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Christianisme

Pour le cardinal (retraité) G. Danneels, le mariage homosexuel pose un problème... de terminologie, par Menahem Macina
06/07/2013

 

Debriefing, 07/07/2013

 

A l'occasion de ses 80 ans, le cardinal (retraité) Godfried Danneels a été largement interviewé par la presse belge (voir, en annexe ci-après, le Dossier de presse). Sollicité d'exprimer son point de vue sur le mariage entre personnes de même sexe, le prélat a, comme on dit aujourd'hui, « botté en touche », probablement pour éviter de « prendre un but ».

Le fond de la question, comme on s'en doute, était d'ordre religieux. Il s'agissait, pour les journalistes, de savoir comment l'Eglise se positionnait face à cette remise en cause dramatique d'une des institutions humaines les plus vénérables qui soient : le mariage, reconnu depuis la nuit des temps, même chez les païens, comme l'union d'un homme et d'une femme.

On sait que, pour les promoteurs de ce bouleversement cataclysmique de l'institution, il ne s'agissait que d'un « droit », parmi d'autres, que le législateur ne pouvait, sous peine d'être accusé de discrimination injuste, refuser à des personnes de même sexe.

Les journalistes avaient raison de s'enquérir de la « parole de l'Eglise » à ce sujet. D'autant que, malgré sa réserve et sa modération, l'épiscopat français n'avait pas caché son opposition à cette réforme dramatique du Code de la famille (1).

Revenons au cardinal belge. Il déclare, pour sa part : « L'Eglise n'a rien à dire sur ce sujet ».

Au risque de scandaliser, je ne puis m'empêcher de voir dans cette attitude dilatoire de Mgr G. Danneels un parallèle avec celle du cardinal Piazza, patriarche de Venise, qui, dans une homélie prononcée à l'occasion de la fête de l'Épiphanie, le 6 janvier 1939, à l'apogée du nazisme allemand et du fascisme italien, tenait les propos antisémites suivants, qui ont dû ravir les futurs exterminateurs du peuple juif :

Ce fut un authentique pêcheur juif, le chef des apôtres, qui, peu de semaines après le déicide, parlant du Christ au Sanhédrin, a formulé la condamnation contre la Synagogue : « Celui-là est la pierre qui a été rejetée par vous les bâtisseurs, et qui est devenue la pierre angulaire. Et il n'y a de salut en personne d'autre ; car nul nom n'a été donné sous le ciel aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4, 11-12) […] Dire simplement que l'Église protège les juifs, c'est affirmer une chose qui n'est pas vraie ; car l'Église, à proprement parler, ne protège, par mandat divin, que la liberté de sa mission universelle, qui est de communiquer à quiconque ses biens surnaturels […] Il est bien vrai que (l'Église) dut, et non rarement, avec les moyens qu'elle avait à sa disposition, se défendre elle-même, ainsi que ses fidèles, contre de dangereux contacts et l'envahissement des juifs, qui semble être, en vérité, la note héréditaire de ce peuple. Mais on doit aussi reconnaître, si l'on ne veut pas mentir, que dans les réactions provoquées trop souvent par l'arrogance juive, on peut avoir, de la part de l'Église, des suggestions et des exemples d'équilibre, de modération et de charité chrétienne.

C'est à peu près de cette manière que le prélat belge a « botté en touche », pour éviter d'encaisser le but qu'eussent pu lui infliger des journalistes en l'accusant d' « ingérence politique dans les affaires de l'Etat ». En recourant tacitement à la loi sur la séparation entre le religieux et le privé, et à l'adage populaire « chacun chez soi et les oies seront bien gardées », G. Danneels a cru agir habilement. En réalité, il a renié, sur ce point, son appartenance à l'Eglise du Christ, pour ne pas déplaire aux pouvoirs en place et se tailler une réputation d'homme d'Eglise libéral, sensible aux « droits des personnes homosexuelles ».

Peut-être faudrait-il lui rappeler que, dans l'Evangile qu'il est censé prêcher, il existe un témoignage irrécusable de Jésus lui-même concernant le mariage :

N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme, et qu'il a dit: "Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair"? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair... (Mt 19, 4-6).

Il n'est pas écrit : "L'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à son homme", ni "La femme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme". Et il va de soi que l'on peut encore moins déduire de ce texte biblique fondateur que le couple formé par deux personnes de même sexe fera d'elles « une seule chair ».

Dans ces conditions, on ne peut qu'être profondément choqué qu'un cardinal de l'Eglise catholique, fût-il à la retraite, n'ait pas craint de « scandaliser l'un de ces petits qui croient au Christ » (Mt 18, 6 et parallèles).

En tout état de cause, le Magistère de l'Eglise catholique, par le biais de la première encyclique de ce nouveau pontificat, Lumen fidei, n'a pas laissé planer le moindre doute sur la doctrine de l'Eglise en la matière :

Dans le cheminement d'Abraham vers la cité future, la Lettre aux Hébreux fait allusion à la bénédiction qui se transmet de père en fils (cf. 11, 20-21). Le premier environnement dans lequel la foi éclaire la cité des hommes est donc la famille. Je pense surtout à l'union stable de l'homme et de la femme dans le mariage. Celle-ci naît de leur amour, signe et présence de l'amour de Dieu, de la reconnaissance et de l'acceptation de ce bien qu'est la différence sexuelle par laquelle les conjoints peuvent s'unir en une seule chair (cf. Gn 2, 24) et sont capables d'engendrer une nouvelle vie, manifestation de la bonté du Créateur, de sa sagesse et de son dessein d'amour. Fondés sur cet amour, l'homme et la femme peuvent se promettre l'amour mutuel dans un geste qui engage toute leur vie et rappelle tant d'aspects de la foi. Promettre un amour qui soit pour toujours est possible quand on découvre un dessein plus grand que ses propres projets, qui nous soutient et nous permet de donner l'avenir tout entier à la personne aimée. La foi peut aider à comprendre toute la profondeur et toute la richesse de la génération d'enfants, car elle fait reconnaître en cet acte l'amour créateur qui nous donne et nous confie le mystère d'une nouvelle personne. C'est ainsi que Sara, par sa foi, est devenue mère, en comptant sur la fidélité de Dieu à sa promesse (cf. He 11, 11). [La foi et la famille. 52].

 

© Menahem Macina

 

Notes

(1) Voir, entre autres : « Mariage gay : pour l'Église, il ne faut pas «ignorer» la rue », Jean-Marie Guénois, Le Figaro, 16 janvier 2013 ; L'Église catholique exprime sa tristesse après l'adoption de la loi sur le mariage homosexuel, La Croix, 24 avril 2013.

(2) A propos de cette encyclique, voir aussi Lumen Fidei, introduction au magistère du pape François ; Présentation par Mgr Fisichella ; Lumen fidei : "Une lumière pour l'avenir" ; Communiqué de Mgr dOrnellas ; La foi, un "bien commun" ; Mgr Müller présente "Lumen Fidei Lumière de la foi" ; Encyclique "Lumen Fidei - Lumière de la foi", texte intégral Première encyclique du pape François ; Une catéchèse à quatre mains sur la foi, Le card. Ouellet présente l'encyclique "Lumen Fidei" ; etc.

 

 

DOSSIER DE PRESSE

(La mise en rouge de certains passages est de mon initiative.)

 

1. Rencontre avec Mgr Danneels (2ème partie). Propos recueillis par Bernadette Lennerts

Dimanche Express, n° 23 (www.InfoCatho.be), du 23 juin 2013, p. 3.

(Extrait)

[...] Que pensez-vous du mariage entre personnes de même sexe ?

L'Eglise n'a rien à dire sur ce sujet. Si l'Etat décide de prévoir une forme juridique pour donner des droits aux homosexuels qui se marient, elle n'a rien à dire. Ce n'est pas un véritable mariage, mais plutôt une organisation de vivre ensemble. Le véritable mariage est un terme qui doit être réservé à l'union entre un homme et une femme avec la possibilité d'avoir des enfants à eux. L'Eglise n'a pas de jugement à avoir sur la figure juridique légitime de la cohabitation, mais il ne faut pas dire que c'est la même chose que le mariage. Peut-être devrait-on ajouter un autre mot dans le dictionnaire à côté de mariage : contrat d'union, cela, c'est une autre chose ! Mais l'Eglise n'a pas à dire : non, vous ne pouvez pas faire cela ! Ce que le peuple décide est souverain, et il faut le respecter. On le fait en respectant cette formule juridique. Mais ne disons pas qu'il s'agit d'un mariage comme les autres [...]

 

2. Le cardinal Danneels n'est pas opposé à l'union homosexuelle

Camille Wernaers, Le Soir, Bruxelles, 1er juin 2013

(http://www.lesoir.be/253528/article/actualite/belgique/2013-06-01/cardinal-danneels-n-est-pas-oppose-l-union-homosexuelle)

Le cardinal Godfried Danneels a évoqué le mariage homosexuel dans une interview accordée aux quotidiens L'Écho et De Tijd. Il explique qu'il n'est pas opposé à l'union homosexuelle, pour autant qu'on trouve un autre mot que « mariage ».

Interrogé sur l'ouverture du mariage civil aux homosexuels, le cardinal répond qu'il pense « qu'on ne doit pas renoncer à sa morale, mais qu'il faut trouver un moyen de la rendre crédible et vraisemblable. Si un État ouvre le mariage civil aux homosexuels, alors c'est le problème de cet État. » Le cardinal ajoute qu'on ne peut pas réduire une personne à son orientation sexuelle et que l'Église prend aujourd'hui en compte, de manière plus nuancée, « les personnes dans leur globalité au lieu de se limiter aveuglément aux principes moraux ».

Et d'ajouter que l'Église « ne s'est jamais opposée au fait qu'il existe une sorte de "mariage" entre les homosexuels – mais on parle donc d'une sorte de mariage. Il ne s'agit pas du vrai mariage entre un homme et une femme, donc il faut trouver un autre mot pour le dictionnaire. Mais que ce soit légal, qu'on le rende légitime par une loi, l'Eglise n'a rien à dire là-dessus. »

Pour Godfried Danneels il s'agit d'une évolution positive. La position du cardinal est d'ailleurs partagée par Monseigneur André-Joseph Léonard [ce qui s'est avéré faux]. Il s'agit du premier cardinal à s'exprimer de manière aussi franche sur le mariage gay. Il est interviewé dans le cadre de son anniversaire. Le cardinal a en effet 80 ans mardi prochain.

 

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3. Le cardinal Danneels n'est pas opposé au mariage homo

1/06/13 - Source: Belga

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1643940/2013/06/01/Le-cardinal-Danneels-n-est-pas-oppose-au-mariage-homo.dhtml

Le cardinal Godfried Danneels © belga.

Le cardinal Godfried Danneels a évoqué le mariage homosexuel dans une interview accordée aux quotidiens L'Echo et De Tijd. Il explique qu'il n'est pas opposé à l'union homosexuelle, pour autant qu'on trouve un autre mot que "mariage". Ses déclarations sont également évoquées dans d'autres quotidiens samedi.

Interrogé sur l'ouverture du mariage civil aux homosexuels, le cardinal répond qu'il pense "qu'on ne doit pas renoncer à sa morale, mais qu'il faut trouver un moyen de la rendre crédible et vraisemblable. Si un Etat ouvre le mariage civil aux homosexuels, alors c'est le problème de cet Etat."

Le cardinal ajoute qu'on ne peut pas réduire une personne à son orientation sexuelle et que l'Eglise prend aujourd'hui en compte, de manière plus nuancée, "les personnes dans leur globalité au lieu de se limiter aveuglément aux principes moraux".

Et d'ajouter que l'Eglise "ne s'est jamais opposée au fait qu'il existe une sorte de 'mariage' entre les homosexuels - mais on parle donc d'une sorte de mariage. Il ne s'agit pas du vrai mariage entre un homme et une femme, donc il faut trouver un autre mot pour le dictionnaire. Mais que ce soit légal, qu'on le rende légitime par une loi, l'Eglise n'a rien à dire là-dessus."

Pour Godfried Danneels il s'agit d'une évolution positive. La position du cardinal est d'ailleurs partagée par Monseigneur André-Joseph Léonard.

 

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4. Le cardinal Danneels pas opposé au mariage gay

31 mai 2013 

http://www.lecho.be/actualite/economie_politique_belgique/Le_cardinal_Danneels_pas_oppose_au_mariage_gay.9352876-3154.art?ckc=1

"L'Eglise ne s'est jamais opposée au fait qu'il existe une sorte de ‘mariage' entre les homosexuels. Si un Etat ouvre le mariage civil aux homosexuels, alors c'est le problème de cet Etat." C'est en ces termes que le cardinal Danneels évoque le mariage gay.

Le Cardinal Godfried Danneels (© belga)

Mardi prochain, le cardinal Godfried Danneels aura 80 ans. Dans l'interview qu'il nous a accordée, il s'exprime notamment sur le mariage homosexuel qui a tant défrayé le chronique en France ces derniers jours.

Il dit respecter la loi et ne pas s'opposer au mariage gay. "Nous devons bien nous comprendre: l'Eglise ne s'est jamais opposée au fait qu'il existe une sorte de ‘mariage' entre les homosexuels – mais on parle donc d'une sorte de mariage. Il ne s'agit pas du vrai mariage entre un homme et une femme, donc il faut trouver un autre mot pour le dictionnaire. Mais que ce soit légal, qu'on le rende légitime par une loi, l'Eglise n'a rien à dire là-dessus. (…) Si un Etat ouvre le mariage civil aux homosexuels, alors c'est le problème de cet Etat. "

C'est le premier cardinal à s'exprimer de manière aussi franche sur le mariage gay.

 

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5. Quand Mgr Danneels s'exprime bizarrement à propos du "mariage gay"

(http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2013/05/31/quand-mgr-danneels-s-exprime-bizarement-a-propos-du-mariage.html)

31/05/2013

L'Echo.be rapporte certains propos de l'ancien primat de Belgique au sujet du mariage gay qui permettent au journaliste de titrer, un peu à la légère, : "Le cardinal Danneels pas opposé au mariage gay".

" Il dit respecter la loi et ne pas s'opposer au mariage gay. "Nous devons bien nous comprendre: l'Eglise ne s'est jamais opposée au fait qu'il existe une sorte de ‘mariage' (???) entre les homosexuels – mais on parle donc d'une sorte de mariage. Il ne s'agit pas du vrai mariage entre un homme et une femme, donc il faut trouver un autre mot pour le dictionnaire. Mais que ce soit légal, qu'on le rende légitime par une loi, l'Eglise n'a rien à dire là-dessus (ah bon ?!). (…) Si un Etat ouvre le mariage civil aux homosexuels, alors c'est le problème de cet Etat. "

Ce langage peu clair, évoquant "une sorte de mariage" qui ne serait pas "un vrai mariage" et pour lequel il faudrait trouver "un autre mot", ne reflète pas vraiment le message de l'Eglise et retentit comme un écho de ces discours flasques propres à certains épiscopes de la fin du siècle dernier, bien éloignés des recommandations du Christ : "Que votre oui soit oui, que votre non soit non; ce qu'on y ajoute vient du malin." (Mt, 5, 3)

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6. Le cardinal Danneels pas opposé au "mariage" homosexuel "pour autant qu'on trouve un autre mot que mariage"

juin 2013

http://christroi.over-blog.com/article-le-cardinal-danneels-pas-oppose-au-mariage-homosexuel-pour-autant-qu-on-trouve-un-autre-mot-que-m-118210961.html

Le très moderniste cardinal Gottfried Danneels, ancien président de la conférence épiscopale de Belgique, et archevêque de Malines-Bruxelles... jusqu'à ce que, atteint par la limite d'âge, Mgr André-Joseph Léonard lui succède le 18 janvier 2010, s'est cru autorisé aujourd'hui à se distinguer une nouvelle fois, en évoquant le "mariage" homosexuel dans une interview accordée aux quotidiens L'Echo et De Tijd. Selon une dépêche de LaLibre.be intitulée "Le cardinal Danneels n'est pas opposé au mariage homosexuel", il explique qu'il n'est pas opposé à l'union homosexuelle, pour autant qu'on trouve un autre mot que "mariage". Selon lui, l'Eglise ne serait "jamais opposée au fait qu'il existe une sorte de 'mariage' entre les homosexuels" (sic)... Ses déclarations sont "également évoquées dans d'autres quotidiens d'aujourd'hui" :

Interrogé sur l'ouverture du mariage civil aux homosexuels, le cardinal répond qu'il pense "qu'on ne doit pas renoncer à sa morale, mais qu'il faut trouver un moyen de la rendre crédible et vraisemblable. Si un Etat ouvre le mariage civil aux homosexuels, alors c'est le problème de cet Etat." (Et ce n'est pas, ou plus, le problème de l'Eglise ? Curieuse conception du Bien commun... NdCR)

Le cardinal ajoute qu'on ne peut pas réduire une personne à son orientation sexuelle (c'est exactement ce que fait la loi Taubira en reconnaissant le "mariage" "homosexuel",NdCR !) et que l'Eglise prend aujourd'hui en compte, de manière plus nuancée, "les personnes dans leur globalité au lieu de se limiter aveuglément aux principes moraux".

Et d'ajouter que l'Eglise "ne s'est jamais opposée au fait qu'il existe une sorte de 'mariage' entre les homosexuels (Ha bon ? c'est nouveau !... Le "prélat" nous prend vraiment pour des imbéciles !) - mais on parle donc d'une sorte de mariage. Il ne s'agit pas du vrai mariage entre un homme et une femme, donc il faut trouver un autre mot pour le dictionnaire. Mais que ce soit légal, qu'on le rende légitime par une loi, l'Eglise n'a rien à dire là-dessus." (Fin de citation. Il faudra expliquer à Godfried Danneels qu'une loi n'est pas toujours légitime du seul fait qu'elle est "loi"... que des lois contraires à la loi naturelle ne sont pas des lois, mais une corruption de la loi... Il faudra également rappeler à l'archevêque l'enseignement du catéchisme de l'Eglise catholique sur l'homosexualité :  

« 2 357 L'homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. ... S'appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que " les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés " (CDF, décl. " Persona humana " 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l'acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d'une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d'approbation en aucun cas.» Source: http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_P80.HTM)

Pour Godfried Danneels il s'agit d'une évolution positive. La position du cardinal est d'ailleurs partagée par Monseigneur André-Joseph Léonard. (Du moment que le pape est contre, que tous les papes ont été contre, que le catéchisme est contre, j'ai envie de dire qu'on s'en moque un peu de l'opinion des Godfried Danneels... et autres André-Joseph Léonard...)  

Fin de citation de la dépêche. Source: http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/819376/le-cardinal-danneels-n-est-pas-opposa-au-mariage-homosexuel.html

Pour rappel, le Primat de Belgique Mgr Léonard qui, selon cette dépêche de Lalibre.be, partage "la position" de Gottfried Danneels, a été appelé par Benoît XVI à remplacer le cardinal Danneels parce que Rome, en 2010, selon une dépêche du Monde du 18 janvier 2010, lui reprochait sa "mollesse" face au rapide mouvement de sécularisation de la société belge, longtemps structurée autour du pilier catholique. Evolution qui "s'est traduite, au cours du mandat de trente ans de Gottfried Danneels, par une crise des vocations, une diminution de la pratique religieuse et l'acceptation résignée, par les catholiques, de lois qui ont libéralisé l'avortement, l'euthanasie et le mariage homosexuel"... (Source: article du Monde, "Polémique autour de la nomination du nouveau primat de Belgique", LE MONDE | 18.01.10 | 15h26 • Mis à jour le 18.01.10 | 15h26). Le moins que l'on puisse dire, trois ans après, c'est que le dit cardinal ne se sera pas pas beaucoup foulé pour sortir l'Eglise belge de sa "sécularisation" (!) ni distingué de son prédécesseur ! En octobre 2010, pas même 10 mois donc après sa nomination, il se distinguait déjà en remettant en cause le célibat sardotal en déclarant : "à plus long terme, on pourrait envisager d'ordonner des hommes mariés"... En décembre 2011, il appelait à la création d'une "autorité politique mondiale"... Mais dès janvier 2010, interrogé par Le Monde le 20 janvier, il déclarait aimer "débattre" avec les francs-maçons avec lesquels il eut "plusieurs contacts"... "à Namur" (où il avait été nommé évêque... par Jean-Paul II en 1991), et s'y sentir "en très bonne compagnie plus qu'avec certains confrères bizarroïdes"... Ceci explique sans doute beaucoup de choses !

Le 20 janvier 2010, deux jours après la nomination de Mgr Léonard à l'archevêché de Bruxelles par Benoît XVI et l'article du Monde présentant le succession de Godfried Danneels comme faisant entrer l'Eglise "dans une phase de fortes turbulences avec l'évêque de Namur "incarnant le courant le plus conservateur du catholicisme belge", une pétition de soutien au nouvel archevêque avait été montée immédiatement sur internet pour défendre le nouveau Primat de Belgique... Nous nous étions alors désolidarisé de cette pétition après avoir découvert les déclarations de l'archevêque dans l'article du Monde le 18 janvier 2010... (déclarations sur les francs-maçons citées ci-dessus), et expliqué que l'"attaque" de la presse contre le nouvel archevêque nous avait tout l'air d'être une opération médiatique orchestrée destinée à "rallier les catholiques belges à un évêque maçonnicophile"... en leur faisant croire qu'ils avaient à faire [lire: affaire (M. Macina)] à un vrai évêque catholique et tout tout... Sa "position" sur le "mariage" homosexuel va-t-elle les dessiller [Lire : leur dessiller le regard (M. Macina)]?

Add. 11 juin 2013. Le 5 juin dernier, le porte-parole de Mgr Léonard, Jerry Moens, vient démentir le fait que la position du cardinal Danneels soit "partagée" par Mgr Léonard. Il dit à LifeSiteNews, que ces commentaires de Mgr Léonard avaient été "déformés" dans la presse, et que l'archevêque ne supportait pas les unions civiles homosexuelles.

Il a confirmé que Mgr Léonard "n'est pas homophobe. Il n'a aucun problème avec les homosexuels et n'est pas contre un contrat légal". Mais il dit à LifeSiteNews que cela ne signifiait pas que Mgr Léonard approuvait la pratique homosexuelle ou la législation belge sur le "mariage" gay en quoi que ce soit.

Il a ajouté que la position de l'archevêque est qu'"il n'y a rien à redire des arrangements civils entre deux personnes concernant leur propriété"

"Il est permis d'avoir un contrat entre n'importe quelles deux personnes", dit-il. "Il ne s'agit ni d'une union civile ni d'un mariage. Chacun est libre de faire l'arrangement qu'il veut concernant sa propriété".

Cela « peut être un engagement entre n'importe quel type de personnes, mais ce n'est pas une 'relation' et ce n'est pas un mariage. Une tante peut faire un contrat avec sa nièce, un prêtre avec une personne de confiance » pour disposer et organiser leur propriété personnelle, insista-t-il.

Moens a dit à De Tijd qu'aux yeux de l'Eglise, le mariage arrive "dans la complémentarité d'un homme et d'une femme. Une telle complémentarité est impossible entre deux personnes de même sexe". 

Source: http://www.lifesitenews.com/news/contrary-to-reports-brussels-archbishop-did-not-ok-homosexual-civil-unions

 

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7. Les provocations du cardinal Danneels

http://benoit-et-moi.fr/2013-II/articles/les-provocations-du-cardinal-danneels.html

Il n'est pas opposé au "mariage" gay, à condition de lui donner un autre nom! Le commentaire de Marco Tosatti (7/6/2013)

Il ne fait que reprendre les allusions des Veglia et autres Piero Marini. Et c'est à lui que Radio Vatican a souhaité un bon anniversaire!! Il est temps que le Saint-Père mette de l'ordre.

Voir aussi:

– Le silence assourdissant du Vatican...

– Les voeux de RV au Cardinal Danneels                   

 

Belgique, le cardinal Danneels s'ouvre au mariage gay

Polémique après les déclarations du cardinal: «La possibilité d'une union civile est positive, mais ne l'appelons pas mariage. L'Eglise a également changé d'avis au sujet du suicide».

http://vaticaninsider.lastampa.it

Marco Tosatti

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Le cardinal belge Godfried Danneels, qui il y a quelques jours a fêté ses quatre-vingts ans, sortant ainsi de la liste des électeurs au conclave, et a dû abandonner toutes ses positions dans les diverses Congrégations romaines, a fait parler de lui à travers des déclarations au sujet du "mariage gay" et des protestations suscitées chez les catholiques et les non-catholiques, en France contre la loi Taubira.

 «Je pense que c'est un développement positif que les Etats soient libres d'ouvrir le mariage civil pour les homosexuels, s'ils le veulent,» a-t-il déclaré dans un entretien avec le journal néerlandais De Tijd, disant aussi, toutefois, qu'à ces unions devrait être donné un nom autre que le mariage. Aux yeux de l'Eglise, a-t-il déclaré, ce n'est pas «un vrai mariage» qui ne peut être qu'entre un homme et une femme. «Mais c'est légal - a-t-il ajouté - affirmant que «l'Eglise n'a rien à dire» sur de telles lois.

Le journal belge (et non pas français, comme l'affirme Tosatti) L'Echo cite lui aussi le cardinal Danneels. Selon le journal, le cardinal aurait dit que les Français doivent «respecter la loi» et ne pas s'opposer au «mariage gay». «Nous devons comprendre: l'Église ne s'est jamais opposée au fait qu'il y a un certain type de "mariage" entre personnes du même sexe, mais nous parlons d'un certain type de mariage. Ce n'est pas le même vrai mariage qu'entre un homme et une femme, nous devons trouver un autre mot dans le dictionnaire».

Selon Danneels l'Eglise aujourd'hui développerait une approche plus «nuancée» sans être «fixée» sur les principes moraux. «Comment un homme peut-il ne pas s'identifier avec son orientation? Je crois qu'il y a une nette évolution dans la pensée de l'Église ».

Il a comparé la situation à la façon dont on regarde les suicidés, qui autrefois se voyaient refuser la sépulture en terre consacrée, disant que l'Eglise considère désormais la «totalité» de la personne.

Godfried Danneels a été considéré pendant de nombreuses années comme l'un des «meneurs» de l'aile progressiste de l'Eglise. Et il a également été considéré (ndt: par qui???) dans les deux derniers conclaves, comme un possible successeur de Jean-Paul II, qui l'a fait un cardinal en 1983, et de Benoît XVI. Bien que certaines ombres grandes et lourdes pesant sur son traitement des cas d'abus sexuels dans l'Eglise belge aient radicalement affaibli ses chances.

En 2008 commença pour lui une période de grande difficulté, quand un tribunal civil l'appela à témoigner sur les abus sexuels.

Danneels déclara qu'il n'en avait jamais entendu parler (c'était, entre autres choses, la première fois qu'un cardinal comparaissait devant la cour en Belgique).

Mais deux ans plus tard, quand Benoît XVI avait déjà accepté sa démission, Danneels a été impliqué dans le cas de Roger Vangheluwe, accusé d'avoir abusé de son neveu dans les années 70 et 80, abus commencés quand il était prêtre et poursuivis alors qu'il était évêque. Danneels aurait conseillé à la victime de différer la dénonciation publique jusqu'à ce que l'évêque responsable de Bruges démissionne. Le neveu fournit aux journaux des enregistrements de l'entretien avec le Cardinal. L'un des journaux, "De Standaard", justifia en partie Danneels décrivant son action comme «confinement, rien de plus», et que «le seul but de Danneels était d'éviter que l'affaire soit rendue publique tant d'années après les faits». La police interrogea le cardinal, citant un prêtre qui avait apparemment tenté de l'avertir en 1996, mais qui n'avait pas été entendu.

L'affaire a laissé une impression négative sur le cardinal: sous sa gestion l'Eglise belge a atteint des niveaux historiquement bas tant dans la fréquentation de la messe que dans les vocations.

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