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Israël (Société - mentalités)
Israël (délégitimation d')

Ce qui se cache derrière les attaques tous azimuts contre Israël, Shraga Blum
04/12/2012


[Article aimablement communiqué par l'auteur, le 4 décembre 2012.]

 

Les jours avancent et il apparaît de plus en plus clairement  que la communauté internationale a entamé la seconde étape de son plan qui, après avoir imposé, pour la première fois dans l'Histoire, un Etat palestinien virtuel, vise désormais à renverser le gouvernement Netanyahou pour le remplacer par une majorité plus docile, à l'image du « juif d'antan » prêt à tous les compromis pourvu qu'on lui accorde la survie. L'Administration américaine, pour ne parler que d'elle, cache à peine son désir de voir revenir sur le devant de la scène israélienne des individus comme Livni ou Olmert, qui furent à deux doigts de signer des accords catastrophiques avec Abou Mazen. Certains naïfs se sont basés sur le soutien américain à l'Opération « Colonne de Nuée », pour dire que Barak Obama n'avait aucune intention de faire payer à Binyamin Netanyahou le fait qu'il lui ait tenu tête pendant son premier mandat. C'est mal connaître le second prénom du locataire de la Maison-Blanche.

Après avoir massivement voté en faveur d'un Etat virtuel de « Palestine », en contradiction avec toutes les pratiques juridiques et les accords signés, l'effort international, Etats-Unis en tête, porte désormais sur la seconde phase qui est de monter l'opinion publique israélienne contre son gouvernement en faisant croire que sa politique va droit dans le mur et qu'elle isole de plus en plus Israël dans le monde. Les réactions irrationnelles à l'annonce de nouvelles constructions, qui ont même émané des contrées éloignées telles que l'Australie et le Brésil, donnent le ton de cette volonté - concertée ou non – de voir Israël dirigé par un gouvernement du style Rabin-Pérès. Des ambassadeurs convoqués pour de simples annonces de constructions, il faut reconnaître qu'il s'agit d'un cas unique sur la planète, où existent pourtant des dizaines et des dizaines de mouvements de libération nationale, authentiques, eux. Verrait-on par exemple ces mêmes pays menacer la Turquie, l'Iran, l'Irak ou la Syrie pour des constructions au Kurdistan ??!! Ou la Chine pour ses grands travaux au Tibet ?

L'ancien Premier ministre Ehoud Olmert, qui profite encore de sa liberté pour exercer sa force de nuisance, a été fort clair lors du très gauchisant « Forum Sabban » aux Etats-Unis : « Je vais me consacrer à la chute du gouvernement Netanyahou ». Et depuis, il multiplie les interviews, en anglais et en hébreu, dans lesquelles il ne cesse de critiquer le gouvernement, et surtout de monter en épingle une détérioration des relations entre Israël et les Etats-Unis. Il a notamment qualifié l'annonce des nouvelles constructions comme étant « une gifle infligée à Barak Obama par Binyamin Netanyahou » ! Il n'est d'ailleurs pas le seul à attaquer le Premier ministre israélien. L'ancien chef de cabinet de la Maison Blanche, Ram Emmanuel, s'est joint à la partie en se lançant, également lors de ce fameux « Forum Sabban », dans une attaque sans précédent contre le chef du gouvernement :

« Netanyahou a parié sur le mauvais candidat (Romney) et il a perdu. Nous espérons que son attitude face à l'administration Obama va désormais changer. Il est inadmissible qu'un chef de gouvernement étranger soit reçu dans le salon ovale de la Maison Blanche et se comporte ensuite de cette manière ! »

Un ton et des propos que l'on n'entendrait pas envers un Assad ou un Ahmadinejad. Ces déclarations ont immédiatement été largement relayées par les médias américains et israéliens avant d'être récupérées par Olmert, Livni et consorts.

Mais l'assaut international contre Israël ne s'arrête pas là. Quelques jours à peine après avoir promu une agence terroriste au rang d'Etat, l'ONU demande maintenant à Israël de se défaire de l'arme absolue, outil de dissuasion ultime face aux menaces réelles de destruction de l'Etat juif. Alors que l'Iran court vers la bombe atomique face à une communauté internationale volontairement impuissante, et que ses dirigeants déclarent que son objectif est de rayer Israël de la carte, l'ONU n'a rien trouvé mieux que de voter à une majorité écrasante une résolution exigeant d'Israël d'autoriser la venue d'inspecteurs de l'AIEA sur le site de Dimona, et de signer dans les plus brefs délais la Convention internationale de non-prolifération de l'arme nucléaire. On ne saurait mieux faire comprendre à Israël qu'il est devenu un persona non grata dans la famille des nations.

Poussée par ce vent favorable, l'opposition israélienne tire à boulets rouges sur le gouvernement, accusé d'avoir tout faux dans sa politique face aux Palestiniens et à la communauté internationale, et d'avoir fait d'Israël un Etat pestiféré « par son manque de volonté de paix » !

Que l'on ne s'y trompe pas. L'objectif de Washington, Paris et Londres, aidés par ceux qui, en Israël, ne savent plus comment faire pour revenir au pouvoir, est de mettre en place à Jérusalem une majorité conforme à leur vision égoïste, chimérique et dangereuse du Proche-Orient : l'installation au cœur d'Israël d'un Etat terroriste et la dépossession du peuple juif d'une partie de Jérusalem. Pour commencer.

Au fur et à mesure qu'approchera la date des élections du 22 janvier 2013, l'ingérence étrangère - ouverte ou en coulisses - ira en s'accentuant. Avec la collaboration active de la gauche et du centre. Aux électeurs israéliens de faire leur choix en montrant que ce ne sont pas Washington, Paris ou Londres qui décident qui va gouverner le seul pays juif au monde. Les sondages donnent certes le « Likoud-Beiteinou » vainqueur. Mais quelques sièges passant de droite à gauche et la trahison de quelques opportunistes pourraient donner la majorité à un bloc de centre gauche qui n'hésiterait nullement à s'adjoindre les dix ou onze sièges arabes pourvu que Netanyahou quitte le pouvoir.

Le Premier ministre, bien que répétant à l'envi qu'il est le disciple de Jabotinsky et qu'il a été très influencé par son père, n'a pas encore prouvé qu'il est le dirigeant idéal que les patriotes israéliens attendaient. Mais il est certainement moins dangereux que ceux qui ont déjà prouvé, dans le passé, qu'ils étaient prêts à vendre les intérêts de notre pays pour recevoir l'accolade des grands de ce monde,  échapper à la justice, se faire un nom dans l'Histoire ou tenir fièrement un Prix Nobel aux côtés d'un assassin d'enfants juifs.

 

© Shraga Blum