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Israël (Chrétiens pour)

Une conscience renouvelée [A propos des Juifs et de l'Israël d'aujourd'hui], P. Brombart
07/10/2013

 

[Comme me le signale l'auteur, ce texte, qui consiste en notes de lectures, date de près de 10 ans. Toutefois, le matériau m'a semblé important et encore utile, d'où la mise en ligne que j'en fais aujourd'hui, en remerciant l'auteur de l'avoir autorisée. (Menahem Macina).]

 

1er juin 2004


Le bref remous suscité dans les relations judéo-chrétiennes par l'agitation médiatique autour du film de Gibson sur la Passion, est déjà presque oublié. En revanche, me semble-t-il, la prise de conscience des racines juives du christianisme et des liens essentiels qui unissent l'Église au Peuple de la première Alliance, ne cesse de s'étendre et de s'affermir. Du moins est-ce le cas dans les milieux où s'élabore l'enseignement de l'Église et, plus généralement, chez les gens qui réfléchissent. Outre les prises de position officielles à divers niveaux dans l'Église, je perçois un indice de cette évolution dans la présence récurrente du thème judéo-chrétien dans bon nombre de livres récents. Dans des registres et des genres littéraires très divers, des auteurs se réclamant de la foi chrétienne abordent ce thème avec sérieux, ouverture, respect et humilité.

 

Remaud et Tomson
Parmi les parutions récentes, on peut évoquer bon nombre de livres importants du point de vue de la réflexion théologique. Je me borne ici à citer le livre de Michel Remaud, Chrétiens et Juifs entre le passé et l'avenir : un état de la question solide, documenté et convaincant (
Bruxelles, Lessius, 2000, 164 pages), et l'ouvrage de Peter Tomson : Jésus et les auteurs du Nouveau Testament dans leur relation au judaïsme, (Paris, Cerf, 2003, 480 p.), dont une version « de vulgarisation » a paru sous le titre L'Affaire Jésus et les Juifs, (Coll. Lire la Bible, Cerf, 2003, 184 pages) La publication de ces deux derniers titres est le fruit des efforts d'une Fondation pour l'Etude scientifique de la Littérature chrétienne sur les Juifs et le judaïsme, qui se donne pour objectif : « d'éditer des travaux scientifiques portant sur les racines religieuses de la haine des Juifs ». Cette fondation est établie aux Pays-Bas : Kudelstaartse­weg 148A, NL – 1433 Kudelstaart. Son adresse électronique : swocljj@hetnet.nl.

Mais pour illustrer mon propos, j'insisterais plutôt sur quelques publications qui appartiennent à des genres littéraires davantage destinés au « grand public », des livres de spiritualité ou de réflexion religieuse. Ces ouvrages, à l'exception de celui du cardinal Martini, ne sont pas consacrés principalement au sujet ici évoqué. Ils ne l'abordent que de manière incidente, ou comme un élément au sein d'un ensemble plus large. L'absence du thème judéo-chrétien n'aurait sans doute pas affecté leur cohérence et leur lisibilité. La présence d'une réflexion sur ce thème mérite donc d'autant plus d'être soulignée.


Schönborn

En 2003, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, souvent donné comme « papabile », publiait Le défi du christianisme (Paris,
Cerf , 2003, 200 pages), réflexion sur la place de l'Église dans le monde contemporain. On y trouve un chapitre intitulé « L'Église et le judaïsme ». « Comment, se demande l'auteur, des chrétiens ont-ils pu, dans leur grande majorité, refouler pendant tant de siècles ce que Jésus lui-même avait dit : ‘Le Salut vient des Juifs'(Jn 4, 22) et ce que Paul a rappelé à la communauté de Rome : ‘Ce n'est pas toi qui portes la racine, c'est la racine qui te porte' (Rm 11 ,18) ? Comment a-t-on pu en venir à un tel oubli, si lourd de conséquences, des racines juives du christianisme ? ».

 

Tillinac


Dans un style très différent, avec Le Dieu de nos Pères (Paris, Bayard, 2004, 154 pages), l'écrivain Denis Tillinac, entreprend une Défense du catholicisme. Il y pourfend joyeusement le conformisme laïciste de beaucoup de nos contemporains. Il évoque notamment l'étrange alliance idéologique d'une certaine gauche radicale avec des mouvances islamistes et « altermondialistes », qui fournit le terreau d'un nouvel antisémitisme. C'est aussi l'occasion pour lui d'insister sur la parenté profonde qui unit le christianisme au judaïsme. Voici quelques passages qui donnent le ton :

« Quand je me hasarde dans le Talmud, en qualité de visiteur non initié, j'éprouve un sentiment de cousinage, même s'il cogne dur sur les chrétiens. Le formalisme extrême ne me gêne pas, l'Église aussi a eu ses enfileurs de perles. Evidemment, je trouve sa théologie plus ouverte, plus fluide, plus universelle de prime abord : c'est ma foi, et ma culture aussi. Mais quand je lis Buber, Scholem, Levinas ou Léo Strauss, je ne suis pas en terra incognita. Ce n'est pas tout à fait mon univers mental, encore moins ma sensibilité, mais ça me concerne plus que Foucault, Deleuze ou Derrida… » « L'altérité des juifs et des chrétiens n'est pas anodine. Ce qui nous unit est de l'ordre de la mystique et de la morale ; ce qui nous sépare, de l'ordre de la théologie et de la culture. On s'expliquera en famille, aux approches de la Parousie ».

Tillinac s'exprime aussi sur la réalité politique d'Israël :

« Dois-je l'avouer ? J'ai des indulgences plénières pour les torts de l'État d'Israël. Ils ne sont pas contestables, mais on en rajoute – en France, notamment, surtout du côté de l'ultra-gauche – sur la diabolisation du sionisme, la discrimination des victimes. Comme si les orphelins du marxisme recylaient leurs rancœurs dans la ‘cause' palestinienne. Le sionisme n'est pas un impérialisme […] Israël n'est pas une nation ordinaire. Il ne peut pas l'être. Il y a dans sa douloureuse ambiguïté quelque chose de précieux. Je n'ai pas d'avis sur la solution politique du conflit, ma compassion va à toutes les victimes, je pense comme tout le monde ou presque qu'un État palestinien viable doit émerger de ce désordre sanglant. Mais pas au détriment de la sécurité d'Israël. Parce que je suis chrétien, le sionisme trouve en moi des résonnances mystérieuses qui tiennent à ma vision de l'humanité dans le fleuve de l'Histoire ».


Riccardi


Tout le monde connaît la Communauté Sant'Egidio, qui s'est illustrée notamment par de spectaculaires initiatives de médiation pour la paix, et qui est aussi à l'origine des grandes rencontres interreligieuses, à Assise et ailleurs. Le fondateur de cette communauté, Andrea Riccardi, a récemment publié Jean-Paul II, un pape charismatique (Paris, Parole et Silence, 2003, 246 pages). Ce livre n'est pas une simple biographie du pape, mais plutôt une analyse des lignes de force de son existence et de son influence sur les événements de l'histoire contemporaine.

Esquissant les traits de la personnalité de Karol Wojtyla, Riccardi lui consacre un chapitre intitulé : « Le compagnon des Juifs ». Il évoque la jeunesse de Wojtyla et ses camarades de classe : un quart d'entre eux sont Juifs, plusieurs seront ses amis. Il rappelle ensuite les initiatives spectaculaires de Jean-Paul II vis-à-vis des Juifs : visite à la grande synagogue de Rome ; pèlerinage en Terre Sainte, Yad Vashem, Mur du Temple, etc. Riccardi conclut ainsi ce chapitre :

« … Avec sa sensibilité humaine et son message religieux, le pape a été capable de parler à Israël, sans négliger les Palestiniens. Pour lui, l'État d'Israël était une réalité à reconnaître […] Le pape était convaincu que cette reconnaissance était nécessaire également parce que, dans sa vision, le Saint-Siège doit avoir des relations avec tous les peuples. Mais Israël est aussi lié à la Shoah. Quand on parle de la Shoah, on se trouve au cœur de l'expérience de Jean-Paul II, comme il l'avoue lui-même : ‘Je l'ai, moi aussi, ressentie pour ma part, et c'est une expérience qu'encore aujourd'hui je porte en moi' ».

 

Martini


L'ancien archevêque de Milan, Carlo Maria Martini, a choisi d'achever sa vie à Jérusalem. La publication d'un recueil de ses textes : Vers Jérusalem (Paris, Cerf, 2004, 234 pages), nous éclaire sur les motivations d'un tel choix et présente une intéressante réflexion sur la signification que revêt Jérusalem pour tout chrétien. Tout à la fois cité céleste de l'Apocalypse, ville des lieux saints et des pèlerinages, et capitale déchirée par des conflits sanglants, Jérusalem est ce lieu multiple « Où tout ensemble ne fait qu'un » (Psaume 122) et d'où, paradoxalement, doit venir la paix pour toutes les nations.

Articles et discours rassemblés dans ce volume couvrent pratiquement les 20 années durant lesquelles le cardinal Martini a gouverné le diocèse de Milan. Son « appel » vers Jérusalem ne date donc pas d'hier. Regroupés en quatre parties (1. « Pèlerin aux racines de la foi », 2. « Jérusalem, ville entre terre et ciel », 3. « Les relations judéo-chrétiennes » et 4. « Paix dans les murs de la ville sainte »), les articles abordent successivement, 1. les racines communes du judaïsme et du christianisme, 2. la dimension symbolique de Jérusalem, entre histoire et prophétie, 3. l'ambition de l'auteur de faire pénétrer dans la conscience chrétienne des attitudes de conversion et d'amour pour le peuple juif, sa tradition et sa culture, 4. l'espérance de la paix pour Jérusalem et sa terre, condition implicite de toute paix sur terre.

Dans les premières pages de ce riche dossier, on trouve un texte, le plus récent du recueil, où Carlo Maria Martini se confie : « Mon chemin vers Jérusalem », qui se conclut ainsi :

« Mon rapport personnel avec Jérusalem est fait de rencontres ‘providentielles' […]

Il s'agit d'une rencontre qui conduit à se mettre progressivement en empathie avec le peuple juif et son histoire, sa culture, ses souffrances et ses gloires. Qui pousse à aimer, estimer, étudier les richesses traditionnelles de ce peuple. Il ne suffit pas – je l'ai répété à maintes occasions – de combattre l'antisémitisme ; il faut apprendre à connaître, à expérimenter son trésor d'histoire et de culture, à se familiariser avec lui parce qu'il nous fait découvrir nos propres racines. Sur cette voie, la Jérusalem historique et la Jérusalem symbolique jouent un rôle différent, mais semblable en profondeur : l'une appelle l'autre, est le symbole de l'autre. Il en découle que la paix de Jérusalem est le signe de la paix dans le monde, elle est une question cruciale pour les peuples qui y résident et en même temps pour l'humanité entière, en tant qu'elle est symbole et signe de la destinée humaine. C'est pourquoi aussi sa souffrance est signe et symbole de la souffrance humaine. Je conclus par une citation du psaume 122, dont nous pouvons tous ressentir la force dramatique en ces jours :

‘Appelez la paix sur Jérusalem :

‘Que soient paisibles ceux qui t'aiment !

‘Advienne la paix dans tes murs

‘Que soient paisibles tes palais

‘Pour l'amour de mes frères et de mes amis,

‘Laisse-moi dire : paix sur toi !' »

 

De Gasperis


Changement de style radical, encore, avec Marie de Nazareth, icône d'Israël et de l'Église, de Francesco Rossi de Gasperis (Paris, Parole et Silence, 2004, 140 pages) Il s'agit d'un livre de spiritualité biblique et de théologie mariale, fruit de conférences données au cours d'une retraite de communautés catholiques d'expression hébraïque en Israël. Son « lieu théologique » est l'Église-mère de Jérusalem. La diffusion rapide de la foi chrétienne dans le monde païen, les persécutions et la répression des révoltes juives par les Romains devaient bientôt rendre cette Église judéo-chrétienne très minoritaire, jusqu'à disparaître presque totalement comme telle. Avec cette conséquence dramatique :

« Aussi l'Église a-t-elle du mal à percevoir clairement une de ses propriétés essentielles : son propre enracinement dans l'histoire et dans la chair d'Israël ».

« Mais, poursuit l'auteur de la préface, un autre fait, un signe des temps, discret et fort en même temps, surgit aujourd'hui et interpelle la conscience chrétienne : suite à diverses circonstances historiques, une communauté judéo-chrétienne existe à nouveau à Jérusalem ! »

Le propos de notre auteur consiste à réfléchir cette réalité à travers la figure de Marie, la mère de Jésus,

« à la charnière de l'Ancien et du Nouveau : fille de Sion, elle symbolise le peuple de la Promesse, joyeux d'accueillir le Sauveur et de le mettre au monde ».

Quelques passages du dernier chapitre éclairent encore la perspective de l'ouvrage :

« L'Église-mère qui est à Jérusalem – par Jérusalem j'entends cette ville ainsi que Tel-Aviv, Haïfa et Beersheba (Avec Jérusalem, ces trois villes abritent aussi des qehillot [assemblées] d'hommes et de femmes, juifs, disciples de Jésus le Nazôréen. Avec la communauté hébréophone de Jérusalem, elles forment aujourd'hui ce que nous pouvons appeler ‘l'Église de Jérusalem'…) –, [elle] est la première à être, avec ‘Marie, la mère de Jésus'. Avec Marie : Marie est au milieu d'elle pour toutes les raisons que nous avons considérées jusqu'ici. Miryam est inséparable de l'Église dont elle est le centre et le cœur. Non point la tête, mais le ‘cœur'. Elle est également inséparable d'Israël, de Sion, dont elle est ‘la fleur', le signe, la fille ».

Plus loin :

« Pour l'Église qui est à Jérusalem, la première tentation peut être celle de se séparer d'Israël pour rejoindre ses fils qui sont dispersés à travers le monde et parlent des langues différentes : tentation de sortir du désert et de sa solitude pour être citoyen de ce monde. Nous devons, au contraire, demeurer fidèles à Israël et supporter la séparation et la solitude qui nous sont imposés par Israël(…) Nous pouvons connaître une seconde tentation : celle de quitter la condition d'exilé pour rentrer dans la ville par l'une ou l'autre de ses portes, et être avec Israël en abandonnant Jésus 'hors de la porte'. Tel est le danger qui nous guette quand nous nous intéressons et nous nous enthousiasmons pour le judaïsme sans Jésus. Cette tentation est diffuse parmi nous, elle est présente dans l'Église de notre temps. On veut être, on veut se montrer accueillant à la foi et aux traditions d'autrui : l'islam, le bouddhisme, l'hindouisme, les religions africaines, etc. A plus forte raison, on désire être accueillant pour Israël qui représente nos racines et celle de nos ‘frères aînés'. Il ne faut jamais oublier que le critère de notre accueil c'est Jésus, le Messie de l'accueil (Lc 4, 16-30) ».


Radcliffe


Timothy Radcliffe, l'ancien Maître général de l'ordre des Dominicains, a, mieux que beaucoup d'autres, réussi à bannir la langue de bois – ou la « langue de buis » – encore si souvent de mise dans le monde catholique. Dans Les sept dernières paroles du Christ (Paris, Cerf, 2004, 126 pages), sa méditation du mystère de la Croix du Christ est largement ouverte sur le monde et sur l'homme d'aujourd'hui. Dans un chapitre intitulé « Au-delà de la violence », il aborde le scandale du mal absolu tel qu'il s'est manifesté dans la Shoah :

« La violence indicible de la Shoah a ébranlé notre confiance en la possibilité même de raconter l'histoire d'une foi, quelle qu'elle soit. Comment les juifs pourraient-ils dire l'histoire d'un Dieu qui fait des merveilles, quand il n'a rien fait en cette heure-là ? Comment les chrétiens pourraient-ils raconter l'histoire de notre Sauveur impuissant sur une croix, alors que certains de ceux qui s'en réclament ont été complices de cette violence ? (…) Quand nous écoutons le récit de la Passion pendant la Semaine sainte, il y a des phrases qui nous sont devenues insupportables, spécialement dans les évangiles de Matthieu et de Jean. Comment pouvons-nous redire ces mots : ‘Et tout le peuple répondit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants' (Mt 27,25) ? Quand nous entendons une telle phrase, nous pouvons être tentés de l'écarter tout simplement comme la corruption tardive d'un christianisme pur et authentique : l'histoire originale aurait été déformée par des préjugés postérieurs et une haine peu chrétienne. Mais ce genre de plongée derrière les textes en quête d'une histoire plus ancienne qui serait pure et innocente est une tentative futile et vaine pour fonder notre foi sur le Jésus historique. On finit toujours par trouver ce qu'on veut trouver. Nous devons plutôt accepter l'idée que c'est l'horreur de la Shoah qui peut nous aider, modestement et en tâtonnant, à mieux comprendre l'histoire du Christ (…) Les juifs ne sont pas seulement des acteurs dans notre histoire, jouant le rôle qu'elle leur assigne. Nous avons imposé aux juifs notre mythologie et en avons fait les figurants d'une histoire qu'ils ne reconnaissent pas comme la leur. Selon les mots d'un érudit, nous nous sommes servis des juifs pour penser. Cette violence narrative s'est rendue complice de la violence monstrueuse de la Shoah. Mais les juifs, nos frères aînés, ont leur propre histoire à raconter, une histoire d'élection et de survie comme témoins de la fidélité de Dieu (…) Cela signifie que les juifs, encore aujourd'hui, font intrinsèquement partie de notre identité. Nous ne pouvons pas dire qui nous sommes sans reconnaître qui ils sont (…) Ceci représente une véritable révolution dans notre façon de comprendre l'universalité de notre histoire. Paradoxalement, elle ne peut être entendue comme universelle que si elle fait une place à leur histoire particulière. Nous devons entendre la bonne nouvelle du judaïsme si nous voulons que notre Évangile soit, lui aussi, une bonne nouvelle. Notre ADN est une double hélice : celle du judaïsme et celle du christianisme (…) Dans la mesure où nous assignons aux juifs un rôle particulier, aujourd'hui, après la Shoah, cela doit être d'abord le rôle de la victime, du crucifié. Ils ne sont pas ceux qui ont ‘tué Dieu', mais l'élu de Dieu, celui qui a été rejeté ».

 

***

 

Ce qui précède ne constitue qu'un survol, nullement exhaustif, de quelques lectures faites au hasard des parutions (en langue française). Il serait donc évidemment hasardeux d'en tirer des conclusions trop ambitieuses. Mon seul propos était de partager un peu de l'encouragement et de l'espérance que ces lectures m'ont procuré.

 

© P. André Brombart

Bruxelles

juin 2004