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Christianisme

Beatification d'un religieux italien qui sauva des Juifs pendant la guerre
Unknown
10/05/2014


Béatification d'un religieux dominicain italien qui sauva des Juifs durant la guerre


Traduction française, par Menahem Macina de “An Italian priest who was killed for his efforts to save Jews during World War II was beatified in March by the Roman Catholic Church.


[On notera l'information suivante, qui figure sur le site de l'Ordre des Dominicains : « Le 27 mars 2013, le Saint-Père Pape François, a reçu le Cardinal Angelo Amato, Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints. Durant cette audience, le Pontife romain a autorisé la Congrégation à promulguer le Décret sur le martyre du Serviteur de Dieu, Joseph Girotti, prêtre de l'Ordre des Frères Prêcheurs. » Il semble qu'il soit permis de voir dans la promulgation de ce décret par le Pape un signe positif en direction du peuple. Il est significatif que Girotti soit considéré comme martyr, titre généralement réservé aux chrétiens mis à mort en raison de leur foi. Il vaudrait la peine de consacrer une brève recherche théologique à cette extension de la qualification de « martyr » à des fidèles qui ont donné leur vie pour l'amour de leur prochain, quel qu'il soit. (Menahem Macina).]


Adresse de l'image


Le P. Joseph Girotti, déclaré “Juste des nations” par Yad Vashem en 1995, a été béatifié au cours d'une cérémonie qui a eu lieu dans la ville d'Alba, en Italie du Nord, le 27 mars 2014. Rappelons que la béatification est l'étape qui précède la canonisation.

La nouvelle de la cérémonie a été éclipsée par la canonisation, le lendemain, des papes Jean XXIII et Jean-Paul II.

Né à Albe, en 1905, le P. Girotti fut professeur de théologie à Turin et travailla dans un hospice de vieillardsSelon le Mémorial de l'Holocauste Yad Vashem, après l'occupation par les Nazis de l'Italie du Nord et du Centre, en septembre 1943, Girotti « consacra ses efforts » au sauvetage de nombreux Juifs de Turin.

On lit sur le site de Yad Vashem : « Au risque de sa vie, Girotti agit conformément à ses valeurs et à sa foi religieuse, aménageant des cachettes sûres et des filières de fuite en dehors du pays. »

Selon  un article paru sur le site Web de l'Ordre des Frères prêcheurs, l'Ordre dont il faisait partie, Girotti avait étudié à Jérusalem, ce qui, ajouté à sa grande connaissance des Écritures, contribua à sa profonde « affinité culturelle » avec les Juifs, dont il parlait comme de « frères aînés », et de « porteurs de la Parole de Dieu ».

L'activité de Girotti, dénoncée par un informateur, lui valut d'être arrêté en août 1944, « au moment même où il convoyait un partisan juif blessé » pour le mettre en lieu sûr.

Il fut détenu dans plusieurs prisons et camps avant d'être envoyé au camp de la mort de Dachau, où il « se distingua par sa générosité et sa disponibilité des autres prisonniers », au dire d'un codétenu prêtre, emprisonné à la même époque.

Girotti fut parqué à Dachau avec un millier d'autres ecclésiastiques, dans un espace prévu à l'origine pour 200 personnes. Par la suite il tomba malade et fut envoyé à l'infirmerie. Il y mourut à l'âge de 40 ans, le dimanche de Pâques, 1er avril 1945. Sa mort fut probablement provoquée par une injection mortelle d'essence, comme c'était courant à l'époque », peut-on lire dans une notice rédigée par son Ordre.

Sur son châlit, qui fut découvert par la suite, un codétenu avait écrit : « C'est ici que dormait saint Joseph Girotti ».


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