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Christianisme

Silence assourdissant autour du sort des chrétiens persécutés par les Palestiniens et propagande anti-israélienne
30/09/2013

 

Une fatwa chrétienne contre Israël, Giulio Meotti

 

Article repris du site Israel-Flash.com


Mais jusqu'où ira l'intoxication ? Eh oui, certains chrétiens (même si ces derniers se font massacrer dans les pays-arabo-musulmans) ne sont pas en reste, et leur hostilité ne le cède en rien à celle des musulmans qui haïssent et veulent détruire les Juifs. Un fait évidemment passé inaperçu dans la presse. 

Pour le seul « plaisir » de « taper » sur Israël, l'Eglise Globale soutient  les Arabes « Palestiniens » dans leurs menaces contre l'Etat Hébreu, oublieuse du fait que ces mêmes menaces la ciblent  aussi.

 

Le Conseil Mondial des Eglises (WCC), l'organisation œcuménique, qui dit représenter 590 millions de chrétiens de par le monde, à partir de la Suisse, va sponsoriser un événement prônant la partition et l'islamisation de Jérusalem.

La Semaine Mondiale  pour la Paix en Palestine et Israël a débuté le 22 septembre.

Et voilà le programme !

« Cette semaine annuelle de prière, de formation et de plaidoyer. invite les participants à œuvrer pour mettre  fin à l'occupation illégale de la « Palestine », afin que les « Palestiniens » et les Israéliens puissent enfin vivre en paix.

Voilà plus de 64 ans que la partition de la « Palestine » s'est transformée en un cauchemar permanent pour les « Palestiniens ». Voilà plus de 45 ans que l'occupation de « Jérusalem-Est », de la « Cisjordanie » et de Gaza a écrasé la vision pacifique d'un pays pour deux peuples. »

En déclarant que le peuple juif « occupe » Sion, l'organisation globale des chrétiens adopte la vision du monde  selon l'Islam et oblitère ainsi les 3000 ans de présence juive  à Jérusalem, en Judée et en Samarie.

Cette année, le but est d'effacer toute présence juive des  Lieux dits Saints, par une alliance entre  les  mosquées de l'Islam et le Saint-Sépulcre, excluant ainsi les Juifs du Mont du Temple.

Il y a deux ans, le Conseil Mondial des Eglises a organisé quatre jours de conférence dans la cité grecque de Volos, avec des Luthériens venus  des Etats-Unis, des catholiques et des protestants de Bethlehem et de Nazareth, des chrétiens orthodoxes de Grèce et de Russie, des conférenciers de Beyrouth et des coptes d'Egypte.

La conférence a  déclaré que l'Etat d'Israël était un péché et une  force d'occupation, et a accusé les Israéliens de déshumaniser les « Palestiniens », démantelant ainsi, théologiquement, par ces accusations, l'élection du peuple juif.

Elle appelait à la résistance, le  devoir de tout chrétien, et condamnait les demeures juives en Judée et  Samarie en invoquant le nom de D.ieu, ignorant le concept de l'Etat Juif, et en le décrivant comme une région mixte, composée de musulmans, de chrétiens et peut-être de quelques Juifs.

« L'ANCIENNE CALOMNIE QUE REPRESENTE  LA THEOLOGIE DE LA SUBSTITUTION A CHANGE DE VOCABULAIRE TOUT EN CONTINUANT A PRONONCER LA PEINE DE MORT  POUR LES JUIFS…. »

L'ancienne calomnie que représente la théologie de la substitution a changé de vocabulaire, tout en continuant à prononcer la peine de mort pour les Juifs: d'après ce raisonnement,  les Israéliens, tout comme Lucifer, étaient les élus de D.ieu mais, en raison de leur corruption,  ils se sont retrouvés déchus et doivent  donc, maintenant, être  effacés de la surface de la Terre Sainte.

Nous voici donc face à une fatwa contre les Israéliens.

La semaine dernière, Vincent Nichols, l'archevêque de Westminster et Premier Primat de l'Eglise Catholique d'Angleterre et du Pays de Galles, a évoqué « l'Etat de Palestine » en diabolisant Israël avec cette sempiternelle lamentation des chrétiens:

« Celui qui a  vu la barrière de protection qui divise une  grande partie de la Terre Sainte et sépare les gens de leurs terres et de leurs moyens de subsistance, celui qui a  ressenti la peur et l'insécurité qui affectent ce pays, qui a vu le contraste entre l'abondance de denrées, d'un côté de la ligne, et le manque même d'une source sûre d'approvisionnement en eau, de l'autre, celui-ci ne peut avoir aucun doute quant à l'importance de trouver le chemin vers la paix  aussi rapidement que possible. »

Entre-temps, Fouad Twal, le Patriarche latin de Jérusalem, qui se trouvait à Rome pour la Conférence des Evêques Latins des Régions Arabes, fustigeait Israël à propos de « l'occupation, des barrières et des check-points ».

Ajoutons que Theodosios, l'archevêque du Patriarcat Orthodoxe de Jérusalem, a déclaré à Melbourne (Australie) :

« lors de la Nakba de 1948, c'est  toute une population qui a souffert, et pas seulement les chrétiens ou les musulmans. » 

Chaque dimanche matin, dans les églises américaines, des milliers de chrétiens généreux font la quête  pour assurer le bien-être et l'avenir du peuple israélien. La plupart  d'entre eux veulent tout simplement bénir Israël, sûrs du bien-fondé de son action. Par contre, l'ensemble de leurs représentants, de Londres à Jérusalem, donnent un nouveau souffle de vie  à cette démonologie  qui consiste à mettre Israël au ban des nations.

Le Conseil Mondial des Eglises a rédigé un livret de  liturgie et  des prières pour la célébration du prochain événement arabe pro-palestinien. Ces prières, ces simili psaumes pro-arabes, diabolisent  les juifs. Les prières ont  été composées par le Révérend Hosam Naoum (Eglise Anglicane), par le Révérend Ashraf Tannous (Eglise Luthérienne Evangélique de Jordanie et de la Terre Sainte), par le Dr Charlie Abu Sa'da (Eglise  Catholique Melkite), par le Comité de la Journée Mondiale de Prière en Palestine, présidé par Aida Haddad, et par Nora Karmi (Kairos, Palestine).

 
Jusqu'où va l'intoxication ?


En voici un extrait:

« Ô Seigneur, viens voir les souffrances et la douleur des familles endeuillées lorsqu'elles reçoivent les corps torturés et défigurés d'êtres chers. Viens partager le chagrin des familles que l'on empêche  d'enterrer leurs morts à cause des murs ».

Ici, il  ne s'agit  bien sûr ni de  Tomer Hazan, ni des familles juives Fogel ou Hatuel.

Le livret religieux  rédigé pour le WWC (Conseil Mondial des Eglises) affirme :

« la destruction et le déracinement d'oliviers par l'occupation israélienne n'est pas seulement une manifestation de mépris  et de vandalisme écologique, mais aussi une insulte à la création de D.ieu et aux gens qui, en dépit de l'oppression et des souffrances, sont encore capables  de tendre la main avec un rameau d'olivier aux soldats et aux oppresseurs ».

« Pour ceux qui n'attribuent aucune valeur à la vie,  pour ceux qui protègent  leurs propres intérêts  au détriment des souffrances des autres, nous prions pour leur repentir et pour que leur vie devienne  une vie alliant vertu et justice ».

Le livret calomnie ici le peuple juif, le citant comme « ceux qui n'attribuent aucune valeur à la vie ». 

La liturgie se sert des Ecritures pour fomenter et attiser les sentiments  anti-Israéliens.

« Nous prions pour tous ces Palestiniens dont les demeures ont été démolies et pour ceux  qui ont perdu le droit de vivre dans leur ville. Nous prions  pour les Palestiniens qui souffrent à cause de la barrière de séparation et des colonies, pour ceux, aussi, qui ont perdu leur emploi et sont dans la misère et souffrent de la  faim et de la  soif. 

Nous te prions, Ô D.ieu!

Pour tous les enfants qui ne peuvent rejoindre leurs écoles à cause de la barrière, pour les malades qui ne peuvent arriver dans les hôpitaux et pour ceux qui, privés de liberté, ne peuvent atteindre leurs lieux de prière.

Nous te prions, Ô D.ieu ! »

Ce genre de « odium fidei », de verbatim de haine religieuse, qui manipule les Ecritures, rappelle la directive  d'Hitler à un groupe de théologiens de ré-écrire la Bible et d'en effacer toute mention des Juifs. 

C'est à Eisenach, la cité où Martin Luther traduisit la Bible, que l'Institut pour l'Etude et l'Eradication de l'Influence Juive sur la Vie de l'Eglise Allemande, dirigé par Walter Grundman (1906-76), publia une nouvelle version de la Bible, intitulée « le Message de D.ieu ». Jésus le Juif n'y était plus mentionné.

Puis « Jésus l'Aryen » fit son apparition, la légitimation chrétienne de l'Holocauste nazi, et maintenant nous avons droit au  « Jésus palestinien », devenu l'arme de la guerre  de l'Islam contre l'Etat d'Israël et ses Juifs.

Ces dirigeants  chrétiens « globaux » sont prêts  à suivre  aveuglément  les pas de Yasser Arafat et d'Ahmed Yassin, de l'Ayatollah Khomeini, de Nassan Nasrallah, de Mahmoud Ahmadinejad et d'Osama bin Laden qui, sans relâche,  ont associé  et associent  le meurtre gratuit des juifs à la liquidation du christianisme. (Source : israelnationalnews).


Par Giulio Meotti – traduction Dominique Kahtan pour la rédaction d'Israël-flash.

NB – Cette barrière de sécurité a permis à des milliers de civils innocents d'être en vie aujourd'hui et ne pas être déchiquetés par les copains de ces anti-Juifs primaires

Voir le programme de ces chrétiens qui haïssent Israël – Attention à la nausée ! ICI

 

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Petit rappel historique


Le Nazi de Nazareth. Une nouvelle approche historique des théologiens allemands qui ont fait Jésus à leur image
, P. Fredriksen

Texte anglais original : « The Nazi of Nazareth. A new history examines the German theologians who made a Jesus in their own image », sur le site The Tablet, 10 juin 2009.

Traduction française: Menahem Macina - debriefing

 

Intronisation de l'évêque du Reich Ludwig Müller devant la cathédrale de Berlin, en 1934 (photo reprise des archives nationales allemandes via Wikimedia Commons)

 

Avant même d'ouvrir le livre, le lecteur est confronté à la perversité morale qu'expose et explore Susannah Heschel dans son livre Aryan Jesus. Au centre de sa couverture, les univers symboliques qui auraient dû entrer en conflit, au lieu de fusionner nettement sur une photographie, datant de 1935, de l'intérieur d'une église de Cologne : sur un autel dominé par l'énorme swastika du drapeau National-Socialiste, figure l'image du Christ crucifié. 


Ni le ciel, ni l'histoire, ni la Bible elle-même, ne pouvaient échapper à la terrifiante logique du racisme. Si l'Allemagne était une nation chrétienne (et elle l'était), et si la vraie nation allemande était aryenne (conformément à l'assertion populaire), alors le Christianisme, et plus précisément Jésus de Nazareth, devaient être Aryens eux aussi.

Le livre important de Heschel retrace l'ascension de l'Institut pour l'Etude et l'Eradication de l'Influence Juive sur la Vie de l'Eglise Allemande (Institut zur Erforschung und Beseitigung des jüdischen Einflusses auf das deutsche kirchlichen Leben). Créé en mai 1939, l'Institut s'était donné pour mission de purger le Christianisme de ses « excroissances » juives et de restituer au Volk allemand un Christ « nordique » et un Christianisme aryen restaurés dans leur pureté originelle. Dans ce but, les théologiens de l'Institut ont recouru à tous les moyens possibles et imaginables pour fonder et diffuser leur message. Ils évoquaient des passages du Nouveau Testament, interprétés conformément au racisme antijuif. Ils sollicitaient servilement le soutien financier et politique du parti nazi. Ils diffusaient leur message antisémite en recourant aux moyens propres au monde académique : recherche commanditée, articles dans les journaux, livres, financement de conférences, formation de futur diplômés, conférences publiques. Et, du fait que l'Eglise allemande était une religion d'Etat, ils imposaient leur ordre du jour aryen jusque sur les bancs de l'église, altérant les textes du Nouveau Testament (en traduction allemande), réécrivant la liturgie, affirmant et prêchant vigoureusement que l'Ancien Testament (juif) devait être abandonné en tant qu'Ecriture chrétienne.

Ces positions théologiques sont toutes antérieures à l'accession au pouvoir d'Hitler et à la fondation de l'institut. En un sens, ces théologiens étaient tout simplement engagés dans un projet chrétien qui fut longtemps honorable : les efforts en vue de déjudaïser le Christianisme sont presque aussi anciens que le Christianisme. Bien que les premiers écrits fondamentaux du Nouveau Testament – les lettres de Paul et les quatre évangiles canoniques – fussent eux-mêmes le produit de la culture hellénistique de la synagogue au premier siècle, certains interprètes tardifs issus de la Gentilité en vinrent à lire, dans ces textes qui constituaient des débats intra-juifs comme des condamnations du judaïsme dans sa totalité. Aux alentours du IVe siècle, à peu d'exceptions près, les théologiens orthodoxes tombèrent d'accord sur le fait que le judaïsme était une religion abominable, justement rejetée par Jésus et par Paul, par les prophètes avant eux, et (comme en témoignait la destruction de Jérusalem par la Rome païenne en 70 de notre ère), par Dieu lui-même. [Des mesures antijuives] furent élaborées et formulées par des théologiens et des penseurs chrétiens avant que les nazis ne mettent en oeuvre leur machine de destruction des Juifs.

Cependant, quelques différences importantes distinguent cet antijudaïsme chrétien classique de son avatar allemand du XXe siècle. Premièrement, les empereurs avaient toujours reconnu et protégé légalement les prérogatives religieuses des Juifs ; c'est la conversion au judaïsme de gentils (issus du paganisme ou du Christianisme) qui suscita colère et anxiété. Deuxièmement, pour la plupart, les Juifs pouvaient cesser « d'être » Juifs s'ils se convertissaient au Christianisme : en dépit des formes propres du racisme de l'antiquité et du lien qu'il établissait entre l'identité ethnique et la religion, l'identité sociale pouvait changer en fonction de l'affiliation religieuse. Et troisièmement, le Christianisme romain s'est construit sur l'idée d'Israël énoncée dans la lecture orthodoxe de l'Ecriture juive : l'hébreu fut reconnu comme la première langue de l'Ancien Testament, la patrie juive devint la Terre Sainte de l'Eglise, l'empire et ses théologiens considéraient la Rome chrétienne comme la véritable héritière des promesses bibliques faites à Israël. Bref, puissamment, de manière fondamentale et en toute conscience, les Chrétiens inclurent bon nombre de textes, de concepts et de pratiques juifs, dans leur propre identité.

L'Europe médiévale et le racisme pseudo-scientifique moderne ont altéré beaucoup de cet héritage religieux et social. Par la suite, les Croisades et l'Inquisition ont ratifié le choix entre la conversion forcée et la mort ; les Juifs convertis au christianisme, considérés avec suspicion, restaient dans leur catégorie particulière. Mais, dans l'Allemagne du XXe siècle, le mariage du fascisme, du nationalisme et du racisme, radicalisa tous les ordres du jour chrétiens antijuifs antérieurs. « Les Juifs », disaient maintenant les penseurs allemands « ne pouvaient être rien d'autre, ni vraiment chrétiens, ni vraiment allemands. Pire : dans une fantasmagorique projection de l'antisémitisme allemand sur les Juifs allemands, les Juifs étaient décrits comme obsédés par le pouvoir, homicides, déterminés à dominer le monde, et même « diaboliques ». Si les Juifs ne pouvaient jamais être culturellement assimilés, religieusement convertis ou moralement rédimés, s'ils ne pouvaient jamais devenir des Protestants allemands, alors que devait faire l'Allemagne chrétienne des Juifs d'Allemagne ? En 1936, lors d'une réunion de responsables religieux de la Thuringe et de la Saxe, Siegfried Leffler, qui allait devenir plus tard l'un des piliers de l'Institut, émit la réponse chrétienne allemande :

Dans une vie chrétienne, le cœur doit toujours être bienveillant envers le Juif […] En tant que Chrétien, je peux, je dois, je devrais toujours avoir ou trouver dans mon cœur un pont vers les Juifs. Mais en tant que Chrétien, je me dois aussi de suivre les lois de mon Volk  […] Même si je sais que « Tu ne tueras point » est un commandement de Dieu, ou que « Tu aimeras le Juif » car lui aussi est un enfant du Père éternel, je suis aussi capable de savoir que je dois le tuer, que je dois l'abattre. Et je ne peux le faire que si je suis autorisé à dire : Christ.

Cet appel chrétien au meurtre des Juifs ne suscita pas de protestation, ni même de critique de la part des autres présents. Comme le remarque Heschel :

Débarrasser l'Allemagne des Juifs était devenu un sujet de discussion acceptable entre théologiens, même quand le meurtre était la technique proposée pour y parvenir.

Au nom de l'idéal de la pureté aryenne, ces théologiens surpassaient même  les nazis: 1936 c'était bien avant que le meurtre de masse des Juifs soit devenu une politique nazie.

Heschel consacre les 200 dernières pages de son étude à reconstituer les programmes et les mesures de l'institut. Et « reconstruire », elle le doit parce que malgré sa prodigieuse productivité et son activisme politique – et même malgré les 600.000 pasteurs, évêques, professeurs de théologie, des professeurs de religion, et laïcs engagés qui en étaient membres – l'Institut était tout sauf invisible après la guerre. Ce dernier récit, que Heschel rapporte dans ses deux derniers chapitres, donne la nausée pour une raison différente. Champions chrétiens du génocide juif, les dirigeants de l'institut coururent se mettre à l'abri quand les Alliés eurent gagné la guerre, écrivant des lettres pour s'exonérer mutuellement, protégés par l'église, par leurs collègues et par leurs propres mensonges. Ceux qui pendant la guerre avaient utilisé leur expertise académique en matière de judaïsme pour promouvoir le programme raciste de l'Institut, recouraient à cette expertise en temps de paix, pour se camoufler: comment des experts en judaïsme pouvaient-ils être antisémites ? Et la consonance entre l'antijudaïsme de leur Institut et celui de la théologie chrétienne traditionnelle, rendait ce type de crime pratiquement indécelable.

Résultat : beaucoup des premiers acteurs de l'institut poursuivirent, après la guerre, de longues carrières académiques en tant que spécialistes respectés du Nouveau Testament. (J'ai sursauté en réalisant que j'avais lu certains de leurs travaux au cours de ma propre formation universitaire dans les années 1970…)

En conséquence, Jésus Aryen est plus qu'un récit révoltant de l'antijudaïsme chrétien de principe. C'est aussi une œuvre maîtresse de recherche patiente dans les archives. La plus grande part de la documentation d'Heschel gît, enterrée dans les archives de bibliothèques régionales et de correspondances privées. Elle n'a pas seulement retrouvé ces documents, mais elle a également interviewé les épouses et les étudiants encore en vie des théologiens de l'institut. Elle révèle que des carrières académiques d'après-guerre ont été améliorées et non diminuées par l'implication dans l'institut : le réseau professionnel de loyauté et de patronage est resté intact et efficace.

Du fait que ces hommes avaient dû renoncer à leur activisme antérieur – après 1945, il ne pouvaient plus être partisans d'un racisme homicide, ni soutenir bruyamment une bible chrétienne sans l'Ancien Testament, et sans les concepts et les termes « juifs » (tels que « messie », « alleluia » et « amen ») dans le Nouveau Testament – mais leur antijudaïsme académique et théologique restait intact.

Tant sur le plan de l'histoire de l'antisémitisme allemand, que sur celui d'une analyse des thèmes marquants de la théologie chrétienne, l'étude de Heschel est à la fois large et profonde. J'espère ardemment que son succès auprès des lecteurs non spécialisés – un succès qu'elle mérite pleinement – n'occultera pas  l'urgence de son utilité pour les étudiants en théologie, et spécialement pour les spécialistes du Nouveau Testament d'aujourd'hui. Malgré l'énergie et l'engagement de la recherche moderne concernant le Paul historique et spécialement le Jésus historique, des étudiants et des chercheurs continuent, de manière routinière, à se focaliser sur des exemples qui correspondent à leur contexte religieux originel, le judaïsme du Second temple, en insistant sur les différences plutôt que sur la cohérence. Ainsi, des spécialistes affirment encore que Paul n'aimait pas l'ethnie juive ni les pratiques religieuses juives et que Jésus, en tant que juif pieux, condamnait le culte du Dieu d'Israël dans le temple de Jérusalem. Il faut en finir avec vingt siècles de caricature du judaïsme pour exprimer l'identité chrétienne, sans se soucier de leur belle apparence. De telles caricatures produisent des narratifs que nos contemporains perpétuent tout en s'efforçant de rendre cette attitude « présentable » [salonfähig]. Ces caricatures du judaïsme produisent des narratifs qui sont dommageables, tant sur le plan de l'histoire que sur celui de la morale. Comme la belle étude de Heschel le démontre magistralement l'écart entre antijudaïsme et antisémitisme est non seulement extrêmement mince, mais aussi, et malheureusement, beaucoup trop perméable.


Paula Fredriksen *


* Professeur d'Ecriture Sainte (chaire Aurelio), à l'Université de Boston, et auteur de Augustine and the Jews : A Christian Defense of Jews and Judaism [Augustin et les Juifs: Une défense chrétienne des Juifs et du Judaïsme] (Doubleday 2008).

 

Notre ami André Charguéraud nous éclaire aussi sur cette période


L'Eglise protestante allemande - une volonté coupable d'oubli. 1945-1950

 

L'antisémitisme et l'antijudaïsme, toujours présents, retardent toute repentance. 


Dans les années qui ont suivi la guerre, les dirigeants de l'Eglise confessante de Martin Niemöller prennent la direction des Eglises évangéliques d'Allemagne (EKD). [1] On était en droit d'attendre que l'Eglise reconnaisse une part de culpabilité dans la catastrophe juive. Il n'en fut rien. Le « contexte » de l'époque ne s'y prêtait pas, a-t-on plaidé ! Une excuse inacceptable.

Quel qu'en soit le prix, sa propre réconciliation interne fut la priorité de l'Eglise. L'exemple de Siegfried Leffler est choquant. Il fut l'un des initiateurs du mouvement des « Chrétiens allemands ». Il proclamait que Hitler était un envoyé de Dieu sur terre. [2] A la défaite, il est emprisonné. Mais dès 1949, l'EKD le réadmet comme pasteur et lui confie, aussi stupéfiant que cela paraisse, le poste de porte-parole de l'Eglise de Bavière [3]

Que des pasteurs « dévoyés » ayant reconnu leurs erreurs soient de nouveau accueillis parmi les fidèles, rien de plus « chrétien ». Mais comment accepter que des pasteurs ayant milité pour un déviationnisme théologique insensé, des hérésies abominables, et un antisémitisme exacerbé puissent retrouver une chaire pour guider leurs paroissiens sur le «droit chemin ?»

Ces décisions inadmissibles sont en grande partie dues à un désir collectif d'oubli. Personne ne souhaite avoir à répondre à des questions embarrassantes concernant sa participation au parti nazi, à la sacralisation des drapeaux, à l'appel au civisme militant, à l'approbation des politiques du régime… Cette situation augure mal de la volonté  d'admettre la moindre responsabilité de la part d'une Eglise qui reste marquée par l'antisémitisme.

L'antijudaïsme continue à pervertir les plus hautes sphères de l'Eglise. Une déclaration d'avril 1948 du Conseil des frères (Reichsbruderrat), l'instance la plus élevée de l'EKD, est détestable et claire. Elle considère la Shoah comme l'expression de la colère de Dieu contre la désobéissance juive. « Israël n'est plus le peuple élu car il a crucifié le Christ (…) Par le Christ et depuis le Christ, le peuple élu n'est plus Israël, mais l'Eglise l'a remplacé ». Il n'y a de salut que dans la conversion au Christ.[4]

Indépendamment de l'antijudaïsme, un antisémitisme à base de stéréotypes antijuifs primaires continue à sévir dans les rangs de l'Eglise. Le président de l'EKD lui-même, l'évêque Theophil Wurm en est infecté. Il écrit en janvier 1948 : « Peut-on publier une déclaration sur la Question juive en Allemagne sans mentionner comment la littérature juive (…) a péché contre le peuple allemand en se moquant de tout ce qui est sacré et combien dans de nombreuses régions les paysans ont souffert des profiteurs juifs. Si on veut s'élever contre l'extension de l'antisémitisme, peut-on rester silencieux sur la remise du pouvoir par les autorités d'occupation aux Juifs qui sont revenus afin de clamer leurs ressentiments amers bien que compréhensibles ».[5] On est loin de tout désir de repentance.

Pourtant, quatre mois après avoir été libéré du camp de Dachau, Martin Niemöller bat sa coulpe lors de la première réunion des dirigeants protestants à Treysa en août 1945 : « Le principal blâme repose sur les épaules de l'Eglise car (…) elle  n'a dénoncé l'injustice qui prévalait que lorsqu'il fut trop tard. L'Eglise confessante (…) a clairement vu ce qui se tramait (…) mais elle eut plus peur des hommes que de Dieu (…) Par désobéissance, nous avons négligé fondamentalement la mission dont nous étions en charge. C'est pourquoi nous sommes coupables ».[6]

Il fut bien seul. Ses commentaires ne sont pas appréciés. Les conclusions officielles de la conférence de Treysa sont éloquentes.  « L'Eglise a pris sérieusement ses responsabilités. Elle proclama les commandements de Dieu, appela par leurs noms les crimes (…) l'horreur des camps de concentration, le mauvais traitement et le meurtre des Juifs et des malades (…) Mais les chrétiens furent emprisonnés dans leurs paroisses. Notre peuple fut séparé de l'Eglise. Ses appels ne furent pas entendus du public ».[7]  Nous savions, mais on nous a empêchés d'agir. Nous refusons tous les reproches.

Un pasteur souligne que de nombreux fidèles de l'Eglise confessante considèrent « qu'ils dirent et firent ce qui était possible dans un Etat totalitaire et n'avaient pas besoin de s'accuser eux-mêmes ».[8] Dans le même sens, en novembre 1945, le clergé de Berlin Brandenburg  déclare « reconnaître que des actes inhumains ont été perpétrés contre les Juifs (…) mais que les hommes d'Eglise et leurs fidèles sont innocents ».[9]

On comprend que dans un tel contexte le Conseil suprême de l'Eglise évangélique allemande, qui reçoit en octobre 1945 à Stuttgart des représentants étrangers du Conseil oecuménique mondial, se soit cantonné dans des généralités. « Pendant de longues années nous avons combattu au nom de Christ contre l'esprit qui trouva son expression la plus horrible dans la violence du régime national-socialiste. Nous nous accusons de ne pas avoir témoigné plus courageusement, prié plus fidèlement, cru plus joyeusement et aimé plus ardemment ».[10] Pourtant, malgré sa prudence extrême, cette déclaration fut dénoncée par de nombreux protestants comme l'admission « d'une culpabilité dans la guerre » et même comme un « nouveau Versailles ».[11]

Dans un compte-rendu de la réunion du Conseil des frères à Darmstadt en juillet 1947, on peut lire : « Quand Israël crucifia le Messie, il rejeta sa propre élection et son destin (…) Par le Christ et depuis le Christ, le peuple élu n'est plus Israël, mais l'Eglise ».[12] Il y eut des discussions sur « la Question juive ». Mais il fut décidé de ne rien mentionner concernant le meurtre des Juifs dans la déclaration finale.[13] Comment reconnaître la moindre culpabilité si le sujet de celle-ci n'est même pas évoqué ?

Il faut attendre cinq années après la fin de la guerre pour que l'EKD brise enfin le silence. Elle publie une déclaration en conclusion du Synode de Berlin Weissensee de 1950. Sur l'antijudaïsme, l'EKD déclare : « Nous croyons que la loyauté de Dieu envers son peuple élu demeure même après la crucifixion du Christ ».[14] Sur la Question juive : « Nous reconnaissons que par omission ou silence nous sommes aussi coupables devant le Dieu de miséricorde des crimes commis contre les Juifs par des citoyens de notre pays (…) Nous demandons à tous les chrétiens d'abandonner toute forme d'antisémitisme et lorsqu'il renaît de lui résister vigoureusement et d'avoir une attitude fraternelle envers les Juifs ».[15] L'EKD ne reconnaît qu'une culpabilité « passive », mais aucune complicité. Sa déclaration, pourtant très modérée, fera l'objet de nombreuses controverses.

Il faudra attendre les années 1960-70 pour que des théologiens révisent en profondeur l'attitude de l'Eglise envers le judaïsme.[16] Otto von Harling Jr, le responsable de la « Question juive », explique cette  « frilosité » de l'Eglise. En 1947, il recommande au Conseil des Frères de ne pas se précipiter pour faire une déclaration sur la Question juive, car il n'est pas préparé et que l'Eglise pourrait le regretter plus tard.[17]

Il faut avant tout rassembler toutes les bonnes volontés, sans s'attarder à déterminer, comme le dit un pasteur, « qui avait encore une base de croyance chrétienne parmi tous ceux qui voulaient revenir à l'Eglise ».[18] L'antisémitisme toujours très vif parmi les fidèles, l'antijudaïsme dogmatique des théologiens ainsi que la volonté d'oublier un passé condamnable expliquent sans les excuser les « silences coupables » du protestantisme allemand après guerre.

 

André Charguéraud

 

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Heureusement qu'il y a certains chrétiens qui sont là pour relever ce qui se passe réellement.

 

Les derniers Chrétiens de Bethléem ?


Source: ynetnews.


Le présentateur expérimenté de CBS News, Bob Simon, a fait récemment un reportage sur les Chrétiens palestiniens. Il a désigné l'occupation israélienne comme responsable de leur disparition dramatique. Ce reportage de 60 minutes a été très dommageable pour l'image d'Israël. Fait en grande partie nié par les médias occidentaux, les Chrétiens sont l'objet d'une persécution systématique dans les territoires palestiniens. Il s'agit d'une épuration religieuse et ethnique dont les églises du monde entier ne parlent pas.

Les Chrétiens ont formé pendant des années l'avant-garde du nationalisme arabe. L'intellectuel palestinien le plus connu était un Chrétien, Edward Saïd. Le slogan “Nakba” (“la catastrophe”, par référence à l'expulsion des « Palestiniens arabes » et à la fondation de l'Etat d'Israël) est venu d'un Chrétien, Constantin Zureiq. Le terroriste Georges Habash était chrétien, tout comme l'épouse d'Arafat. Azmi Bishara, le parlementaire arabe qui a transmis des secrets au Hezbollah, vient d'une famille chrétienne de la classe moyenne de Nazareth.

Depuis la première Intifada, les Chrétiens palestiniens ont fondé une unité islamo-chrétienne qui a pour but de dépeindre Israël comme agresseur, colonisateur et conquérant. Ils ont pensé que le front islamo-chrétien contre le Sionisme contribuerait à renforcer leur position dans le monde arabe.

En effet, les Chrétiens arabes, et surtout leur clergé anti-juif, ont été à l'avant-garde du combat pour la destruction d'Israël.

Ce fut une opération politique qui fut utilisée aussi pour couvrir les crimes contre les Chrétiens par l'OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine) et les groupes islamistes : mariages et conversions forcés, mauvais traitements, vols de terrains, bombardements incendiaires, boycotts commerciaux, tortures, enlèvements, agressions sexuelles et extorsions.

La dernière victime a été l'église baptiste de Bethléem. Elle a été récemment déclarée illégale par l'Autorité palestinienne, après que le message de réconciliation de l'Eglise américaine eut été écrasé par la propagande de haine diffusée dans la communauté palestinienne.

Les Chrétiens arabes ont été contraints à des compromis continuels, et ont peur de parler de leur propre souffrance, pour ne pas causer la rage des autorités musulmanes.

C'est rapidement devenu aussi un sujet tabou dans le monde occidental. Quand Ayaan Hirsi Ali a écrit  dans un éditorial de Newsweek sur la persécution des Chrétiens sous l'Islam, elle n'a pas mentionné les territoires « Palestiniens », quoique le nombre de Chrétiens y soit passé de 15% en 1950 à 2% aujourd'hui. Du fait que l'autorité palestinienne refuse de diffuser des statistiques fiables, l'étendue réelle de l'émigration chrétienne reste inconnue.


Magasins chrétiens incendiés

Le rapport de CBS a montré que les Chrétiens palestiniens se sentent aujourd'hui obligés de s'exprimer contre “l'occupation israélienne” de peur que leur silence ne soit considéré comme pro-israélien par les Musulmans.

Les dirigeants chrétiens n'ont pas mentionné que ce sont leurs fidèles qui ont le plus souffert de la direction de style maffieux et kleptocrate de Yasser Arafat. Ils ne parlent pas non plus des slogans comme “l'Islam vaincra” et “D'abord les enfants du samedi et puis les enfants du dimanche” qui sont peints sur leurs églises, ni des drapeaux de l'OLP qui sont accrochés à leurs croix.

Après la guerre de 1948, ce sont les communautés chrétiennes qui ont le plus souffert en Cisjordanie, non pas à cause de l'occupation israélienne, mais parce que des réfugiés musulmans ont été établis au milieu d'eux de manière cynique par la direction arabe. Ramallah était à 90% chrétienne avant la guerre et Bethléem l'était à 80%. En 1967, la moitié de la population de Bethléem était déjà constituée de Musulmans, et Ramallah est aujourd'hui une grande ville musulmane.

Dans un processus de “libanisation”, Arafat a modifié la démographie de Bethléem en y envoyant des milliers de Musulmans des camps de réfugiés. Ensuite, il a transformé la ville en "sanctuaire" pour les commandos-suicide et a fait sa résidence du cloître grec-orthodoxe, à côté de l'église de la Nativité. Les cimetières et les cloîtres chrétiens ont été profanés et les Chrétiens ont été utilisés comme bouclier humain par l'OLP.

Dans la première année de la deuxième “Intifada”,  alors que les terroristes d'Arafat détruisaient les villes chrétiennes au fusil et au mortier, 1640 Chrétiens ont quitté Bethléem et 880 ont fait de même à Ramallah. En 2007, un an après la prise de Gaza par le Hamas, le propriétaire de la seule librairie chrétienne a été assassiné. Les magasins et écoles chrétiennes ont été incendiés. Ahmad El Achwal n'est que l'un des nombreux Palestiniens convertis au Christianisme qui ont été tués par les militants islamistes.


Silence étonnant

Le silence du Vatican et du conseil mondial des Eglises est étonnant. Seuls quelques dirigeants chrétiens ont eu le courage de dénoncer ce qui se passe sur le terrain. Avec des formulations acides et inattendues, le Gardien de la Terre Sainte, le Père Pierbattista Pizzaballa, a déclaré en 2005 à un journal italien: “Presque chaque jour – je répète : presque chaque jour – nos communautés sont harcelées par les extrémistes islamistes”.

Quand les Chrétiens palestiniens ont contacté leurs organisations pour  dénoncer le fait que des terroristes utilisaient des maisons chrétiennes pour tirer sur Gilo (Un quartier israélien annexé, au sud-est de Jérusalem), la communauté internationale ne les a pas suivis.

Quelques jours plus tard, au contraire, l'archevêque Vincent Nichols, chef de l'Eglise catholique romaine en Angleterre, a exhorté le secrétaire aux affaires étrangères du Royaume Uni à dénoncer la “situation tragique” à laquelle les « Palestiniens » sont confrontés, non pas à cause des menaces islamistes, mais parce que des Arabes étaient “déplacés” du fait de l'existence de la barrière de sécurité israélienne à Beit Jala, bien qu'aucun terrain n'ait été annexé, aucune maison détruite par Israël lors de la construction, et que personne n'ait dû quitter sa maison.

La vérité qui est niée par la presse occidentale et par les Eglises est que la barrière israélienne a contribué à rétablir la tranquillité et la sécurité, non seulement en Israël, mais aussi à Bethléem. L'église de la Nativité, qui fut profanée en 2002 par les terroristes arabes qui fuyaient l'armée israélienne, est à nouveau remplie de touristes du monde entier.

Les Eglises catholique et orthodoxe ont demandé régulièrement aux autorités israéliennes de changer le tracé de la clôture. Elles ne souhaitent simplement pas vivre sous l'autocratie palestinienne. Par exemple, l'école des Sœurs du Rosaire, dans le quartier  Dachyat El Barid au nord de Jérusalem, s'est installée du côté israélien de la clôture, à la demande de la Sœur supérieure de cet ordre. Voir sur katholiekforum.

 

Tirez vous-mêmes les conclusions !

 

Aschkel et Dominique pour la rédaction d'Israël-flash


Notes du texte d'André
Charguéraud


[1] Evangelische Kirche in Deutschland ( EKD )

[2] BUCHHEIM Hans, Glaubenskrise im Dritten Reich, Stuggart 1953, p. 51. Voir les précédents articles sur les « Chrétiens nazis » et sur L'Eglise confessante.

[3] ERICKSEN Robert et HESCHEL Susannah, Betrayal, German Churches and the Holocaust, Fortress Press, Minneapolis 1999, p. 10.

[4] BRUMLIK Micha, Post Holocaust Theology, German Theological Responses since 1945, in ERICKSEN Robert & HESCHEL Susannanh, op. cit. p. 174. HOCKENOS Matthew, A Church Divided, German Protestants Confront the Nazi Past, Indiana University Press, Bloomington and Indianapolis, 2004, p. 151-153.

[5] HOCKENOS Matthew, op. cit. p. 151.

[6] BARNETT Victoria, For the Soul of the People, Protestants Protest Against Hitler, Oxford University Press, New York-Oxford, 1992, p. 198.

[7] IBID. p.199.

[8] IBID. p. 211.

[9] HOCKENOS, op.cit. p. 10. Evêché de Theophil Wurm, président de l'Eglise évangélique allemande.

[10] BARNETT, op. cit. p. 109. HOCKENOS, op. cit. p.172.

[11] BERGEN Doris, Twisted Cross, The German Christian Movement in the Third Reich, University of North Carolina Press, Chapel Hill and London 1996, p. 60. Allusion au Traité de Versailles de 1918 qui “ruina” l'Allemagne défaite.

[12] HOCKENOS, op. cit. p. 153

[13] IBID. p. 118.

[14] BARNETT, op. cit. p. 234.

[15] BRUMLIK op. cit. p. 175. HOCKENOS, op. cit. p. 169.

[16] ERICKSEN, op. cit. p. 19.

[17] HOCKENOS, op. cit. p. 137.

[18] BERGEN, op. cit. p. 60

 

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