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Christianisme

Entre le judaïsme et l'islam les chrétiens européens choisissent l'islam. Qu'on se le dise...
07/05/2013

 

Repris du Blogue Philosémitisme, 7 mai 2013

 

Les majorités des Européens sont fatigués de la violence, de la haine contre les Juifs, contre Israël, de l'indifférence à la souffrance des Roms, des chrétiens dans les pays musulmans etc. Il est désolant de voir que des responsables chrétiens (et ils sont nombreux notamment parmi les catholiques) se livrent à ce genre de propagande anti-juive/antisioniste. Il n'est donc pas étonnant qu'en Europe, les fidèles désertent les églises et que peu à peu l'islam s'impose.  On aura compris qu'entre le judaïsme et l'islam de nombreux dirigeants chrétiens européens ont fait leur choix : c'est l'islam qu'ils choisissent.  C'est évidemment leur choix, mais qu'on se le dise.


Un nouveau rapport de l'Église d'Écosse remet en cause les prétentions historiques des Juifs et critique le sionisme.  Il a suscité la colère et une sévère condamnation de la part de la communauté juive locale, par Anshel Pfeffer, Haaretz, 2 mai 2013, traduit de l'anglais par Djazaïri.   Un rapport de l'Église d'Écosse, publié cette semaine, nie tout droit particulier du  peuple juif sur la terre d'Israël. 

L'église, qui ces dernières années a renoncé à  sa vision auparavant philosémite, a ouvert un large fossé avec la communauté juive écossaise avec ce rapport. Entre autres déclarations controversées, le rapport fait valoir que «les chrétiens ne doivent soutenir aucune prétention de la part des juifs, ou de tout autre peuple, à un droit divin exclusif ou même à un privilège divin dans la possession d'un territoire donné».

Le rapport, intitulé «L'héritage d'Abraham? Un rapport sur ​​la «terre promise», a été préparé pour l'assemblée générale de l'Église d'Écosse, qui aura lieu dans deux semaines. Il est le dernier d'une série de documents publiés au cours de la dernière décennie qui critiquent le sionisme et les chrétiens qui le soutiennent. Le rapport reconnaît le fait que l'Église d'Écosse a par le passé été convaincue du droit des Juifs à l'ancienne terre d'Israël et on doit peut-être même à un ministre écossais, Alexander Keith, la fameuse phrase: «Une terre sans peuple, pour un peuple sans terre ». Un autre célèbre ministre écossais sioniste, John Brown, le père de l'ancien Premier ministre britannique  Gordon Brown, avait visité  Israël et était un partisan enthousiaste de l'Etat juif.

Ce dernier rapport indique  cependant clairement que cette affection [pour le sionisme] appartient au passé. Il analyse les diverses revendications scripturaires et théologiques des Juifs sur la terre [la Palestine, NdT] et rejette les versets dans lesquels la terre est promise au fils d'Abraham. Par ailleurs, il rejette la «croyance qu'ont  certains juifs selon laquelle ils ont droit à la terre d'Israël au titre de compensation pour la souffrance de l'Holocauste».

Dans le même temps, le rapport fait référence aux passages du Nouveau Testament qui sont censés être «une critique radicale de la spécificité et de exclusivisme juifs» par Jésus. En outre, il cite sans recul critique des écrits de Juifs et de Chrétiens antisionistes. 

En réaction à la situation politique en Israël, le rapport demande: «Le peuple juif aurait-il aujourd'hui un droit plus juste à revendiquer ce territoire s'il traitait équitablement les Palestiniens?». Le rapport insiste beaucoup sur le fait que le sionisme a utilisé la Bible comme base de ses revendications sur Israël, mais il soutient que «c'est faire un mauvais usage de la Bible que de l'utiliser comme un guide topographique pour régler les conflits contemporains sur un territoire». 

Sans surprise, le rapport s'est attiré de vives critiques de la part des responsables juifs en Grande-Bretagne. La  population juive en Ecosse compte moins de dix mille âmes, mais la communauté a une forte organisation et bénéficie généralement de bonnes relations avec le gouvernement écossais et les responsables religieux locaux.

 «[Le rapport] se lit comme une polémique contre les Juifs et le judaïsme digne de l'époque de l'Inquisition», proteste Ephraim Borowski, directeur du Scottish Council of Jewish Communities, «Il est partial, faible côté sources, et contradictoire». Il a accusé l'Église d'Écosse d'abandonner le dialogue avec la communauté juive et «de prétendre connaître le judaïsme mieux que nous».

 

 

Un nouveau rapport de l'Église d'Écosse remet en cause les prétentions historiques des Juifs et critique le sionisme.  Il a suscité la colère et une sévère condamnation de la part de la communauté juive locale, par Anshel Pfeffer, Haaretz, 2 mai 2013, traduit de l'anglais par Djazaïri.   Un rapport de l'Église d'Écosse, publié cette semaine, nie tout droit particulier du  peuple juif sur la terre d'Israël. 

L'église, qui ces dernières années a renoncé à  sa vision auparavant philosémite, a ouvert un large fossé avec la communauté juive écossaise avec ce rapport. Entre autres déclarations controversées, le rapport fait valoir que «les chrétiens ne doivent soutenir aucune prétention de la part des juifs, ou de tout autre peuple, à un droit divin exclusif ou même à un privilège divin dans la possession d'un territoire donné».

Le rapport, intitulé «L'héritage d'Abraham? Un rapport sur ​​la «terre promise», a été préparé pour l'assemblée générale de l'Église d'Écosse, qui aura lieu dans deux semaines. Il est le dernier d'une série de documents publiés au cours de la dernière décennie qui critiquent le sionisme et les chrétiens qui le soutiennent. Le rapport reconnaît le fait que l'Église d'Écosse a par le passé été convaincue du droit des Juifs à l'ancienne terre d'Israël et on doit peut-être même à un ministre écossais, Alexander Keith, la fameuse phrase: «Une terre sans peuple, pour un peuple sans terre ». Un autre célèbre ministre écossais sioniste, John Brown, le père de l'ancien Premier ministre britannique  Gordon Brown, avait visité  Israël et était un partisan enthousiaste de l'Etat juif.

Ce dernier rapport indique  cependant clairement que cette affection [pour le sionisme] appartient au passé. Il analyse les diverses revendications scripturaires et théologiques des Juifs sur la terre [la Palestine, NdT] et rejette les versets dans lesquels la terre est promise au fils d'Abraham. Par ailleurs, il rejette la «croyance qu'ont  certains juifs selon laquelle ils ont droit à la terre d'Israël au titre de compensation pour la souffrance de l'Holocauste».

Dans le même temps, le rapport fait référence aux passages du Nouveau Testament qui sont censés être «une critique radicale de la spécificité et de exclusivisme juifs» par Jésus. En outre, il cite sans recul critique des écrits de Juifs et de Chrétiens antisionistes. 

En réaction à la situation politique en Israël, le rapport demande: «Le peuple juif aurait-il aujourd'hui un droit plus juste à revendiquer ce territoire s'il traitait équitablement les Palestiniens?». Le rapport insiste beaucoup sur le fait que le sionisme a utilisé la Bible comme base de ses revendications sur Israël, mais il soutient que «c'est faire un mauvais usage de la Bible que de l'utiliser comme un guide topographique pour régler les conflits contemporains sur un territoire». 

Sans surprise, le rapport s'est attiré de vives critiques de la part des responsables juifs en Grande-Bretagne. La  population juive en Ecosse compte moins de dix mille âmes, mais la communauté a une forte organisation et bénéficie généralement de bonnes relations avec le gouvernement écossais et les responsables religieux locaux.

 «[Le rapport] se lit comme une polémique contre les Juifs et le judaïsme digne de l'époque de l'Inquisition», proteste Ephraim Borowski, directeur du Scottish Council of Jewish Communities, «Il est partial, faible côté sources, et contradictoire». Il a accusé l'Église d'Écosse d'abandonner le dialogue avec la communauté juive et «de prétendre connaître le judaïsme mieux que nous».

 

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