et pillé par des Arabes palestiniens, suite à une décision inique de l'Administration Civile, sur le simple fait qu'un Arabe en a revendiqué la propriété… alors que cela fait 30 ans que Maïmon et un associé cultivent ce champ ! Après une procédure extrêmement éreintante pour Yossi Maïmon, son oliveraie avait, dans un premier temps, été déclarée « propriété de l'armée », et un jour, des agriculteurs accompagnés de soldats de Tsahal sont entrés dans le champ et ont procédé à la récolte des olives pour laquelle Maïmon avait travaillé depuis des mois !

L'agriculteur avait pourtant demandé à l'Administration Civile de lui fournir des documents écrits et de lui révéler l'identité des requérants afin qu'il puisse constituer un dossier de défense, mais les fonctionnaires lui avaient opposé une fin de non-recevoir, au motif que « la divulgation de documents favoriserait les risques de fraudes » ! « Comment se défendre lorsque vous ne savez pas contre qui vous défendre ! », s'indigne Yossi Maïmon.

Une situation ubuesque a ainsi été créée : selon une loi ottomane de 1858, encore en vigueur en Judée-Samarie – où le cadastre n'existe pas –, la propriété d'un terrain est déterminée par sa possession effective et ininterrompue pendant un certain nombre d'années. Ainsi, Yossi Maïmon, qui travaille son oliveraie depuis plus de 30 ans sans rencontrer d'opposition, ne devait en aucun cas être inquiété. Mais il suffit aujourd'hui à n'importe quel Arabe – souvent poussé et soutenu par des organisations d'extrême gauche – de produire un papier quelconque et de revendiquer la propriété d'un terrain, sans même y avoir jamais habité, pour avoir la faveur des juristes de l'Administration Civile, et cela, sans même avoir à être confronté au propriétaire actuel juif.

Ce cas de figure, un parmi des dizaines qui existent en Judée-Samarie, a fait l'objet d'un examen minutieux dans le travail de la Commission Edmond Lévy, qui a rendu son Rapport il y a quelques mois. Le verdict de la Commission est sans appel et il est formulé en des termes vifs et dénués d'ambiguïté : l'Administration Civile applique une politique délibérément discriminatoire envers les juifs en Judée-Samarie. Cette donnée est confirmée par le Commandant de l'Administration Civile, le lieutenant-général Yossi Almoz, qui reconnaît le phénomène mais avoue « qu'il a les mains liées par le pouvoir des fonctionnaires juridiques de l'Administration ». On retrouve ici les mêmes problèmes que ceux que rencontre le gouvernement face au Ministère Public.

Ces exemples, parmi d'autres, indiquent qu'en marge de la lutte au grand jour contre Israël, il s'en déroule une autre, en coulisses, extrêmement sournoise, et qui implique hélas également la collaboration active du système judiciaire israélien qui, au mépris des pouvoirs législatif et exécutif démocratiquement élus, a décidé d'imposer son idéologie minoritaire par tous les moyens.

Sur un autre plan mais dans le même sens, la dernière décision en date du Premier ministre français de décerner le Prix des Droits de l'Homme de la République Française à l'association « Alternative Information Center », dirigée par Michel Warschawski, est encore un exemple éloquent de cette politique qui, en coulisses, apporte son soutien actif aux pires ennemis d'Israël. Michel Warschawski est, à l'heure actuelle, l'un des plus grands alliés des terroristes palestiniens. Pétri de haine de soi, cet individu soutient les organisations terroristes et parcourt le monde en donnant des conférences, et en n'hésitant pas à attribuer à Tsahal des pratiques nazies. Sous couvert d'information, cette association diffuse de la vile propagande anti-israélienne, celle-là même qui agit ensuite sur les cerveaux d'individus primaires du type Mohammed Merah, que les autorités françaises condamnent pourtant avec vigueur, les yeux embués d'émotion, dans leurs discours officiels…

 

Shraga Blum

Journaliste en Israël, pour israel-flash

© Israël Flash

 

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