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Éditorialistes
Menahem Macina

Le peuple juif et les nations chrétiennes selon M. R. Macina
16/07/2013

Ouvrages de Menahem R. Macina, consultables en ligne

et téléchargeables sous forme de livres électroniques


Chrétiens et juifs depuis Vatican II. État des lieux historique et théologique. Prospective eschatologique, Éditions Docteur angélique, Avignon, 2009. Version électronique, éditions Tsofim, Limoges, 2013 :

Texte consultable en ligne sur Pressbooks : http://chretiensetjuifs.pressbooks.com/

Version électronique téléchargeable: https://www.smashwords.com/books/view/323481

Deux événements contemporains ont contribué à focaliser l'attention de la chrétienté sur les juifs : l'installation controversée d'un tiers d'entre eux sur une partie de leur terre ancestrale, et l'affirmation par l'Eglise, qu'« en scrutant son propre mystère » elle « découvre son lien avec le judaïsme ». Ce livre propose aux non-spécialistes une lecture de foi et une méditation spirituelle de ces « signes des temps », à la lumière de traditions eschatologiques juives et chrétiennes éprouvées.

La déclaration conciliaire Nostra Aetate a été le point de départ d'un « nouveau regard » chrétien sur le peuple juif. En témoigne cette phrase du pape Jean Paul II : « le peuple de Dieu de l'Ancienne Alliance jamais révoquée par Dieu ».

Partant de l'attente, commune aux juifs et aux chrétiens, de l'avènement du Royaume de Dieu, telle qu'elle se décline dans les Traditions juive et chrétienne, l'ouvrage retrace les ombres et les lumières de la longue marche vers la reconnaissance chrétienne du dessein de Dieu sur les deux peuples dont le Christ n'a fait qu'un.

Il s'achève sur une mise en garde adressée tant aux chrétiens philosionistes, qu'à ceux qui se mettent à la remorque des faux prophètes de l'antisionisme. Les premiers risquent de tomber dans un faux messianisme contre lequel Jésus a mis en garde. Quant aux seconds, en accusant Israël de néo-colonialisme et d'apartheid, non seulement ils attisent la haine contre ce peuple, mais ils risquent de “se trouver en guerre contre Dieu lui-même”, dont ils ignorent les desseins.


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Les frères retrouvés. De l'hostilité chrétienne à l'égard des Juifs à la reconnaissance de la vocation d'Israël
, éditions L'Œuvre, Paris, 2011. (Version électronique, sous le titre “Si les chrétiens s'enorgueillissent. À propos de la mise en garde de l'apôtre Paul (Rm 11, 20)”, éditions Tsofim, Limoges, 2013).

Texte consultable en ligne sur Pressbooks : http://freresretrouves.pressbooks.com/front-matter/titre/

Version électronique téléchargeable: https://www.smashwords.com/books/view/325555

Les deux premières parties de ce livre constituent une anthologie des affres et des conséquences de l'affrontement doctrinal et religieux multiséculaire qui opposa, de manière souvent dramatique, les deux confessions de foi, rivées l'une à l'autre autant que rivales l'une de l'autre.

Intitulée «“Vos frères qui vous haïssent...” la 1ère partie illustre cet état d'esprit par de nombreux extraits de textes antijudaïques, depuis les origines jusqu'au milieu du XXe s., identifiés dans de nombreux manuels d'enseignement religieux des XIXe et XXe siècles, et par une anthologie de propos émis par des papes et par la presse catholique entre 1870 et 1938.

Intitulée «Un “autre regard” : L'Église redécouvre le peuple juif», la 2ème partie retrace et analyse la découverte progressive par les chrétiens, entre 1920 et 1950, de la nature préjudiciable de leur attitude à l'égard du peuple juif ; un examen de conscience qui donna lieu à des rencontres informelles, puis à des tentatives officieuses de nouer des relations positives entre chrétiens et juifs, mais buta sur le «hors de l'Église, pas de salut».

Dans la troisième partie, intitulée «Résistance à l'apostasie», le lecteur découvrira que, loin d'être un brûlot négatif, ce livre veut montrer qu'au travers des lenteurs et des résistances humaines, l'Esprit de Dieu mène irrévocablement à son terme son dessein de salut de tous les hommes, qui passe par la reconstitution de son peuple parvenu à sa plénitude messianique et par la fusion, en son sein, des nations chrétiennes restées fidèles au temps de l'épreuve ultime.

L'auteur souhaite :

– Que les chrétiens découvrent, dans le récit biblique de la séparation entre le royaume d'Israël et celui de Juda (1 R 12), la préfiguration du schisme entre l'Église et le judaïsme.

– Qu'à la lumière des Écritures juives et chrétiennes, ils comprennent que la réunion «des fils de Juda et des fils d'Israël» (Os 2, 2) est le type prophétique de celle des chrétiens et des juifs qui constitueront «l'Israël de Dieu» (Ga 6, 16).

– Qu'ils s'imprègnent de la typologie scripturaire, selon laquelle les «deux bois» (Joseph et Juda) en constituent «un seul» (Ez 37, 19), et que «des deux, [le Christ] a fait un» (Ep 2, 14), «l'un et l'autre» ayant, «en un seul Esprit, libre accès auprès du Père» (v. 18).

– Qu'avec la tradition rabbinique, ils croient que «tout Israël a part au monde à venir» (Michna Sanhedrin 10, 1), et avec Paul, que «tout Israël sera sauvé» (Rm 11, 26).

L'auteur espère sensibiliser les chrétiens à la typologie trinitaire de l'unité des juifs et des chrétiens, que le Christ a faits «un, comme [son] Père et lui sont un» (Jn 17, 22), sans que soit modifié le dessein éternel du Créateur, tant dans l'ordre ontologique – «le Juif d'abord, le Grec [non-Juif] ensuite» (Rm 1, 16) –, que dans l'ordre sotériologique – «le salut vient des juifs» (Jn 4, 22).


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Confession d'un fol en Dieu, éditions Docteur angélique, Collection “Témoignage mystique”, Avignon, 2012. (Version électronique, éditions Tsofim, Limoges, 2013).

Texte consultable en ligne sur Pressbooks : http://folendieu.pressbooks.com/

Version électronique téléchargeable: https://www.smashwords.com/books/view/323520

L'histoire des sociétés et celle de l'Église ont largement documenté les désordres causés, au fil des siècles, par les annonces, données pour prophétiques, de l'imminence du « temps de la fin », véhiculées par des prédicateurs persuadés d'être chargés par Dieu de prévenir l'humanité et de l'appeler à la pénitence. Ces faits – qui ont souvent eu des conséquences religieuses et sociales graves –, prouvent que la ferveur, et la sincérité ne prémunissent pas de l'erreur celles et ceux qui se croient investis de cette mission, ni les auditeurs qui y accordent foi.

Toutefois, Paul, qui a été confronté à une agitation eschatologique prématurée et y a résisté, n'en a pas tiré la conséquence que les événements, annoncés à tort, comme imminents, n'auraient jamais lieu. Au contraire, il en a confirmé la réalisation, et détaillé les circonstances. Et s'il n'a pas précisé ce qu'il y aurait lieu de faire alors, il n'en a pas moins donné des consignes générales qu'il ne faudrait pas négliger. À tous d'abord : «tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre.» (2 Th 2, 15) ; puis à Timothée : «garde le dépôt» (1 Tm 6, 20).

D'autres passages du NT donnent aux croyants qui se préparent dès maintenant aux événements eschatologiques des consignes précises. Y sont mentionnées quatre vertus indispensables pour ne pas apostasier ni suivre l'Antichrist : fermeté, vigilance, patience, constance. Le Christ lui-même a dûment averti ses disciples de rester vigilants pour ne pas se laisser surprendre par la soudaineté de la venue du Jour du Seigneur. On notera également la réitération, dans plusieurs passages du NT (Mt 24, 42-44 ; 1 Th 5, 4-8 ; 2 P 3, 10-12 ; Ap 3, 3 ; 16, 15), de la métaphore prégnante du «voleur», qui avertit du caractère soudain et imprévisible de l'avènement du Jour du Seigneur.

Ces citations constituent une précieuse anthologie néotestamentaire de textes relatifs aux événements ultimes qui précéderont le retour du Christ, et des vertus dont les croyants doivent faire preuve en tout temps pour ne pas se laisser entraîner à l'apostasie ni se rallier à l'Antichrist, lorsqu'adviendra la courte mais terrible période de son règne maléfique. L'Apôtre a prévenu : «Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l'oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et ils se détourneront de l'écoute de la vérité pour se tourner vers les fables» (2 Tm 4, 3-4).

L'auteur invite les croyants à entrer, par la méditation et la prière, en communion avec les nombreux croyants qui se croient seuls, comme Elie, au milieu d'un monde de plus en plus éloigné de Dieu et d'une chrétienté assoupie, «car c'est pour eux qu'est la promesse, ainsi que pour leurs enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera» (Ac 2, 39).


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L'apologie qui nuit à l'Église. Révisions hagiographiques de l'attitude de Pie XII envers les Juifs. Suivi de contributions des professeurs Michael Marrus et Martin Rhonheimer, éditions du Cerf, Paris, 2012. (Version électronique, éditions Tsofim, Limoges, 2013).

Texte consultable en ligne sur Pressbooks : http://apologiequinuitaleglise.pressbooks.com/

Version électronique téléchargeable : https://www.smashwords.com/books/view/323579

Depuis quelques décennies, de nombreux auteurs catholiques s'efforcent de justifier l'attitude de la hiérarchie religieuse à l'égard des juifs, au fil des siècles, et plus particulièrement celle qui fut la sienne à l'époque de la Shoah. Circonstance aggravante, aux yeux de l'auteur : les autojustifications dont se pourvoit l'Église d'aujourd'hui. Et d'évoquer, entre autres textes, la prise de position militante du pape Benoît XVI en faveur de son lointain prédécesseur, dans une homélie prononcée le 9 octobre 2008, à l'occasion des 50 ans de la mort de Pie XII. Il y invoquait le radio-message de Noël (décembre 1942), dans lequel le pontife du temps de guerre déplorait la situation des «centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, mais seulement pour des raisons de nationalité ou de race, sont destinées à la mort ou à un progressif dépérissement»..

L'auteur estime que cette longue et âpre polémique est pour beaucoup dans l'exacerbation des répliques des défenseurs de l'institution ecclésiale et de sa hiérarchie, dont les excès apologétiques, causent souvent autant de dommages à la cause de l'Église que les accusations stridentes et parfois injustes de ses détracteurs. Il procède à des analyses de cas, dont il prévient que certaines pourront irriter, voire scandaliser celles et ceux qui voudraient que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes religieux, et qui, pour discréditer toute remise en cause, même sincère et documentée, de l'institution ecclésiale et de ses prélats, accusent leurs auteurs de volonté de nuire à la religion chrétienne.

Il affirme que sa démarche veut s'inscrire dans la ligne de ce qu'écrivait un pape du XIXe siècle : «L'historien de l'Église sera d'autant plus fort pour faire ressortir son origine divine […] qu'il aura été plus loyal à ne rien dissimuler des épreuves que les fautes de ses enfants, et parfois même de ses ministres, ont fait subir à cette épouse du Christ dans le cours des siècles […]». Il souhaite que les chrétiens, leurs dignitaires et leurs pasteurs, entrent dans une démarche de pénitence et de repentance, sincère et totale. Selon lui, de longs siècles d'exaltation excessive de la sainteté de l'Église et de ses ministres ont contribué à forger un mythe que la théologie a la possibilité de faire voler en éclats sans porter atteinte à la dignité de l'Église.

Pour ce faire, estime l'auteur, plutôt que de rendre hommage, voire d'accorder des distinctions honorifiques à des apologètes exaltés et peu regardants sur le choix des «preuves» qu'ils assènent à leurs contradicteurs, l'Église gagnerait à souligner et à actualiser l'appel à la pénitence qui parcourt toutes les Écritures, et à y répondre, avec ses fidèles, par la conversion du cœur et la reconnaissance publique de ce qui fut regrettable dans l'attitude de la chrétienté d'alors. C'est, selon lui, le seul moyen de toucher le cœur de Dieu et celui de nos contemporains.


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La pierre rejetée par les bâtisseurs…». L'« intrication prophétique » des Écritures, éditions Tsofim, Limoges, 2013.

Texte consultable en ligne sur Pressbooks : http://macina.pressbooks.com/front-matter/introduction/

Version électronique téléchargeable : https://www.smashwords.com/books/view/323598.

La thèse centrale de l'ouvrage est que «Dieu a rétabli le peuple juif», et qu'il est temps pour la chrétienté de prendre en compte le fait que le dessein de salut de Dieu, s'il englobe bien l'humanité entière, concerne, a fortiori, son peuple, que les Églises ont trop longtemps considéré comme n'ayant plus aucun rôle à y jouer. Conscient de ce que cette perspective a de révolutionnaire – puisque l'opinion reçue en chrétienté est que les Juifs ne seront intégrés que s'ils ne demeurent pas dans l'incrédulité –, l'auteur estime qu'il y a présomption à préjuger du dessein de Dieu, dont l'accomplissement ultime reste encore mystérieux. Il expose une conception – audacieuse, mais solidement fondée sur les Écritures et la tradition patristique – du dessein de salut de Dieu sur les «deux peuples dont le Christ a fait un» (cf. Ep 2, 14), qui, si elle a peu de chances d'être «reçue» dans le contexte théologique actuel, devrait au moins inciter les chrétiens à «ne pas s'enorgueillir», mais à «prendre garde que Dieu, qui n'a pas épargné les branches naturelles, ne les épargne pas davantage» (cf. Rm 11, 20-21).


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Un voile sur leur coeur : Le « non » catholique au Royaume millénaire du Christ sur la terre, éditions Tsofim, Limoges, 2013.

Texte consultable en ligne sur Pressbooks : http://voilesurleurcoeur.pressbooks.com/

Version électronique téléchargeable: http://www.smashwords.com/books/view/325555

Bien que considérée comme orthodoxe, au moins durant les premiers siècles de notre ère, la croyance en un règne millénaire du Christ sur la terre, ne l'est plus depuis longtemps. Cet essai ne prétend pas renouveler le débat historique – largement documenté – concernant le Millénarisme, mais il se propose d'essayer de comprendre les raisons – culturelles, théologiques, voire psychologiques – de la réticence, et même de l'hostilité déclarée du Magistère catholique envers cette croyance vénérable. L'investigation a été volontairement circonscrite à deux types de textes spécifiques : ceux du Catéchisme de l'Église catholique ayant trait à l'eschatologie, et ceux de quelques déclarations papales, en raison du fait qu'y court en filigrane la doctrine d'une Église qui se présente comme le «nouvel Israël». Estimant que certaines prises de position officielles en cette matière sont non seulement incompatibles avec le donné de la Révélation et avec la foi d'anciens Pères, mais qu'elles trahissent, de surcroît, un étrange malaise théologique non indemne de polémique, l'auteur se demande si le refus de cette eschatologie n'est pas motivé par la crainte d'une résurgence moderne d'un messianisme dynamisé par la création d'un État juif sur le territoire de l'ancienne patrie israélite. Il croit discerner dans cette contestation – qui ne s'exprime pas explicitement – la résurgence d'un contentieux religieux des origines, non apuré, qui se focalise sur la théologie de l'élection, le messianisme juif étant perçu, à tort, par la Chrétienté comme impliquant la négation du rôle central du Christ dans le dessein de salut de Dieu, tel qu'elle le professe.


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Le signe de Saül - A propos du sévère avertissement de Paul aux chrétiens (Rm 11, 19-22), éditions Tsofim, Limoges, 2013.

Texte consultable en ligne sur Pressbooks : http://signedesaul.pressbooks.com/

Version électronique téléchargeable: https://www.smashwords.com/books/view/323669

C'est de son vivant que, suite à ses désobéissances répétées aux directives divines, le premier roi d'Israël, choisi par Dieu lui-même, se vit rejeté et remplacé par David. Toutefois, contrairement aux moeurs du temps et malgré le fait que c'est Dieu lui-même qui l'avait choisi pour supplanter Saül et qu'il avait été oint par le même prophète Samuel qui avait auparavant donné l'onction à son prédécesseur, David s'est «gardé de porter la main sur lui» (cf. 1 S 24, 16 et 26, 11).

Cet épisode pourrait bien constituer une typologie prophétique de la situation qui risque d'être celle du peuple chrétien s'il persiste à s'enorgueillir, à s'endurcir, et à ne pas faire pénitence (cf. Rm 2, 5; 11, 20), comme l'y invitent pourtant les événements contemporains, et entre autres:

- l'abandon des juifs aux affres de la Shoah et l'impénitence qui s'est ensuivie ;

- l'indifférence générale à la haine de plus en plus universelle et violente envers l'État d'Israël, désormais menacé dans son existence même ;

- la mollesse des réactions de l'establishment religieux face à l'immoralité publique croissante en matière sexuelle, à la destruction systématique du mariage et de la famille tels que voulus par Dieu, à l'institutionalisation et au militantisme agressif de l'athéisme et de l'agnosticisme, et au fanatisme antichrétien de vastes courants issus de religions hostiles au christianisme, etc.

De même que Saül ayant compris sa disgrâce chercha à maintes reprises à tuer David, il est à craindre que, tel Judas, l'un des Douze, qui livra son Maître à ceux qui en voulaient à sa vie, un agrégat de peuples qui furent jadis chrétiens, séduits par l'esprit de l'Antichrist et en état de pré-apostasie, s'en prennent au peuple juif dont le rétablissement sur sa terre sera désormais patent, et le livrent aux mains des impies.

Telle est l'analogie – dont il reconnaît qu'elle est risquée – que développe l'auteur dans cet opuscule pétri de réminiscences bibliques.


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Les Églises face à la déréliction des juifs (1933-1945). Impuissance ou indifférence chrétiennes ? Éditions Tsofim, Limoges, 2013.

Texte consultable en ligne sur Pressbooks : http://eglisesjuifs1933.pressbooks.com/

Version électronique téléchargeable: https://www.smashwords.com/books/view/323538

Pour éviter que l'on confonde ce bref essai avec un réquisitoire, l'auteur a choisi d'illustrer le silence, la démission, l'indifférence, ou la complicité chrétiennes d'alors, par de nombreuses citations, dûment référencées, de textes choisis en raison de la contemporanéité de leurs auteurs avec les événements de l'époque, ou, s'agissant de documents et d'analyses historiques, en raison de leur pertinence et de leur crédibilité.

Dans tous les cas où cela a été possible, il a remis ce matériau de référence dans son contexte en l'analysant et en le critiquant succinctement. Son espoir est que cette contribution – qui s'abstient de tout jugement téméraire des personnes, et de l'arrogance d'accusations à charge, déconnectées des circonstances exceptionnelles auxquelles elles étaient confrontées – contribuera à resituer dans leur contexte les faits et les comportements, à cerner les responsabilités, voire à avertir quiconque juge et condamne que, même s'il l'ignore et n'a pas encore été mis à l'épreuve, il est susceptible de commettre lui-même un jour les méfaits ou les lâchetés qu'il reproche à d'autres.

 


Témoigner devant l'Église que Dieu a restitué au peuple juif son héritage messianique

Éditions Tsofim, Limoges, septembre 2013.

Texte consultable en ligne sur Pressbooks : http://temoignerdevantleglise.pressbooks.com/)

 

En se choisissant douze Apôtres et en leur promettant qu'ils siègeront sur 12 trônes pour juger les 12 tribus d'Israël, le Nouveau Testament confirme les attentes messianiques juives, fondées sur les promesses des prophètes.

Ce texte est le fruit de la réflexion commune de quelques chrétiens sensibilisés au « mystère d'Israël », exposé par l'apôtre Paul dans son Épître aux  Éphésiens (ch. 2 et 3). S'appuyant sur les ouvrages de Menahem Macina[1], dont les écrits les ont touchés et encouragés à aller plus loin dans l'adhésion au dessein de Dieu sur « les deux » peuples dont le Christ « a fait un » (cf. Ep 2, 14 et ss.), ils ont fait leur le témoignage qu'il se décide à exprimer aujourd'hui devant l'Église, après de longues décennies d'hésitation et de silence.


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à propos de l'auteur

 

Titulaire d'une licence de Pensée juive de l'Université hébraïque de Jérusalem, Menahem R. Macina a été chercheur et maître de conférences invité dans plusieurs universités francophones. Durant cette période il a poursuivi ses études et ses travaux sur le judaïsme et le christianisme des premiers siècles et publié, dans des revues spécialisées, plusieurs monographies et de nombreux articles de recherche. Parallèlement, il a profondément repensé la théologie de ce qu'il appelle le “dessein de Dieu sur le peuple juif et les nations chrétiennes”.

Retraité depuis plusieurs années, il poursuit sa réflexion et ses analyses sur ces thèmes et en expose la quintessence à l'attention d'un public non spécialisé, sous forme de livres publiés par des éditeurs traditionnels, et depuis 2013, sous forme de livres électroniques (E-books) De 1999 à 2012, M. Macina a rédigé quatre ouvrages qui ont été publiés chez des éditeurs traditionnels. Depuis, il publie ses travaux majoritairement en livres électroniques (E-books), via l'association des éditions Tsofim, qu'il a créée avec quelques amis.

 

16 juillet 2013