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Parti pris pro-palestinien

Un libelle pro-palestinien relayé par 'La Croix', mais dénoncé par un Blog catholique
23/10/2013

 

Le pylône de la discorde, sur le mont des Oliviers, à Jérusalem.

Voir : sur le site du Patriarcat latin de Jérusalem, l'article intitulé « A Gethsémani, le pylône électrique de trop », 21 octobre 2013 ; et, sur le site de La Croix, « Un pylône tend les relations entre Israël et le Vatican », 20 octobre 2013.

Cliché Ahmad Gharabli/AFP

[Voici d'abord le texte de l'article paru dans La Croix (Les passages que j'ai mis en rouge soulignent le caractère propagandiste de ce récit). Menahem Macina].

 

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, qui sera reçu mercredi par le pape à Rome, pourrait proposer une solution, avant la visite pontificale en Terre sainte.

La Compagnie israélienne d'électricité a dressé un pylône en face de l'église de Gethsémani, au pied du mont des Oliviers, dans le secteur oriental de Jérusalem, occupé et annexé en 1967. « Il cache la vue imprenable sur la Vieille Ville que les pèlerins avaient auparavant depuis ce site sacré de la chrétienté », explique Farid Jubran, conseiller juridique de la Custodie franciscaine de Terre sainte. Visiteurs et pèlerins affluent pour se recueillir à la basilique de Toutes-les-Nations, édifiée dans les années 1920 au jardin de Gethsémani. Selon la tradition, c'est là que Jésus vint prier avec ses disciples avant d'être arrêté par les Romains et crucifié le lendemain.

Aussi, la Custodie s'est-elle portée [sic] en justice pour réclamer le démantèlement de l'énorme pylône installé il y a deux ans, et encore récemment enlaidi par un transformateur et des caméras de surveillance fixés à son sommet. « La municipalité n'aurait sûrement pas permis à la compagnie d'électricité d'ériger une telle horreur sur l'esplanade du Mur occidental (des Lamentations) », le lieu le plus sacré du judaïsme, a estimé la semaine dernière le juge Yoram Noam, à l'issue d'une séance [sic] du tribunal de district de Jérusalem.

Sourde lutte

Le comité d'appel du département régional de Jérusalem pour la planification et la construction a été saisi. Un compromis serait le bienvenu avant le pèlerinage du pape François en Terre sainte, prévu dans les prochains mois, et durant lequel il devrait justement célébrer une messe à l'église de Gethsémani.

Cette affaire illustre en fait la sourde lutte que mènent divers groupes radicaux pour favoriser l'implantation de colons juifs en Vieille Ville et au cœur même des quartiers à prédominance arabe de Jérusalem. Un des champions de cette politique, Aryé King, a ainsi obtenu que les points de présence juifs de Maalé Zeitim et Ir David soient connectés au réseau de la Compagnie israélienne d'électricité et ne dépendent plus de son homologue palestinienne à Jérusalem-Est, à laquelle ils reprochent ses fréquentes ruptures de courant.

Principal employeur du secteur oriental, cette dernière dessert les quartiers habités par les Palestiniens, qui la considèrent comme un véritable symbole national. Les Palestiniens représentent 40 % des 800 000 habitants de la ville. Plus de 200 000 juifs sont établis à l'est, dans une douzaine de nouveaux quartiers reliés au réseau national israélien d'électricité.

 

Joël David, à Jérusalem

© La Croix


[Et voici la mise au point, parue sur un modeste blog catholique, dont le responsable, qui signe du pseudonyme Fiodor, ne sacrifie pas au culte palestiniste et ne se soucie que de la vérité des faits. (
Menahem Macina)].


Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage…


La Croix
du 21 octobre titre, en page 8 : « Un pylône tend les relations entre Israël et le Vatican ». Relayant les dires du conseiller juridique (palestinien) de la Custodie franciscaine de Terre sainte, le journal explique que ce pylône, dressé « en face de l'église de Gethsémani », «cache la vue imprenable sur la vieille ville, que les pèlerins avaient auparavant depuis ce site sacré de la chrétienté ».

J'imagine aussitôt une structure immense, plantée devant la façade de la Basilique de Toutes-les-Nations qui jouxte le jardin de Gethsémani. Un rapide détour par le site du Patriarcat latin de Jérusalem [ICI] m'apprend que ce pylône existe depuis avril 2012. Tiens, me dis-je, je ne me rappelle pas avoir vu cela lors de mon voyage à Jérusalem en mars 2013. Allons voir les photos prises à ce moment-là. Justement, en voilà une prise depuis le chemin qui longe le mur oriental de la Vieille ville, juste en face de Gethsémani.

A gauche, la Basilique de Toutes-les-Nations. Le pylône est à droite, au même niveau que la Basilique, entre les bulbes dorés de l'église russe et le toit blanc d'un autocar.

 

Où donc est le pylône? Rien en vue, au premier abord. Mais, après une recherche approfondie: le voici. Mais il se trouve, sur la droite, à plus de cent mètres de la façade de la Basilique et est à peine visible au milieu des autocars rangés le long de la route et devant les arbres qui couvrent la pente raide qui descend entre l'église russe de Sainte Elisabeth et celle du Dominus Flevit.

 

[Et voici la véritable perspective!]

 

Un tiers de page de La Croix pour ça ! Mais la présence – si peu perceptible – du pylône dans le paysage, n'est qu'un prétexte. Le vrai motif est politique: on ne veut pas qu'Israël fournisse l'électricité à Jérusalem-Est, manifestant ainsi sa souveraineté sur cette partie de la ville. Une telle opposition n'étonne nullement de la part du Patriarcat latin, systématiquement pro-palestinien et anti-israélien. On pourrait comprendre que La Croix analyse cette question qui fait partie du différend israélo-palestinien dans toute sa complexité. On regrettera qu'elle relaye cette pseudo information totalement disproportionnée au sujet du pylône qui cache une « vue imprenable ».

 

Fiodor

 

© Un idiot attentif