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Le Nazisme en héritage, par Bat Ye'or
10/10/2013

Le Nazisme en héritage

Holocaust-NaziParade

L'Union Européenne est moribonde.

Elle subit de plein fouet la détestation des peuples européens qui lui imputent la responsabilité de toutes les plaies qui les accablent actuellement : subversion de leurs valeurs et de leur culture par un multiculturalisme nihiliste, destruction de l'identité nationale, suppression planifiée de l'histoire, imprégnation de l'Europe par l'idéologie palestiniste qui fusionne jihadisme, antisémitisme et refus du non-musulman, dissolution d'homogénéités sociales par une immigration portes ouvertes imposant ses spécificités, chaos économique.

L'UE, rabrouée pour son incapacité à faire annuler les pourparlers de paix Egypte Israël

L'U.E. cependant continue à s'acharner, comme Hitler dans son bunker, contre sa victime atavique : Israël. Voici 40 ans, et plus explicitement dans la Déclaration de Venise de juin 1980, elle inventa « le peuple palestinien » à la demande du Secrétaire-Général de la Ligue Arabe, Chedli Klibi dans sa conférence de presse à Paris le 6 décembre 1979. S'enveloppant de la rhétorique du Bien, de la Paix, de la Vérité et de la Justice, la Communauté européenne menée par la France et l'Allemagne, recourut à cet expédient pour pallier l'Accord de paix entre l'Egypte et Israël (mars 1979) qu'elle avait combattu toutes griffes dehors pour sauver sa politique arabe.

Peine perdue, le monde arabe ulcéré par l'incapacité de son pion européen à faire annuler les pourparlers de paix, chassa l'Egypte de la Ligue Arabe et interrompit les relations juteuses du Dialogue euro-arabe. Rabrouée et humiliée par ses alliés arabes, la CE avança à reculons vers la reconnaissance de cette paix qu'elle accepta à son corps défendant mais se vengea par la Déclaration de Venise quelques mois plus tard.

Dédommager le monde arabe de la paix égypto-israélienne

Au Symposium de Hambourg du Dialogue euro-arabe (11 avril 1983) Hans-Dietrich Genscher, ministre des Affaires étrangères et Vice-Chancelier d'Allemagne, liait clairement la Déclaration de Venise à la reprise des relations privilégiées et des échanges commerciaux entre la CE et les pays arabes. « Nous Européens, – déclarait Genscher aux délégués – nous nous sommes prononcés de façon claire et convaincue pour un rétablissement du Dialogue Euro-Arabe dans la Déclaration de Venise du 13 juin 1980. Depuis, les divers groupes de travail intégrés au Dialogue sont devenus plus actifs et les perspectives pour l'avenir sont maintenant prometteuses ».

La Déclaration de Venise ne mentionne pas le Dialogue euro-arabe ni sa reprise. Par cette phrase, Genscher veut simplement dire que la Déclaration fut faîte pour renouer les relations avec le monde arabe et le dédommager de la paix égypto-israélienne.

Dans l'un de ses fascicules, l'Association Parlementaire pour la Coopération euro-arabe donne un sommaire de son but qui est le combat pour la Palestine, de son origine, de son financement, de son fonctionnement, de ses activités et de ses résultats, de 1974, date de sa création à celle de sa dissolution en 1994. Celle-ci coïncide avec la Déclaration de Barcelone, stratégie désormais officielle du Dialogue Euro-Arabe élargie à toute la Méditerranée et incluant Israël, dont l'admission – situation exceptionnelle dans les relations internationales – est liée aux frontières que lui concède l'Europe et à son obligation de créer la Palestine sur son propre territoire. Dans la rubrique énonçant ses résultats, l'Association Parlementaire présente comme trophée de guerre la Déclaration de Venise dont elle se targue d'être l'initiatrice.

La Judée, la Samarie et Jérusalem furent qualifiés par la CE de « territoires palestiniens occupés»

Dès lors la CE inventa un nouveau vocabulaire.

  • La Judée, la Samarie et Jérusalem furent qualifiés de « territoires palestiniens occupés», alors que les Juifs y vivaient depuis des millénaires et n'en furent expulsés qu'en 1948 par les armées d'invasion jordano-irakienne.
  • Les lignes d'armistices séparant les Israéliens des soldats des cinq Etats arabes qui avaient envahi leur pays, furent pompeusement baptisés « Frontières de 1948 ».

Sur la base de ces falsifications, la CE décréta des lignes directrices pour déterminer sa politique envers Israël, un peu à la manière des inquisiteurs et des nazis qui ayant décidé leur politique envers le peuple juif, la justifièrent par les diffamations qu'ils inventaient.

Les dirigeants européens appliquèrent à l'Europe les principes qu'ils prêchaient à Israël

Pour parachever la Shoah il suffisait de réduire l'Etat juif à des proportions exigües et indéfendables, de lui ôter unilatéralement son patrimoine historique et sa capitale sous prétexte qu'il les « occupait », de les transférer à un autre peuple, de l'avilir par une propagande haineuse et déshumanisante. Sous le charme d'Arafat et des dictateurs arabes, les dirigeants européens firent même de l'excès de zèle et appliquèrent ces mêmes principes qu'ils prêchaient à Israël, dans leur propre pays. Par le truchement de l'Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe, ils les imposèrent à leurs concitoyens. Fis des frontières ! de la culture, des identités nationales ! Voici venu le temps de la rédemption par la Palestine qui dans sa marche triomphale unirait Islam et Chrétienté, déliterait l'Europe dans son fusionnement avec l'arabisme.

Comment un Etat aussi minuscule pourrait-il défier la sainte alliance UE/OCI

Le 10 décembre 2012, les leaders européens responsables de ces politiques et depuis longtemps rejetés par leur peuple émirent une déclaration solennelle. Se qualifiant eux-mêmes en toute modestie, d'éminentes personnalités, ils rappelèrent aux dirigeants actuels de l'UE, leur devoir d'intransigeance envers Israël coupable de défier leurs diktats péremptoires. Au nom de la dignité de l'Europe et pour sauver ses bonnes relations avec le monde musulman, l'UE devait sommer Israël de se conformer à ses décisions et en cas de refus elle devait obligatoirement recourir à tous les moyens pour le faire obtempérer. Comment un Etat aussi minuscule pourrait-il défier la sainte alliance des 28 pays de l'UE et des 56 pays de l'OCI ? Avec cette armada colossale, ayant subvertie l'histoire et le langage, l'UE pouvait agir désormais en toute impunité.

Cet article vous a intéressé ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d'après-midi.

Dans une lettre du 16 septembre 2013 adressée aux ministres des affaires étrangères des 28 Etats-membres de l'UE et à Catherine Ashton, ces mêmes éminentes personnalités réitèrent leur sommation. Elles exigeaient d'Israël une totale soumission à leurs décisions concernant son histoire et ses frontières et réclamaient l'évacuation de ses villes et villages de Judée, Samarie, Jérusalem et du Golan. Sinon gare… Je renvoie ici le lecteur à l'excellente analyse de Soeren Kern.

L'UE va-t-elle fournir les trains pour déporter quelques centaines de milliers d'Israéliens?

Mais un détail me vient à l'esprit : l'UE va-t-elle fournir les trains et les camions pour déporter les quelques centaines de milliers d'Israéliens, en majorité réfugiés d'Europe et des pays arabes ? Va-t-elle fournir les mêmes transports pour bestiaux et marchandises qui avaient servi au même usage dans les années 1940 ? Nostalgie des temps heureux de la déportation des Juifs, du pillage de leurs maisons, de leurs appartements, de leurs biens de l'Europe à l'Egypte, à l'Irak, à la Syrie, au Yémen, au Maroc, Tunisie, Lybie ? Qui viendra choisir quoi ? qui départagera entre les pillards… ? L'UNRWA ou Javier Solana qui poussait son adoration pour Arafat au point de lui ressembler physiquement ? Miguel Moratinos qui suppliait les délégués arabes aux rassemblements euro-arabes de lui donner le temps de persuader Israël de perpétrer son propre suicide ? Qui seront les commissaires chargés de surveiller le bon déroulement de la déportation, Védrine ? Claire Short ? Ashton ?

Aujourd'hui, les leaders arabes auxquels l'Europe agenouillée offrit en témoignage d'obéissance et de vénération la Déclaration de Venise, sont qualifiés de tyrans inhumains et ont disparu, maudits par leur peuple. Mais qu'importe ! Les vieilles haines des années 1933-50 déferlent sur une Europe aveuglée arrivée au bord de l'abîme. Elle se raccroche cependant à une autre bouée pour créer la zizanie et la diversion dans son rituel macabre : l'interdiction de la circoncision juive, mais non celle prescrite par l'islam.

Touche pas à mon Islam !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bat Ye'or pour www.Dreuz.info

- See more at: http://www.dreuz.info/2013/10/le-nazisme-en-heritage/?utm_source=feedburner#sthash.pBX91RAj.dpuf
Le Nazisme en héritage

Holocaust-NaziParade

L'Union Européenne est moribonde.

Elle subit de plein fouet la détestation des peuples européens qui lui imputent la responsabilité de toutes les plaies qui les accablent actuellement : subversion de leurs valeurs et de leur culture par un multiculturalisme nihiliste, destruction de l'identité nationale, suppression planifiée de l'histoire, imprégnation de l'Europe par l'idéologie palestiniste qui fusionne jihadisme, antisémitisme et refus du non-musulman, dissolution d'homogénéités sociales par une immigration portes ouvertes imposant ses spécificités, chaos économique.

L'UE, rabrouée pour son incapacité à faire annuler les pourparlers de paix Egypte Israël

L'U.E. cependant continue à s'acharner, comme Hitler dans son bunker, contre sa victime atavique : Israël. Voici 40 ans, et plus explicitement dans la Déclaration de Venise de juin 1980, elle inventa « le peuple palestinien » à la demande du Secrétaire-Général de la Ligue Arabe, Chedli Klibi dans sa conférence de presse à Paris le 6 décembre 1979. S'enveloppant de la rhétorique du Bien, de la Paix, de la Vérité et de la Justice, la Communauté européenne menée par la France et l'Allemagne, recourut à cet expédient pour pallier l'Accord de paix entre l'Egypte et Israël (mars 1979) qu'elle avait combattu toutes griffes dehors pour sauver sa politique arabe.

Peine perdue, le monde arabe ulcéré par l'incapacité de son pion européen à faire annuler les pourparlers de paix, chassa l'Egypte de la Ligue Arabe et interrompit les relations juteuses du Dialogue euro-arabe. Rabrouée et humiliée par ses alliés arabes, la CE avança à reculons vers la reconnaissance de cette paix qu'elle accepta à son corps défendant mais se vengea par la Déclaration de Venise quelques mois plus tard.

Dédommager le monde arabe de la paix égypto-israélienne

Au Symposium de Hambourg du Dialogue euro-arabe (11 avril 1983) Hans-Dietrich Genscher, ministre des Affaires étrangères et Vice-Chancelier d'Allemagne, liait clairement la Déclaration de Venise à la reprise des relations privilégiées et des échanges commerciaux entre la CE et les pays arabes. « Nous Européens, – déclarait Genscher aux délégués – nous nous sommes prononcés de façon claire et convaincue pour un rétablissement du Dialogue Euro-Arabe dans la Déclaration de Venise du 13 juin 1980. Depuis, les divers groupes de travail intégrés au Dialogue sont devenus plus actifs et les perspectives pour l'avenir sont maintenant prometteuses ».

La Déclaration de Venise ne mentionne pas le Dialogue euro-arabe ni sa reprise. Par cette phrase, Genscher veut simplement dire que la Déclaration fut faîte pour renouer les relations avec le monde arabe et le dédommager de la paix égypto-israélienne.

Dans l'un de ses fascicules, l'Association Parlementaire pour la Coopération euro-arabe donne un sommaire de son but qui est le combat pour la Palestine, de son origine, de son financement, de son fonctionnement, de ses activités et de ses résultats, de 1974, date de sa création à celle de sa dissolution en 1994. Celle-ci coïncide avec la Déclaration de Barcelone, stratégie désormais officielle du Dialogue Euro-Arabe élargie à toute la Méditerranée et incluant Israël, dont l'admission – situation exceptionnelle dans les relations internationales – est liée aux frontières que lui concède l'Europe et à son obligation de créer la Palestine sur son propre territoire. Dans la rubrique énonçant ses résultats, l'Association Parlementaire présente comme trophée de guerre la Déclaration de Venise dont elle se targue d'être l'initiatrice.

La Judée, la Samarie et Jérusalem furent qualifiés par la CE de « territoires palestiniens occupés»

Dès lors la CE inventa un nouveau vocabulaire.

  • La Judée, la Samarie et Jérusalem furent qualifiés de « territoires palestiniens occupés», alors que les Juifs y vivaient depuis des millénaires et n'en furent expulsés qu'en 1948 par les armées d'invasion jordano-irakienne.
  • Les lignes d'armistices séparant les Israéliens des soldats des cinq Etats arabes qui avaient envahi leur pays, furent pompeusement baptisés « Frontières de 1948 ».

Sur la base de ces falsifications, la CE décréta des lignes directrices pour déterminer sa politique envers Israël, un peu à la manière des inquisiteurs et des nazis qui ayant décidé leur politique envers le peuple juif, la justifièrent par les diffamations qu'ils inventaient.

Les dirigeants européens appliquèrent à l'Europe les principes qu'ils prêchaient à Israël

Pour parachever la Shoah il suffisait de réduire l'Etat juif à des proportions exigües et indéfendables, de lui ôter unilatéralement son patrimoine historique et sa capitale sous prétexte qu'il les « occupait », de les transférer à un autre peuple, de l'avilir par une propagande haineuse et déshumanisante. Sous le charme d'Arafat et des dictateurs arabes, les dirigeants européens firent même de l'excès de zèle et appliquèrent ces mêmes principes qu'ils prêchaient à Israël, dans leur propre pays. Par le truchement de l'Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe, ils les imposèrent à leurs concitoyens. Fis des frontières ! de la culture, des identités nationales ! Voici venu le temps de la rédemption par la Palestine qui dans sa marche triomphale unirait Islam et Chrétienté, déliterait l'Europe dans son fusionnement avec l'arabisme.

Comment un Etat aussi minuscule pourrait-il défier la sainte alliance UE/OCI

Le 10 décembre 2012, les leaders européens responsables de ces politiques et depuis longtemps rejetés par leur peuple émirent une déclaration solennelle. Se qualifiant eux-mêmes en toute modestie, d'éminentes personnalités, ils rappelèrent aux dirigeants actuels de l'UE, leur devoir d'intransigeance envers Israël coupable de défier leurs diktats péremptoires. Au nom de la dignité de l'Europe et pour sauver ses bonnes relations avec le monde musulman, l'UE devait sommer Israël de se conformer à ses décisions et en cas de refus elle devait obligatoirement recourir à tous les moyens pour le faire obtempérer. Comment un Etat aussi minuscule pourrait-il défier la sainte alliance des 28 pays de l'UE et des 56 pays de l'OCI ? Avec cette armada colossale, ayant subvertie l'histoire et le langage, l'UE pouvait agir désormais en toute impunité.

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Dans une lettre du 16 septembre 2013 adressée aux ministres des affaires étrangères des 28 Etats-membres de l'UE et à Catherine Ashton, ces mêmes éminentes personnalités réitèrent leur sommation. Elles exigeaient d'Israël une totale soumission à leurs décisions concernant son histoire et ses frontières et réclamaient l'évacuation de ses villes et villages de Judée, Samarie, Jérusalem et du Golan. Sinon gare… Je renvoie ici le lecteur à l'excellente analyse de Soeren Kern.

L'UE va-t-elle fournir les trains pour déporter quelques centaines de milliers d'Israéliens?

Mais un détail me vient à l'esprit : l'UE va-t-elle fournir les trains et les camions pour déporter les quelques centaines de milliers d'Israéliens, en majorité réfugiés d'Europe et des pays arabes ? Va-t-elle fournir les mêmes transports pour bestiaux et marchandises qui avaient servi au même usage dans les années 1940 ? Nostalgie des temps heureux de la déportation des Juifs, du pillage de leurs maisons, de leurs appartements, de leurs biens de l'Europe à l'Egypte, à l'Irak, à la Syrie, au Yémen, au Maroc, Tunisie, Lybie ? Qui viendra choisir quoi ? qui départagera entre les pillards… ? L'UNRWA ou Javier Solana qui poussait son adoration pour Arafat au point de lui ressembler physiquement ? Miguel Moratinos qui suppliait les délégués arabes aux rassemblements euro-arabes de lui donner le temps de persuader Israël de perpétrer son propre suicide ? Qui seront les commissaires chargés de surveiller le bon déroulement de la déportation, Védrine ? Claire Short ? Ashton ?

Aujourd'hui, les leaders arabes auxquels l'Europe agenouillée offrit en témoignage d'obéissance et de vénération la Déclaration de Venise, sont qualifiés de tyrans inhumains et ont disparu, maudits par leur peuple. Mais qu'importe ! Les vieilles haines des années 1933-50 déferlent sur une Europe aveuglée arrivée au bord de l'abîme. Elle se raccroche cependant à une autre bouée pour créer la zizanie et la diversion dans son rituel macabre : l'interdiction de la circoncision juive, mais non celle prescrite par l'islam.

Touche pas à mon Islam !

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Holocaust-NaziParade

L'Union Européenne est moribonde.

Elle subit de plein fouet la détestation des peuples européens qui lui imputent la responsabilité de toutes les plaies qui les accablent actuellement : subversion de leurs valeurs et de leur culture par un multiculturalisme nihiliste, destruction de l'identité nationale, suppression planifiée de l'histoire, imprégnation de l'Europe par l'idéologie palestiniste qui fusionne jihadisme, antisémitisme et refus du non-musulman, dissolution d'homogénéités sociales par une immigration portes ouvertes imposant ses spécificités, chaos économique.

L'UE, rabrouée pour son incapacité à faire annuler les pourparlers de paix Egypte Israël

L'U.E. cependant continue à s'acharner, comme Hitler dans son bunker, contre sa victime atavique : Israël. Voici 40 ans, et plus explicitement dans la Déclaration de Venise de juin 1980, elle inventa « le peuple palestinien » à la demande du Secrétaire-Général de la Ligue Arabe, Chedli Klibi dans sa conférence de presse à Paris le 6 décembre 1979. S'enveloppant de la rhétorique du Bien, de la Paix, de la Vérité et de la Justice, la Communauté européenne menée par la France et l'Allemagne, recourut à cet expédient pour pallier l'Accord de paix entre l'Egypte et Israël (mars 1979) qu'elle avait combattu toutes griffes dehors pour sauver sa politique arabe.

Peine perdue, le monde arabe ulcéré par l'incapacité de son pion européen à faire annuler les pourparlers de paix, chassa l'Egypte de la Ligue Arabe et interrompit les relations juteuses du Dialogue euro-arabe. Rabrouée et humiliée par ses alliés arabes, la CE avança à reculons vers la reconnaissance de cette paix qu'elle accepta à son corps défendant mais se vengea par la Déclaration de Venise quelques mois plus tard.

Dédommager le monde arabe de la paix égypto-israélienne

Au Symposium de Hambourg du Dialogue euro-arabe (11 avril 1983) Hans-Dietrich Genscher, ministre des Affaires étrangères et Vice-Chancelier d'Allemagne, liait clairement la Déclaration de Venise à la reprise des relations privilégiées et des échanges commerciaux entre la CE et les pays arabes. « Nous Européens, – déclarait Genscher aux délégués – nous nous sommes prononcés de façon claire et convaincue pour un rétablissement du Dialogue Euro-Arabe dans la Déclaration de Venise du 13 juin 1980. Depuis, les divers groupes de travail intégrés au Dialogue sont devenus plus actifs et les perspectives pour l'avenir sont maintenant prometteuses ».

La Déclaration de Venise ne mentionne pas le Dialogue euro-arabe ni sa reprise. Par cette phrase, Genscher veut simplement dire que la Déclaration fut faîte pour renouer les relations avec le monde arabe et le dédommager de la paix égypto-israélienne.

Dans l'un de ses fascicules, l'Association Parlementaire pour la Coopération euro-arabe donne un sommaire de son but qui est le combat pour la Palestine, de son origine, de son financement, de son fonctionnement, de ses activités et de ses résultats, de 1974, date de sa création à celle de sa dissolution en 1994. Celle-ci coïncide avec la Déclaration de Barcelone, stratégie désormais officielle du Dialogue Euro-Arabe élargie à toute la Méditerranée et incluant Israël, dont l'admission – situation exceptionnelle dans les relations internationales – est liée aux frontières que lui concède l'Europe et à son obligation de créer la Palestine sur son propre territoire. Dans la rubrique énonçant ses résultats, l'Association Parlementaire présente comme trophée de guerre la Déclaration de Venise dont elle se targue d'être l'initiatrice.

La Judée, la Samarie et Jérusalem furent qualifiés par la CE de « territoires palestiniens occupés»

Dès lors la CE inventa un nouveau vocabulaire.

  • La Judée, la Samarie et Jérusalem furent qualifiés de « territoires palestiniens occupés», alors que les Juifs y vivaient depuis des millénaires et n'en furent expulsés qu'en 1948 par les armées d'invasion jordano-irakienne.
  • Les lignes d'armistices séparant les Israéliens des soldats des cinq Etats arabes qui avaient envahi leur pays, furent pompeusement baptisés « Frontières de 1948 ».

Sur la base de ces falsifications, la CE décréta des lignes directrices pour déterminer sa politique envers Israël, un peu à la manière des inquisiteurs et des nazis qui ayant décidé leur politique envers le peuple juif, la justifièrent par les diffamations qu'ils inventaient.

Les dirigeants européens appliquèrent à l'Europe les principes qu'ils prêchaient à Israël

Pour parachever la Shoah il suffisait de réduire l'Etat juif à des proportions exigües et indéfendables, de lui ôter unilatéralement son patrimoine historique et sa capitale sous prétexte qu'il les « occupait », de les transférer à un autre peuple, de l'avilir par une propagande haineuse et déshumanisante. Sous le charme d'Arafat et des dictateurs arabes, les dirigeants européens firent même de l'excès de zèle et appliquèrent ces mêmes principes qu'ils prêchaient à Israël, dans leur propre pays. Par le truchement de l'Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe, ils les imposèrent à leurs concitoyens. Fis des frontières ! de la culture, des identités nationales ! Voici venu le temps de la rédemption par la Palestine qui dans sa marche triomphale unirait Islam et Chrétienté, déliterait l'Europe dans son fusionnement avec l'arabisme.

Comment un Etat aussi minuscule pourrait-il défier la sainte alliance UE/OCI

Le 10 décembre 2012, les leaders européens responsables de ces politiques et depuis longtemps rejetés par leur peuple émirent une déclaration solennelle. Se qualifiant eux-mêmes en toute modestie, d'éminentes personnalités, ils rappelèrent aux dirigeants actuels de l'UE, leur devoir d'intransigeance envers Israël coupable de défier leurs diktats péremptoires. Au nom de la dignité de l'Europe et pour sauver ses bonnes relations avec le monde musulman, l'UE devait sommer Israël de se conformer à ses décisions et en cas de refus elle devait obligatoirement recourir à tous les moyens pour le faire obtempérer. Comment un Etat aussi minuscule pourrait-il défier la sainte alliance des 28 pays de l'UE et des 56 pays de l'OCI ? Avec cette armada colossale, ayant subvertie l'histoire et le langage, l'UE pouvait agir désormais en toute impunité.

Cet article vous a intéressé ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d'après-midi.

Dans une lettre du 16 septembre 2013 adressée aux ministres des affaires étrangères des 28 Etats-membres de l'UE et à Catherine Ashton, ces mêmes éminentes personnalités réitèrent leur sommation. Elles exigeaient d'Israël une totale soumission à leurs décisions concernant son histoire et ses frontières et réclamaient l'évacuation de ses villes et villages de Judée, Samarie, Jérusalem et du Golan. Sinon gare… Je renvoie ici le lecteur à l'excellente analyse de Soeren Kern.

L'UE va-t-elle fournir les trains pour déporter quelques centaines de milliers d'Israéliens?

Mais un détail me vient à l'esprit : l'UE va-t-elle fournir les trains et les camions pour déporter les quelques centaines de milliers d'Israéliens, en majorité réfugiés d'Europe et des pays arabes ? Va-t-elle fournir les mêmes transports pour bestiaux et marchandises qui avaient servi au même usage dans les années 1940 ? Nostalgie des temps heureux de la déportation des Juifs, du pillage de leurs maisons, de leurs appartements, de leurs biens de l'Europe à l'Egypte, à l'Irak, à la Syrie, au Yémen, au Maroc, Tunisie, Lybie ? Qui viendra choisir quoi ? qui départagera entre les pillards… ? L'UNRWA ou Javier Solana qui poussait son adoration pour Arafat au point de lui ressembler physiquement ? Miguel Moratinos qui suppliait les délégués arabes aux rassemblements euro-arabes de lui donner le temps de persuader Israël de perpétrer son propre suicide ? Qui seront les commissaires chargés de surveiller le bon déroulement de la déportation, Védrine ? Claire Short ? Ashton ?

Aujourd'hui, les leaders arabes auxquels l'Europe agenouillée offrit en témoignage d'obéissance et de vénération la Déclaration de Venise, sont qualifiés de tyrans inhumains et ont disparu, maudits par leur peuple. Mais qu'importe ! Les vieilles haines des années 1933-50 déferlent sur une Europe aveuglée arrivée au bord de l'abîme. Elle se raccroche cependant à une autre bouée pour créer la zizanie et la diversion dans son rituel macabre : l'interdiction de la circoncision juive, mais non celle prescrite par l'islam.

Touche pas à mon Islam !

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'Union Européenne est moribonde.

Elle subit de plein fouet la détestation des peuples européens qui lui imputent la responsabilité de toutes les plaies qui les accablent actuellement : subversion de leurs valeurs et de leur culture par un multiculturalisme nihiliste, destruction de l'identité nationale, suppression planifiée de l'histoire, imprégnation de l'Europe par l'idéologie palestiniste qui fusionne jihadisme, antisémitisme et refus du non-musulman, dissolution d'homogénéités sociales par une immigration portes ouvertes imposant ses spécificités, chaos économique.

L'UE, rabrouée pour son incapacité à faire annuler les pourparlers de paix Egypte Israël

L'U.E. cependant continue à s'acharner, comme Hitler dans son bunker, contre sa victime atavique : Israël. Voici 40 ans, et plus explicitement dans la Déclaration de Venise de juin 1980, elle inventa « le peuple palestinien » à la demande du Secrétaire-Général de la Ligue Arabe, Chedli Klibi dans sa conférence de presse à Paris le 6 décembre 1979. S'enveloppant de la rhétorique du Bien, de la Paix, de la Vérité et de la Justice, la Communauté européenne menée par la France et l'Allemagne, recourut à cet expédient pour pallier l'Accord de paix entre l'Egypte et Israël (mars 1979) qu'elle avait combattu toutes griffes dehors pour sauver sa politique arabe.

Peine perdue, le monde arabe ulcéré par l'incapacité de son pion européen à faire annuler les pourparlers de paix, chassa l'Egypte de la Ligue Arabe et interrompit les relations juteuses du Dialogue euro-arabe. Rabrouée et humiliée par ses alliés arabes, la CE avança à reculons vers la reconnaissance de cette paix qu'elle accepta à son corps défendant mais se vengea par la Déclaration de Venise quelques mois plus tard.

Dédommager le monde arabe de la paix égypto-israélienne

Au Symposium de Hambourg du Dialogue euro-arabe (11 avril 1983) Hans-Dietrich Genscher, ministre des Affaires étrangères et Vice-Chancelier d'Allemagne, liait clairement la Déclaration de Venise à la reprise des relations privilégiées et des échanges commerciaux entre la CE et les pays arabes. « Nous Européens, – déclarait Genscher aux délégués – nous nous sommes prononcés de façon claire et convaincue pour un rétablissement du Dialogue Euro-Arabe dans la Déclaration de Venise du 13 juin 1980. Depuis, les divers groupes de travail intégrés au Dialogue sont devenus plus actifs et les perspectives pour l'avenir sont maintenant prometteuses ».

La Déclaration de Venise ne mentionne pas le Dialogue euro-arabe ni sa reprise. Par cette phrase, Genscher veut simplement dire que la Déclaration fut faîte pour renouer les relations avec le monde arabe et le dédommager de la paix égypto-israélienne.

Dans l'un de ses fascicules, l'Association Parlementaire pour la Coopération euro-arabe donne un sommaire de son but qui est le combat pour la Palestine, de son origine, de son financement, de son fonctionnement, de ses activités et de ses résultats, de 1974, date de sa création à celle de sa dissolution en 1994. Celle-ci coïncide avec la Déclaration de Barcelone, stratégie désormais officielle du Dialogue Euro-Arabe élargie à toute la Méditerranée et incluant Israël, dont l'admission – situation exceptionnelle dans les relations internationales – est liée aux frontières que lui concède l'Europe et à son obligation de créer la Palestine sur son propre territoire. Dans la rubrique énonçant ses résultats, l'Association Parlementaire présente comme trophée de guerre la Déclaration de Venise dont elle se targue d'être l'initiatrice.

La Judée, la Samarie et Jérusalem furent qualifiés par la CE de « territoires palestiniens occupés»

Dès lors la CE inventa un nouveau vocabulaire.

  • La Judée, la Samarie et Jérusalem furent qualifiés de « territoires palestiniens occupés», alors que les Juifs y vivaient depuis des millénaires et n'en furent expulsés qu'en 1948 par les armées d'invasion jordano-irakienne.
  • Les lignes d'armistices séparant les Israéliens des soldats des cinq Etats arabes qui avaient envahi leur pays, furent pompeusement baptisés « Frontières de 1948 ».

Sur la base de ces falsifications, la CE décréta des lignes directrices pour déterminer sa politique envers Israël, un peu à la manière des inquisiteurs et des nazis qui ayant décidé leur politique envers le peuple juif, la justifièrent par les diffamations qu'ils inventaient.

Les dirigeants européens appliquèrent à l'Europe les principes qu'ils prêchaient à Israël

Pour parachever la Shoah il suffisait de réduire l'Etat juif à des proportions exigües et indéfendables, de lui ôter unilatéralement son patrimoine historique et sa capitale sous prétexte qu'il les « occupait », de les transférer à un autre peuple, de l'avilir par une propagande haineuse et déshumanisante. Sous le charme d'Arafat et des dictateurs arabes, les dirigeants européens firent même de l'excès de zèle et appliquèrent ces mêmes principes qu'ils prêchaient à Israël, dans leur propre pays. Par le truchement de l'Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe, ils les imposèrent à leurs concitoyens. Fis des frontières ! de la culture, des identités nationales ! Voici venu le temps de la rédemption par la Palestine qui dans sa marche triomphale unirait Islam et Chrétienté, déliterait l'Europe dans son fusionnement avec l'arabisme.

Comment un Etat aussi minuscule pourrait-il défier la sainte alliance UE/OCI

Le 10 décembre 2012, les leaders européens responsables de ces politiques et depuis longtemps rejetés par leur peuple émirent une déclaration solennelle. Se qualifiant eux-mêmes en toute modestie, d'éminentes personnalités, ils rappelèrent aux dirigeants actuels de l'UE, leur devoir d'intransigeance envers Israël coupable de défier leurs diktats péremptoires. Au nom de la dignité de l'Europe et pour sauver ses bonnes relations avec le monde musulman, l'UE devait sommer Israël de se conformer à ses décisions et en cas de refus elle devait obligatoirement recourir à tous les moyens pour le faire obtempérer. Comment un Etat aussi minuscule pourrait-il défier la sainte alliance des 28 pays de l'UE et des 56 pays de l'OCI ? Avec cette armada colossale, ayant subvertie l'histoire et le langage, l'UE pouvait agir désormais en toute impunité.

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Dans une lettre du 16 septembre 2013 adressée aux ministres des affaires étrangères des 28 Etats-membres de l'UE et à Catherine Ashton, ces mêmes éminentes personnalités réitèrent leur sommation. Elles exigeaient d'Israël une totale soumission à leurs décisions concernant son histoire et ses frontières et réclamaient l'évacuation de ses villes et villages de Judée, Samarie, Jérusalem et du Golan. Sinon gare… Je renvoie ici le lecteur à l'excellente analyse de Soeren Kern.

L'UE va-t-elle fournir les trains pour déporter quelques centaines de milliers d'Israéliens?

Mais un détail me vient à l'esprit : l'UE va-t-elle fournir les trains et les camions pour déporter les quelques centaines de milliers d'Israéliens, en majorité réfugiés d'Europe et des pays arabes ? Va-t-elle fournir les mêmes transports pour bestiaux et marchandises qui avaient servi au même usage dans les années 1940 ? Nostalgie des temps heureux de la déportation des Juifs, du pillage de leurs maisons, de leurs appartements, de leurs biens de l'Europe à l'Egypte, à l'Irak, à la Syrie, au Yémen, au Maroc, Tunisie, Lybie ? Qui viendra choisir quoi ? qui départagera entre les pillards… ? L'UNRWA ou Javier Solana qui poussait son adoration pour Arafat au point de lui ressembler physiquement ? Miguel Moratinos qui suppliait les délégués arabes aux rassemblements euro-arabes de lui donner le temps de persuader Israël de perpétrer son propre suicide ? Qui seront les commissaires chargés de surveiller le bon déroulement de la déportation, Védrine ? Claire Short ? Ashton ?

Aujourd'hui, les leaders arabes auxquels l'Europe agenouillée offrit en témoignage d'obéissance et de vénération la Déclaration de Venise, sont qualifiés de tyrans inhumains et ont disparu, maudits par leur peuple. Mais qu'importe ! Les vieilles haines des années 1933-50 déferlent sur une Europe aveuglée arrivée au bord de l'abîme. Elle se raccroche cependant à une autre bouée pour créer la zizanie et la diversion dans son rituel macabre : l'interdiction de la circoncision juive, mais non celle prescrite par l'islam.

Touche pas à mon Islam !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bat Ye'or pour www.Dreuz.info

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Article publié le 08 octobre 2013, par le site Dreuz.info.

 

Holocaust-NaziParade

 

L'Union Européenne est moribonde

Elle subit de plein fouet la détestation des peuples européens qui lui imputent la responsabilité de toutes les plaies qui les accablent actuellement : subversion de leurs valeurs et de leur culture par un multiculturalisme nihiliste, destruction de l'identité nationale, suppression planifiée de l'histoire, imprégnation de l'Europe par l'idéologie palestiniste, qui fusionne jihadisme, antisémitisme et refus du non-musulman, dissolution d'homogénéités sociales par une immigration portes ouvertes imposant ses spécificités, chaos économique.

L'UE, rabrouée pour son incapacité à faire annuler les pourparlers de paix Egypte-Israël

L'UE cependant continue à s'acharner, comme Hitler dans son bunker, contre sa victime atavique : Israël. Voici 40 ans, et plus explicitement dans la Déclaration de Venise de juin 1980, elle inventa « le peuple palestinien » à la demande du Secrétaire-Général de la Ligue Arabe, Chedli Klibi, dans sa conférence de presse à Paris le 6 décembre 1979. Se drapant de la rhétorique du Bien, de la Paix, de la Vérité et de la Justice, la Communauté européenne, dans le sillage de la France et de l'Allemagne, recourut à cet expédient pour pallier l'Accord de paix entre l'Egypte et Israël (mars 1979) qu'elle avait combattu toutes griffes dehors pour sauver sa politique arabe.

Peine perdue, le monde arabe ulcéré par l'incapacité de son pion européen à faire annuler les pourparlers de paix, chassa l'Egypte de la Ligue Arabe et rompit les relations juteuses du Dialogue euro-arabe. Rabrouée et humiliée par ses alliés arabes, la CE avança à reculons vers la reconnaissance de cette paix qu'elle accepta à son corps défendant, mais dont elle se vengea par la Déclaration de Venise quelques mois plus tard.

Dédommager le monde arabe pour la paix égypto-israélienne

Au Symposium de Hambourg du Dialogue euro-arabe (11 avril 1983) Hans-Dietrich Genscher, ministre des Affaires étrangères et vice-Chancelier d'Allemagne, liait clairement la Déclaration de Venise à la reprise des relations privilégiées et des échanges commerciaux entre la CE et les pays arabes.

« Nous Européens, – déclarait Genscher aux délégués – nous nous sommes prononcés de façon claire et convaincue pour un rétablissement du Dialogue Euro-Arabe dans la Déclaration de Venise du 13 juin 1980. Depuis, les divers groupes de travail intégrés au Dialogue sont devenus plus actifs et les perspectives pour l'avenir sont maintenant prometteuses ».

La Déclaration de Venise ne mentionne pas le Dialogue euro-arabe ni sa reprise. Par cette phrase, Genscher veut simplement dire que la Déclaration fut faite pour renouer les relations avec le monde arabe et le dédommager de la paix égypto-israélienne.

Dans l'un de ses fascicules, l'Association Parlementaire pour la Coopération euro-arabe donne un sommaire de son but, qui est le combat pour la Palestine, de son origine, de son financement, de son fonctionnement, de ses activités et de ses résultats, de 1974, date de sa création à celle de sa dissolution en 1994. Celle-ci coïncide avec la Déclaration de Barcelone, stratégie désormais officielle du Dialogue Euro-Arabe élargi à toute la Méditerranée et incluant Israël, dont l'admission – situation exceptionnelle dans les relations internationales – est liée aux frontières que lui concède l'Europe et à son obligation de créer la Palestine sur son propre territoire. Dans la rubrique énonçant ses résultats, l'Association Parlementaire présente comme trophée de guerre la Déclaration de Venise dont elle se targue d'être l'initiatrice.

La Judée, la Samarie et Jérusalem ont été qualifiées par la CE de « territoires palestiniens occupés »

Dès lors la CE inventa un nouveau vocabulaire

  • La Judée, la Samarie et Jérusalem furent qualifiés de « territoires palestiniens occupés », alors que les Juifs y vivaient depuis des millénaires et n'en furent expulsés qu'en 1948 par les armées jordano-irakiennes d'invasion.
  • Les lignes d'armistice séparant les Israéliens des soldats des cinq Etats arabes qui avaient envahi leur pays, furent pompeusement baptisées « Frontières de 1948 ».

Sur la base de ces falsifications, la CE décréta des lignes directrices pour déterminer sa politique envers Israël, un peu à la manière des inquisiteurs et des nazis qui, ayant décidé de leur politique envers le peuple juif, la justifièrent par les diffamations qu'ils inventaient.

Les dirigeants européens appliquèrent à l'Europe les principes qu'ils prêchaient à Israël

Pour parachever la Shoah il suffisait de réduire l'Etat juif à des proportions exiguës et indéfendables, de lui ôter unilatéralement son patrimoine historique et sa capitale sous prétexte qu'il les « occupait », de les transférer à un autre peuple, de l'avilir par une propagande haineuse et déshumanisante. Sous le charme d'Arafat et des dictateurs arabes, les dirigeants européens firent même de l'excès de zèle et appliquèrent ces mêmes principes qu'ils prêchaient à Israël, dans leur propre pays. Par le truchement de l'Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe, ils les imposèrent à leurs concitoyens. Fi des frontières, de la culture, des identités nationales ! Voici venu le temps de la rédemption par la Palestine qui dans sa marche triomphale unirait Islam et Chrétienté, déliterait l'Europe dans sa fusion avec l'arabisme.

Comment un Etat aussi minuscule pourrait-il défier la sainte alliance UE/OCI

Le 10 décembre 2012, les dirigeants européens responsables de ces politiques, et depuis longtemps rejetés par leur peuple, émirent une déclaration solennelle. Se qualifiant eux-mêmes, en toute modestie, d'éminentes personnalités, ils rappelèrent aux dirigeants actuels de l'UE, leur devoir d'intransigeance envers un Israël coupable de défier leurs diktats. Au nom de la dignité de l'Europe et pour sauver ses bonnes relations avec le monde musulman, l'UE devait sommer Israël de se conformer à ses décisions et, en cas de refus, elle devait obligatoirement recourir à tous les moyens pour le faire obtempérer. Comment un Etat aussi minuscule pourrait-il défier la sainte alliance des 28 pays de l'UE et des 56 pays de l'OCI ? Avec cette armada colossale qui avait subverti l'histoire et le langage, l'UE pouvait agir désormais en toute impunité.

Dans une lettre du 16 septembre 2013 adressée aux ministres des affaires étrangères des 28 Etats-membres de l'UE et à Catherine Ashton, ces mêmes éminentes personnalités réitèrent leur sommation. Elles exigeaient d'Israël une totale soumission à leurs décisions concernant son histoire et ses frontières et réclamaient l'évacuation de ses villes et villages de Judée, Samarie, Jérusalem et du Golan. Sinon gare… Je renvoie ici le lecteur à l'excellente analyse de Soeren Kern.

L'UE va-t-elle fournir les trains pour déporter quelques centaines de milliers d'Israéliens ?

Mais un détail me vient à l'esprit : l'UE va-t-elle fournir les trains et les camions pour déporter les quelques centaines de milliers d'Israéliens, en majorité réfugiés d'Europe et des pays arabes ? Va-t-elle fournir les mêmes transports pour bestiaux et marchandises qui avaient servi à cet usage dans les années 1940 ? Nostalgie des temps heureux de la déportation des Juifs, du pillage de leurs maisons, de leurs appartements, de leurs biens, de l'Europe à l'Egypte, à l'Irak, à la Syrie, au Yémen, au Maroc, Tunisie, Lybie ? Qui viendra choisir quoi ? qui départagera entre les pillards… ? L'UNRWA ou Javier Solana, qui poussait son adoration pour Arafat jusqu'à lui ressembler physiquement ? Miguel Moratinos, qui suppliait les délégués arabes aux rassemblements euro-arabes de lui donner le temps de persuader Israël de perpétrer son propre suicide ? Qui seront les commissaires chargés de surveiller le bon déroulement de la déportation, Védrine ? Claire Short ? Ashton ?

Aujourd'hui, les dirigeants arabes auxquels l'Europe agenouillée offrit en témoignage d'obéissance et de vénération la Déclaration de Venise, sont qualifiés de tyrans inhumains et ont disparu, maudits par leur peuple. Mais qu'importe ! Les vieilles haines des années 1933-50 déferlent sur une Europe aveuglée, arrivée au bord de l'abîme. Elle se raccroche cependant à une autre bouée pour créer la zizanie et la diversion dans son rituel macabre : l'interdiction de la circoncision juive, mais non celle prescrite par l'islam.

Touche pas à mon Islam !

 

© Bat Ye'or


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