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Israël (Société - mentalités)
Israël (négation d')

Les Grecs de jadis et les Palestiniens d'aujourd'hui, par Nadav Shragai
18/12/2012

 

Original anglais:  Greeks and Palestinians, then and now”, Israel Hayom, 10 décembre 2012

 

[Traduction française : Menahem Macina.]

 

Ne vous y trompez pas : tant le Hamas extrémiste et son délirant chef de bureau politique, Khaled Mashaal, que l'Autorité palestinienne "modérée", et son stupide Président, Mahmoud Abbas, ne se satisferont jamais de la souveraineté sur cette terre, ni de l'expulsion de "l'entité sioniste". De manière analogue à ce qu'ont fait les Grecs il y a 2.170 ans, au cours de la lutte qui constitue le thème de notre célébration de Hanukkah, ils sont toujours aux prises avec la question d'un Etat juif et avec nous autres juifs en tant que collectivité d'individus membres de cet Etat.

Contrairement à l'empereur romain Titus, ou à Haman, le vizir perse du roi Assuérus, au Ve siècle avant notre ère, les Grecs se sont moins focalisés sur la destruction physique des juifs que sur la destruction de leur identité et de leur culture. Nos sages ont affirmé avec juste raison que les Grecs « ont souillé toutes les huiles, mais ne les ont pas répandues sur le sol ». Ils se sont assurés que l'huile serait disponible, mais impropres à l'usage rituel juif. De même, ils ont laissé vivre les juifs à condition qu'ils acceptent de se laisser helléniser.

C'est un débat talmudique bien connu que celui qui se demande sur quel miracle se base Hanukkah : notre victoire militaire de faibles en petit nombre sur des puissants plus nombreux, ou bien la découverte d'une seule fiole d'huile pure, qui a finalement assuré la survie de l'identité juive en maintenant la menorah allumée dans le Temple pendant huit jours, alors qu'elle contenait seulement assez d'huile pour une journée. Nos sages ont convenu que la fiole d'huile était plus miraculeuse que notre victoire militaire sur les Grecs, et Hanukkah est devenue pour toujours une fête par laquelle nous commémorons le sauvetage de notre Torah et de l'identité juive, qui étaient les véritables cibles de la lutte des Grecs.

Il en va de même dans la génération actuelle : il y a ceux qui persistent à croire que notre conflit avec les Arabes porte sur des questions de territoires et de souveraineté. Ils ont tendance à ignorer que ce conflit est de nature religieuse, et s'en prend à notre judaïsme et à notre identité en tant que peuple.

C'est bien ce qu'a toujours pensé Abbas, qui répète à longueur de temps partout dans le monde, qu'Israël « souille l'identité musulmane de Jérusalem ». Les hommes masqués qu'on a vus sur un podium, lors d'un rassemblement palestinien dans la bande de Gaza, samedi [8 décembre], ont juré de « purifier les lieux saints de Jérusalem ». Le Hamas et l'Autorité palestinienne endoctrinent les esprits avec le mantra de la « légende du Temple » qui n'a jamais existé, ou, comme ils disent en arabe, « al-Mazum » — le faux et prétendu [Temple].

Quand on entend Mahmoud al-Habash, le ministre palestinien responsable du patrimoine religieux, parler de la nécessité, pour les Palestiniens, de mener la « ribat » — guerre sainte pour défendre les terres islamiques — et lorsque ses étudiants apprennent que leur conflit avec Israël est « l'un des degrés les plus élevés du ribat », on ne doit pas s'étonner que les membres du clergé palestinien appellent ouvertement au meurtre des juifs, ni que les sondages indiquent un pourcentage élevé de soutien des Palestiniens aux attentats-suicide contre les juifs.

La guerre menée par les Grecs contre les juifs fut unique en son genre. Plus que vouloir nous tuer physiquement, ils ont voulu détruire notre identité et notre culture. Notre conflit avec les Palestiniens est également unique en ce que ce n'est pas seulement la présence de non-Arabes entre le Jourdain et la mer qui les irrite, mais également le fait que des juifs soient présents dans tout le pays et particulièrement à Jérusalem et sur le Mont du Temple. C'est pour cette raison qu'il y a longtemps que leur combat contre Israël n'est plus de nature nationale, mais de nature religieuse intransigeante. Des déclarations claires en ce sens ont été émises en d'innombrables occasions par l'Autorité palestinienne, le Hamas, et les mouvements islamiques en Israël. Une culture de mensonges à l'appui de leurs de lutte est également à l'œuvre parmi ces groupes, telles leurs constantes et systématiques fabrication et réécriture des faits historiques visant à nier tout lien entre le peuple juif et la terre d'Israël.

Je souhaite bonne chance à ceux qui ont choisi de se mettre la tête dans le sable, de s'enfoncer dans l'abîme des illusions et de jouer, principalement avec eux-mêmes, le jeu qui consiste à élaborer un Etat palestinien avec toutes sortes de frontières différentes.

Quant à ceux qui ont pleinement intégré ce qui se passe, ils devraient peut-être féliciter les Palestiniens de nous avoir involontairement ramenés à notre identité, à notre judaïsme et à notre Jérusalem.

 

Nadav Shragai

© Israel Hayom