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Etats du monde
France et Pays arabes

La France, fille aînée de la Mosquée, par Shraga Blum
29/11/2012

 

Non, la France ne m'a pas déçu. Elle a été à la hauteur de sa bassesse. Laurent Fabius a eu raison lorsqu'il a annoncé à l'Assemblée Nationale « que la France allait voter en faveur d'un Etat palestinien par souci de cohérence ». Effectivement la France est cohérente et elle votera jeudi comme tous les autres pays arabes le feront. Solidarité islamique oblige.

Depuis 1967, la France n'a pas pardonné aux juifs d'avoir gagné la guerre qui était censée mettre fin à l'existence de l'Etat d'Israël. Et depuis lors, le Quai d'Orsay, du haut de sa tradition antisémite, dicte la fameuse « politique arabe » de la France, quel que soit le locataire de l'Elysée. Il suffit, pour s'en rendre compte, d'entrer au Consulat de France à Jérusalem ou de visiter son site Internet.

Il ne faut plus rien attendre de la France. Le pays de Zola est devenu le pays des Mollahs et sa politique est fixée en fonction des desiderata du monde arabo-islamique et de la peur engendrée par la population musulmane croissante. Il est inutile d'espérer autre chose de la part de ce pays, pas plus que de l'Espagne, la Belgique, la Grande-Bretagne ou les pays scandinaves, tous soumis aux mêmes flux migratoires. Et il faut bien mériter la manne inespérée venue du Qatar. La France est devenue aujourd'hui le fer de lance de l'Eurabia et de l'hostilité à l'Etat d'Israël déguisée en « conseils d'amis ». Voudrait-elle changer qu'elle ne le pourrait plus, tant elle est menottée par la culpabilité envers ses anciens colonisés qui la narguent aujourd'hui sur son propre territoire.

Le courage n'a jamais été la qualité première des dirigeants de la France, alors comment vouloir que cet ancien grand pays prenne une posture morale face à l'imposture palestinienne ? Il est tellement plus facile de faire la leçon au « petit juif » qu'est l'Etat d'Israël, et de lui demander de se suicider, plutôt que se dresser contre des terroristes palestiniens soutenus par les monarchies pétrolières.

Lorsque j'étais petit, j'écoutais avec révérence le rabbin de ma communauté clamer avec solennité la fameuse « Prière pour la République », avec ses phrases pompeuses dans le style « Que la France conserve son rang glorieux parmi les Nations ». Les juifs ont toujours eu pour habitude d'offrir leur loyauté sans limite à des nations qui les ont ensuite trahis sans vergogne. Le vote de la France en faveur d'un Etat palestinien est dans la droite ligne de cette tradition. Après l'horrible assassinat de Toulouse, la communauté juive française s'était sentie momentanément entourée, choyée, comprise et respectée autant par l'ancien président que par l'actuel. « Non au terrorisme antisémite ! » (sous-entendu « chez nous ») ont-ils alors clamé avec une émotion qui semblait sincère. Mais il n'a pas fallu attendre longtemps pour que Fabius mette dos à dos le Hamas et Israël, et voilà que Paris s'apprête à voter en faveur d'un terroriste patenté qui nie la Shoah, glorifie les attentats-suicide et dénie au peuple juif tout lien avec la terre d'Israël. Le message du vote de la France à l'ONU aura été capté cinq sur cinq par les futurs Mohammed Merah.

Israël cherchait en Europe une majorité morale qui aurait quelque peu sauvé l'honneur de l'ONU. Comme à Munich en 1938, la France a, une fois de plus, opté pour la lâcheté et le déshonneur face aux nazis d'aujourd'hui. Il faut espérer que les responsables israéliens sauront comment accueillir toute nouvelle proposition d'intervention française dans la région.

Que la France ne se fasse cependant pas d'illusions : ce calcul sordide ne lui permettra pas d'endiguer la marée musulmane sur son territoire. Ceux qui se montrent pleutres seront finalement traités comme tels.

 

© Shraga Blum