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Judaïsme

L'honneur national qui leur revient, par Shraga Blum
15/04/2013

 

Deux initiatives extrêmement louables sont à signaler en cette Journée du Souvenir des Soldats de Tsahal et des Victimes du terrorisme arabe.

La première émane du Rav Eliezer Shenwald, directeur de la Yeshivat-Hesder « Meïr Harel », de Modiin.  Il a été récemment mis au courant d'un phénomène peu connu: celui de soldats issus de familles orthodoxes, morts au combat ou dans le cadre de leur service militaire depuis 1948, mais dont les parents ont refusé de leur donner une sépulture militaire, soit parce qu'elles étaient opposées au fait que leur fils serve dans Tsahal, soit parce qu'elles refusaient qu'ils soient enterrés dans un cimetière militaire, ou par volonté de dissimuler au maximum ce fait de crainte des réactions de leur milieu.

Ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux, ces jeunes orthodoxes, à s'enrôler dans Tsahal, en bravant les lourdes pressions sociales et familiales, et parfois au prix d'une rupture totale avec leurs parents et proches. Ces quelques dizaines de héros reposent ainsi dans des cimetières civils sans avoir jamais eu droit jusqu'à présent aux honneurs nationaux lors des Journées du Souvenir. Le Rav Shenwald a donc pris l'initiative d'envoyer lundi des petits groupes d'étudiants de sa Yeshiva se recueillir sur ces tombes dans différents cimetières du pays, y allumer des bougies du souvenir et y réciter les prières d'usage et le Kaddish.

Interviewé à la radio, dimanche matin, le Rav Shenwald a tenu à préciser « qu'il ne portait pas de jugement sur l'attitude des familles de ces malheureux soldats, et ne s'intéressait pas non plus au fait de savoir si elles se rendaient ou non ce jour-là sur les tombes de leurs chers disparus », mais que « l'unique but de cette initiative était de manifester la reconnaissance de la Nation à ces héros qui ont choisi d'être solidaires de leur peuple, combattre dans les rangs de Tsahal en y laissant leur vie, et se retrouvent enterrés de manière quasi anonyme ». « Les soldats orthodoxes tombés ont aussi droit à l'honneur que reçoivent les soldats de tous les autres milieux », conclut le Rav Shenwald, fils de rescapés de la Shoah, et dont le frère, le sergent-chef Meïr Schenwald, z"l,  est tombé en avril 1995, près de Kfar Darom, suite à l'explosion de la voiture d'un terroriste contre un autobus. Huit israéliens avaient trouvé la mort, dont sept soldats, et parmi eux Meïr Shenwald, z"l. La Yeshiva « Meïr Harel », que dirige le Rav Shenwald, doit en partie son nom à la mémoire de son frère.

C'est dans le même état d'esprit que l'organisation estudiantine sioniste de droite, « Im Tirtsou », a lancé l'initiative d'une participation de masse aux cérémonies du Souvenir dans les cimetières druzes, mais aussi bédouins, tcherkesses et arabes israéliens. Les responsables du mouvement ont publié toutes les informations nécessaires et ont même organisé des navettes ou du covoiturage. Pour « Im Tirtsou », « cette Journée du Souvenir est l'occasion pour la population juive du pays d'exprimer sa reconnaissance envers les soldats d'autres communautés religieuses ou ethniques qui sont morts pour la défense du pays, démontrant ainsi leur volonté de participer au destin d'Israël ».

Tant le Rav Shenwald que les membres d'« Im Tirtsou » sont un exemple. Ils font honneur à leur peuple et à leur pays et sont parmi les garants de la pérennité de la flamme et de l'esprit sionistes.

 

© Shraga Blum