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Antisionisme chrétien

Le faux évangile de deux Evangéliques pro-Palestiniens : dénigrement d'Israël et transe politico-religieuse
16/10/2013

 

[Ma traduction française de quelques extraits du chapitre 22 de Red Letter Revolution: What If Jesus Really Meant What He Said? Par Shane Claiborne et Tony Campolo (Titre du chapitre : « Dialogue on the Middle East », pp. 205-226) J'ai mis en rouge, sans commentaires, les passages qui m'ont causé stupeur et dégoût. (Menahem Macina].

 

TONY: Appeler Israël et la Palestine “la Terre Sainte” est inapproprié alors que ce qui se passe ici est tellement affreux ! Les Chrétiens Evangéliques de ce pays ne réalisent pas qu'ils sont habitués à être une grande Communauté parmi les Palestiniens dont le nombre a terriblement diminué. Beaucoup de Chrétiens ont quitté la Palestine parce que les contraintes et les difficultés que leur impose le gouvernement israélien ont rendu leur vie insupportable. La ville palestinienne de Bethléem était chrétienne à 80% il y a vingt-cinq ans. Des milliers et des milliers de Palestiniens ont fui Bethléem parce qu'ils ne pouvaient plus vivre dans la ville où ils avaient grandi. Pour eux, Bethléem était devenue une ville occupée. Le harcèlement et la difficulté d'entrer à Bethléem et d'en sortir, en franchissant les postes de contrôle, ne sont qu'une partie des choses qui leur rendent la vie insupportable ici.

Les résolutions des Nations Unies appelant à mettre fin à l'occupation israélienne de terres palestiniennes ont été régulièrement ignorées par le gouvernement israélien. C'est d'une grande portée, parce que l'Etat d'Israël n'existerait pas si les Nations Unies n'avaient pas créé la nation d'Israël par une résolution de 1947. Le gouvernement d'Israël veut des résolutions de l'ONU qui garantissent l'existence permanente de l'Etat israélien, mais ils mettent en cause les résolutions qui appellent à la juste restitution aux Palestiniens, des territoires occupés. La ligne de conduite de l'ONU stipule que lorsqu'une guerre prend fin, nulle nation n'a le droit de garder un territoire qu'elle a occupé durant la guerre, par ses conquêtes militaires.

Quand le Président Obama a dit qu'il voulait que les frontières d'Israël et de la Palestine soient ramenées à ce qu'elles étaient en 1967 avant la Guerre des Six-Jours, il ne faisait qu'exprimer ce qui est légal et juste conformément au droit international. Pourtant la proposition du Président provoqua un tollé dans ce pays. Il y eut des protestations de dirigeants des deux partis [Démocrates et Républicains]. Les membres du Congrès savaient qu'ils auraient sur le dos les Evangéliques sionistes américains, qui se comptent par millions, s'il y avait le moindre signe qu'il serait demandé à Israël de renoncer à des territoires qu'il avait pris aux Palestiniens après 1967.

Il est à noter que le Président Obama n'a pas demandé à Israël de revenir aux frontières fixées par l'ONU en 1947. Il a fait une concession en disant que les frontières seraient telles qu'elles étaient en 1967, mais ce n'était pas acceptable pour les Chrétiens sionistes. Quand le Premier ministre d'Israël, Benjamin Netanyahu, a dit au Congrès américain qu'Israël ne reviendrait jamais aux frontières de 1967, tout le monde se leva pour l'ovationner. Ces politiciens savaient fort bien ce qu'attendaient d'eux les sionistes évangéliques, ainsi qu'un nombre important de Chrétiens des groupes religieux majeurs. Aussi, bien qu'étant au fait des violations israéliennes des décisions de la Cour Internationale de Justice et de celles de l'ONU, ils soutinrent le Premier ministre israélien. Le gouvernement israélien a créé un grand nombre d'implantations illégales sur le territoire palestinien, mais à cause de la pression politique des Chrétiens sionistes, beaucoup de membres du Congrès ne veulent pas élever la voix pour s'y opposer. Plus de 300.000 Israéliens vivent actuellement en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

SHANE : Avec trois gardes du corps pour chaque colon israélien.

TONY : De plus, les Israéliens ont construit des routes qui mènent d'Israël proprement dit à chacune de ces implantations. Les Israéliens ont construit des barrières et des murs le long de ces routes, de sorte que les Palestiniens ne peuvent plus se déplacer librement, même pour rendre visite à leurs proches qui vivent à une distance qui n'excède pas une centaine de mètres, de l'autre côté de la route, sans traverser un poste de contrôle en Israël même, et revenir de l'autre côté de ces routes bordées de murs et de barrières.

Il y a peu, je me suis exprimé au cours d'une conférence au Bethlehem Bible Collège et j'ai eu l'occasion de parler avec des Chrétiens palestiniens dont les maisons avaient été rasées par des bulldozers israéliens pour laisser la place à ces implantations illégales. Dans quelques cas, ces maisons se trouvaient sur une terre qui appartenait à leurs familles depuis des générations. C'est tout simplement un vol de terre et une destruction illégale de propriété privée, pourtant la douloureuse réalité est que les Chrétiens américains se demandent rarement quelle sorte de justice c'est là.

SHANE : En Palestine, l'équipe avec laquelle je voyageais se rendait en visite dans une implantation pour entendre le point de vue [de ceux qui y résident]. Pour l'essentiel, voici ce qu'a dit un des colons : « Dieu nous a donné cette terre. Quiconque a un problème avec ça doit s'en prendre à Dieu ». Il a poussé l'amabilité jusqu'à accepter de répondre à des questions, alors je lui ai demandé qu'est-ce que cela révèle du caractère de Dieu s'il s'occupe davantage de gens qui sont d'un côté du mur que de ceux qui sont de l'autre côté.

Je lui ai dit que le Dieu que je connais est un Dieu qui a entendu le cri des Israélites dans leur captivité, quand ils étaient esclaves, et qui continue à entendre le cri de celui qui souffre. Et j'ai mentionné Jésus, mais il m'a interrompu en disant ; « Je ne suis pas chrétien ». Mais la règle d'or « aime ton prochain comme toi-même » n'est pas seulement un précepte du Nouveau Testament. C'est aussi un commandement de la Torah (Lv 19, 18). Et quand notre théologie nous conduit sur la voie de l'amour de nos voisins, il est temps de repenser notre théologie.

TONY : Ce qui est intéressant dans cette théologie est que beaucoup de Chrétiens évangéliques évoquent les chapitres 12 et 18 de la Genèse et disent : « Vous voyez, cette terre a été promise à la descendance d'Abraham ». Un musulman palestinien m'a fait remarquer que si les Juifs sont les descendants d'Abraham, les Arabes aussi sont les descendants d'Abraham. Abraham a eu un fils nommé Isaac avec sa femme Sarah, et un autre fils nommé Ismaël, dont la mère était Hagar. Les Juifs sont les descendants d'Isaac, et les Musulmans sont les descendants d'Ismaël, mais les deux sont les descendants d'Abraham.

Il est notoire qu'Ismaël était fils d'Abraham et que les descendants d'Ismaël sont cités comme étant les descendants d'Abraham (Gn 25, 12-17). Les deux étaient ses descendants, comme le seraient leurs enfants et tous ceux qui naîtraient dans leur famille dans les générations à venir.

Je me rends compte qu'il y a d'autres passages de l'Ecriture qui affirment que seuls les descendants d'Abraham ont droit à cette terre. Mais l'Ecriture établit clairement que Jacob n'a pas réalisé les prophéties de la restauration d'Israël sans se réconcilier avec son frère Esaü. Assurément, Jésus déclare que si l'on a un différend avec un frère, une réconciliation doit avoir lieu avant qu'il puisse y avoir quelque culte de Dieu que ce soit (Mt 5, 23). De nos jours, nous avons reçu un ministère permanent de réconciliation (2 Co 5, 18), et à cette fin, nous devons oeuvrer à unir Juifs et Arabes, en toute justice pour l'un comme pour l'autre groupe.

Pour beaucoup de Chrétiens, l'avenir du peuple juif sera principalement lié à Jésus Christ ; l'Ecriture dit que tous deviendront un en Jésus-Christ (Ga 3, 26). L'avenir des Gentils et leur salut est en Jésus Christ, et le salut des Juifs est aussi en Jésus Christ. Par le Christ, nous faisons tous partie de la même famille de foi. Dieu veut pour le peuple juif ce qu'il veut pour le peuple palestinien. En tant que Chrétiens nous devenons un avec les Juifs, et ensemble nous devenons le nouvel Israël (Rm 9, 25-29 ; 10, 10-13). Nous devrions aussi reconnaître qu'il y a d'autres Chrétiens qui croient que Dieu n'a pas renié ses promesses, que l'Alliance que Dieu a établie avec Israël est encore en vigueur et que, donc, les Juifs n'ont pas perdu leur identité en tant que peuple, afin de faire l'expérience du salut. Je continue à penser que les Juifs auront une place spéciale à la « fin des temps », selon les desseins de Dieu, j'essaie toujours de me représenter ce que sera cette place.

SHANE : Avez-vous quelques suggestions de possibilités concrètes réelles ? Evidemment, en tant que gens du dehors, ce n'est pas notre rôle de dicter toutes les réponses, mais nous connaissons l'un et l'autre des tas de gens sur le terrain, et vous avez été activement impliqué dans ces négociations durant des décennies. Avez-vous quelque idée d'une initiative qui pourrait résoudre les problèmes entre Juifs et Palestiniens ?

TONY : Il y a deux questions majeures qui empêchent l'établissement de la paix au Moyen-Orient. Tout d'abord, il y a le problème des réfugiés palestiniens qui vivent dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Ils veulent ce qu'ils appellent « le droit au retour ». Dans l'entre-deux guerres, de 1948 à 1967, de nombreux Palestiniens ont fui en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, quand l'armée israélienne avait fait mouvement et s'était emparée de leur territoire. Des villages palestiniens et leurs vignobles [???] leur ont été enlevés. L'une des exigences palestiniennes est le droit de revenir vivre sur la terre qui fut jadis la leur et de rentrer en possession des maisons qu'ils estiment leur avoir été enlevées illégalement.

Le gouvernement israélien dit avec quelque raison : « Nous ne pouvons pas permettre aux Palestiniens de revenir. Pas maintenant ! Au cours des cinquante dernières années, ils se sont reproduits à un taux si élevé de natalité que s'ils reviennent  dans le territoire qui est maintenant à l'intérieur des frontières d'Israël, ils surpasseront le nombre des Juifs et pourraient en conséquence voter pour que l'Etat d'Israël cesse d'exister ». Pour les Israéliens, c'est une préoccupation réelle et compréhensible.

Le second obstacle majeur à la paix est que les Palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie, exigent le démantèlement des implantations et le renvoi des colons là d'où ils viennent. Mais l'actuel gouvernement israélien n'est pas disposé à rendre quelque partie que ce soit de ce territoire. Les Israéliens ne vont pas démanteler les vastes complexes d'habitation qu'ils ont bâtis sur ce territoire, ni ne vont chasser de leurs foyers les plus de 300.000 Juifs qui vivent dans ces maisons.

SHANE : Rendez seulement aux Palestiniens les clés de leurs maisons. D'accord ? Ou peut-être les clés des implantations ?

TONI : Voici une proposition qui a été rédigée par le département de sciences politiques de l'Université de Princeton ; elle s'appelle la « Solution du Condominium ».

Elle affirme tout d'abord qu'il faudra une solution à deux Etats. On propose qu'Israël ait un Etat avec des frontières sûres et sécurisées ; et que la Palestine ait aussi un Etat avec des frontières sûres et sécurisées. De plus, chaque Etat aura un gouvernement pleinement reconnu. Les deux nations auront leur capitale à Jérusalem. Il y a un secteur de Jérusalem, que l'on désigne actuellement sous le nom de Jérusalem-est, et qui appartient aux Palestiniens, ce secteur de la ville servira de capitale à ce nouvel Etat palestinien. Les Israéliens auront le reste de Jérusalem pour capitale.

Deuxièmement, on exigera de toutes les personnes de descendance juive, qu'elles soient citoyennes de l'Etat d'Israël, sans se soucier du lieu où elles vivent. Que ces Juifs vivent en Israël même, en Cisjordanie, ou dans la bande de Gaza, ceux qui sont de descendance juive devront être citoyens d'Israël.

Par ailleurs, quiconque est de descendance arabe devra devenir citoyen du nouvel Etat de Palestine. Cela signifie que les Arabes qui vivent dans les frontières légales d'Israël, devront abandonner leur citoyenneté israélienne et devenir citoyens de l'Etat palestinien. Ce sera dur pour les Arabes qui sont actuellement citoyens israéliens et bénéficient de nombreux avantages du fait de cette citoyenneté israélienne.

Troisièmement, et c'est le plus important, tant les Juifs que les Arabes pourront vivre où ils le veulent sur la Terre Sainte. Cela signifie que les Arabes pourront revenir sur un territoire en Israël même et que les Juifs continueront à vivre dans les implantations. Du fait que les Juifs et les Arabes seront mélangés et vivront côte à côte, le Hamas devra probablement renoncer aux tirs de roquettes contre le territoire palestinien, parce que, s'il le fait, il risquera de tuer sa propre population, autant que ses « ennemis ». Il y aura des Palestiniens vivant à côté de Juifs à l'intérieur d'Israël, et des Juifs de la bande de Gaza et de Cisjordanie vivant à côté de personnes arabes.

Seuls des Juifs seront autorisés à voter aux élections israéliennes, ainsi le gouvernement israélien n'aura pas à s'inquiéter de ce que des Palestiniens vivant à l'intérieur d'Israël même puissent décider par vote de priver l'Etat d'Israël de son existence. Ce serait le cas même si le nombre des Palestiniens excédait celui des juifs à l'intérieur des frontières d'Israël. Les Palestiniens ne pourraient voter que dans des élections palestiniennes, et les Juifs seraient seulement autorisés à voter dans des élections juives, sans qu'on tienne compte de l'endroit où les Juifs et les Palestiniens vivent.

Bien sûr, les Etats-Unis devront verser pas mal d'argent pour permettre aux Palestiniens de racheter les terres et les constructions que les Juifs ont développées de manière admirable depuis la dernière moitié du XXe siècle, mais cela coûtera beaucoup moins que ce que nous sommes en train de dépenser maintenant pour faire d'Israël la quatrième plus puissante armée du monde et aussi pour financer l'Organisation de Libération de la Palestine. Mieux encore, les Nations Unies devront prendre en charge une part de ce coût financier puisque c'est elles qui ont créé le problème en premier lieu.

[...]

Les premiers chrétiens vivaient dans l'attente de la proximité immédiate du retour du Christ. Je ne connais pas un théologien ni un spécialiste de la Bible qui mettrait en cause le fait que, à la suite de la résurrection du Christ, l'Eglise primitive s'attendait à ce que le Christ revienne à tout moment. Est-ce que les Chrétiens sionistes disent : « Eh bien, ces premiers Chrétiens avaient tort. » Se sont-ils trompés parce que plus de deux mille ans se sont écoulés et que le Christ n'est pas revenu ? Suggèrent-ils que Jésus a égaré ses disciples et que Paul a fait une erreur quand il a exhorté l'Eglise à vivre dans l'attente d'un Christ qui pourrait revenir à tout moment ? Penser ainsi, pour sûr, c'est un blasphème.

Les Ecritures parlent de l'eschaton (la fin de l'Histoire) lors du retour du Christ. Les Chrétiens ne devraient pas parler comme si la terre devait finir consumée par le feu. La Bible nous dit qu'il y aura un nouveau ciel et une nouvelle terre (Is 65, 17 ; Ap 21, 1).

Le chapitre 65 d'Isaïe décrit ce monde en termes merveilleux. Il dit que quand le grand jour arrivera, chacun aura une habitation décente pour y vivre. Isaïe nous dit que chacun(e) aura un travail et un bon salaire pour ses travaux. Cela signifie qu'il n'y aura pas d'enfants thaïlandais qui produisent des baskets pour un salaire de seulement un dollar par jour, pour que nous puissions acheter ces baskets à des prix bon marché chez Walmart et Target.

Les enfants ne mourront plus en bas âge, et les vieillards iront jusqu'au terme de leur longue vie en bonne santé et dans le bien-être. Une telle vision de l'eschaton est une « bonne nouvelle ». C'est une vision du futur qui m'exhorte à travailler en vue de ces fins dans l'ici et maintenant.

SHANE : L'un des plus clairs signes d'espoir que j'aie vus s'est produit en Cisjordanie cette année ; je suis allé rendre visite à une famille qui fait partie de mes nouveaux héros, la famille Nassar. Ils ont mis un nom et un visage sur le conflit. Ce sont des Chrétiens palestiniens qui ont vécu simplement de leur terre durant des générations jusqu'à récemment. Des implantations israéliennes ont été bâties autour d'eux, et le gouvernement israélien a essayé de leur prendre leur terre. Contrairement à la plupart des familles qui vivaient sur des terres acquises par des accords scellés par une poignée de mains, eux avaient des documents remontant à plus d'une centaine d'années, prouvant qu'ils étaient propriétaires de leur terre, ce qui rendait les choses difficiles pour le gouvernement israélien.

Comme la famille Nassar continuait à vivre sur ses terres, une nouvelle stratégie fut mise en oeuvre : le harcèlement. Des oliviers furent déracinés, des tas de roches furent déversés sur la route menant à leur domicile, de sorte qu'ils ne pouvaient faire entrer ni sortir aucun véhicule. Bien qu'ils fussent propriétaires de leur terre, ils se virent refuser des permis pour [le raccordement à] l'eau et [à] l'électricité. Alors ils ont quitté le réseau et ont recouru à l'énergie solaire et à l'utilisation d'un collecteur d'eau de pluie. Quand on leur refusa les permis de construire une structure pour leur maison, ils se mirent à construire en sous-sol, et c'est là que je leur ai rendu visite.

C'est l'une des histoires les plus édifiantes d'amour persévérant et de non-violence guidée par le Christ, que j'aie jamais vues. Sur la façade de leur propriété un écriteau sur lequel on peut lire : « Nous refusons d'être des ennemis ». Après l'arrachage de leurs oliviers, un groupe de Juifs vint les aider à les replanter tous. Un récit de réconciliation de plus. Une ultime tentative fut faite de convaincre la famille de vendre : le gouvernement israélien leur proposa un chèque en blanc, leur disant d'inscrire eux-mêmes le prix qu'ils voulaient pour leur terre, même s'il s'agissait de millions de dollars. Mais la famille Nassar dit : « Non, cela n'a pas de prix ». Ils ont continué à vivre là et à faire connaissance de leurs voisins. Un jour, ils ont invité une des Israéliennes, habitante de l'implantation. Quand elle entra chez eux, elle se mit à pleurer, et dit : « Vous n'avez pas d'eau, alors que nous avons des piscines. Quelque chose ne va pas ». Et quand on leur demanda comment ils avaient gardé l'espoir au milieu d'une telle injustice, ils répondirent avec un grand sourire : « Jésus ».

 

© 2012 Tony Campolo et The Simple Way, pour l'original.

© 2013 Menahem Macina et debriefing.org pour la traduction française.

 

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