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Deux erreurs symptomatiques de Barack Obama, par Shraga Blum
22/04/2013

 


Après le dénouement du drame de Boston, Barack Obama a une nouvelle fois commis deux erreurs de jugement qui en disent long sur l'indulgence incompréhensible dont il fait preuve envers la nature et l'origine du terrorisme qui frappe aux quatre coins de la planète depuis trop d'années.

Première erreur, dès l'annonce de l'identité des deux frères Tsarnaïev, le président américain réagissait en faisant part de « son étonnement que des jeunes hommes apparemment intégrés et ayant étudié aux Etats-Unis aient pu faire preuve de tant de haine et perpétrer de tels actes ». Effectivement, pour un homme politique imbibé d'idéologie tiers-mondiste pour lequel le terrorisme est « l'arme des faibles » et que seuls la misère sociale et le désespoir peuvent pousser des jeunes à sombrer dans le terrorisme, il s'agit là d'un motif prévisible d'étonnement. Cette réaction quasi puérile n'est pas sans rappeler celles pleines d'optimisme et d'espoir qui accompagnèrent un peu partout en Occident l'arrivée au pouvoir de Bachar El-Assad en l'an 2000. Son goût pour le mode de vie occidental et son séjour à Londres pour sa spécialisation en ophtalmologie étaient, de l'avis général, la garantie d'une avancée vers la démocratie et d'un respect des droits de l'Homme en Syrie, contrairement à son père Hafez. La suite de l'histoire s'écrit depuis quelques années en lettres de sang. Idem pour les Français qui pensaient que l'exil doré de l'Ayatollah Khomeiny à Neauphle-le-Château allait en faire un ami inconditionnel de l'Occident, ou tout au moins susciter de sa part un minimum de gratitude envers ses hôtes.

Cet aveuglement face aux réalités ne s'applique d'ailleurs pas qu'au terrorisme d'origine musulmane, puisque les mêmes espoirs étaient fondés sur le nouveau maître de la Corée du Nord, le mégalomane Kim Jong-un, scolarisé en son temps dans la douce Helvétie et grand amateur du « NBA », le championnat américain de basket-ball. Tout ceci n'empêche pas aujourd'hui cet adolescent attardé et imprévisible de tenir la planète en haleine en menaçant la région d'une conflagration nucléaire ! 

La seconde erreur du président américain, une fois l'identité des terroristes connue, est d'avoir immédiatement demandé à la population américaine « de ne pas tirer de conclusions hâtives » et de « ne pas stigmatiser toute une communauté ». Au lendemain de l'attentat, alors que la piste américano-américaine était encore évoquée – voire privilégiée –, le président américain s'était montré pourtant déterminé, dur, guerrier même, lors de son intervention à la cathédrale de Boston. Mais une fois l'identité musulmane des terroristes confirmée, le locataire de la Maison-Blanche est brusquement revenu à son idéologie première qui tend à tout prix à minimiser le lien entre Islam et terrorisme.

Or étouffer ce lien ontologique, refuser « d'appeler un chat un chat », équivaut à se priver d'une partie des moyens pour lutter contre ce fléau. Ce genre d'attitude, qui est en vogue depuis quatre décennies en Occident, a fait le lit d'une nouvelle idéologie pernicieuse qui crie à l'islamophobie dès que l'on ose évoquer le lien, pourtant évident, entre le terrorisme et l'Islam. A force d'avoir placé des protections et des précautions autour de cette question pourtant vitale, on en a fait un tabou qu'usent jusqu'à la corde non seulement les partisans déclarés du terrorisme, mais aussi les communautés musulmanes en Occident, tout heureuses de l'indulgence et de la patience manifestées à leur égard dans les pays qui subissent les assauts des « combattants d'Allah » !

 

© Shraga Blum