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Israël (Société - mentalités)
Antisionisme
Antisionisme juif et/ou israélien

Le « Pourim » des cinéastes malveillants, Shraga Blum
26/02/2013

 

 

Tous les antisémites connaissent un jour ou l'autre leur « Pourim », en voyant au dernier moment s'effondrer les sombres desseins qu'ils caressaient. La règle est la même pour les antisémites au sein de notre propre peuple, qui se targuent de leur qualité de Juifs ou d'Israéliens pour pouvoir mieux pourfendre leurs frères et salir le nom d'Israël de par le monde.

Depuis la nomination des deux documentaires israéliens « Gatekeepers » et « 5 Broken Cameras » pour l'Oscar du Meilleur Documentaire, leurs réalisateurs respectifs à défaut d'être respectables, Dror Moreh pour le premier, Gaï Davidi et Imad Burnat pour le second, n'ont cessé de clamer sur toutes les tribunes que leur film était destiné à « dénoncer la politique israélienne à l'égard des Arabes palestiniens ».

Cela devient décidément une mode bien établie dans une bonne partie du microcosme du 7e art israélien, transformé en porte-voix de la cause palestinienne dans le monde entier, ses représentants sachant qu'ils ne risquent absolument rien en retournant dans leur pays. La nomination de ces deux productions pour l'Oscar du Meilleur Film documentaire avait persuadé Moreh et Davidi que la probabilité que le jury d'Hollywood puisse primer l'un des deux films israéliens était assez élevée. Pour les médias locaux, cela ne faisait même aucun doute, et le gouvernement israélien allait être une fois de plus montré du doigt à l'étranger, confirmant la thèse de « l'isolement d'Israël dans le monde », à la fois constaté, souhaité et provoqué par ces mêmes faiseurs d'opinion.

Et au fur et à mesure qu'approchait la prestigieuse soirée des Oscars à Hollywood, les auteurs des deux films, gonflés d'orgueil et de suffisance, multipliaient leurs déclarations anti-israéliennes et ne cachaient pas leur intention, en cas d'obtention du prix, d'utiliser l'aubaine qui leur serait donnée sur scène pour faire passer leur message anti-israélien fielleux devant le parterre de stars et les centaines de millions de téléspectateurs d'un bout à l'autre du monde.

Mais le sort en a décidé autrement et, dimanche soir, en pleine fête de Pourim, ces cinéastes emplis de haine de soi ont subi un camouflet avec la victoire du film « Sugar Man », dans un genre bien plus léger et artistique que les deux documentaires-pamphlets dont ils pensaient se servir contre l'Etat d'Israël.

Petit détail qui serait comique s'il ne comportait pas une signification politique attristante : l'équipe du film « Five Broken Cameras » a refusé la traditionnelle réception au Consulat israélien de Los Angeles, alors que de son côté, celle de « Gatekeepers » était reçue avec chaleur au Consulat de France !

En délaissant ces deux films, mais en récompensant au contraire « Argo » dans la catégorie du Meilleur Film de l'année, le jury – consciemment ou non - a aussi ramené les choses à leurs justes proportions : entre la menace que représentent l'islam et l'Iran et les tentatives répétées de cinéastes israéliens de démolir leur propre pays et seule démocratie du Proche-Orient, le choix était vite fait.

Ce qui n'a pas empêché Dror Moreh de déclarer après le verdict que « malgré sa déception il était heureux que, grâce à ces deux films, le problème palestinien ait été  hissé parmi les premières places de ce concours international ».

 

© Shraga Blum